CHAPITRE 14

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COMMENTAIRES 

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9.     Iéshoua’ lui dit : Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippos ? Qui me voit, a vu le père. Comment peux-tu dire : Fais-nous voir le père ?

 

 

  • Iéshoua’ lui dit : Depuis si longtemps je suis avec vous : étant votre Rabbi.

 

 

  • et tu ne me connais pas, Philippos : Philippos [et les autre Apôtres] n’avait pas percé la grandeur de Yeshoua.

 

 

  • Qui me voit, a vu le père : le Mashiah Yeshoua étant le reflet parfait d’Hashem dans ce monde…

 

COMMENTAIRE N°1

 

On pourra s’inspirer de nombreux textes Juifs pour mieux comprendre la proximité entre Hashem et le Mashiah car en réalité, d’un point de vue Juif, il est largement possible d’identifier Yeshoua au Saint Béni soit-Il…

 

Rabbi Yohanan a dit : Dans le futur, les tsadikim seront appelés du nom du Saint Béni soit-Il, comme il est dit : Tous ceux qui s'appellent de mon nom et que j'ai créés pour ma gloire, que j'ai formés et que j'ai faits. (Yeshayahou 43 :7). Cela indique que celui qui a été créé par D.ieu et lui fait gloire est appelé par son Nom. Et Rabbi Shmouel bar Na’hmani a dit que Rabbi Yohanan a dit : Trois ont été appelés du nom du Saint Béni soit-Il et ce sont : les tsadikim, le Mashiah et Jérusalem. En ce qui concerne les tsadikim, c'est comme nous venons de le dire. En ce qui concerne le Mashiah, c'est comme il est écrit : Et c'est son nom par lequel il sera appelé, le Seigneur est notre justice. (Yrmeyahou 23 : 6). (Bava Batra 75b)

 

Bien évidemment, Yeshoua n’étant pas l’incarnation de D.ieu au sens chrétien du terme mais plutôt un reflet avec un grand "R" d’Hashem comme de nombreux autres tsadikim…  En effet, certains textes Juifs vont même jusqu’à appliquer à des rabbanim plusieurs versets du Tanakh alors qu’ils font référence à l’Éternel.

 

Et l’Éternel est dans son saint Temple (Havakouk 2 :20). Il s’agit de Rabbi Its’hak qui se trouve dans la synagogue à la porte de Césarée. (Talmud de Jérusalem, Biqourim 3 :3)

 

Un jour, Rabbi Shimon bar Yo’haï vint, accompagné de Rabbi Abba et de Rabbi Yéhouda, de Cappadoce à Loud. Rabbi Abba était fatigué et courrait après Rabbi Shimon bar Yo’haï, lequel montait un âne. Rabbi Abba dit : C’est évident : Ils suivront l'Éternel, rugissant comme un lion. (Hoshéa 11 :10). (Zohar 1 :123a et 3 :79b)

 

Qui est la face du Seigneur D.ieu ? C’est Rabbi Shimon bar Yo’haï. (Zohar 2 :38a)

 

Comme nous pouvons le constater, ce n’est donc pas "une faute" ou "un concept idolâtre" d’identifier un Tsadik au Saint Béni soit-Il. Or, malheureusement, le christianisme a abusé de ce concept Juif extrêmement profond et effectivement, est tombé dans un extrême et a ainsi, transformé le Tsadik Yeshoua en Jésus-Dieu.

 

COMMENTAIRE N°2

À partir de ce verset, de nombreux chrétiens font dire à Yeshoua, qu’il aurait déclaré que le voir signifiait "voir D.ieu lui-même" de façon strict. Cet enseignement édomite leur permet de tirer la conclusion selon laquelle Yeshoua serait donc D.ieu… Voir Yeshoua, est-donc voir Hashem au sens strict du terme ou au sens symbolique ? Hashem peut-il être incarné dans un être humain, alors que les cieux et les cieux des cieux ne peuvent le contenir ?

