CHAPITRE 5

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COMMENTAIRES 

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1.     Allons, maintenant, les riches ! Pleurez, hurlez, pour les malheurs qui viennent contre vous !

 

 

  • Allons, maintenant, les riches : pour information, les réprimandes « contre les riches » sont également très présentes dans le Livre de ‘Hanokh comme il est dit : « Malheur à vous qui possédez de l’argent et de l’or acquis par l'injustice ! Vous dites : Nous sommes riches, nous avons de la fortune et nous possédons tout ce que nous avons désiré. » (1 ‘Hanokh 97 :8) ou encore : « Malheur à vous, pécheurs, parce que votre richesse vous donne l’apparence des justes, mais votre cœur vous convainc que vous êtes pécheurs, et cette parole témoignera contre vous ! » (1 ‘Hanokh 96 :4)

 

 

  • Pleurez, hurlez, pour les malheurs qui viennent contre vous : ailleurs, il est également écrit dans le Livre de ‘Hanokh : « Malheur à vous riches, parce que vous vous confiez dans vos richesses ; vous en serez privés, parce que vous ne vous êtes pas souvenus du Très-Haut aux jours de votre richesse. Vous avez commis le blasphème et l’iniquité, vous êtes mûrs pour le jour de l’effusion du sang, pour le jour de ténèbres et pour le jour du grand jugement. » (1 ‘Hanokh 94 :8-9) et de la même façon dans les Évangiles, le Mashiah a déclaré : « Malheur à vous, riches ! » (Loucas 6 :24) ou encore : « Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de D.ieu. » (Matityahou 19 :24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2.     Vos richesses sont pourries, vos parures rongées de vers.

 

 

  • Vos richesses sont pourries : notre Maître Yaakov s’est attaqué aux riches pour lesquels, il avait déjà eu des paroles d’avertissement et de désapprobation dans les premiers chapitres. Le frère du Rabbi continue ici de dénoncer les jugements de D.ieu sur leurs « criantes » injustices dont ils se rendent coupables, et sur leurs vies de jouissances au détriment des pauvres.

 

 

  • vos parures rongées de vers : le langage utilisé par Yaakov correspond en tous points, au langage prophétique comme il est dit : « Voici, ils tomberont tous en lambeaux comme un vêtement, la teigne les dévorera. » (Yeshayahou 50 :9) ou encore : « Car la teigne les dévorera comme un vêtement, et la gerce les rongera comme de la laine mais ma justice durera éternellement, et mon salut s'étendra d'âge en âge. » (Yeshayahou 51 :8)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     votre or et votre argent se sont rouillés ; leur rouille servira de témoignage contre vous. Elle mangera vos chairs comme un feu. Vous thésaurisez pendant les derniers jours !

 

 

  • votre or et votre argent se sont rouillés : en annonçant, dans ce langage prophétique, les futurs châtiments d’Hashem, Yaakov voulait non seulement offrir une consolation aux pauvres par l’annonce d’une proche délivrance mais également présenter aux Nazaréens n’étant pas tous dépourvus de biens, d’être éventuellement tenter d’imiter les riches de cette époque. En soi, il s’agit aussi d’un sérieux avertissement pour les talmidim de Yeshoua, propre à les préserver de tout orgueil, de l’injustice ou encore de l’amour pour les plaisirs matériels. À noter que ces avertissements sont, du reste, tout aussi nécessaires à faire entendre aujourd’hui qu’au temps où ils furent écrits puisqu’ils ont tout simplement été présents dans toutes les générations comme il est dit : « Ses riches sont pleins de violence, ses habitants profèrent le mensonge, et leur langue n'est que tromperie dans leur bouche. » (Mikha 6 :12) ou encore : « Malheur à celui qui bâtit sa maison par l'injustice, et ses chambres par l'iniquité ; qui fait travailler son prochain sans le payer, sans lui donner son salaire. » (Yrmeyahou 22 :13) ou encore dans le Livre de la Révélation : « Autant elle s'est glorifié et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit en son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis point veuve, et je ne verrai point de deuil ! » (Révélation 18 :7)

 

 

  • leur rouille servira de témoignage contre vous : cette prise de position de Yaakov, opposant radicalement le « sacré » de la Torah au « business matériel », est également susceptible d’expliquer la raison profonde pour laquelle, le Mashiah a renversé les tables des vendeurs ainsi que celles des changeurs opérant dans le Temple comme il est dit : « Ils arrivèrent à Jérusalem, et Yeshoua entra dans le Temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le Temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons. » (Marcos 11 :15). En fait, il faut savoir qu’à l’époque du Second Temple, les tensions sociales entre riches et pauvres s’étaient multipliées et ce, notamment dans les différentes mouvances composant la société Juive. En dépit de divergences doctrinales, des partis tels que les pharisiens, les esséniens de Qumran, ou encore les « judéo-chrétiens » furent paradoxalement unis dans leur critique de la richesse et du capitalisme en général. (Emmanuel Friedheim, Richesse et pauvreté dans le Judaïsme intertestamentaire et talmudique, Pardès, p. 157 à 168)

 

 

  • Elle mangera vos chairs comme un feu : les corps des « mauvais riches » seront consumés par le feu du Jugement divin comme il est également dit : « Ni leur argent ni leur or ne pourront les délivrer, au jour de la fureur de l'Éternel ; par le feu de sa jalousie tout le pays sera consumé car il détruira soudain tous les habitants du pays. » (Tsefania 1 :18)

 

 

  • Vous thésaurisez pendant les derniers jours : tout comme Yaakov, les Prophètes présents dans le Tanakh, n’ont pas été très « tendres » envers les « mauvais riches » comme il est dit : « Je m'approcherai de vous pour le Jugement, et je me hâterai de témoigner contre (…) ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, qui oppriment la veuve et l'orphelin (…) et ne me craignent pas, dit l'Éternel des armées. » (Malakhi 3 :5) ou encore : « Comme une perdrix qui couve des œufs qu'elle n'a point pondus, tel est celui qui acquiert des richesses injustement ; au milieu de ses jours il doit les quitter, et à la fin il n'est qu'un insensé. » (Yrmeyahou 17 :11)

 

 

 

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4.     Voici, le salaire des ouvriers qui ont fauché vos domaines, retenu par vous, crie ; et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles de IHVH-Adonaï Sebaot.

