CHAPITRE 3

Pour l'instant, 7 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3.     Iéshoua‘ répond et lui dit : Amén, amén, je te dis, nul, s’il ne naît d’en haut, ne peut voir le royaume d’Elohîms. 

 

 

  • Iéshoua‘ répond et lui dit : Amén, amén, je te dis : expression Juive souvent utilisée par Yeshoua dans les Évangiles.

 

  • nul, s’il ne naît d’en haut, ne peut voir le royaume d’Elohîms : en affirmant la nécessité pour tous de cette naissance d’en haut, Yeshoua souhaitait casser Nikdamon dans sa logique : il ne s’agit plus de pratiquer la Torah mais d’être et avant d’être, il faut naître, et notamment naître dans le Tsadik. Le Mashiah souhaitait lui enseigner que la Torah ne se reçoit que dans le "kéli" de la foi et principalement, de la foi dans le Tsadik suscitant en l’homme, une nouvelle naissance constante par laquelle, il est plus facile de servir Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Rabbi Nathan écrit dans le Likouté Halakhot : Lors de la révélation du mont Sinaï, tous les Juifs furent amenés à un niveau de prophétie qui accrut l'acuité de leur imagination, ce qui signifiait qu'ils auraient toujours la capacité de renouveler et accroître leur foi. C'est Moshé qui amena les Juifs à ce niveau et sans sa direction, ils n'auraient pas été dignes de recevoir la Torah, la prophétie ou encore la foi. Cela nous enseigne que nous devons constamment rechercher le Tsadik authentique à chaque génération car il possède un aspect de cette prophétie et en clarifiant notre imagination, il nous aide à renouveler notre foi. (Likouté Halakhot, Birkat Hayaréa'h 4 :31-33).


Pourquoi aller chez le Tsadik ? En effet, si la Torah que nous avons reçue au Sinaï par Moshé est capable de purifier notre foi, pourquoi s'obliger à voyager chez le Tsadik ? Rabbi Na’hman de Breslev ne nous met-il pas en garde sur le fait que nous devons nous rendre chez le Tsadik car sans un lien très fort à sa personne, notre foi ne peut être pure. De la même façon, le Mashiah souhaitait enseignait à Nikdamon que sans un lien avec lui, sans une naissance d’en haut, celle dans le Tsadik ; la Torah ne peut pas être pratiquée de la bonne façon comme il est dit plus loin : Celui qui croit en lui n'est point jugé mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de D.ieu. (Yohanan 3 :18).

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

7.     Ne t’étonne pas que je te dise : vous devez naître d’en haut.

 

 

  • Ne t’étonne pas que je te dise : cet enseignement étant extrêmement précieux et important pour chacun…   

 

 

  • vous devez naître d’en haut : tous les hommes doivent naître de nouveau dans le Saint Béni soit-Il et dans le Tsadik, dans le sens où chacun doit constamment mourir [spirituellement] puis renaître [spirituellement] dans sa Avoda Hashem, afin de marcher de façon nouvelle dans les chemins de la sainteté.

 

Également, selon Rabbi Na’hman de Breslev, il est interdit de s’arrêter à un niveau plus ou moins constant ; il faut toujours rechercher de nouveaux enseignements et ne jamais s’arrêter [mourir constamment dans le but de renaître, encore et encore] …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

10.     Iéshoua‘ lui répond et dit : Tu es un enseigneur en Israël et tu ne le sais pas !

 

 

  • Iéshoua‘ lui répond : le principe du renouvellement de la foi parfaite est caché dans l’attachement aux Tsadikim, c’est un processus de nouvelle naissance pour chaque être humain.

 

