CHAPITRE 15

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COMMENTAIRES 

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4.     Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut porter de fruit de lui-même s’il ne demeure sur la vigne, ainsi, vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

 

 

  • Demeurez en moi, et moi en vous : comme il est enseigné dans les milieux ‘hassidiques : Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I) ou encore : On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable et dans son rapprochement avec le Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8)

 

  • Comme le sarment ne peut porter de fruit de lui-même s’il ne demeure sur la vigne : de là on comprend aisément qu’il nous faut être attachés au Mashiah pour pourvoir nous rapprocher d’Hashem comme il est dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Yohanan 14 :6).

 

  • ainsi, vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi : cela correspond également aux enseignements ‘hassidiques :  Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. (Si’hot Haran 111).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Je vous dis cela pour que mon chérissement soit en vous et que votre chérissement soit plein.

 

 

  • Je vous dis cela pour que mon chérissement soit en vous : du grec "chara"…

Voici la définition du mot grec "chara" :

  • joie : émotion agréable et profonde, sentiment exaltant ressenti par toute la conscience,

  • réjouissance : fait de se réjouir, manifestation de joie collective,

  • la joie reçue de personnes joyeuses.

Car le Royaume de D.ieu, ce n'est pas le manger et le boire mais la justice, la paix et la joie, par le Rouah Hakodesh. (Romains 14 :17)

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "chairo" :

  • se réjouir, être heureux : qui jouit du bonheur, qui est content de son sort,

  • être extrêmement réjoui : manifester de la joie, être épanoui et joyeux,

  • être bien, prospérer : être dans une situation favorable, une période de croissance et de développement.

Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire car les noces de l'Agneau sont venues et son ֤Épouse s'est préparée. (Révélation 19 :7)

 

  • et que votre chérissement soit plein : les Nazaréens doivent être remplis de sim’ha pour avoir connu les enseignements du Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°1

Comparons avec la ‘Hassidout Breslev.

Un jour, alors que Rabbi Nathan était peiné, Rabbi Na’hman lui adressa les propos suivants : Si tu avais conscience du mérite que cela représente de m’avoir connu, tu danserais toute la journée ! (Rav Avraham Ifra’h)

Et de la même façon, c’est un sujet de joie d’être les talmidim du Mashiah. 

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13.     Personne n’a de plus grand amour que celui qui livre son être pour ses amis.

 

 

  • Personne n’a de plus grand amour : donner sa vie pour ses amis, c’est la plus grande preuve d’amour qu’on puisse leur donner ; aussi, les enseignements de notre Rabbi seront toujours le meilleur moyen pour puiser la grandeur de cet amour. Cette parole du Mashiah restera d’ailleurs profondément gravée dans le cœur de Yohanan ; on peut le voir lorsqu’il la répéta dans une de ces Lettres : Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. (1 Yohanan 3 :16).

 

 

  • que celui qui livre son être pour ses amis : donner sa vie, c’est non pas forcément mourir demain matin pour untel mais c’est plutôt lui accorder du temps, de l’écoute, de l’attention, de l’encouragement, etc… et même si nécessaire de l’argent.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici un enseignement ‘hassidique du Rav Avraham Ifra’h sur la notion d’amitié.

 

Il existe une halakha selon laquelle, si nous n’avons pas de nouvelles d’un ami durant 30 jours, nous devons réciter la brakhah de che’héyanou. Rabbi Na’hman écrivit de nombreuses explications à ce sujet, qu’il juxtaposa à ses explications sur la notion de mauvais œil. Quel rapport existe-t-il entre ces deux notions apparemment sans lien véritable ? Lors de notre existence, nous sommes confrontés à un manque d’encouragement de notre entourage, de nos professeurs, parfois de notre propre famille. Souvent, ce sont même des paroles blessantes qui nous sont adressées… De ce fait, nous entretenons un mauvais regard sur nous-mêmes et nous nous déprécions. En ce sens, l’amitié constitue un pansement pour l’âme. Le fait qu’une personne soit votre ami signifie qu’elle vous apprécie, peu importe vos zones d’ombre. D’ailleurs, les vrais amis se plaisent à tourner nos défauts en dérision, sans que cela ne nous vexe car nous savons qu’ils nous apprécient profondément. Certains diront que la famille nous aime malgré nos zones d’ombre mais les amis ont ce fantastique pouvoir de nous faire prendre conscience que nous avons suffisamment de qualités afin d’être appréciés par choix. En effet, contrairement à notre famille, nos amis nous aiment par choix. En ce sens, revoir un bon ami après un mois d’absence, sans avoir eu de ses nouvelles, c’est retrouver ce bon regard sur nous et revivre à nouveau. Cela mérite bien une brakhah de che’héyanou, non ? Che’héyanou signifie "qui nous a maintenu en vie" … En ce sens, l’amitié est quelque chose de fondamental. C’est grâce aux amis que nous prenons conscience du bien qui est en nous. Notre famille nous aime sans condition mais nos amis nous prouvent que nous avons des qualités qui méritent que le monde se lie à nous par choix. (Rav Avraham Ifra’h)