CHAPITRE 10

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COMMENTAIRES 

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11.     Moi, je suis le beau berger. Le beau berger offre son être pour ses ovins.

 

 

  • Moi, je suis le beau berger : du grec "poimen"…

Voici la définition du mot grec "poimen" :

  • un berger : personne qui garde les moutons ou les chèvres, qui prend soin d’un troupeau,

  • pasteur : gardien d’un troupeaux d’âmes ; chef, guide d'une communauté spirituelle.

  • celui qui prend soin de ceux qui lui ont été confiés et qui suivent ses préceptes,

  • cela désigne le président, le responsable, le directeur, de toute une assemblée : tel le Mashiah, appelé la tête de la Kéhila Nazaréenne,

  • surveillants des différentes communautés,

  • les tâches d'un berger en Orient étaient de veiller aux ennemis essayant d'attaquer les brebis, défendre les brebis contre leurs attaquants, de soigner et guérir les brebis malades ou blessées, de retrouver et sauver les brebis perdues ou prises au piège et des aimer, partageant leurs vies.

 

Que le D.ieu de paix, qui a ramené d'entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d'une alliance éternelle, notre Seigneur Yeshoua. (Hébreux 13 :20)

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

On peut noter ici, qu’à l’instar des plus grands personnages du peuple Juif, tels que Moshé Rabbénou et les trois patriarches, Avraham, Its’hak et Yaakov, le Mashiah se qualifie de berger…

 

 

  • Le beau berger offre son être pour ses ovins : le rôle de berger exige non seulement patience et dévouement mais essentiellement il révèle les qualités de miséricorde de celui qui l’exerce. En effet, les animaux sont livrés à la seule pitié du berger et dépendent entièrement de lui, sans pouvoir compter sur une intervention extérieure. Or, ceux qu’Hashem a choisis pour être les bergers d’Israël, doivent être capables avant tout de miséricorde envers le peuple d’Israël. (Rav Emmanuel Boukobza)

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19.     Et c’est encore une fois la scission entre les Iehoudîm à cause de ces paroles.

 

 

  • Et c’est encore une fois la scission : du grec "schisma"…

 

Voici la définition du mot grec "schisma" :

  • un schisme : séparation d'un groupe organisé, d'un parti, etc…

  • une déchirure entre individus, 

  • une division : cas de séparation, de scission, de désunion ou de discorde,

  • une dissension : division profonde de sentiments, d'intérêts ou de convictions.

Lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions. (1 Corinthiens 11 :18)

 

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "schizo" :

  • se fendre, se casser en morceaux, se déchirer totalement,

  • diviser : séparer une chose ou un ensemble de choses en plusieurs parties,

  • se rompre : dans l’idée de briser ou de casser.

Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. (Matityahou 27 :51)

 

 

  • entre les Iehoudîm : parmi le peuple Juif.

 

  • à cause de ces paroles : des paroles du Mashiah.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Et c’est alors Hanouka à Ieroushalaîm. C’est l’hiver.

 

 

  • Et c’est alors Hanouka à Ieroushalaîm : la fête de Hanouka est une fête instituée en souvenir de la victoire militaire de Yéhouda HaMaccabi, en souvenir de la restauration du Temple de Jérusalem et du miracle de la fiole d’huile, après qu’Antiochus Épiphane les eut profanés.

 

Pour information, Hanoukah n'est pas une fête donnée dans la Torah de Moshé mais il s’agit d’une célébration dont l'origine remonte aux temps des Maccabim, dont l'histoire peut se trouver dans le Livre considéré comme apocryphe du même nom.  En réalité, la fête de Hanouka a été instituée afin de nous donner la force et la lumière nécessaire pour traverser l’obscurité de notre long exil et lors de cette période, surtout lors de l’allumage des bougies de Hanouka, Hashem descend dans notre maison à la manière d’une personne qui rendrait visite à un ami malade.

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Rabbi Na’hman de Breslev a déclaré que l’on pouvait accéder à toutes les réparations spirituelles par l’allumage des bougies et le Hallel de Hanouka.