COMMENTAIRE N°1

La foi est quelque chose dont nous devons nous imprégner quotidiennement ; chacun des jours de la Création, chacun des jours de la vie de l'homme, est quelque chose d'entièrement nouveau et de différent, qui n'a jamais existé auparavant. Par conséquent, chaque jour, la Royauté et la gloire de D.ieu se manifeste d'une manière absolument première et unique, ce qui nécessite que notre recherche de D.ieu soit un processus continue et croissant. Chaque jour doit donc voir un renouveau de foi. Il ne suffit pas d'avoir eu la foi, même une foi pure comme c’était le cas pour Nikdamon, hier ou plusieurs jours auparavant… Comme chaque jour est une création nouvelle, nous devons constamment surmonter de nouvelles épreuves, de nouveaux obstacles, susceptibles de nous éloigner de D.ieu ou d’endormir notre foi. Or, pour les vaincre et demeurer absolument fidèle à la véritable foi, avoir reçu la Torah de Moshé et l'étudier personnellement est manifestement insuffisant. Seuls les Tsadikim authentique sont en mesure de nous révéler des enseignements et des interprétations de Torah qui, dans leur originalité, favorisent notre combat quotidien contre toutes sortes de doutes. Ce n'est que par l'intermédiaire du Tsadik que nous pouvons parvenir à de nouvelles révélations de Torah et de foi ; c’est ce qui est enseigné dans la bouche du Mashiah caché dans les notions de nouvelle naissance. 

 

 

  • et dit : Tu es un enseigneur en Israël et tu ne le sais pas : comment un véritable Rabbin et Docteur de la Torah n’est pas-t-il pas au courant de ce processus ? Cela devrait pourtant être enseigné en priorité !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

11.     Amén, amén, je te dis, ce que nous savons, nous le disons ; ce que nous voyons, nous en témoignons ; mais vous n’acceptez pas notre témoignage.

 

 

  • Amén, amén, je te dis, ce que nous savons, nous le disons : certains ont pensé que le Mashiah associait son propre témoignage à celui de Yohanan HaMatbil plusieurs fois cité dans les premiers chapitres des Évangiles. En effet, lui aussi reprochait à certains religieux de ne l’avoir pas reçu... D’autres pensent que le Mashiah s’associe aux messages des Prophètes du Tanakh ou encore à ses talmidim, ou encore à Hashem lui-même ; il est fort probable que toutes ces réponses trouvent un point de vérité commun. 

 

 

  • ce que nous voyons, nous en témoignons : parmi le peuple Juif.  

 

 

  • mais vous n’acceptez pas notre témoignage : le Mashiah insiste et souhaite faire sentir à Nikdamon qu’il y a en lui et dans ses pareils parmi les autorités Juives, non seulement de l’ignorance mais également de l’incrédulité. En effet, non seulement, ils n’ont point pénétré le sens profond de la Torah qui n’a été donnée que pour se rapprocher du Tsadik (Rav Avraham Ifra’h) mais en plus, comme nous l’avons dit, ils sont animés d’une forme d’incrédulité, ils souhaitent comprendre par l’intelligence plutôt que de recevoir les paroles du Tsadik dans le cœur, c’est-à-dire de les croire de façon simple et parfaite.

 