 

 

  • Voici, le salaire des ouvriers qui ont fauché vos domaines : le frère du Rabbi accuse les « mauvais riches » de fraude ; et selon toute vraisemblance, ils tiraient profit des gens les plus humbles, ou les moins capables de se défendre. Il est intéressant de relever que cette idée de « rejet de l’argent » ou encore de la richesse fut partagée par les pharisiens, noyau ancestral du mouvement rabbinique. (Emmanuel Friedheim, Richesse et pauvreté dans le Judaïsme intertestamentaire et talmudique, Pardès, p. 157 à 168) ; de ce fait, on pourra lire avec intérêt une tradition d’origine judéenne, figurant aussi sous quelques variantes, dans le Traité Pessa’him, critiquant de manière assez virulente ces maisons de grands cohanim corrompus, alliant capitaux et pouvoir. (Tossefta Menahot 13 :21, éd. Zuckermandel, p. 533 ; Pessa’him 57a)

 

 

  • retenu par vous, crie : on a souvent coutume de dire, en invoquant la tradition talmudique babylonienne du Traité Yoma, que le Second Temple de Jérusalem fut détruit en raison de la « haine gratuite » (Yoma 9b) caractérisant les relations sociales désastreuses de l’époque. On a, en revanche, moins pour habitude de citer en provenance d’Israël, largement crédible d’un point de vue historique, un passage de la Tossefta stipulant que le Second Temple fut détruit car « tout en appliquant les préceptes de la Torah et tout en étant scrupuleux des dîmes, ils aimaient l’argent et se détestaient les uns les autres. » (Tossefta Menahot 13 :22, éd. Zuckermandel, p. 534). À la lumière de toutes ces révélations, il sera bien plus aisé de comprendre les propos extrêmement durs de Yaakov contre les riches.

 

 

  • et les cris des moissonneurs sont parvenus : certains pauvres ne pouvant pas se défendre eux-mêmes ou subissant l’injustice sociale, faisaient monter au Ciel, toutes leurs douleurs et leurs cris et à ce sujet, il est dit : « Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu'à D.ieu. (Shemot 2 :23) ou encore : « Si tu les affliges, et qu'ils viennent à moi, j'entendrai leurs cris. » (Shemot 22 :23) ou encore : « Car il venge le sang et se souvient des malheureux, il n'oublie pas leurs cris. » (Téhilim 9 :12)

 

 

  • aux oreilles de IHVH-Adonaï Sebaot : par conséquent, toutes les iniquités de ces « mauvais riches » étaient montés jusqu’au Ciel et réclamaient justice pour les pauvres ; l’Éternel des armées [l’Éternel « Tsévaot » en hébreu] les entendait absolument toutes. Comme nous l’avons compris, Yaakov HaTsadik utilise l’expression « Tsévaot » reflétant, dans la pensée Juive, les armées célestes d’Hashem nécessaires pour punir les fauteurs jouissant de leurs richesses et également pour marquer la puissance infinie d’Hashem auquel parvient le cri des pauvres opprimés.  À ce sujet, nous pouvons également citer d’autres prophéties présentes dans le Tanakh comme il est dit : « Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l'orgueil, elle vivait dans l'abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l'indigent. » (Yehezqel 16 :49) ou encore : « Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s'oignent avec la meilleure huile, et ils ne s'attristent pas sur la ruine de Yossef ! » (Amos 6 :6)

 

 

 

 

 

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5.     Vous vivez voluptueusement sur terre, vous vivez mollement, et nourrissez vos cœurs le jour de la tuerie.

 

 

  • Vous vivez voluptueusement sur terre : comme nous l’avons compris, la société Juive à la fin de l’époque du Second Temple était divisée entre plusieurs groupes sociaux [dont les Nazaréens] qui se sentaient complétement exclus du Temple et mis à l’écart de ses richesses. En effet, celles-ci étaient essentiellement réservées à une minorité sacerdotale, alliée de surcroît au pouvoir romain local, oppresseur et cupide envers les autres Juifs. Au regard de ce contexte historique, il est envisageable d’expliquer la fronde, menée par les différentes mouvances Juives contre l’opulence à outrance et ses injustices sociales. (Emmanuel Friedheim, Richesse et pauvreté dans le Judaïsme intertestamentaire et talmudique, Pardès, p. 157 à 168) 

 

 

  • vous vivez mollement : de façon « délicate » dans le luxe, dans les plaisirs de ce monde, ou encore dans les délices. Ce dénigrement de la richesse par les Nazaréens dont le Mashiah, Yaakov ou encore Shaoul (1 Timotheos 6 :9) peut aussi expliquer l’idée pharisienne apparaissant dans une tradition mishnaïque de l’époque du Second Temple, selon laquelle le difficile chemin de l’acquisition de la Torah se résume ainsi : « Tu mangeras [comme les pauvres] du pain trempé dans le sel, boiras de l’eau goutte à goutte et dormiras à même le sol. Tu vivras une vie de difficultés [tel un misérable] et tu investiras dans la Torah [celle-ci étant la « vraie » richesse]. Si tu te comportes ainsi, alors tu seras heureux dans ce monde-ci et dans celui à venir. Ne recherche pas la grandeur et n’envie pas les honneurs plus que ton étude. Ne convoite pas non plus les tables des rois car la tienne est plus grande que les leurs, ta couronne [celle de l’étude de la Torah] est plus grande que la leur [la couronne du pouvoir et de la richesse] et il est manifeste que D.ieu te rétribuera. » (Pirké Avot 6 :4)

 

 

  • et nourrissez vos cœurs le jour de la tuerie : le « Jour du Jugement » est appelé un « Jour de tuerie » ou encore selon d’autres traductions, un « Jour de carnage » comme cela fut prophétisé par Yrmeyahou HaNavi : « Enlève-les comme des brebis qu'on doit égorger, et prépare-les pour le jour du carnage ! » (Yrmeyahou 12 :3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Vous avez condamné, tué, le juste, sans qu’il vous résiste.