 

Toujours selon les enseignements ‘hassidiques Breslev, les 36 bougies de Hanouka représentent les 36 Livres du Talmud, soit la Torah Orale des Sages que les Grecs ont voulu nous faire oublier. Or, les mêmes enseignements ‘hassidiques précisent que l’oubli de la Torah ne découle pas uniquement de l’absence d’étude mais également d’une approche froide et académique de l’étude dans laquelle, l’Esprit et le souffle saint des Tsadikim ayant écrit les textes sont absents ; dans le même élan, l’Apôtre Shaoul dira : la lettre tue mais l'Esprit vivifie. (2 Corinthiens 3 :6).

 

L’intention profonde de la philosophie grecque qui perdure toujours aujourd’hui, consiste à lutter contre la foi en Hashem et en sa Providence qui s’oppose totalement à toute logique et lois naturelles. Cette foi qu’exprime le peuple Juif trouve son apogée chez les grands Maîtres d’Israël qui se retrouvent dès lors, être les plus grands ennemis de la pensée grecque d’où le fait que le christianisme, totalement imbibé de la pensée gréco-romaine, les rejettent.

 

Or, pour déraciner la Torah, il suffit également d’enlever au peuple d’Israël, sa foi dans le Tsadik [ou de le dénaturer comme l’ont fait également les chrétiens] car il est le seul à pouvoir montrer à chacun la manière la plus adaptée pour servir D.ieu.

 

En définitive, les Grecs ont voulu cacher le bien enfui en chaque Juif mais comme on le sait, selon nos Maîtres, le travail du Cohen Gadol consiste au dévoilement de ce bien. La fiole scellée avec le sceau du Cohen Gadol (Hébreux 5 :10 ; Hébreux 6 :20) et qui fut retrouvée, permis à allumer la Ménorah du Temple durant huit jours quand bien même la quantité permettait à l’huile de brûler pour un seul. Cette petite fiole constitue, selon les enseignements Breslev, l’Esprit du Tsadik véritable qui est pure et scellé, et dont aucune force étrangère ne peut influencer [dans l’essence] et corrompre. Ses enseignements, comme la petite fiole d’huile du Cohen Gadol, brûlent et traversent le temps d’une façon surnaturelle puisqu’ils ne se consument pas et comme on peut le constater, nous étudions toujours 2000 ans plus tard, les enseignements du Tsadik et Mashiah, Rabbi Yeshoua de Natzeret.

Dans un langage Breslev, c’est peut-être à cette petite fiole que fit allusion Rabbi Na’hman, lorsqu’il déclara : Mon petit feu brulera jusqu’à l’arrivée du Mashiah et dans un langage Nazaréen, c’est peut-être à cette petite fiole que fit allusion le Mashiah, lorsqu’il déclara : Je suis venu jeter un feu sur la terre et qu'ai-je à désirer, s'il est déjà allumé ? (Loucas 12 :49).

 

  • C’est l’hiver : au mois de Kislev, généralement au mois de décembre [période d’hiver] dans le calendrier grégorien.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Au niveau de la Torah Orale, le Talmud parle également de Hanoukah dans le Traité Shabbat : Le 25 du mois de Kislev, les jours de Hanoukah commencent. Il y a huit jours en tout durant lesquels, il n'est pas permis de prononcer une oraison funèbre, ni de jeûner car lorsque les Grecs entrèrent dans le Temple, ils rendirent impures toutes les fioles d'huile se trouvant là-bas et lorsque la maison royale des ‘Hasmonéens prit le dessus et les vainquit, ils ne retrouvèrent qu'une seule fiole d'huile restée pure, qui était posée à l'abri, avec le sceau du Cohen Gadol. Elle ne contenait qu'une quantité suffisante pour allumer la Ménorah du Temple pendant un jour mais un miracle fut accompli et ils purent allumer avec cette huile durant huit jours. L'année d'après, on instaura une célébration et on fit de ces huit jours des jours de fête. (Shabbat 21b)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     Iéshoua’ marche dans le sanctuaire, au portique de Shelomo.

 

 

  • Iéshoua’ marche dans le sanctuaire : selon l’enseignement de nos Maîtres, durant les huit jours de Hanouka descend une lumière cachée qui sera révélée dans le monde futur aux Tsadikim, la lumière des 7 jours de la Création ainsi que la lumière du Mashiah ; les lettres du mot "Mashiah" en témoigne puisque qu’elles représentent les premières lettres de : madlikim shmone iamim Hanouka.