COMMENTAIRE N°1

La Guémara, dans le Traité Shabbat 89a, enseigne que le Satan poussa les Juifs à faire le veau d'or, en leur montrant que Moshé était mort. Livrés à la panique et croyant avoir perdu leur guide, le Tsadik de la génération, les Juifs se dépêchèrent de façonner une idole destinée à les guider et les protéger. Aussitôt que Moshé réapparut, il détruisit l'idole et apporta plus tard, les secondes tables de la Torah. En agissant de la sorte, il put réinstaller la foi dans le cœur du Peuple Juif. La leçon que nous tirons de tout cela est claire : nous devons constamment décupler nos forces par une foi renouvelée, inspirée du pouvoir du Tsadik. Rabbi Nathan a également enseigné que ce qui s’est passé pour les Juifs dans le désert se passe pour nous, encore de nos jours. C'est la foi dans les Tsadikim qui est le champ de bataille entre le Satan et le peuple Juif. Ainsi, le penchant du mal renouvelle constamment ses attaques et plus particulièrement contre le Tsadik authentique de la génération, le mettant en butte à l'opposition humaine provenant souvent des individus les plus éminents des communautés Juives. En agissant de la sorte, le Satan espère cacher et isoler le Tsadik de la génération, tout comme il convainquit les Juifs du désert que le Tsadik authentique, Moshé avait disparu. L'histoire n'est qu'un éternel recommencement : un certain Tsadik apparaissait dans une génération et les gens ne cessaient de le critiquer, d'émettre des doutes quant à ses possibilités. Des années plus tard, après sa mort, les gens se projetaient quelques années en arrière, pour prendre conscience qu'il s'agissait en fait d'un vrai Tsadik, dont les enseignements étaient réellement de nouvelles révélations de Torah et de foi… Lorsqu’il cesse d'être le Tsadik de la génération en cours, on le reconnaît naturellement à sa juste valeur. La génération se pose alors des questions sur son propre Tsadik et le processus se poursuit… Qui ne reconnaît pas par exemple aujourd'hui le Ari Zal comme le plus grand Kabbaliste des temps modernes, le Tsadik authentique sans conteste de sa génération ? Lui aussi, il rencontra une opposition farouche de la part de ses contemporains, qui refusaient d'admettre qu'à leur époque, il était possible à un Tsadik de pénétrer si profondément les enseignements ésotériques redoutables de la Kabbale et d'en tirer de nouveaux éclaircissements ; ils n'arrivaient pas à croire qu'il pouvait accéder à un tel niveau de sainteté. Des années plus tard, quand la génération connut un nouveau Tsadik, le Satan ne chercha plus à cacher la grandeur d'une telle figure et le Ari Zal fut accepté par tous. Il en fut de même du Baal Chem Tov qui, malgré la lumière merveilleuse et impressionnante qu'il diffusait, dut faire face à un antagonisme farouche et fut sans cesse persécuté. Ses détracteurs avaient déjà reconnu les immenses qualités de Rabénou HaAri et son caractère unique mais il ne pouvaient pas accepter le Tsadik de leur propre génération, le Baal Chem Tov… Néanmoins, quelques années plus tard, il fut aussi reconnu comme ayant été le Tsadik authentique de sa génération. Du fait que le Tsadik authentique doit malheureusement être sans cesse exposé à l'antagonisme de ses contemporains, sa lumière [mashiah] est cachée du monde [nahash]. Les efforts qu'il déploie pour révéler la vérité dans les ténèbres sont un combat continu, semblable à celui que nous menons par nos efforts constant pour reconnaître, accepter le Tsadik authentique et nous attacher à lui. Toutes sortes de dissimulations, sous forme de conflits et d'argumentation stérile nous empêchent de nous lier à lui et par conséquent, de renouveler notre foi. Nous n'avons donc, en fin de compte, d'autre choix que de rechercher sans répit la vérité car là où se trouve la vérité, on peut reconnaître le Tsadik authentique comme il est dit : Yeshoua lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Yohanan 14 :6). À ce sujet, concernant la réhabilitation de Yeshoua, elle est en cours comme on peut le constater mais celle-ci n’est pas encore effective de façon officielle car contrairement aux autres Tsadikim, Rabbi Yeshoua de Natzeret est le Mashiah et par conséquent, sa réhabilitation équivaut à la délivrance finale ; s’il est réhabilité, ce monde sera consumé en vue de la lumière du Olam Haba et tous les hommes perdraient leur libre-arbitre ; d’où l’importance de s’attacher aux Tsadikim pour s’approcher un tant soit peu, de la grande lumière du Mashiah voilée au monde. 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

15.     pour que tout homme adhérant à lui ait la vie en pérennité. 

 

 

  • pour que tout homme adhérant à lui : selon le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik comme il est enseigné : Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I)

 

 

  • ait la vie en pérennité : au sujet de l’expression contenue dans le verset des Téhilim : Quel est l’homme qui désire la vie ? (Téhilim 34 :13). Rabbi Chnéour Zalman souligne que le moyen d’obtenir la vie est l’attachement au Tsadik. Également selon les termes du verset : l’existence de mon Maître sera liée au faisceau de la vie. (1 Shmouel 25 :29). Or, le Tsadik est l’intermédiaire qui relie à D.ieu et c’est pour cette raison qu’il peut distribuer ce faisceau de vie. (Tanya et commentaires, Iguéret Kodesh, chap. 27) 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon nos Maîtres, il y a plusieurs "chemins" qui s’offrent à l’homme après la mort : lorsqu’une personne meurt, en fonction de son niveau, de sa sainteté et/ou de ses péchés ; il peut soit aller directement au Gan 'Eden [comportant lui-même plusieurs niveaux], soit aller au Gey-Hinnom [l’enfer a plusieurs niveaux également] ou soit revenir en guilgoul [réincarnation] dans un autre corps. Or, pour nous, Nazaréens, notre sort éternel est déjà scellé par les mérites du Tsadik ; plus concrètement, étant attachés au Mashiah, notre seule direction sera celle du Olam Haba ainsi qu’il est enseigné que le Tsadik est lui-même la Cour céleste et qu’il a le pouvoir de décréter le Gan 'Eden pour l'un et le Gey-Hinnom pour l'autre. (Sefer Hamidot Tsadik, 1 :54) et que tout pouvoir se trouve entre les mains du Tsadik et qu’il peut faire ce qu'il veut. (Likouté 'Etsot, Tsadik, 1 :43). En complément, il suffit de s’inspirer de l’Évangile de Yohanan où il est écrit : Que votre cœur ne se trouble point. Croyez-en D.ieu et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. (Yohanan 14 :1-3) ; comme on peut le comprendre, le simple fait de s’attacher à Yeshoua nous procure le Olam Haba.

