CHAPITRE 7

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COMMENTAIRES 

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5.     Car même ses frères n’adhèrent pas à lui.

 

  • Car même ses frères : selon les Évangiles, il s’agit de Yaakov, Yossef, Shimon et Yéhouda comme il est dit : N'est-ce pas le fils du charpentier ? N'est-ce pas Myriam qui est sa mère ? Yaakov, Yossef, Shimon et Yéhouda, ne sont-ils pas ses frères ? (Matityahou 13 :55).

 

 

  • n’adhèrent pas à lui : ne croyant qu’il fut le Tsadik de la génération, ou même le Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°1

Pour commencer, selon les Évangiles, Yaakov n’a pas reconnu l’autorité de Yeshoua lorsqu’il était encore vivant comme il est dit : Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui. (Yohanan 7 :5) ou encore : Comme Yeshoua s'adressait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler. (Matityahou 12 :46). En conséquence, à la lumière de ces informations, on pourrait en conclure que selon les Évangiles, Yaakov HaTsadik n’était pas forcément tourné vers les notions d’attachement au Tsadik étant donné qu’il était lui-même le frère de Yeshoua et ne croyait pas en lui. On pourrait même se demander comment est-ce possible, lui qui était pourtant tellement proche du Mashiah ?

 

Au fil des années, Yaakov a bien reconnu la messianité de Yeshoua mais pour autant, il avait et ce bien qu’il soit compté, selon Flavius Joseph, parmi les Maîtres de Jérusalem, des "carences spirituels" au niveau de ses concepts ‘hassidiques… En fait, à un moment de sa vie, Yaakov HaTsadik s’est clairement demandé : la Torah de mon frère Yeshoua est-elle valable ? Fait-elle véritablement de lui, le Mashiah du Am Israël ? Avant de s’engager dans la messianité de son frère, Yaakov eut de nombreux doutes, ce qui implique forcément des carences dans sa foi dans le Tsadik, bien qu’encore une fois, il soit un Gaon dans la Torah...

 

En conclusion, Rabbi Yaakov était un grand Tsadik, un expert dans les mitsvot et dans la halakha et pourtant, il n'a pas réussi à atteindre un bitoul parfait avec Yeshoua lorsqu’il était encore en vie. Or, il est enseigné dans la ‘Hassidout : L’homme doit évacuer de lui toutes les sagesses et se dépouiller de son esprit comme s'il était entièrement dépourvu d'intelligence, à l'exception de ce qu'il reçoit du Tsadik et du Rav de vérité et tant qu'il reste chez lui un quelconque intellect personnel, l'homme n'est pas complet et il n'est pas attaché au Tsadik. (Torah n°123 du Likouté Moharan I).

 

Pour mieux comprendre tous ces principes, nous pourrons nous inspirer d’une histoire rapportée par le Rav Avraham Ifra’h.

 

Un jour, Rabbi Na’hman et ses talmidim se réunirent et étudièrent un passage du Talmud. Or, l’opinion de certains de ces talmidim divergeaient de celle de Rabbénou et parmi eux, figurait Rabbi Youdel. Rabbénou s’adressa à lui en ces termes : Reb Youdel, si je te prouve que tu as tort, acceptes-tu que je te donne une claque ? Rabbi Youdel, sûr de lui, acquiesça… Évidemment, par la suite, Rabbénou parvint à démontrer la justesse de son point de vue et donna une petite frappe sur la joue à son talmid, conformément à leur accord. Toutefois, Rabbi Youdel en fut heurté… Quelques jours plus tard, Rabbénou lui adressa les paroles suivantes : Te souviens-tu de ce moment où j’ai légèrement levé ma main sur toi ? Sache qu’à ce moment même, ta fille était souffrante et sur le point de périr. En agissant ainsi, j’ai pu soigner ta fille mais comme tu as conservé quelques sentiments négatifs, celle-ci ne guérira pas totalement et l’un de ses doigts demeurera paralysé. (Rapportée par le Rav Avraham Ifra’h)

L'enseignement prioritaire de cette vision ‘hassidique est donc de faire totalement confiance au Tsadik, que ce soit dans son étude de Torah, dans son approche de la halakha, dans sa façon de voir les choses, etc... Rabbi Youdel était un grand Tsadik, tout comme Yaakov dans les mitsvot et dans la halakha et pourtant, dans ce cas précis, il ne s’est pas soumis aux interprétations toraïques du Tsadik et de la même façon, ce fut exactement le même cas pour Yaakov avec Yeshoua.