 

 

  • au portique de Shelomo : selon certaines sources, le portique de Shlomo était un passage couvert à l’est de la cour extérieure du Temple ; il s’agirait d’un vestige du premier Temple du Roi Shlomo. Comme on le voit, au moment de Hanouka, Yeshoua y a marché ; plus tard, les premiers Nazaréens ont également pris l’habitude de s’y réunir pour servir Hashem comme il est dit : Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des Apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Shlomo. (Actes 5 :12).

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30.     Moi et le père, nous sommes un. 

 

 

  • Moi et le père : l’union entre Yeshoua et Hashem.

 

 

  • nous sommes un : le Mashiah Yeshoua, par l’intermédiaire de ses mérites en Torah, s’est complétement inclus dans Hashem au point d’être echad [un] avec lui. 

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre les paroles du Mashiah, nous pourrons nous inspirer du Likouté Amarim, principal ouvrage de la ‘Hassidout ‘Habad.

En pensant et en prononçant des mots de Torah, en accomplissant les commandements, l’âme s’élève à un niveau supérieur. En effet, la Torah et les commandements ne faisant qu’un avec D.ieu ; celui qui revêt ces vêtements, s’unit également avec lui. De plus, il est écrit dans le Zohar, que la Torah et le Saint Béni soit-Il ne font qu’un ; cela signifie donc que la Torah, qui est la sagesse et la volonté divine, et le Saint Béni soit-Il dans sa gloire et son essence, ne font qu’un car il est le Connaissant, la Connaissance, etc… comme cela est rapporté au nom de Maïmonide. La Torah, qui est la sagesse de D.ieu, ne fait donc qu’un avec D.ieu lui-même. Par conséquent, lorsqu’un Juif la comprend et s’unit ainsi à elle, il s’unit avec D.ieu lui-même [pour ne faire qu’un avec lui]. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 4)

 

COMMENTAIRE N°2

Concernant ce verset, certains ont objecté : les pharisiens, les scribes et autres comprenaient très bien la Torah et ce, plus que quelqu'un d'autre… Or, s'ils voulaient lapider ou tuer le Christ, c’est parce que l'unité dont parlait Jésus n’était autre que ce qu’il voulait démontrer : qu’il était D.ieu. En conséquence, certains utilisent donc plusieurs versets comme : ce que le Père fait, moi aussi je le fais exactement. (Yohanan 5 :19) ou : Que votre cœur ne se trouble pas, croyez-en D.ieu, et croyez en moi. (Yohanan 14 :11) ou : Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils et à qui le Fils veut le révéler. (Matityahou 11 :27) ou encore : Le shabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le shabbat, de sorte que le Fils de l'homme est Maître même du shabbat. (Marcos 2 :28). Comment Jésus qui est aussi homme, fils de Marie, peut-il être Maître du Shabbat ? Jésus qui est fils de David, comment David l'appelle encore son Seigneur ?

Toutes ces réflexions chrétiennes sont malheureusement, basées sur des mensonges ayant pour source les klipot d’Edom…

- Concernant Yohanan 5 :19 : il faut savoir qu’il est enseigné dans le Judaïsme, qu’être engendré ne signifie pas simplement être le fils d’untel, encore faut-il avoir les mêmes traits, ou les mêmes caractéristiques comme il est enseigné : si vous étiez les enfants d’Avraham, vous feriez les œuvres d’Avraham. (Yohanan 8 :39). Par conséquent, Rabbi Yeshoua a atteint un tel niveau de piété qu’il est devenu l’expression [humaine] parfaite de la divinité comme lui-même l’a partagé : celui qui m'a vu a vu le Père. (Yochanan 14 :9). L’expression utilisée "ce qu’il voit faire par le père" fait justement référence à la volonté parfaite d’Hashem contenue dans la Torah et ainsi, cela rejoint le commentaire.