 

 

  • Vous avez condamné, tué, le juste : il est fort probable que le mot « Tsadik » dans la bouche de Yaakov représente selon le contexte évoqué dans cette Lettre, les croyants en Yeshoua, soit des Nazaréens zélés pour la Torah et « attachés au Tsadik » de vérité.   

 

COMMENTAIRE

 

Selon une autre interprétation, nous pouvons également y voir une référence claire au Mashiah comme il est dit : « Lequel des Prophètes vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d'avance la venue du Tsadik, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers. » (Actes 7 :52) et dans le Tanakh, il est bien précisé au sujet des persécutions : « Mais ils se moquèrent des envoyés de D.ieu, ils méprisèrent ses paroles, et ils se raillèrent de ses Prophètes, jusqu'à ce que la colère de l'Éternel contre son peuple devînt sans remède. (2 Divré Hayamim 36 :16). En lien avec la « vente du Mashiah » et de son rapport avec le « business Juif » de l’époque du Second Temple, il a également été prophétisé par Zekharia : « L'Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m'ont estimé ! Et je pris les trente sicles d'argent, et je les jetai dans la maison de l'Éternel, pour le potier. » (Zekharia 11 :13) et aux Écrits Nazaréens de préciser : « Alors Yéhouda, qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d'argent aux principaux cohanim et aux anciens. » (Matityahou 27 :3)

 

 

  • sans qu’il vous résiste : dans cette Lettre, les « mauvais riches » sont blâmés d’avoir accumulé leurs biens au détriment de la justice sociale étant donné qu’ils ont privé les pauvres de leur salaire ; de plus, ces riches sont également accusés d’avoir vécu dans le luxe, voire dans la volupté et ce, bien que les pauvres étaient méprisés ! Par conséquent, comme nous l’avons compris, la situation des pauvres n’était pas enviable soit parce qu’ils gagnaient peu et redoutaient un chômage, soit parce que des maîtres injustes ne les payaient pas. Nous pouvons également envisager selon les paroles de Yaakov, que ces « mauvais riches » s’arrangeaient certainement pour faire condamner aussi les pauvres, soit que les fonctions de juges leur revenaient, soit parce que les tribunaux voulaient bien se laisser corrompre… Quoi qu’il en soit, la classe des pauvres [dont certains Nazaréens] ne résistait pas aux riches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Patientez donc, frères, jusqu’à l’avènement de IHVH-Adonaï. Voyez, le vigneron attend le fruit précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il le récolte, tôt ou tard.

 

 

  • Patientez donc, frères : concernant le fait d’attendre patiemment le Mashiah, le ‘Hafets ‘Haïm nous a partagé cette parabole : « C’est un malade en danger, qui attend d’un instant à l’autre la venue du médecin. Chaque fois que l’on sonne à la porte, il espère « ça y est, c’est lui ! » et chaque retard ne le décourage pas pour autant étant donné qu’il se dit qu’il va bien finir par venir, et que l’heure approche de plus en plus ! » (Parabole du ‘Hafets ‘Haïm rapportée par le Rav Binyamin Wattenberg)

 

 

  • jusqu’à l’avènement de IHVH-Adonaï : lorsque Rabbi Yeshoua se dévoilera comme « Mashiah ben David » et à ce sujet, il est enseigné par Shimon Kéfa : « Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la téchouva. » (2 Kéfa 3 :9)

 

 

  • Voyez, le vigneron attend le fruit précieux de la terre avec patience : le Rav Lévi Its’hak de Berditchev nous affirme que « celui qui s’attend véritablement à la venue du Mashiah mérite dès à présent, de ressentir un peu de la joie qui aura cours lors de la reconstruction de Jérusalem. » (Rav Lévi Its’hak de Berditchev, Kédouchat Lévi sur Eikha)         

 

 

  • jusqu’à ce qu’il le récolte : les mots du Talmud sont : « Trois choses viennent quand on n'y pense pas : le Mashiah, une trouvaille et un scorpion. » (Sanhédrin 97a) et cette parole signifie clairement qu’à l'instar d'une trouvaille à laquelle on ne s'attend pas, le Mashiah se révélera de façon tout aussi soudaine sans que l'on n’ait pu déterminer précisément ce moment. Chaque jour, nous devons donc prier pour la délivrance, nous devons l’espérer à chaque instant de la journée mais, de même qu'il est impossible de déterminer le moment où l'on fera une trouvaille, ni celui où on croisera le chemin d'un scorpion ; il est impossible de savoir quand la délivrance messianique interviendra. De ce fait, comme nous l’a enseigné notre Maître Yaakov, nous devons l’attendre avec patience et vigueur.                           

 

 

  • tôt ou tard : les sources bibliques, talmudiques et Nazaréennes insistent toutes fortement sur la foi dans « la venue du Mashiah » mais également sur la nécessité de son attente ; c’est le cas, notamment, de Maïmonide lorsqu’il a déclaré dans ses Principes de Foi : « S’il tarde, tu dois l’attendre ! » (Principes de la Foi Juive selon le Rambam) ou encore, comme l’énonce la profession de foi « Ani Maamine » : « Et même s’il tarde, j’attendrai chaque jour qu’il vienne ! ». Maïmonide va également plus loin en écrivant, au début de ces lois traitant du Mashiah : « Et quiconque ne croit pas en lui, ou n’attend pas sa venue, renie non seulement tous les Prophètes mais également la Torah et Moshé Rabbénou. » (Mishné Toah du Rambam, Hilkhot Melakhim, chap. 11). Conclusion, il en ressort que même celui qui croit dans « la venue du Mashiah » mais qui n’attend pas sa venue, renie la Torah ou encore Moshé Rabbénou lui-même ! On sait également que le Talmud enseigne : « L’une des questions que l’on pose à l’homme au Jour du Jugement est : As-tu attendu la délivrance ? » (Shabbat 31a) ; tout ceci nous montre clairement que la Torah exige de chaque Juif non seulement, la croyance en « la venue du Mashiah » mais aussi et surtout, qu’il éprouve une réelle sensation de cette attente messianique.

 

 

 

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8.     Patientez, vous aussi, fortifiez vos cœurs, parce que l’avènement de IHVH-Adonaï approche.