 

Or, qu’est-il également enseigné dans notre Sainte Torah ? Même si la notion d’un rejet clair n’est pas du tout présente chez Yaakov, qui a rejeté Yossef HaTsadik ? Comme l’enseigne le Rav Avraham Ifra’h, Yossef voulait rapprocher ses frères et leur a dit qu’il était le Tsadik de la génération mais ces derniers n’ont rien voulu entendre et l’on vendu en Égypte. Les fils de Yaakov n’étaient-ils pas des experts en étude de Torah, en mitsvot et en halakha ? N’étaient-ils tous pas de grands Prophètes au point d’ailleurs, où leurs prophéties nous dépasserait complétement ? Quel étaient leurs carences ? Elles étaient manifestes dans leur attachement au Tsadik… Dans le même élan, la Torah nous précise que les frères de Yossef se sont rendus en Égypte pour cause de famine et les Sages commentent ce verset en enseignant qu’il s’agissait, en réalité, d’une famine spirituelle. Ainsi, les frères de Yossef pensaient qu’ils pourraient retirer leur vitalité de leurs propres moyens mais ils commirent une véritable erreur. Sans l’attachement à Yossef, sans l’attachement au véritable Tsadik de la génération, la vitalité n’est plus ; le service d’Hashem le plus pur demeure incomplet. (Rav Avraham Ifra’h).

 

Tous ces enseignements nous prouvent que malgré toute l’immensité de notre Torah, la priorité est de se soumettre au Tsadik et ceci, nous permet de mieux comprendre les paroles de l'Apôtre Shaoul : Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance du Mashiah Yeshoua mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout et je les regarde comme de la boue, afin de gagner le Mashiah. (Philippiens 3 :8). Et n’est-il pas aussi enseigné au sujet de Rabbi Nathan qu’il jeta également toute sa grandeur, toute sa sagesse et toutes ses compréhensions de Torah pour celles de Rabbi Na’hman ? Et n’est-il pas aussi enseigné qu’il abandonna tous ses acquis pour s’inclure dans les enseignements Breslev de son Maître ? Aurait-il lui aussi aboli la Torah ? Et bien oui et cette Torah, c’était la sienne ! C’est exactement l’attitude et le message de l’Apôtre Shaoul ; il voua sa vie entière, avec une abnégation totale, à servir son Maître, à propager sa Torah et sa lumière dans le monde tout comme Rabbi Nathan l’a fait avec Rabbi Na’hman.

 

En termes plus généraux, l’Apôtre Shaoul a regardé toutes ses acquis de Torah comme lui étant nuisibles car cela l’aurait empêché d’atteindre la véritable lumière du Tsadik de vérité et en effet, comme nous l’avons dit, la confiance de Yaakov dans ses mérites ou dans ces conceptions de la Torah, lorsque le Mashiah était encore en vie, lui cachait les trésors qu’Hashem voulait lui donner par les mérites parfaits du Tsadik. Or, il est enseigné dans la ‘Hassidout, qu’on doit négliger sa connaissance et ses propres idées, comme si on ne savait rien d'autre que ce que l'on reçoit du Tsadik et du Sage authentique. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Tsadik)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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37.     Au dernier jour, le grand, de la fête, Iéshoua’, debout, crie et dit : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et boive !

 

  • Au dernier jour, le grand, de la fête : la fête Juive de Soukkot dure sept jours, le dernier jour étant celui d’Hoshanna Rabba.