- Concernant Yohanan 14 :9 : cela correspond aux enseignements ‘hassidiques de l’attachement au Tsadik, comme il est dit : On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable, et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8)

- Concernant Matityahou 11 :27 : cela rejoint tout ce qui été dit précédemment ; le Mashiah connaît le Père de façon parfaite comme il est dit : le Tsadik englobe tous les mondes ensemble, le supérieur dans l'inférieur et l’inférieur dans le supérieur ; il les maintient tous par sa grande force. (Torah n°7 du Likouté Moharan II) ; le Tsadik de vérité est la gloire, la beauté, la grâce du monde tout entier ; il est le maitre de maison du monde tout entier et il correspond au propriétaire du Temple. (Torah n°67 du Likouté Moharan II Tome, Torah 67). Il est aisé de comprendre à la lumière de ces références ‘hassidiques que le Mashiah a atteint un niveau remarquable… et seul le Père connaît ce niveau car il est évident qu’il est insaisissable dans la pratique comme dans la conscience pour chacun d’entre nous. Or, simplement par le fait de les étudier, nous pouvons parvenir à nous rapprocher de l’expression "à qui le Père veut le révéler" car pas tout le monde n’est apte à recevoir la grandeur du Tsadik [principalement par orgueil et jalousie, maladies de certains Juifs de l’époque de Yeshoua].

- Concernant Marcos 2 :8 : dans le même élan, le Zohar compare le Tsadik au Shabbat. (Zohar 3, 144b) et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, Rabbi Nathan dans son Likouté Téfilot prie Hashem par l’intermédiaire des Tsadikim qui sont "entièrement jour de Shabbat" … (Likouté Téfilot 2 :13, Éditions Mayanot HaTsadik). Or, il est également enseigné dans le Likouté Etsot que pour ressentir et vivre la vraie sainteté du Shabbat, il est nécessaire d'aller passer le Shabbat en compagnie de Tsadikim dont la sainteté est immense. En effet, toujours selon le Likouté Etsot, les gens s'efforcent de passer le Shabbat en leur compagnie afin d’approfondir leur foi, qui est la perfection de toutes choses.

- Concernant David et le Mashiah, Rabbi Yeshoua de Natzeret enseigne simplement qu’il est plus grand que notre père et Maître, David HaMelekh ainsi qu’il est enseigné dans un Midrash, que le Mashiah sera plus grand qu’Avraham et que Moshé. Les chrétiens détournent ce verset pour prouver que Yeshoua renie son lien direct [biologique] avec David car il est D.ieu [divin] mais c’est faux, le Rabbi n’a jamais enseigné cette hérésie ; il voulait simplement montrer que le Roi David lui-même se soumettra à sa royauté et que bien qu’il soit son fils [descendant] il demeure supérieur comme un père car le Mashiah par sa sagesse, sera le père de l’humanité, le berger, etc… D’ailleurs, cet enseignement rejoint la Guémara qui dit que dans l’avenir le Mashiah sera le Roi et David, son "second" lors des temps messianiques. (Sanhédrin 98b)

 
 
 
 
 

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33.     Les Iehoudîm lui répondent : Pour une œuvre belle, non ! Nous te lapidons pour un blasphème, parce que toi, un homme, tu te fais Elohîms.

 

 

  • Les Iehoudîm lui répondent : Pour une œuvre belle, non : ceci étant une objection aux paroles précédentes du Mashiah.

 

 

  • Nous te lapidons pour un blasphème : du grec "blasphemia"…

 

Voici la définition du mot grec "blasphemia" :

  • discours impie et injurieux envers le divin, 

  • blasphème : parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou tout ce qui est considéré comme respectable ou sacré.

À noter que le blasphème est à distinguer du sacrilège : le premier consiste en paroles, le second en actes.

Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. (Révélation 13 :1)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "blasphemos" :

  • blasphématoire : qui contient ou constitue un blasphème, soit le fait d’avoir eu une parole ou un discours qui outrage la divinité, la religion ou tout ce qui est considéré comme respectable ou sacré.

  • parole abusive : parole qui est exagérée, qui dépasse une limite convenable,

  • parler en mal : lachon hara.

  • discours injurieux : qui constitue une injure, qui vise à offenser ou qui attente à la réputation.