 

 

  • Patientez, vous aussi : il est clair que la Torah nous demande d’attendre le Mashiah chaque jour, de sorte que nous croyions chaque jour qu’il peut venir à n’importe quel moment. En effet, Maïmonide nous enseigne ce qu’est la véritable foi Juive en la venue du Mashiah : ce n’est pas seulement croire qu’il finira bien par venir un jour, mais vraiment croire qu’il viendra aujourd’hui même ! Dès lors, celui qui y croit de façon théorique mais qui ne croit pas finalement pas qu’il viendra aujourd’hui même, n’a pas une foi intègre en la délivrance messianique. Celle-ci exige de croire en sa venue immédiate et donc d’attendre chaque jour sa venue !

 

 

  • fortifiez vos cœurs : comme il est également dit dans les Téhilim du Roi David : « Espère en l'Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s'affermisse ! Espère en l'Éternel ! » (Téhilim 27 :14) ou encore : « Fortifiez-vous et que votre cœur s'affermisse, vous tous qui espérez en l'Éternel ! » (Téhilim 31 :24)

 

 

  • parce que l’avènement de IHVH-Adonaï approche : en référence au moment de la parousie ; la parousie étant dans un langage Nazaréen, l’inauguration des temps messianiques et le dévoilement de Yeshoua comme « Mashiah ben David ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Ne gémissez pas, frères, les uns contre les autres, de peur que vous ne soyez jugés. Voici, le juge se tient aux portes !

 

 

  • Ne gémissez pas, frères, les uns contre les autres : pour mieux comprendre cette parole de Yaakov, nous citerons les enseignements du Rav Shalom Arush lesquels regorgent de émouna et de vitalité : « Il est très important que l’homme consacre, d’une manière régulière, un certain temps de son hitbodedout à implorer pour la foi et la demander au Maître du monde : Hashem, je t’en prie, donne-moi la parfaite foi. Puissé-je croire d’une parfaite foi que le mal n’existe pas dans le monde car tout est entre tes mains, et tout n’est que pour le bien. Donne-moi la foi que tu m’aimes tel que je suis et que tu m’agrées. Donne-moi la parfaite foi que rien n’existe hormis toi, c’est-à-dire que tout être au monde paraissant me porter préjudice n’est qu’un bâton entre tes mains, afin de m’éveiller à me rapprocher de toi. Donne-moi la foi que ce n’est pas la faute de ma femme, ni celle de ma belle-mère, ni de mon patron, ni d’untel mais que tu me fais signe pour que je m’approche de toi et que je m’adresse à toi ! » (Rav Shalom Arush) ; dans le même élan, le Rav Arush poursuit : « Lorsque l’homme ne pardonne pas, c’est le signe d’un grand manque de foi qui le coupe de la lumière divine ; et lorsqu’on est coupé de la providence divine, on ne peut jouir d’une bonne vie. En effet, chacun doit croire que toutes ses souffrances et ses peines proviennent de la providence divine particulière du Créateur, qui décide selon les calculs célestes, s’il faut l’éveiller au repentir et si on doit pardonner ses fautes. Chacun doit donc pardonner totalement quiconque l’a offensé car finalement, celui qui t’a offensé n’est au bout du compte qu’un misérable qui a été choisi, à cause de ses fautes, pour servir de bâton entre les mains du Saint Béni soit-Il. De ce fait, la souffrance que tu éprouves fait partie d’un compte que le Créateur tient avec toi, et qui est liée à tes fautes ; le fait que cette souffrance arrive par l’intermédiaire d’une certaine personne, est un autre compte que le Créateur tient avec cette personne. Par conséquent, si tu n’es pas prêt à pardonner, c’est comme si tu disais que ces souffrances ne proviennent pas du Saint Béni soit-Il mais plutôt de ton ancien conjoint [ou encore d’autres personnes], ce qui est de l’athéisme. » (Rav Shalom Arush)

 

 

  • de peur que vous ne soyez jugés : comme il est également enseigné par le Mashiah : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil et alors tu verras comment ôter la paille de l'œil de ton frère. » (Matityahou 7 :1-5)

 

 

  • Voici, le juge se tient aux portes : en référence au Mashiah, le futur Roi et Juge de toute l’humanité comme il est dit : « L'Éternel jugera les extrémités de la terre. Il donnera la puissance à son Roi, et il relèvera la force de son Oint. » (1 Shmouel 2 :10) ou encore : « Mais il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre ; il frappera la terre de sa parole comme d'une verge, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. » (Yeshayahou 11 :4)

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Prenez en exemple, frères, la souffrance et la patience des inspirés qui ont parlé au nom de IHVH-Adonaï.

 

 

  • Prenez en exemple, frères, la souffrance et la patience des inspirés : nous pouvons citer comme exemple le Prophète Elyahou lorsqu’il s’est adressé aux différents Rois Juifs et au peuple du Royaume d’Israël, les mettant en garde contre l’idolâtrie ; il n’a pas été écouté et a même été persécuté. Autre exemple, nous avons le Prophète Yrmeyahou lequel a vécu et prophétisé durant les dernières années de l’existence du Royaume de Juda ; de nombreuses fois, lui aussi a reproché aux différents Rois et au peuple d’Israël d’avoir adorer des idoles tout en étant infidèle à la Torah. Comme beaucoup d’autres Prophètes, Yrmeyahou n’est pas écouté et a dû fuir son propre peuple comme il est dit : « Et comme Yrmeyahou achevait de dire tout ce que l'Éternel lui avait ordonné de dire à tout le peuple, les cohanim, les prophètes, et tout le peuple, se saisirent de lui, en disant : Tu mourras ! » (Yrmeyahou 26 :8). Dans le même élan que le Tanakh, le Mashiah est malheureusement, très clair sur la vie « de malheur » des différents Prophètes Juifs et n’a pas eu peur de crier avec force : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les Prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! » (Loucas 13 :34) ou encore : « Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les Prophètes. » (Matityahou 23 :31). Par conséquent, nous devons nous inspirer de tels hommes lesquels se sont toujours battus pour l’amour de D.ieu et de sa Torah envers et contre tous.