 

  • Iéshoua’, debout, crie et dit : enseignant avec autorité. (Marcos 1 :22)

 

  • Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et boive : ainsi qu’il est dit : Que tout homme assoiffé [aspirant au divin] se dirige vers les eaux [de la Thora] ! (Yeshayahou 55 :1) ; c’est-à-dire qu’il s’emploie à étudier la Torah, qui est comparée à l’eau. À savoir, que l’homme assoiffé de ce verset fait référence à celui qui aspire à la divinité ; les paroles du Prophète reflètent cette idée car s’il s’adressait à l’homme assoiffé de la Torah, il n’aurait pas eu besoin de le diriger vers ces eaux. Quiconque a soif de la Torah peut la trouver aisément car son étude est offerte à tout un chacun. En fait, le Prophète s’adresse ici à ceux qui aspirent à D.ieu lui-même, il leur enjoint d’étancher leur soif par la Torah qui attache à D.ieu. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 10) 

 

COMMENTAIRE N°1

On peut également comparer les paroles du Mashiah au Midrash Téhilim Rabah.

Ah, vous tous qui avez soif, venez vers l'eau. (Yeshayahou 55 :1) : de même que l'eau vient du ciel, comme il est dit : Quand il donne de la voix, c'est un mugissement d'eaux dans le ciel (Yrmeyahou 10 :13) ; de même les paroles de Torah furent données du ciel, comme il est dit : Vous avez vu vous-mêmes comment je vous ai parlé du haut du ciel. (Shemot 20 :19). De même que l'eau est donnée gratuitement au monde, de même en est-il pour les paroles de Torah, comme il est dit : Venez, achetez et mangez, venez, achetez sans argent, sans payer, du vin et du lait. (Yeshayahou 55 :1). De même que les eaux descendent sur le monde accompagnées de tonnerre et d'éclairs, comme il est dit : La voix de l’Éternel sur les eaux. (Téhilim 29 :3) ; de même en est-il pour la Torah, comme il est dit : Il y eut des coups de tonnerre, des éclairs. (Shemot 19 :16). De même que l'eau est vie pour le monde, de même en est-il des paroles de Torah, comme il est dit : Car pour qui les trouvent, ils sont vie. (Mishlei 4 :22) et aussi : Ce n'est pas pour vous une vaine parole. (Devarim 32 :47). De même que l'eau tombe goutte à goutte mais finit par faire des rivières, de même en est-il des paroles de Torah. Un homme étudie une halakha aujourd'hui et une autre le lendemain, jusqu'à devenir une source jaillissante (…) un homme qui a soif ne tarde jamais à s'abreuver, il en est de même pour les paroles de Torah, un disciple ne tarde pas à aller trouver son Maître pour apprendre auprès de lui. (Téhilim Rabah 1 :18).

                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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38.     Celui qui adhère à moi, selon la parole de l’Écrit : De son ventre ruisselleront des fleuves d’eau vive. 

 

  • Celui qui adhère à moi : et on peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites car l'essentiel de la grandeur d'un homme dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8).

 

  • selon la parole de l’Écrit : les paroles concernant les eaux salutaires sont extrêmement nombreuses dans le Tanakh mais parmi toutes, le Mashiah fait certainement référence aux paroles contenues dans le Livre de Yeshayahou.

Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a pas d'argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! (Yeshayahou 55 :1)

Vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut. (Yeshayahou 12 :3)

Alors le boiteux sautera comme un cerf et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert et des ruisseaux dans la solitude. (Yeshayahou 35 :6).