 

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que D.ieu, ayant l'apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. (2 Timotheos 3 :1-5)

 

 

  • parce que toi, un homme, tu te fais Elohîms : or, tu ne verras jamais dans les Évangiles que Yeshu [Jésus] s’est appelé D.ieu mais qu’il s’est considéré comme un homme. (…) Il s’est toujours désigné comme un "fils d’homme" et "homme" en plusieurs endroits ; il a toujours attribué sa puissance et son importance à son Père qui est dans les Cieux. (Rav Yéhouda Aryeh miModena)

COMMENTAIRE N°1

Voici la suite du témoignage extraordinaire du Rav Yéhouda Aryeh miModena sur ce sujet.

J’ai lu un récit, qui circule et qui se trouve en la possession d’un individu de notre peuple, qui relate les péchés de jeunesse de Yeshu [Jésus] et ceux qu’il a fait dans sa vie, comment est-ce qu’il a fait pour accomplir des miracles, jusqu’au jour de sa mort, etc… Il est clair que le tout n’est qu’un mensonge, qui a été composé par un homme qui s’est opposé à lui et dont l’intention était de le diffamer. Ce récit est une honte pour tout enfant d’Israël qui y croit pour n’importe quelle raison. De ce que j’ai compris de nos Livres et de ceux des chrétiens, j’ai dérivé ce principe, qui, à mon sens est exacte et qui est telle que si j’avais moi-même vécu dans la même génération que lui et étudiait à ses côtés : Saches qu’il y eut, parmi les Juifs de l’époque, vers la fin de l’ère du Second Temple, plusieurs sectes, lesquelles reconnaissaient toutes la Torah de Moshé mais qui étaient divisée quant à son interprétation et à l’interprétation de ses commandements. Il y avait, parmi elles, les scribes et les pharisiens, qui sont nos Sages et desquels est issue la Mishna ; il y eut aussi les sadducéens, les boethusiens, les esséniens et d’autres encore… Flavius Josèphe, de même que Carlo Sifinio, dans son ouvrage intitulé, Republica Hebraeorum, mentionne certaines d’entre elles. De toutes ces mouvances, le Nazaréen a choisi la véridique et a suivi tous les enseignements de nos Sages, aussi bien en ce qui concerne les croyances que la pratique ; il croyait qu’elles étaient toutes reçues de Moshé. Et c’est ce qui transparaît clairement dans l’Évangile de Matityahou où il dit à ses talmidim : Sur le siège de Moshé, sont assis les scribes et les pharisiens. Faites tout ce qu’ils vous diront mais ne faites pas selon leurs actions. (Matityahou 23 :2-3). On voit qu’il a reconnu non seulement la Loi Écrite mais aussi la Loi Orale dans ce qu’il considérait comme reçue de Moshé. (…) Si son intention était de changer, ne serait-ce qu’une petite chose dans la Torah, jamais personne n’aurait accepté de l’écouter et tout le monde l’aurait persécuté. Voilà pourquoi, il a toujours affirmé l’actualité de la Torah, comme lorsqu’il dit : Je ne suis pas venu abolir la Torah mais pour l’accomplir. (Matityahou 5 :17). Il dit aussi que le ciel et la terre passeront mais une seule lettre de la Torah ne passera pas. (Loucas 16 :17). Il y eut, néanmoins, quelques éléments [de la tradition pharisienne] qu’il ne considérait pas comme des lois orales données à Moshé au Sinaï [halakhot le-Moshé mi-Sinaï] ni comme des traditions qu’ont hérité les anciens mais comme leurs propres inventions, auxquelles il commença à s’opposer et à dénoncer. (…) Et lorsque les pharisiens entendirent que cet homme de basse condition et qui n’était pas encore d’âge mûre s’opposa à eux sur certaines choses, ils s’inquiétèrent et craignirent que cela se transforme en une nouvelle secte qui dénature la Torah, à l’instar des sadducéens, des boethusiens et d’autres ; ils commencèrent alors à s’informer sur lui et à s’opposer à ses dires et à ses agissements. (…) Or, il ne fait pour moi aucun doute, que le Nazaréen n’a jamais osé se prétendre D.ieu ou une partie de D.ieu, comme le croient de nos jours les chrétiens à son sujet. Comme on peut en juger de sa manière d’agir et de ses paroles, il ne lui est jamais venu à l’esprit de se faire D.ieu. (…) Il savait très bien que s’il se faisait D.ieu, ou se disait être une partie du D.ieu d’en haut, comme le dirent plus tard ceux qui croient maintenant en lui, même la masse du peuple Juif l’aurait lapidé sans même l’amener devant le Tribunal. En effet, puisqu’il voulait être perçu comme plus qu’un Prophète et un homme de D.ieu, afin de s’élever à tous les niveaux et de l’emporter face à la controverse avec les scribes et les pharisiens, il s’est décrit comme étant le Fils de D.ieu. De cette manière, il aurait été élevé aux yeux de toute la masse du peuple et aurait été considéré, non plus comme plus grand que tous ceux qui sont nés de femmes, que tous les Prophètes et même plus grand que Moshé Rabbénou mais comme plus grand que les anges eux-mêmes car un fils est plus grand auprès d’un Père qu’un serviteur et un ministre. (…) En se disant Fils de D.ieu, il se prétendait ainsi plus grand que tous ceux-là. (…) Avec cette appellation, ses talmidim et ceux qui crurent en lui l’ont élevé plus haut que tous les Prophètes et les anges d’en haut, de même que la masse du peuple. (…) C’est également par cette description qu’il échappa à la condamnation du Sanhédrin, ou des Juges, qui étaient en ces temps-là, en disant qu’il n’avait pas l’intention de s’attribuer la divinité. Lis, s’il te plaît, ce que relate à ce sujet l’Évangile de Yohanan, au dixième chapitre : Mes brebis écoutent ma voix, etc… Moi et le Père nous sommes un. Ils ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider. Yeshu [Jésus] leur répondit : J’ai fait devant vous beaucoup de bonnes œuvres venant de mon Père, pour laquelle me lapidez-vous ? Les Juifs lui répondirent : Ce n’est pas pour une bonne œuvre que nous te lapidons mais pour un blasphème parce que toi, un homme, tu te fais D.ieu. Yeshu [Jésus] leur répondit : N’est -il pas écrit dans votre Torah : Vous êtes des dieux ? Si la Torah appelle dieux ceux à qui la Parole de D.ieu a été adressée et si l’Ecriture ne peut être anéantie, comment dites-vous à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde : Tu blasphèmes car j’ai dit que je suis le Fils de D.ieu ? (Yohanan 10 :27-36). Ainsi, il dit à chaque fois que le Père l’a envoyé, qu’il le connaît, qu’il lui a donné et non qu’il l’a [littéralement] engendré ni qu’il est le Père lui-même mais dans le sens du verset : Vous êtes des dieux et des fils du Très Haut. (Maguen Vaherev du Rav Yéhouda Aryeh miModena 3 :8-10)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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36.     comment donc pouvez-vous dire à celui que le père a consacré et envoyé à l’univers : Tu es un blasphémateur, parce que j’ai dit : Je suis Bèn Elohîms ?