 

Ce n'est pas par les œuvres de la Torah que l'homme est justifié mais par la foi en Yeshoua, nous aussi nous avons cru dans le Mashiah Yeshoua, afin d'être justifiés par la foi dans le Mashiah et non par les œuvres de la Torah, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la Torah. (Galates 2 :16)

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

16.     Oui, Elohîms aime tellement l’univers qu’il a donné son fils unique, afin que tout homme qui adhère à lui ne périsse pas, mais ait la vie en pérennité.

 

 

  • Oui, Elohîms aime tellement l’univers qu’il a donné son fils unique : le véritable "fils unique" dans la Torah est Its’hak, étant lui-même une préfiguration de Yeshoua et surtout de la mort du Mashiah ben Yossef comme il est dit : D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Its’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :2) 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les liens entre Its’hak et Yeshoua sont assez nombreux car selon les secrets de la Torah, Its’hak est également considéré comme un Mashiah ben Yossef.

 

Voici plusieurs clés permettant de comparer ces deux illustres personnages.

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Its’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :2) 

 

Au premier abord, ce texte est extrêmement dur : si nous en restons au sens purement littéral, Hashem peut nous paraître "tortionnaire" et Avraham complétement "inhumain" … Or, il serait vraiment dommage de s'arrêter ici ; plus un texte nous rebute, plus nous devons faire attention à la façon dont nous le lisons et nous interroger sur ce qu'il veut réellement nous enseigner. Alors pourquoi Hashem demande-t-il au Patriarche de sacrifier Its’hak ? Comment comprendre une telle violence ? 

 

En réalité, la Torah nous apprend qu’Hashem a conduit Avraham dans une épreuve de foi d’un niveau extrêmement élevé car nous pouvons le comprendre aisément, cette épreuve était terrible pour Avraham car Its’hak était son fils et le fils héritier des promesses divines, celui attendu depuis fort longtemps… Tout d’abord, comment est-possible qu’Hashem permette le sacrifice humain ? Ensuite, comment est-il possible qu’Hashem permette la mort du fils détenant toutes les promesses du Am Israël en lui ? À la lumière de ces questions, il sera nécessaire d’en conclure que l’épreuve est souvent incompréhensible mais que malgré tout, comme Avraham, nous devons avoir confiance en Hashem…

 

Ainsi, analysons quelques clés du récit de la Akéda Its’hak rapidement et comparons-les avec la vie du Mashiah. 

 

Le troisième jour, Avraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. (Béréshit 22 :4)

 

Selon une interprétation Nazaréenne, l’expression "le lieu de loin" nous permet de comprendre qu’au loin, Avraham avait vu la résurrection de Yeshoua [étant parfaitement en lien avec l’ordre d’Hashem d’accomplir la Akéda et avec la notion d’un "fils" unique]. Ceci pourrait nous paraître "un peu tiré par les cheveux" mais Avraham n’était pas un homme simple, c’était un homme bien plus grand qu’un Prophète ; le Mashiah le savait et c’est pourquoi lui-même, n’a pas hésité à déclarer : Avraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour : il l'a vu et il s'est réjoui. (Yohanan 8 :56). De plus, il est intéressant de relever qu’il est précisé dans le Sefer Béréshit, le "troisième jour" et bien évidemment, ceci n’est pas un hasard car comme on le sait, le Rabbi est ressuscité le troisième jour. (Actes 10 :40)  

 

Et Avraham dit à ses serviteurs : (…) Nous reviendrons auprès de vous. (Béréshit 22 :5)

 

Selon Rachi, Avraham avait prophétisé qu’ils reviendraient tous les deux, Its’hak et lui ; ainsi, toujours selon une interprétation Nazaréenne, en poussant un peu plus loin la prophétie d’Avraham, on pourrait déclarer qu’Avraham Avinou avait clairement compris que le Mashiah se lèverait du monde des morts après sa Akéda tout comme Its’hak s’en est également relevé. Tout ceci est en adéquation parfaite avec la Guémara qui parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

De nouveau, cette parole prophétique d’Avraham sera pleinement réalisée par Yeshoua, considéré comme étant l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité, Juifs et non-Juifs. Tous les codes sont présents pour relier la Akéda d’Its’hak avec la Akéda de Yeshoua.