Mais quoi ! D.ieu habiterait-il véritablement avec l'homme sur la terre ? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir ! (2 Divré Hayamim 6 :18)

Reprenons le chap. 14 de l’Évangile de Yohanan, dans son introduction où nous lisons : croyez-en D.ieu et croyez en moi. (Yohanan 14 :1). Selon ce verset, le Mashiah appelle ses talmidim premièrement, à croire en D.ieu et à croire ensuite en lui comme étant, un représentant de D.ieu [principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik]. Croire en D.ieu et en son Messager, a toujours été une condition du salut dans le Judaïsme ; nous en avons l'exemple avec Israël et Moshé dans le Sefer Shemot.

Israël vit la main puissante que l'Éternel avait dirigée contre les Égyptiens. Et le peuple craignit l'Éternel et il crut en l'Éternel et en Moshé, son serviteur. (Shemot 14 :31)

Ainsi, en invitant ses talmidim à croire en D.ieu et ensuite en lui, Yeshoua présente sa qualité de serviteur de D.ieu à l'instar de Moshé. Par exemple, lorsque certains Juifs lui ont demandé plus tard "où était son Père" ; Yeshoua répondit : vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. (Yohanan 8 :19). On se rend vite compte que Yeshoua relie le fait de "voir D.ieu" à connaitre D.ieu et son Envoyé… Or, ceci est également un enseignement purement Juif kasher. En effet, par exemple, Rabbi Na'hman enseigne dans le Likouté Moharan que trois éléments sont indispensables pour le repentir, dont le premier consiste à voir le Tsadik [l’Envoyé d’Hashem] car voir le Tsadik brise les tendances à la dépression et aux mauvais instincts. Ainsi, pour se rapprocher d’Hashem par le biais de la téchouva, on comprend qu’il faut d’abord se rapprocher de son Envoyé. Maintenant, qu’est-ce que voir le Tsadik ? C’est simplement d’étudier sa Torah car les enseignements du Tsadik possèdent en eux le visage et l'âme du Tsadik, comme cela est stipulé également dans le Likouté Moharan.

C'est alors qu'intervient Philippos : Montre-nous le Père et cela nous suffit. (Yohanan 14 :8). Finalement, l’intervention "montre nous le Père" est identique à la question des Juifs : Où est ton Père ? Quelle est la réponse de Yeshoua ? Yeshoua lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne m'as pas connu, Philippos ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ?  Yeshoua ne répond pas : Je suis le Père ! Au contraire, il ramène le problème sur la base de la connaissance comme c’est écrit : tu ne m’as pas connu. (Yohanan 14 :9). En qualité de qui devrait-il être connu ? Simplement en qualité de Tsadik et d’Envoyé céleste comme c’est écrit plus loin : Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai D.ieu et celui que tu as envoyé, le Mashiah Yeshoua. (Yohanan 17 :3). Et comment le Mashiah révèle-t-il le Père à ses talmidim ? C'est par ses enseignements et par sa conduite en tout point identique aux instructions de la Torah de son Père céleste. En tant que représentant d’Hashem, Yeshoua agissait comme Hashem le ferait lui-même ; en toutes circonstances, il agissait comme son Père aurait agi dans des conditions similaires… Ceux qui ont vu Yeshoua n'ont pas vu D.ieu au sens strict du terme mais ceux qui ont connu Yeshoua ont vu D.ieu au sens symbolique. D'ailleurs, si Yeshoua était littéralement D.ieu le Père lui-même, pourquoi l’Apôtre Yohanan écrit-il :  Personne n'a jamais vu D.ieu. (Yohanan 1 :18). En effet, si Yeshoua était D.ieu, pourquoi l’Apôtre Yohanan écrit-il après la mort de Yeshoua, que personne n’a jamais vu D.ieu ? Cela n’a pas de sens… Au contraire, il précise bien que le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître ; autrement dit, qui l’a pleinement révélé par ses enseignements, sa droiture et son amour. Les Juifs du temps de Yeshoua n'ont donc pas "vu D.ieu" au sens chrétien du terme... Enfin, l’Apôtre Yohanan, affirme, une nouvelle fois, bien des années plus tard, après que Yeshoua soit monté au Ciel, ce qui suit : personne n'a jamais vu D.ieu ; si nous nous aimons les uns les autres, D.ieu demeure en nous et son amour est parfait en nous. (1 Yohanan 4 :12).  Yohanan avait-il alors oublié qu'il avait vu Yeshoua ? Non ! Il avait simplement la certitude que Yeshoua n'était pas D.ieu le Père. Sinon, il aurait dit : nous avons D.ieu… Et pourtant, lui-même, un Apôtre, précise bien le contraire !