 

 

  • qui ont parlé au nom de IHVH-Adonaï : comme nous l’avons compris, durant toute la période du Premier Temple, les Rois n’ont pas été les seuls dirigeants du peuple Juif. En effet, les Rois ne s’occupaient généralement que des affaires économiques ou encore militaires du pays mais d’un point de vue spirituel, nous savons qu’ils n’ont pas toujours des modèles pour le peuple et en particulier en ce qui concerne la fidélité à la Torah. Par conséquent, nous devons nous inspirer d’autres personnages comme les Prophètes car tous ont joué un rôle de vrai « dirigeant religieux » ou encore de contre-pouvoir politique. Les Prophètes ont toujours mis en garde le peuple Juif contre l’abandon des commandements divins, mais aussi contre l’abandon des valeurs d’amour du prochain et de justice préconisées par la Torah.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Voici, nous les voyons en marche, les endurants ! Vous avez entendu l’endurance de Iob. Vous avez vu la fin de IHVH-Adonaï, et que IHVH-Adonaï est matriciel et compatissant.

 

 

  • Voici, nous les voyons en marche : du grec « makarizo » signifiant : un homme béni, enchanté, ravi, bienheureux comme il est également dit au sujet de Myriam, la mère du Rabbi : « Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse [makarizo]. » (Loucas 1 :48)

 

 

  • les endurants : en référence aux hommes ayant subi des épreuves, des souffrances, des difficultés ou autres. 

 

 

  • Vous avez entendu l’endurance de Iob : comme il est enseigné par le Rav Yona Ghertman : « Selon le Tanakh, le prototype de l’homme ayant subi le plus d’épreuves, semble être Iyov dont l'histoire est relatée dans le Livre biblique du même nom. Le Rambam dans son Guide des Égarés, explique que ses épreuves illustrent les trois principaux malheurs susceptibles de frapper une personne : soit le fait de perdre toute sa fortune, de perdre ses enfants, et la maladie provoquant de terribles douleurs ; et en effet, Iyov a subi tout cela. » (Rav Yona Ghertman) 

 

 

  • Vous avez vu la fin de IHVH-Adonaï : comme il est dit : « L'Éternel rétablit Iyov dans son premier état, quand Iyov eut prié pour ses amis ; et l'Éternel lui accorda le double de tout ce qu'il avait possédé. » (Iyov 42 :10) ou encore : « Pendant ses dernières années, Iyov reçut de l'Éternel plus de bénédictions qu'il n'en avait reçu dans les premières. » (Iyov 42 :12)

 

 

  • et que IHVH-Adonaï est matriciel et compatissant : dans le même élan, le Rav Dayan enseigne : « La lecture et l'étude du Livre de Iyov est fortement conseillée tout au long de l'année car elle met en évidence, le fait qu'Hashem est le Maître du monde et qu'il le dirige dans les moindres détails. On y apprend également que les aléas de la vie et que notre quotidien dépendent uniquement de lui et ce, même si cela n'est pas toujours visible à l'œil nu ; et que nous devons nous sentir portés comme un nourrisson dans les bras de sa nourrice. » (Rav Gabriel Dayan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Mais avant tout, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni d’aucun autre serment. Que votre oui soit oui, et votre non, non, de peur que vous ne tombiez sous le jugement.

 

 

  • Mais avant tout, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre : les paroles de Yaakov sont parfaitement comparables avec celles du Mashiah comme il est dit : « Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le Ciel, parce que c'est le Trône de D.ieu ; ni par la terre, parce que c'est son marchepied ; ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand Roi. Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du Satan. » (Matityahou 5 :34-37)

 

 

  • ni d’aucun autre serment. Que votre oui soit oui, et votre non, non : comme il est également enseigné : « Un « oui » juste est un « oui ». Un « non » juste est un « non ». » (Baba Batra 49b) ou encore : « Que ton oui soit oui, et que ton non soit non. » (Baba Metsia 49a)

 

 

  • de peur que vous ne tombiez sous le jugement : comme il est enseigné par le Rav Ron Chaya : « Le troisième commandement interdit de jurer en vain ou pour un mensonge. Il est même écrit que lorsque D.ieu a prononcé « le troisième » des dix commandements, la terre a tremblé car effectivement lorsqu’on jure, on fait intervenir D.ieu pour témoigner que ce qu’on dit est vrai. Dans cette mesure, il est extrêmement grave de jurer. En fait, un bon Juif ne jure jamais. » (Rav Ron Chaya) ; ailleurs, il est également écrit dans le Pirké Avot : « Les bêtes féroces ravagent la terre. Et quand est-ce que les bêtes sauvages ravagent la terre ? Lorsque les hommes parjurent et profanent le nom de D.ieu ; lorsque les hommes jurent en vain, alors les animaux sauvages ravagent la terre. » (Pirké Avot 5 :9) et dans les commentaires sur cette Mishna, nous pourrons citer le Rav Yochiahou Pinto : « L'homme doit faire attention de toutes ses forces de ne pas jurer pour rien, et de ne pas prononcer de serment. En effet, l'homme doit veiller à sa bouche car les paroles qu'il prononce peuvent causer des dommages énormes. » (Rav Yochiahou Pinto)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     L’un de vous souffre-t-il ? Qu’il prie ! Est-il joyeux ? Qu’il louange !

 

 

  • L’un de vous souffre-t-il ? Qu’il prie : comme il est enseigné par le Rav Yossef 'Haïm Benhamou : « Existe-t-il une méthode qui enlève mes souffrances, ma maladie ; résolve mes problèmes de parnassa, l’éducation de mes enfants, mon shalom bayit, mon zivougue, etc. ? Oui, il y a une clé magique, et c’est la hitbodedout ! Car cette clé représente le retour vers son être le plus intérieur, et vers la parcelle de D.ieu présente en chacun de nous. » (Rav Yossef 'Haïm Benhamou) et dans le même élan, au sujet des souffrances, le Rav Shalom Arush enseigne : « Avant tout, une personne doit prier et demander à Hashem qu'il lui donne la foi parfaite, c'est-à-dire qu'elle soit convaincue que toutes les souffrances qu'elle éprouve correspondent à la volonté du Créateur et qu'il n'y existe aucune part de hasard. Dans un second temps, cette personne doit prier et demander au Créateur du monde qu'elle lui fasse mériter de prendre conscience que dans la vie, tout est pour le mieux, et qu'elle parvienne à être joyeuse et heureuse, même dans les moments difficiles et de souffrances. » (Rav Shalom Arush)