 

Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayahou 53 :7)

 

En effet, le schéma est plutôt simple.

 

ITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

 

De plus, au niveau de la Akéda, comme ce fut le cas pour Yeshoua, on s’aperçoit qu’Its’hak n'est pas mort ; contre toute attente, Its’hak est bel et bien vivant, on pourrait même dire dans un sens, qu'il fut le premier des ressuscités car selon le chap. 31 du Pirké deRabbi Eliézer, Its’hak est véritablement mort au moment de la Akéda et c’est Hashem qui lui rendu son âme ! Comme nous pouvons alors le constater, Its’hak est une préfiguration parfaite de Yeshoua ; plus précisément, la Akéda d’Its’hak est une préfiguration parfaite de la Akéda du véritable Mashiah ben Yossef, bien que la seconde soit allé encore plus loin, étant bien plus profonde et porteuse d’un plus grand projet divin. 

 

Its’hak est donc le personnage du Tanakh le plus proche du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Its’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois et conduit au lieu de l’immolation… Et comme nous l’enseigne Rachi, Its’hak avait également comprit qu’il allait être l’agneau mais il continua tout de même à marcher avec Avraham d’un même cœur ; cela fait même un peu "gros" pour ne pas saisir qu’on parle du Rabbi de Natzeret !

 

 

  • afin que tout homme qui adhère à lui ne périsse pas : le Midrash Pesiqta Rabbati rapporte également que ce sera de son plein gré que le Mashiah ben Yossef acceptera de se faire humilier et exécuter par les nations afin d’expier tous péchés comme il est dit : Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon cœur que j’accepte cette souffrance pour qu’aucun en Israël ne soit perdu et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui n’ont pas encore été créés. Si c’est ainsi, je le veux, si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (Pesiqta Rabbati 161-162)

 

 

  • mais ait la vie en pérennité : cela fait référence au salut accessible par la foi en Yeshoua, pour un Juif comme pour un non-Juif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

17.     Non, Elohîms n’a pas envoyé le fils dans l’univers pour juger l’univers, mais pour que l’univers soit sauvé par lui.

 

 

  • Non, Elohîms n’a pas envoyé le fils : le Mashiah.

 

 

  • dans l’univers pour juger l’univers : car ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie et pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël ? (Yehezqel 33 :11).

 

 

  • mais pour que l’univers soit sauvé par lui : le but d’Hashem étant que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. (1 Timotheos 2 :4) et c’est pourquoi, le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse mais voulant que tous arrivent à la téchouva. (2 Kéfa 3 :9).

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre ce concept, nous pourrons nous inspirer d’une histoire concernant Rabbi Shimon Bar Yohaï, racontée par le Rav Avraham Ifra’h.

Rabbi Shimon Bar Yohaï passa plus d’une dizaine d’années de son existence à étudier la Torah dans une grotte, aux côtés de son fils. Durant ces longues années, Rabbi Shimon Bar Yohaï acquit un niveau de sainteté si élevé qu’il parvint à révéler le Zohar, c’est-à-dire le sod de la Torah. Quelle grandeur ! Or, à sa sortie de la grotte, Rabbi Shimon Bar Yohaï aperçut un homme qui était affairé… Le Tsadik s’indigna : comment un homme peut-il se consacrer à un autre ouvrage que l’étude de la Torah ? À cette réflexion, Hashem lui ordonna de retourner dans la grotte afin de travailler son indulgence. La connaissance en Torah doit être viable. Si la vérité que nous acquérons devient une arme afin de faire des remontrances à notre prochain, il y a un gros problème... La lumière est censée éclairer et non aveugler. Une vérité parfaite qui exclut, quel est son intérêt ? (Rav Avraham Ifra’h)