CHAPITRE 9

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COMMENTAIRES 

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1.     Et, passant, il voit un homme, un aveugle de naissance.

  • Et, passant, il voit un homme : Yeshoua le vit, et ce mal­heu­reux lui four­nit l’oc­ca­sion de dévoiler sa grandeur et de partage de nouveaux enseignements.

 

 

  • un aveugle de naissance : cela référence au fait que cet homme ait tou­jours vécu dans les té­nèbres et n’a­vait ja­mais vu ni les beau­tés de cet uni­vers, ni les traits de ceux qu’il ai­mait. En outre, il était handicapé et aussi ex­cita-t-il la pi­tié du Mashiah comme il est dit :  Yeshoua leur parla de nouveau et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie. (Yohanan 8 :12).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Ses adeptes le questionnent et disent : Rabbi, qui est fautif, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? 

 

 

  • Ses adeptes le questionnent et disent : cela fait aux références talmidim du Rabbi, ils cherchaient à en savoir plus concernant le "pourquoi" [la raison] de nos malheurs dans ce monde… 

 

 

  • Rabbi, qui est fautif, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle : or, un fœtus ne peut pas pécher… Par conséquent, si les talmidim du Rabbi cherchent à en savoir plus, cela signifie qu'ils croyaient en la possibilité que cet homme ait péché dans une vie antérieur selon le phénomène du guilgoul hanéchamot.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon les secrets de la Torah, il existe un phénomène appelé le guilgoul hanéchamot, c'est-à-dire le retour de parties d'âmes dans un nouveau corps ; celui-ci est accordé au hommes pour compléter leur mission dans le monde ou pour réparer leurs erreurs effectuées dans un guilgoul précédent [dans une vie antérieure].

 

Les talmidim de notre Rabbi croyaient également en cela comme cela est rapporté : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? (Yohanan 9 :2) ; sous-entendu, est-ce que cet homme a pécher dans une vie antérieure pour naître aveugle ? De même, Flavius Joseph enseigne que les proushim, groupe auquel Rabbi Yeshoua appartenait, croyaient en la réincarnation.

 

Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seul fois, après quoi vient le jugement, de même le Mashiah, qui s'est offert une seul fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut. (Hébreux 9 :27-28)

 

Rabbi Na’hman de Breslev, à ce sujet, a affirmé que tout celui qui s’attacherait à lui ne reviendrait plus jamais en guilgoul dans ce monde [sa réparation étant totalement prise en charge par le Tsadik]. De la même manière, dans la Lettre envoyée aux Hébreux, il est dit que l'homme meurt une fois puis vient son jugement ; cela signifie donc que pour ceux qui s'attachent au Mashiah, ils ne reviendront pas non plus en guilgoul, leur réparation [jusqu’à d’Adam Harichon] étant parfaitement assurée par Yeshoua.

 

Pour mieux comprendre, nous pourrons nous inspirer des principes de base de la ‘Hassidout : l'âme du Messie a précédé la Création du monde et elle est la racine de toutes les âmes d'Israël, tout le monde a été créé pour ce Tsadik et c'est avec l'âme de ce Tsadik qu'Hashem a pris conseil pour créer le monde. Il est garant, auprès du Saint Béni soit-Il, de réparer le monde. Ainsi, tout le service divin, les guilgoulim de chacun et les réparations de tout homme passe par lui. (Les sept piliers et fondements de la foi, Éditions Keren Rabbi Israël).

Pour information, le Ari Hakadosh a également transmis toute sa connaissance sur les guilgoulim à son talmid, le Rabbi ‘Haïm Vital, qui a consigné ces enseignements dans un Livre : le Shaar HaGuilgoulim.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Comme nous l’avons vu dans le premier commentaire, Rabbi Na’hman de Breslev a affirmé que tout celui qui s’attacherait à lui ne reviendrait plus jamais en guilgoul dans ce monde [sa réparation étant totalement prise en charge par le Tsadik].

 

Voici les propos du Rav Avraham Ifra’h sur ce sujet.

 

Lorsque Rabbi Na’hman a affirmé : J’ai gagné et je gagnerai, j’ai fini et je finirai ; son intention était de formuler une promesse vis-à-vis de chacun, celle de le faire parvenir à la réalisation de son tikoun. Avec Rabbi Na’hman, plus besoin de réincarnation ; le passage sur terre est optimisé. Aucun élève n’a redoublé dans l’école Breslev car il n’y a tout simplement pas besoin de rattrapage, telle est la signification de l’affirmation : Je gagnerai. Avec tous ses défauts, ses zones d’ombre, ses contradictions, Rabbi Na’hman va faire gagner son élève ; non seulement optimiser son passage sur terre mais aussi lui donner le courage d’avancer, le goût de la vie et ainsi, redessiner son sourire sur son visage, etc… (Rav Avraham Ifra’h)

 

Quand Yeshoua eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit. (Yohanan 19 :30).

 

Comme nous l’avons également dit, ceux qui s'attachent au Mashiah ne reviendront pas non plus en guilgoul, leur réparation [jusqu’à d’Adam Harichon] étant parfaitement assurée par Yeshoua ayant déclaré : Tout est accompli.

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14.     C’était un shabat, le jour où Iéshoua’ avait fait de la boue et ouvert les yeux.