Quand Moshé manifesta le désir de voir D.ieu littéralement : Fais-moi voir ta gloire ! La réponse de D.ieu fut la suivante : Tu ne pourras pas voir ma face car l'homme ne peut me voir et vivre. (Shemot 33 :18-20). Nous pouvons alors conclure qu'il est évident que lorsque le Mashiah dit que celui qui l'a vu a vu le Père, le verbe "voir" n'est pas à prendre au premier degré mais au sens symbolique comme c’est précisé dans le Zohar concernant Rabbi Shimon Bar Yo’haï… Qui est la face du Seigneur D.ieu ? C’est Rabbi Shimon bar Yo’haï. (Zohar 2 :38a). Rabbi Shimon bar Yohai était-il la face de D.ieu ? Or, comme nous l’avons vu, Hashem a pourtant dit à Moshé : Tu ne pourras pas voir ma face car l'homme ne peut me voir et vivre. (Shemot 33 :20). On voit bien qu’il s’agit d’un enseignement symbolique, Rabbi Shimon bar Yo’haï était un Tsadik et se comportait selon la volonté d’Hashem ; le voir revenait finalement, à voir comment Hashem se comporterait également… C’est le même principe pour Yeshoua !  

Il est l'image du D.ieu invisible, le premier-né de toute la Création. (Colossiens 1 :15)

Pour reprendre les expressions de Rabbi Shaoul, il est l’image du D.ieu invisible et comme Origène, l’un des pères de l’église catholique, l’a lui-même reconnu, le verset tiré de la Lettre de Yohanan signifie que celui qui a compris le Fils comprendra aussi le Père. Dans la Torah Orale, le commandement d’aimer l'Éternel, notre D.ieu et marcher dans toutes ses voies est clarifiée comme suit : Comme D.ieu est appelé miséricordieux, toi aussi sois miséricordieux ; comme D.ieu est appelé compatissant, toi aussi sois compatissant ; comme D.ieu est appelé Juste ; toi aussi sois juste ; comme D.ieu est appelé pieux, toi aussi sois pieux. (Rachi sur Devarim 11 :22)

 

Yeshoua, selon Matityahou 5 :17, étant venu pour accomplir la Torah, c'est-à-dire l’observer parfaitement pour montrer l’exemple, réalisa ce commandement en sorte qu’il était devenu le reflet parfait des qualités du Père, une image du D.ieu invisible mais en aucun cas, il n’était lui-même le Père.

De plus, un autre fait vraiment basique : si Yeshoua était D.ieu, pourquoi priait-il ? Il n’avait qu’à s’exaucer lui-même ? On voit bien que les enseignements chrétiens ne tiennent pas la route… Comme on le sait, Yeshoua était un Tsadik mais n’était pas D.ieu.

 

  • Comment peux-tu dire : Fais-nous voir le père : la plus grande révélation d’Hashem étant manifestée au travers du Mashiah.

 

 

 

 

 

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13.     et ce que vous demanderez en mon nom, moi, je le ferai, pour que le père soit glorifié dans le fils.

