CHAPITRE 21

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COMMENTAIRES 

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19.     Il dit cela pour signifier la mort par laquelle il devait glorifier Elohîms. Ayant dit cela, il lui dit : Suis-moi !

 

 

  • Il dit cela pour signifier la mort : de Shimon Kéfa.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour information, selon le Tanya, chaque Juif ici-bas en ce monde physique, est capable d’être effectivement soumis à D.ieu, par le martyr pour la sanctification du Nom de D.ieu. Comme le Tanya l’expliquera par la suite, chaque Juif est capable d’un tel sacrifice de soi, de souffrir le martyre de plein gré plutôt que de renoncer à son Judaïsme. Chaque Juif est donc intérieurement soumis à D.ieu, quel que soit son état apparent. Certes, cette soumission latente ne se manifeste que dans un moment d’oppression. Cependant, en vertu de cette soumission à D.ieu, la sainteté divine repose sur lui. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 6)

 

 

  • par laquelle il devait glorifier Elohîms : plusieurs textes historiques font allusion au martyre de Shimon Kéfa, ainsi qu'à celui de l’Apôtre Shaoul, qui se seraient produits lors des persécutions ordonnées par Néron, notamment dans l'enceinte du Circus Vaticanus. Selon un apocryphe, les Actes de Pierre, Shimon Kéfa aurait été crucifié la tête vers le sol et selon une tradition, l'Apôtre aurait lui-même demander ce supplice par humilité, ne se jugeant pas digne de mourir comme le Mashiah ; selon une autre version, il s’agissait simplement d'une cruauté supplémentaire de Néron.  

 

  • Ayant dit cela, il lui dit : Suis-moi : pour lui enseigner de nouvelles choses et également comme il est rapporté : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. (Matityahou 16 :24).

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22.     Iéshoua‘ lui dit: Si je veux qu’il demeure jusqu’à ma venue, que t’importe ? Toi, suis-moi ! 

 

 

  • Iéshoua‘ lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ma venue : si je veux qu’il reste en vie jusqu’à mon retour, cela fait référence au second dévoilement du Mashiah.  

 

  • que t’importe ? Toi, suis-moi : car notre chemin pour Hashem est personnel !

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre ce principe d’une Avodat Hashem personnelle, nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Nous sommes venus au monde afin de glaner bonnes actions et mitsvot mais aussi efforts et belles pensées. Et parfois, nous nous égarons en chemin. Nous courons après ceci, après cela mais où est mon âme dans tout cela ? Où sont mes belles pensées, mes beaux efforts, mes belles actions et mes belles mitsvot ? Où est donc passée mon identité et notre merveilleux potentiel de révélation d’Hashem ? Parfois, nous arpentons même les rayons et tentons de faire les courses des autres. Nous nous comparons à eux. Nous tentons de leur ressembler, troquant alors notre diamant intérieur pour une identité qui n’est pas la nôtre… Parfois, nous les jalousons, oubliant alors que chacun a les qualités et les défauts nécessaires à l’accomplissement de sa propre mission. Ne nous égarons pas ! Chacun sa route, chacun son destin ! (Rav Avraham Ifra’h)

La beauté est synonyme d’harmonie. Ne pas être à sa place, c’est faire une fausse note ; le monde serait bien plus merveilleux si les uns n’étaient pas affairés à fredonner des partitions qui ne sont pas les leurs. Pourquoi ne sommes-nous pas à notre place ? À cause du mauvais œil, du mauvais regard qui nous est porté par autrui ou par soi-même et qui nous menotte à un passé ou à une zone d’ombre. Ils sont nombreux, à arguer en concert que "nous ne devrions pas" ou que "nous n’y arriverons pas" et oui, Ils sont nombreux à nous instrumentaliser, à envoyer balader nos rêves à coup de réalité-pipo… Qui osera vous dire que vous renfermez quelque chose d’infiniment puissant, messianique, inédit et absolument extraordinaire ? C’est tout juste si le monde vous fait croire qu’il n’a pas besoin de vous. Face à ces tristes refrains, Rabbi Na’hman a enseigné : rak azamra, ne focalisez votre attention que sur vos côtés positifs ! Envoyez valser vos fautes, les plus grandes soient elles. Dites "game over" à tous ces moralisateurs et briseurs de rêves. Pour quelle raison ? Pour mettre un bémol à ce mauvais œil dans lequel, nous nous sommes retranchés et pour que nous parvenions à sortir la tête de l’eau et à avoir foi en notre potentiel. Au rythme de la mise en lumière de nos côtés positifs, nous franchissons le "mur du non" et parvenons à nous hisser à des sommets spirituels. Une fois la pépite d’or extraite, qui peut nous arrêter ? Qui peut arrêter l’hymne de l’âme ? Azamra ! Azamra ! (Rav Avraham Ifra’h)

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25.     Iéshoua‘ en a fait beaucoup d’autres. Si tout cela était écrit un à un, même l’univers, je pense, ne pourrait contenir les livres écrits.

 

 

  • Iéshoua‘ en a fait beaucoup d’autres : Yeshoua a fait encore beaucoup d'autres choses…

 

 

  • Si tout cela était écrit un à un : en détail.

 

 

  • même l’univers, je pense, ne pourrait contenir les livres écrits : selon Yehezqel : le prix de son labeur, qu’il a accompli… (Yehezqel 29 :20) car l’action du Tsadik est immuable et elle réalise des merveilles jusqu’au fin fond de la terre. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Un passage du Midrash Shir Hashirim Rabah peut être comparé avec ce verset final.  

 

Rabbi Yéhochoua disait : si tous les océans étaient remplis d'encre, si tous les roseaux étaient des plumes, si tous les nuages étaient des rouleaux de parchemin et si tous les hommes étaient des scribes, ils ne pourraient pas consigner toute la sagesse de la Torah. (Shir Hashirim Rabah 1)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Néanmoins, pour information, il faut savoir que ce ver­set est re­tran­ché par Ti­schen­dorf, qui est considéré par certains comme l'un des plus grands chercheurs de l'histoire des textes du Nouveau Testament. En effet, comme nous l’avons dit, ce verset est retranché sur l’au­to­rité, du seul ma­nus­crit du Si­naï ; dans ce do­cu­ment il aurait été in­tro­duit, d’a­près Ti­schen­dorf, par un correc­teur…

Selon d’autres avis, il fai­sait par­tie déjà du texte pri­mi­tif de ce ma­nus­crit.

Toujours selon d’autres avis chrétiens, si on le consi­dère en lui-même, on ar­riverait à la conclusion que ce verset n’ap­par­te­nait pas ori­gi­nai­re­ment à l’Évangile de Yohanan.

Plusieurs raisons sont évoquées par des commentateurs chrétiens :

  • ce verset a re­cours à une hy­per­bole qui, prise à la lettre, ren­fermerait une étrange exa­géra­tion…

  • on ne re­trouverait dans ce ver­set ni le style, ni la "sim­pli­cité" de Yohanan qui ja­mais ne dit "je" et ja­mais n’em­ploie le verbe rendu par "je pense" …

  • certains exé­gètes chrétiens at­tri­buent le verset 24 aux an­ciens d’Éphèse, qui sup­posent que le verset 25 [dont l’au­teur dit "je"] a été écrit par un autre per­son­nage ; la fin de ce cha­pitre pro­vien­drait donc de deux sources dif­fé­rentes : les an­ciens et un in­connu sup­posé !