 

 

  • Est-il joyeux ? Qu’il louange : avec de la musique comme il est également enseigné par le Rav Avraham Ifra’h : « Lorsque nous jouons de la musique, nos sentiments négatifs sont aspirés par l’instrument, lequel agit en sorte de filtre et retransmet un souffle purifié et divin. Telle est la raison pour laquelle, la musique a cette vertu de nous remonter le moral et de nous maintenir dans la joie. Lorsque la Royauté de Shaoul fut transmise au Roi David, Shaoul en éprouva de la tristesse. Par conséquent, il lui fut conseillé d’écouter de la musique afin de panser ses blessures émotionnelles, et c’est le Roi David lui-même qui est venu jouer de la musique au Roi Shaoul afin de l’extirper de sa morosité. Le Yetser Hara tentera toujours de nous précipiter vers la faute uniquement car celle-ci parvient à nous faire sombrer dans la tristesse. Du coup, face aux angoisses, à la tristesse, à la dépression, nous devons nous armer de joie ! Celle-ci est nécessaire pour nous connecter avec Hashem, et la musique est un excellent moyen de préserver notre joie ; c’est aussi la raison pour laquelle la musique nous fait danser : c’est une onde positive si connectée que nos jambes se meuvent, comme si nous étions prêts à agir car animés d’une volonté renouvelée. » (Rav Avraham Ifra’h) ou encore : « Pourquoi est-ce important d’être joyeux ? Outre le fait que la joie renforce les forces physiques de l’individu, la joie détient également cette faculté « d’ouvrir » la conscience de l’homme vers une réalité voilée. En effet, la joie éveille notre conscience aux choses voilées et c’est la raison pour laquelle, nos Prophètes ne pouvaient prophétiser qu’en demeurant dans l’allégresse. Lorsque la joie s’empare de nous, nous sommes capables de percevoir des éléments impalpables par nos cinq sens. Comment est-ce possible ? Au moyen de la vision par l’âme ; la règle est simple : rien ne justifie la tristesse ! De la même façon que personne ne mangera du cochon, nous devons tâcher de ne jamais éprouver de tristesse ; et nous devons également nous rappeler que les soucis et la tristesse n’ont jamais apporté aucune solution. » (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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14.     L’un de vous est-il faible ? Qu’il appelle les anciens de la communauté et qu’ils prient pour lui, le messiant d’huile au nom de IHVH-Adonaï.

 

 

  • L’un de vous est-il faible : affaibli par une épreuve, par une souffrance, etc ; les raisons peuvent être multiples.

 

 

  • Qu’il appelle les anciens de la communauté : en référence aux hommes plus « matures » spirituellement.  

 

 

  • et qu’ils prient pour lui : par le mérite du Tsadik comme il est dit : « Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » (Yohanan 14 :13) ou encore : « En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. » (Yohanan 16 :23) ou encore : « Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les Cieux. » (Matityahou 18 :19)

 

 

  • le messiant d’huile au nom de IHVH-Adonaï : un des différents moyens de guérir en Orient était d’utiliser de l’huile dont on oignait certaines parties d’un corps malade comme il est dit : « Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient. » (Marcos 6 :13) ou encore : « Il s'approcha et banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin. » (Loucas 10 :34). Néanmoins, en complétement des vertus vivifiantes de l’huile, il faut aussi savoir que selon la tradition Juive, une prière possède plus de forces lorsqu’elle est prononcée en complétement d’un geste « plus matériel » comme dans ce cas précis de l’huile, ou encore comme de la tsédaka envers un pauvre, etc. En fait, nous pouvons retrouver plusieurs types de « ségoulot » dans le Judaïsme pour accompagner notre téfila et favoriser son exaucement depuis les mondes supérieurs : faire hitbodedout tout en s’attachant aux Tsadikim véritables ; faire de la tsédaka ; faire beaucoup plus téchouva ; faire le néder de « prendre sur nous » une nouvelle mitsva de la Torah ; réciter les 13 attributs de miséricorde ; lire le Nishmat Kol 'Haï ou encore faire le néder de le lire une fois hors de danger ; lire le Kétoret, de préférence imprimé sur un parchemin ; aller sur les tombes des Tsadikim ; aller chez un Sage d'Israël connu de tous et lui demander d’intercéder, etc… etc… les moyens sont plutôt nombreux pour pouvoir atteindre une plus grande force d’exaucement. Concernant l’huile en particulier, il est également fort probable que les premiers Nazaréens y voyaient un symbole de l’onction du Rouah Hakodesh disponible par l’attachement au Mashiah dont la puissance devait opérer toutes formes de guérison sur le malade conformément aux prophéties de Yeshayahou comme il est dit : « Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. » (Yeshayahou 53 :4)

 

 

 

 

 

 

 

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15.     La prière d’adhérence sauve le malade ; IHVH-Adonaï le réveille ; et s’il a commis des fautes, elles lui seront remises.

 

 

  • La prière d’adhérence sauve le malade : comme il est enseigné : « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. » (Matityahou 21 :22) ou encore : « C'est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir. » (Marcos 11 :24) ; de toutes ces paroles, il est aisé de comprendre que le meilleur ingrédient pour être exaucé réside dans « la force de la kavana » et dans celle de la émouna comme il est dit : « Qu'il vous soit fait selon votre foi. » (Matityahou 9 :29)

 

 

  • IHVH-Adonaï le réveille : comme il est dit : « Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. » (1 Yohanan 5 :14) ou encore : « Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses mitsvot et que nous faisons ce qui lui est agréable. » (1 Yohanan 3 :22) et dans les prophéties du Tanakh, il est également dit : « Vous me prierez, et je vous exaucerai. » (Yrmeyahou 29 :12) ou encore : « Dès qu'il aura entendu, il t'exaucera. » (Yeshayahou 30 :19)

 

 