 

  • et ce que vous demanderez en mon nom : par mon mérite.

 

COMMENTAIRE N°1

Toute personne dans sa prière doit avoir l’intention de s’attacher aux Tsadikim de la génération car eux-seuls savent élever chaque prière à l’endroit qui lui convient. (Torah n°2 du Likouté Moharan I)

 

  • moi, je le ferai : le Mashiah intercédera dans le Ciel, afin qu’Hashem nous accorde l’exaucement.

 

COMMENTAIRE N°2

Les Tsadikim de vérité élèvent la prière vers de grandes ascensions, jusqu'à ce qu'il dévoile la divinité et le Royaume de D.ieu à tous les habitants du monde, même à ceux qui sont extrêmement éloignés comme les méchants et les idolâtres. Ceci constitue l'essentiel de la grandeur de D.ieu. C’est pourquoi celui qui a un malade ou un male quelconque dans sa maison, qu'il aille chez les Tsadikim qui demanderont miséricorde pour lui et en cela , l'homme procurera une grande satisfaction à D.ieu car D.ieu désire ardemment les prières des Tsadikim. Pour l'essentiel en ce qui concerne la prière, seuls les Tsadikim la connaissent. (Torah n°10 du Likouté Moharan I)

 

  • pour que le père soit glorifié dans le fils : afin qu’Hashem puisse révéler la messianité de Yeshoua et ainsi, réparer le monde.

 

 

 

 

 

 

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26.     mais le réconfort, le souffle sacré, que le Père envoie en mon nom, celui-là vous enseignera tout ; il vous rappellera ce que moi je vous ai dit.

 

  • mais le réconfort, le souffle sacré : du grec "parakletos"…

 

Voici la définition du mot grec "parakletos" :

  • une aide, un assistant, un adjoint, un consolateur comme le Rouah du Tsadik destiné à nous conduire dans une plus grande connaissance de la vérité de l'Évangile.

Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part d’Hashem, l'Esprit de vérité, qui vient d’Hashem, il rendra témoignage de moi. (Yohanan 15 :26)

 

  • que le Père envoie en mon nom : par le mérite de Yeshoua.

 

  • celui-là vous enseignera tout : le Rouah Hakodesh du Mashiah conduit les Juifs Nazaréens dans une connaissance toujours plus parfaite/profonde d’Hashem. 

 

COMMENTAIRE N°1

Le Rouah Hakodesh du Mashiah nous conduit au travers du plusieurs chemins : 

  • L’étude de de la Torah,

Mais le consolateur, le Rouah Hakodesh, qu’Hashem enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Yohanan 14 :26)

Voici une vérité importante : plus l’ampoule est forte et mieux nous verrons.... Tout devient plus net ! Ainsi, plus notre esprit est éclairé et renouvelé, plus nous découvrirons de nombreuses richesses dans la Torah. En l’occurrence, plus nous sommes proches du Mashiah et plus nous comprendrons la volonté d’Hashem. 

C’est le travail du Rouah Hakodesh : nous aider pour comprendre la Parole de D.ieu et pour nous montrer comment l’appliquer dans nos vies.

En étudiant la Torah, il nous faut ainsi nous demander constamment : En quoi cet enseignement peut-il s’appliquer à ma vie ? Hashem nous répondra par le Rouah Hakodesh car l’Esprit "murmure dans nos oreilles" ou imprime des pensées et des sentiments nobles dans nos cœurs. 

Hashem nous accorde la révélation de ses voies dans le but d’être imité. (Sota 14a)

Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Mashiah. (1 Corinthiens 11 :1)

 

  • L’hitbodedout,

Celui qui n’a pas hitbodedout ne pourra pas prétendre être un talmid du Mashiah et détenir le Rouah Hakodesh…  Nous devons percevoir la téfila comme un échange avec notre Père céleste ; parler avec Hashem est une grâce extraordinaire ! Pendant ces moments de grandes intensités, nous devrons être echad avec la Shekinah [avec le Rouah Hakodesh] car celle-ci nous accordera nombres convictions afin d’avancer dans notre Avoda et dans notre marche spirituelle !