 

 

  • comment donc pouvez-vous dire : cela fait référence aux opposants du Tsadik.

 

 

  • à celui que le père a consacré et envoyé à l’univers : pour mieux comprendre cette parole du Mashiah, nous pourrons nous inspirer des principes de base de la ‘Hassidout.

 

Ce texte est repris du Livre "les 7 piliers et fondements de la foi" de la ‘Hassidout Breslev.

 

  • L'âme du Messie a précédé la Création du monde, elle est la racine de toutes les âmes d'Israël.

 

  • Tout le monde entier a été créé pour ce Tsadik.

 

  • C'est avec l'âme de ce Tsadik qu'Hashem a pris conseil pour créer le monde.

 

  • Il est garant auprès du Saint Béni soit-Il, de réparer le monde.

 

  • Tout le service divin, les guilgoulim de chacun et les réparations de tout homme passe par lui.

 

  • Hashem lui a octroyé la souveraineté et la Royauté.

 

  • Il est le Tribunal céleste.

 

  • Par lui, se dévoile la Providence divine au niveau spirituel et matériel.

 

  • Il incarne le dévoilement de la prière.

 

  • Il est le chariot de la Shekhina.

 

  • Il incarne la sainteté.

 

  • Il est la vitalité du monde entier.

 

  • Toutes les dévotions ne montent au Ciel que par lui.

 

  • Tous les éveils ou les repentirs proviennent de lui.

 

 

 

  • Tu es un blasphémateur, parce que j’ai dit : Je suis Bèn Elohîms : le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)