Car je répandrai des eaux sur le sol altéré et des ruisseaux sur la terre desséchée ; je répandrai mon esprit sur ta race et ma bénédiction sur tes rejetons. (Yeshayahou 44 :3)

 

  • De son ventre ruisselleront des fleuves d’eau vive : et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. (Yohanan 4 :14). Dans le même élan, Rabbi Na’hman nous détaille ce principe : lorsqu'une personne commence à venir à la Torah, une source commence à couler, sous l'aspect d'une source qui sort de la maison de D.ieu (Yoël 3 :18) qui est l'intellect, comme il est écrit : Une maison est construite avec sagesse. (Mishlei 24 :3). Au début, tout est étroit et petit mais par la suite, la source s'élargit et se propage de plus en plus, jusqu'à ce qu’elle se transforme en rivières. Chacun vient alors boire dans ces rivières et comme on le sait, il n'y a d'eaux autre que la Torah, comme il est dit : Quiconque a soif, venez aux eaux. (Bava Kama 17a). (Torah n°262 du Likouté Moharan I).

 

 

 

 

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39.     Il dit cela du souffle que doivent recevoir ceux qui adhèrent à lui. Mais, de souffle, il n’en était pas encore, parce que Iéshoua’ n’avait pas encore été glorifié.

 

  • Il dit cela du souffle : du Rouah Hakodesh.

 

  • que doivent recevoir ceux qui adhèrent à lui : cela fait aux Nazaréens attachés au Tsadik et Mashiah, Rabbi Yeshoua de Natzeret.

 

  • Mais, de souffle, il n’en était pas encore : le Rouah Hakodesh n’avait pas encore été répandu avec largesse.

 

  • parce que Iéshoua’ n’avait pas encore été glorifié : en effet, selon la ‘Hassidout, un Tsadik est plus efficace lorsqu’il est mort… Rabbi Yeshoua de Natzeret connaissait, bien évidemment, tous ces enseignements ‘hassidiques.

 

COMMENTAIRE N°1

 

En effet, afin de mieux comprendre les enseignements du Mashiah Yeshoua, nous pourrons nous inspirer du Tanya, le principal ouvrage de la ‘Hassidout Habad.

 

Zohar, Tome 3, page 71b. Lors de son décès, le Tsadik est alors libéré des limites de son corps, à l’origine de tout ce qui pouvait limiter son influence de son vivant. Ayant dépassé cet obstacle, il peut désormais distribuer son influence à tous, sans la moindre restriction. Ce monde est matériel et toutes les actions qui y sont menées en subissent les limites, on pourrait donc penser que le décès du Tsadik, le privant de son enveloppe corporelle, lui permet d’exercer une influence accrue sur les mondes supérieurs mais réduit celle qu’il dispense ici-bas. Le Zohar, précédemment cité, souligne donc qu’il n’en est rien et que le Tsadik peut, après son décès, avoir une influence accrue également dans ce monde matériel. Selon l’expression du verset Téhilim 97 :11 : La lumière est plantée pour le Tsadik et la joie, pour ceux qui ont le cœur droit. Il en résulte que la lumière que le Tsadik a planté dans le monde, de son vivant, conserve également une dimension matérielle, après son décès. Sous son influence, le monde matériel devient : un champ qui a reçu la bénédiction de D.ieu et, de la sorte, le Tsadik est encore présent ici-bas et il accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre. Selon les termes du verset Mishlei 8 :26 : avant que D.ieu ait fait la terre et ce qui lui est extérieur. L’impact du Tsadik ne se limite pas à l’influence spirituelle qu’il exerce sur le monde. Elle se trouve, à proprement parler, dans tous les mondes. La raison invoquée par le texte est le fait que la vie émanant de l’esprit du Tsadik n’est pas limitée par les vêtements ou par le lieu géographique. C’est la réponse à la question posée ici. C’est pour cela que le Tsadik, après son décès, peut insuffler une vitalité accrue. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

COMMENTAIRE N°2

Pourquoi Rabbi Yeshoua parle-t-il du Rouah Hakodesh précisément le jour d’Hoshanna Rabba ? Pour le comprendre, étudions un peu plus en profondeur la fête de Soukkot.