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie Hashem qui est là dans le lieu secret et Hashem, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matityahou 6 :6)

Comme nous l’avons dit, la hitbodedout est un moment privilégié : nous nous adressons au Maître du monde. C'est la clé de toutes nos réussites… Si nous n’avons pas accepté la hitbodedout dans nos vies, rien n’est vraiment possible ! En effet, la décision la plus importante de toute notre existence est présente dans ce choix : faire hitbodedout ou non, comme le Mashiah Yeshoua et même Rabbi Na’hman nous l’ont appris…

 

Rabbi Nah’man nous l’a appris, aucun homme ne peut devenir un bon Juif sans une heure d’hitbodedout par jour. (Rav Shalom Arush)

 

 

  • Par le parler en langues,

Le jour de Shavouot, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Rouah Hakodesh et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. (Actes 2 :1-4)

Par le Rouah Hakodesh, nous avons tous droit au don du parler en langues.

Ce don nécessite un abandon total de notre être car comme on le sait, au moment d’exprimer notre parler en langues, nous perdons totalement notre contrôle sur la prononciation de nos mots : c’est un véritable acte surnaturel… Le parler en langues pourra être présenté comme une succession de paroles d'ordinaire incompréhensibles pour le point de vue humain… Néanmoins, nous devons comprendre ceci : le parler en langues a forcément une importance capitale car autrement Hashem n’aurait pas permis cette "bizarrerie" !

L’utilité du parler en langues est de communiquer un message divin. En d'autres termes, Hashem, par le Rouah Hakodesh, nous fait parler en langues pour communiquer des messages importants et pour opérer des tikounim dans le monde. Les Écrits Nazaréens nous parle également du parler en langues en tant qu'action de grâces, autrement dit, c'est une action de grâce provenant de la perfection de celui qui nous l’a offert et elle surclasse ainsi, tous les autres types de louanges. 

Au travers de ce don, Hashem nous a donné une communication privilégié avec lui. Ceux qui le pratiquent véritablement pourront l'attester : c’est un merveilleux moyen d'édification de soi !  

En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes mais à D.ieu car personne ne le comprend et c'est en esprit qu'il dit des mystères. (…) Celui qui parle en langue s'édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie la Kéhila. (1 Corinthiens 14 :2-4)

En parlant en langues, nous nous édifions nous-mêmes, nous nous bâtissons spirituellement, nous nous construisons notre "personnalité spirituelle" et nous fortifions notre armure contre ce monde. Le parler en langues est d'origine divine et fonctionne comme un point de connexion entre nous et une dimension profonde d’Hashem.

Celui qui parle en langues sera connecté avec le divin et il apprendra le chemin d’une kédoucha totale et parfaite comme celle du Mashiah : avoir des pensées comme D.ieu, avoir des actions comme D.ieu et parler comme D.ieu. Utilisons et exploitons alors pleinement cette ressource surnaturelle qu’Hashem nous a léguée pour notre édification spirituelle dans le Mashiah !

Attention : ce petit extrait d’étude est dédié pour ceux qui ont soif d’Hashem, de la Torah et qui recherchent vraiment la connexion avec le Maître du monde. En aucun cas, il n’est parlé des adeptes trompeurs, criant "chababala" en bruits d’animaux dans toutes les Églises pour prouver une appartenance à un quelconque Saint-Esprit. Dans le Rouah Hakodesh, on retrouve le mot "kadosh" : cette sainteté de D.ieu n’est pas accordée aux animaux mais bien aux Nazaréens. 

Concernant le parler en langues, il nous faudra donc par-dessus-tout discerner, notamment en ces temps d’hérésie.