  • et s’il a commis des fautes, elles lui seront remises : en fait, il est enseigné par le Rav Shalom Arush que « la providence divine s’intéresse à la santé de l’homme plus que dans tous les autres domaines. En effet, le Créateur utilise surtout les maladies, les maux du corps et de l’âme pour l’avertir de ce qu’il doit réparer. Nous déduisons clairement de l’histoire de Iyov que les souffrances éprouvées dans son corps et dans son âme, sont les plus dures à supporter pour l’homme. Il est inutile de chercher une explication à cela, et chacun sait que dès que l’homme est malade, il perd le goût de vivre, etc. Il est donc compréhensible que plus que tout autre chose, que l’état de santé de l’homme serve au Créateur de cause d’éveil. Néanmoins, il existe une autre raison : le corps humain et l’âme sont composés de 248 organes et de 365 tendons en relation avec toute la Torah. Chacun des 365 tendons est en relation avec un des 365 interdits de la Torah, ou commandements négatifs ; et chacun des 248 organes est en relation avec un des 248 commandements positifs de la Torah. De ce fait, lorsque l’homme faillit à un commandement, il endommage l’organe ou le tendon qui correspond à ce commandement. Par conséquent, c’est avec la plus grande précision que le Créateur montre à l’homme le commandement qu’il a profané afin qu’il s’éveille au repentir car selon l’organe atteint ou la catégorie de la maladie, l’homme peut identifier le commandement perdu et se guider vers la réparation de la faute. » (Rav Shalom Arush) ; le Rav Chicheportiche précise également : « Le Rav Shalom Arush puise ses propos du Likouté Moharan de Rabbi Na’hman de Breslev citant lui-même les propos du Talmud de Babylone : « Il n’y a pas de souffrances sans fautes. » (Shabbat 55) étant donné que cette parole s’adresse à nous tous, qui sommes très loin du niveau des Tsadikim parfaits et pour qui les souffrances, sont la résultante de nos fautes. En fait, il faut savoir que le seul but de nos souffrances est essentiellement de nous éveiller à la téchouva sur nos fautes, et/ou d’effacer nos fautes pour nous rendre méritant dans le Olam Haba. Par ailleurs, le Ramban, à la fin de son commentaire sur Parachat Bo, nous dit également de façon explicite que : « Celui qui ne croit pas que tout ce qui lui arrive à chaque instant, en bien ou en mal, est la conséquence directe de ses bonnes ou de ses mauvaises actions, n’a pas de part dans la Torah de Moshé. » Bien que ses paroles semblent difficiles à accepter, ce principe est un fondement de la foi du peuple Juif ; cette foi étant elle-même la racine, la base, l’essentiel et le but de toute la Torah et de toute la Création. » (Rav Chicheportiche)

 

 

 

 

 

 

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16.     Avouez donc vos fautes l’un à l’autre. Priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La prière fervente du juste est très puissante.

 

 

  • Avouez donc vos fautes l’un à l’autre : dans l’idée de nous porter les uns les autres, afin d’avancer dans le chemin de la kédoucha ; nous voyons également selon cette parole, l’importance d’avoir une pieuse communauté… En effet, pour pouvoir confier ses péchés les uns aux autres, nous devons vivre dans une confiance totale et au préalable, maîtriser les enseignements Juifs en lien avec la miséricorde d’Hashem afin d’éviter tous mauvais regards ou jugements, etc…

 

 

  • Priez les uns pour les autres afin d’être guéris : dans un esprit d’amour et de véritable communion fraternelle. En fait, il faut savoir que selon le Zohar, la prière pour autrui est non seulement une obligation mais elle aussi très bénéfique. (Zohar, Parachat Noa'h, 67b) ; ailleurs, il est également écrit dans le Maguen Avraham (passage 2 sur Choul'han 'Aroukh, chapitre 130) que nos prières pour les autres doivent précéder celles qui nous concernent car nos Sages ont enseigné : « Celui qui prie en faveur de son prochain alors qu'il a besoin lui-même de la même grâce, sera exaucé en premier. » (Baba Kama 92a ; Rachi sur Béréshit 21 :1)

 

 

  • La prière fervente du juste est très puissante : plus nous accomplirons de bonnes actions, et plus notre téfila sera écoutée dans les mondes supérieurs. En effet, nous devons absolument savoir que parfois Hashem a décrété des choses dans le Ciel qui ne peuvent être changées que par le mérite de la bénédiction, ou de la prière d’un Tsadik ; et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, lors de nos téfilots, nous nous attachons au mérite du Mashiah. La Guémara nous cite par exemple, le cas d’un homme ayant un proche de sa famille malade : « Qu’il aille auprès d’un Sage et qu’il demande sa bénédiction. » (Propos de la Guémara) ; il est donc aisé de comprendre que la bénédiction d’un Tsadik a beaucoup d’effets dans le Ciel, et cette notion est très connue dans le monde de la Torah. Toutefois, il est bon de préciser « qu’Hashem est accessible à toute personne et ce, qu’elle soit méritante ou non. Comme l’explique le Sefer HaIkarim, tout ce qu’Hashem procure chaque jour n’est pas dû à la droiture de l’homme mais plutôt à sa bienveillance et à sa compassion. » (Rav Heshy Kleinman) et nous citerons également le Zohar, Parachat Vayichla’h lequel nous apprend « qu’entre la prière de Moshé, celle de David et celle du pauvre, D.ieu préfère la prière du pauvre [l’homme humble, faible et dénué de mitsvot]. En effet, lorsque sa prière se présente dans les mondes supérieurs, Hashem demande qu’on bloque toutes les autres prières et qu’on fasse passer celle-là en premier car Hashem ne souhaite pas que le Tribunal céleste s’interpose entre le pauvre et lui. » (Zohar, Parachat Vayichla’h)

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Élyahou était un homme de même nature que nous. En prière, il a prié pour qu’il ne pleuve pas ; et il n’a pas plu sur terre trois ans et six mois.