Tout d’abord, lors de ces jours de festivités, la joie était doublée grâce à Beth Hashoéva, qui consistait, à répandre de l'eau puisée à la source de Shilo sur l'autel. Les célébrations qui accompagnaient cette coutume étaient telles que la Guémara enseigne : Celui qui n'a pas vu les joies de Beth Hashoéva n'a jamais vu de joie de sa vie ! (Soukkah 51a)

De plus, Beth Hashovéa signifie : le puisage de l'eau. Or, le Talmud Yéroushalmi pose la question suivante : Pourquoi l'appelait-on Beth Hashoéva ? Car de là-bas on puisait le Rouah Hakodesh ! (Yéroushalmi, Soukkah 5 :1) ; c'est-à-dire qu'une personne pouvait obtenir le Rouah Hakodesh grâce aux réjouissances engendrées par cette coutume ! Et comme nous l’avons dit précédemment, nous savons que les paroles de la Torah sont comparées à l'eau (Taanit 7a) ; c'est aussi la raison pour laquelle, le Mashiah a enseigné qu’en s’attachant à lui, nous pouvons y puiser le Rouah Hakodesh qui nous permettra de répandre comme de l'eau les paroles de la Torah autour de nous. (Devarim 32 :2). Notre Rabbi nous délivre donc un message d’encouragement pour nous enseigner que la joie que nous vivons à Soukkot peut être vécue chaque jour de la même intensité, grâce aux paroles du Tsadik.

Il y a également là une autre allusion.

 

En effet, les eaux de Beth Hashoéva font également référence aux eaux d'en-bas et d'en-haut, séparées lors des six jours de la Création. Le Midrash Rabah 5 :4 et Yalqout Réouvéni sur Vayikra enseigne que lorsque Hashem les a séparés, les eaux inférieures ont pleuré car elles n'ont pas mérité de monter près du Créateur. De la même manière, le Mashiah fut séparé de ses talmidim, et ces-derniers en ont été attristés… La solution ? Envoyer une partie de son Esprit, afin de "consoler les cœurs" en nous communiquant de l’eau [de la Torah] d'en-haut, depuis le Gan Eden ! En effet, comme l'enseigne le Tanya, quand un Rabbi se sépare de ses talmidim, il est capable de faire rayonner sur eux une partie de son Rouah [de son Esprit] afin de les conduire jusqu’au sommet.

 

Le Tsadik ne laisse jamais ses talmidim orphelins et devenant plus grand après sa mort que durant son vivant, il peut continuer de veiller sur eux !

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42.     L’Écrit ne dit-il pas : De la semence de David et de Béit Lèhèm, le village d’où était David, le messie doit venir ?

 

  • L’Écrit ne dit-il pas : De la semence de David : comme il est dit : L'Éternel a juré la vérité à David, il n'en reviendra pas ; je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. (Téhilim 132 :11) ou encore : Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. (Yrmeyahou 23 :5).

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comme on le sait et comme l’enseigne Rabbi Na’hman dans le ‘Hayé Moharan, Rabbi Yeshoua de Natzeret, incluait en lui, la dimension du Mashiah ben Yossef et du Mashiah ben David [deux venues pour deux dévoilements différents]. Dans ce cas précis, cette expression utilisé par Yohanan fait référence au second dévoilement de "ben David" du Mashiah : il s’agit du but ultime de la révélation messianique.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Yeshoua criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! (Matityahou 21 :9)

 

Plusieurs fois dans les Écrits Nazaréens, nous entendons également les foules s’écriaient "Hosanna au Fils de David" et effectivement pour la plupart des gens, cette expression n’est pas tellement importante mais celle-ci est pourtant, porteuse d’un sens extrêmement fort d’un point de vue Juif ! Le titre "Fils de David" figure dans les prophéties du Tanakh pour désigner le Mashiah promis.