 

  • Le Rouah Hakodesh fait de nous des témoins,

 

Mais vous recevrez une puissance, le Rouah Hakodesh survenant sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. (Actes 1 :8)

Le Rouah Hakodesh fait de nous des témoins pour l’annonce de l’Évangile ! En effet, en étant les talmidim de Yeshoua, nous sommes les représentants de D.ieu dans ce monde et nous devons donc être exemplaires et irréprochables en toutes choses. Nous devons adoptés des comportements en adéquation avec la Torah, afin qu’on ne puisse pas lever le poing contre nous.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau mais on la met sur le chandelier et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. (Matityahou 5 :14-16)

La Torah compare le peuple d’Israël aux étoiles car les étoiles dissipent l'obscurité de la nuit et de même, les talmidim de Yeshoua propagent la vérité en enveloppant le monde d’une luminosité étincelante. Les étoiles guident aussi certains voyageurs dans leurs chemins et de même, nous devons orienter l'humanité vers la guéoula. Nous devons alors marcher sur les traces de notre Tsadik car comme on le sait, le Rouah Hakodesh l’accompagnait constamment ! 

L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une Bonne Nouvelle aux pauvres, il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. (Loucas 4 :18-19)

Il m’a oint pour : l’onction de D.ieu nous permet de nous affranchir de nos limites et de notre étroitesse ! Le témoignage de l’Évangile du Mashiah est une grâce et un honneur pour chacun d’entre nous. Notre Tsadik et Rabbi Yeshoua nous a tout donné, il nous a reconciliés avec Hashem et nous a légué le Rouah Hakodesh pour nous prêter assistance.

La Kéhila était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur et elle s'accroissait par l'assistance du Rouah Hakodesh. (Actes 9 :31)

 

  • il vous rappellera ce que moi je vous ai dit : les enseignements de Yeshoua.

 

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30.     Je ne parlerai plus beaucoup avec vous. Oui, elle vient, la tête de l’univers. En moi, elle n’a rien.

 

 

  • Je ne parlerai plus beaucoup avec vous : la mort du Mashiah étant proche…

 

 

  • Oui, elle vient, la tête de l’univers : l’expression "la tête de l’univers" dans la bouche du Mashiah fait référence au Satan, sous-entendu, la puissance de la sitra a’hara ou la puissance du monde de klipa.  

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre les concepts exposés par le Mashiah, il sera intéressant de s’inspirer des enseignements ‘hassidiques du Likouté Amarim.

 

Ce monde et tout ce qu’il contient est appelé le monde des klipot et de la sitra a’hara malgré la sainteté divine qui anime ce monde également. En effet, comme les créatures de ce monde physique ressentent leur existence comme indépendante de D.ieu, celui-ci est défini comme un monde de klipot et de sitra a’hara. C’est la raison pour laquelle tous les faits de ce monde sont rudes, mauvais et que les méchants prédominent ainsi qu’il est écrit dans le Ets ‘Haïm, Porte 42, fin du chap. 4. En dépit de cette caractérisation, le divin demeure immanent au monde. Néanmoins, les créatures de ce monde n’étant pas manifestement soumises à D.ieu, il est qualifié de monde de klipot et de sitra a’hara. Il a été aussi jusqu’à présent expliqué que toutes les pensées, paroles et actions qui ne sont pas orientées vers la sainteté relèvent de la sitra a’hara et sont les vêtements par lesquels s’exprime l’âme animale. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 6)

 

 

  • En moi, elle n’a rien : comme il est enseigné dans la Hassidout : Le mal n'a aucune emprise sur le Tsadik parfait et n'a aucun moyen de lui porter atteinte car son cœur n'est pas en proie à la tentation et au risque de faillir. Le Tsadik est, en effet, parvenu à effacer totalement le mal en extirpant les mauvais traits de caractères et les désirs interdits. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)