 

 

  • C’était un shabat : et au sujet de ce jour saint, il est enseigné : Vous observerez le Shabbat car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort ; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple. (Shemot 31 :14) ou encore : On travaillera six jours mais le septième jour est le Shabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c'est le Shabbat de l'Éternel, dans toutes vos demeures. (Vayikra 23 :3)

 

 

  • le jour où Iéshoua’ avait fait de la boue et ouvert les yeux : le fait qu'il ait fait de la boue le Shabbat est en cas normal, une violation de l'une des 39 mélakhot consacrés au Shabbat.

COMMENTAIRE N°1

Le fait que Yeshoua ait guéri miraculeusement un aveugle en appliquant de la boue sur ses yeux un jour de Shabbat, peut s’expliquer aisément d’un point de vue Juif tout simplement par le fait qu’un envoyé de D.ieu, bien qu’il ne puisse pas abroger définitivement une loi, a le pouvoir de la lever temporairement. Le Sifri, dans cet élan, s’exprime en ces termes : Et tu l’écouteras, même s’il te dit de transgresser selon l’heure l’un des préceptes énoncés dans la Torah, à l’instar d’Elyahou qui fit des sacrifices au mont Carmel bien qu’il s’agissait d’un interdit en dehors du Temple. (1 Melakhim 18). (Sifri sur le Sefer Devarim 175). Que ce soit de cela qu’il s’agit ici, nous pouvons en être certain puisque le principal concerné a déclaré n’être pas venu mettre fin à la Torah. (Matityahou 5 :17) et qu’il a enjoint à ses talmidim d’obéir aussi bien aux explications orales héritées de Moshé, qu’à l’actualisation de la Torah par les pharisiens. (Matityahou 23 :2-3). De plus, il est clairement précisé : le Fils de l'homme est Maître du Shabbat. (Matityahou 12 :8).

Or, comme l’enseigne l’attitude de Yeshoua et le Talmud ; parfois, il vaut mieux violer un point de la Torah pour mieux la respecter dans son ensemble. Toujours dans le même élan, comme ce fut le cas pour le grabat de l'homme, le Rabbi de Natzeret, au vu de l'imminence du jugement sur Israël, a violé volontairement une mélakha du Shabbat pour faire ressortir la haine gratuite du cœur de chacun et les pousser à faire téchouva, selon le principe : Il est temps que l'Éternel agisse : Ils transgressent ta Torah. (Téhilim 119 :126). En effet, le but de tout cela était de leur dévoiler l’état de leur cœur : pointilleux sur les mélakhot d’un Tsadik tout en préférant laisser un aveugle souffrir de son état… Quel Judaïsme était-ce ? Quel était le cœur du Am Israël ? Plusieurs Juifs haineux et opposants au Tsadik se devaient de faire téchouva au plus vite [le but étant d’éviter l’exil d’Edom et d’amener la guéoula] …

Or, il est enseigné également dans le milieu de la ‘Hassidout : Il n’y a pas toujours de logique palpable dans la réparation opérée par le Tsadik. Parfois, des actes incompréhensibles participent à notre réparation et pourtant, ceux-ci sont essentiels. Les voies de la réparation sont impénétrables ! Notre seul devoir : avoir confiance dans le Tsadik et son mode opératoire… Les plus grands médecins ont leur protocole d’administration de soins et la justification du traitement ne nous est pas toujours dévoilée. (Rav Avraham Ifra’h).

De plus, concernant les guérisons un jour de Shabbat, celles-ci n’avaient pas l’air de déranger Rabbi Na’hman comme cela est enseigné par la Hassidout Breslev : Un jour Rabbi Na’hman reçut le Shabbat, un homme ayant un grave problème à la main, qu'il ne pouvait déplacer. Après le Birkat Hamazon, le Rabbi dit à ses talmidim que cet homme avait la émouna pour être guéri, ce qu'ils confirmèrent. Rabbi Na’hman ordonna alors à cet homme de baisser la main, ce qu'il réussit à faire et sa main fonctionna parfaitement ! (Causeries de Rabbi Na’hman de Breslev, 187)

 

 

 

 

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16.     Certains parmi les Peroushîm disent : Cet homme n’est pas d’Elohîms, puisqu’il ne garde pas le shabat. Mais d’autres disent : Comment un homme fautif pourrait-il faire des signes semblables ? Entre eux, c’est la scission.

 

 

  • Certains parmi les Peroushîm disent : certainement, les proushim de Beit Shammaï.

 

  • cet homme n’est pas d’Elohîms, puisqu’il ne garde pas le shabat : néanmoins, comme on le sait, ceci était faux.

 

  • Mais d’autres disent : le peuple était divisé concernant Yeshoua, certains le considéraient comme un véritable envoyé d’Hashem.

 

  • Comment un homme fautif pourrait-il faire des signes semblables : de tels miracles.

 

  • Entre eux, c’est la scission : du grec "schisma"…

 

Voici la définition du mot grec "schisma" :

  • un schisme : séparation d'un groupe organisé, d'un parti, etc…

  • une déchirure entre individus, 

  • une division : cas de séparation, de scission, de désunion ou de discorde,

  • une dissension : division profonde de sentiments, d'intérêts ou de convictions.

Lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions. (1 Corinthiens 11 :18)

 

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "schizo" :

  • se fendre, se casser en morceaux, se déchirer totalement,

  • diviser : séparer une chose ou un ensemble de choses en plusieurs parties,

  • se rompre : dans l’idée de briser ou de casser.

Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. (Matityahou 27 :51)