 

Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles et j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. (…) Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. Nathan rapporta à David toutes ces paroles et toute cette vision. (2 Shmouel 7 :12-16)

 

Question simple, comment Yeshoua peut-il être le Mashiah et le "Fils de David" alors qu’ils n’ont pas du tout vécu à la même époque ? La réponse est très simple, il faut tout simplement comprendre que Yeshoua est l’accomplissement de la prophétie concernant le trône davidique ; c’était la pensée des Apôtres dont celle de Matityahou lorsqu’il a écrit : Généalogie du Mashiah Yeshoua, fils de David, fils d'Avraham. (Matityahou 1 :1). En effet, la généalogie donné dans l’Évangile de Matityahou nous prouve que les Apôtres croyaient clairement qu’Hashem avait enfanté Yeshoua comme Mashiah, en tant qu’humain, étant descendant direct de David HaMelekh au travers de Yossef.

 

Comme pouvons également le voir dans d’autres récits, Rabbi Yeshoua est également appelé "Seigneur, Fils de David" par des hommes et des femmes, cherchant la miséricorde divine ou la guérison, comme la femme dont la fille était tourmentée par un démon.

 

Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. (Matityahou 15 :22)

 

Note importante : la femme cananéenne n’est pas une Juive mais elle est ici, la représentation de toutes les nations, de tous les non-Juifs recevant la guérison par l’intermédiaire du Mashiah ben David.  

 

Le titre "ben David" qu’ils lui attribuent tous témoignent de leur foi en lui ; en l’appelant de cette façon, ces Juifs affirment qu’ils voient en Yeshoua, le Mashiah attendu par le Am Israël et comme nous pouvons le voir, cette reconnaissance leur apporte la pleine guérison !

 

D’ailleurs, lorsqu’ils entendaient le peuple appeler "fils de David" Yeshoua, certains religieux corrompus comprenaient également la signification de ce titre mais contrairement au peuple, ils étaient tellement aveuglés par leur orgueil, qu’ils ne pouvaient même pas reconnaître leur Roi en face d’eux... Quelle tristesse ! Alors, lorsqu’ils ont entendu le peuple acclamer Yeshoua comme Mashiah ben David, ils ont comploté de le faire périr… En effet, plus d’une fois, Rabbi Yeshoua allait être couronné comme le Melekh HaMashiah par le peuple mais les dirigeants de l’époque en ont décidé autrement ! 

 

  • et de Béit Lèhèm, le village d’où était David : comme il est dit : Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël et dont l'origine remonte aux temps anciens, aux jours de l'éternité. (Mikha 5 :2).

 

  • le messie doit venir : si Yeshoua n’était pas le descendant de David et n’était pas né à Bethléhem, il n’aurait jamais pu être le Mashiah et il n’aurait même pas pu prétendre être candidat à la messianité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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43.     La foule est divisée à cause de lui.

 

  • La foule est divisée : du grec "schisma"…

 

Voici la définition du mot grec "schisma" :

  • un schisme : séparation d'un groupe organisé, d'un parti, etc…

  • une déchirure entre individus, 

  • une division : cas de séparation, de scission, de désunion ou de discorde,

  • une dissension : division profonde de sentiments, d'intérêts ou de convictions.

Lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions. (1 Corinthiens 11 :18)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "schizo" :

  • se fendre, se casser en morceaux, se déchirer totalement,

  • diviser : séparer une chose ou un ensemble de choses en plusieurs parties,

  • se rompre : dans l’idée de briser ou de casser.

Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. (Matityahou 27 :51)

 

  • à cause de lui : au sujet de la messianité de Yeshoua, comme Shimon l’avait prophétisé : Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction. (Loucas 2 :34)

 

COMMENTAIRE N°1

Tout ceci correspond aux enseignements de Rabbi Na’hman de Breslev.

Lorsque le Mashiah apparaîtra pour la première fois, il ne sera pas accepté par tous. Beaucoup éprouveront de doutes à son sujet parce qu'il ne sera pas conforme à leurs attentes. Certains le tourneront en dérision et diront que c'est un dérangé mental étant donné qu’il ne correspondra pas à la perception qu'ils en avaient eu. (Les Contes de Rabbi Na’hman : les Sept Mendiants [3ème Jour] ; Sia'h Sarfé Kodesh II :525)