 

 

  • Élyahou était un homme de même nature que nous : Elyahou HaNavi fut l’un des plus grands Prophètes de l’histoire du peuple Juif ayant vécu à l’époque succédant celle de Yarovéam ben Nevet lequel avait causé, lors du premier Temple, la division du Royaume Juif en deux : celui d’Israël et celui de Yéhouda. Cette époque terrible était également celle où le peuple Juif avait sombré dans les profondeurs de l’idolâtrie ; par conséquent, Elyahou HaNavi avait de nombreux opposants dont les plus célèbres étaient le Roi A’hav et sa femme, la Reine Izevel. D’autre part, son principal disciple était le Prophète Elicha. Nous pourrions également relever que le nom d’Elyahou est également souvent rattacher avec celui de Pinh’as, le petit-fils d’Aaron, frère de Moshé.

 

 

  • En prière, il a prié : et au sujet de la téfila, nous citerons un des commentaires de Rabbi Nathan de Breslev lequel a déclaré : « Dans la Torah, il est écrit : « Et sa main [celle de Yaakov] empoignait le talon d’Essav. » (Béréshit 25 :26) ; ce verset vient nous apprendre qu’à la fin de l’exil, lorsqu’Essav se renforcera dans les temps messianiques, il tentera d’écraser par son talon, la tête d’Israël. Or, nous devons savoir que nos mains représentent les notions de la foi et de la prière, celles-ci le feront chanceler et tomber. En effet, notre seule force réside dans notre bouche, tout comme nos ancêtres ; il nous faut donc crier vers D.ieu et ce, à partir de n’importe quel endroit où l’on se trouve ! (Rabbi Nathan de Breslev, Likouté Halakhot Yain Nesser 4 :28)

 

 

  • pour qu’il ne pleuve pas : comme il est dit : « Elyahou, le Thischbite, l'un des habitants de Galaad, dit : L'Éternel est vivant, le D.ieu d'Israël, dont je suis le serviteur ! Il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. (1 Melakhim 17 :1)

 

  • et il n’a pas plu sur terre trois ans et six mois : ce que Yaakov HaTsadik souhaite nous enseigner dans cette Lettre, c’est que les « prodiges » d’Elyahou ont été obtenu par un homme sujet aux mêmes penchants que nous, aux mêmes infirmités que nous, aux mêmes souffrances que nous ou encore, aux mêmes maladies que nous ; en nous assimilant plus facilement avec Elyahou, nous pourrions plus facilement nous inspirer de son exemple et aspirer également à une telle grandeur comme il est également enseigné dans la tradition Juive : « Un homme est obligé de se dire : Quand mes actions arriveront-elles aux actions de mes pères Avraham, Its'hak et Yaakov ? (Tana débé Elyahou, chap. 25) et au Rav Avraham Garcia de préciser : « Les propos de nos Sages veulent nous enseigner quelque chose de tout simple : il faut toujours avoir une grande ambition spirituelle pour arriver à un résultat moyen. Aussi, le fait même de penser à ces grands personnages bibliques nous rapproche en quelque sorte d'eux, comme l'explique le Dérekh Ets 'Haïm du Ram'hal. » (Rav Avraham Garcia)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Puis il a prié à nouveau, et le ciel a donné de la pluie ; la terre a fait germer son fruit.

 

 

  • Puis il a prié à nouveau, et le ciel a donné de la pluie : dans le Judaïsme, la pluie symbolise l’abondance céleste attribuée par les Cieux de manière constante. En effet, le rythme effréné de la vie quotidienne nous fait oublier que des bontés nous sont prodiguées à tout moment par D.ieu, c’est même chaque respiration de l’homme qui trouve sa source dans la bonté divine. La pluie rappelle ce message car elle est susceptible d’éveiller des sentiments de reconnaissance et de fraternisation ; de nombreuses personnes, en particulier les agriculteurs dans les champs, ressentent la bénédiction venue des Cieux grâce aux pluies et ce, même si leur routine de la vie quotidienne n’est pas remplie d’étude de la Torah ou d’accomplissement des mitsvot. Le Traité Taanit nous enseigne même que « le jour où tombe la pluie est aussi important que le jour où la Torah a été donnée, ou que celui où le Ciel et la terre ont été créés. » (Traité Taanit) ; dans le même élan, il est également écrit dans le Midrash : « Rabbi Hochia a dit : La force de mesure des pluies est aussi puissante que toute la force de la Création du monde. » (Béréshit Rabba)

 

 

  • la terre a fait germer son fruit : comme il est dit dans le Tanakh : « En peu d'instants, le Ciel s'obscurcit par les nuages, le vent s'établit et il y eut une forte pluie. » (1 Rois 18 :45) et ailleurs, il est également écrit dans le Livre de Yrmeyahou : « Parmi les idoles des nations, en est-il qui fassent pleuvoir ? Ou est-ce le Ciel qui donne la pluie ? N'est-ce pas toi, Éternel, notre D.ieu ? Nous espérons en toi, car c'est toi qui as fait toutes ces choses. » (Yrmeyahou 14 :22)

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Mes frères, si l’un de vous s’égare hors de la vérité, que quelqu’un le fasse retourner.

 

 

  • Mes frères, si l’un de vous s’égare hors de la vérité : en référence au chemin de la Torah de Moshé, représentant par excellence, la pensée et la volonté d’Hashem. Au sujet du contraste entre ce monde [complétement hors Torah] et la vérité divine, il est enseigné par le Rav Shalom Arush : « Celui qui va à l'encontre des préceptes [de la Torah] du Créateur vit dans l'erreur et la confusion ; l'un décide de courir après la fortune et l'autre après les femmes, le troisième après cet appétit et le quatrième après un autre fantasme. Presque autant d'erreurs que d'individus dans le monde au point où tout est devenu invivable ; il y a beaucoup trop de haine, d'envie, de compétition, de calomnie, de pillage, de vengeance, de cruauté, d'injustice, de meurtre, de trahison, etc. Cependant, lorsque les hommes vivent selon la divine volonté et ont une foi vraie, le monde devient très beau. Chacun est content de son lot, l'homme ne regarde pas la femme de son voisin, ne touche pas à ce qui ne lui appartient pas, veut le bien pour tous, fait du bien à ses semblables, il est généreux, commerce honnêtement ; et le tout avec foi selon la loi divine. Bref, le monde vu sous cet angle devient doux et la vie est belle. » (Rav Shalom Arush) 

 

 

  • que quelqu’un le fasse retourner : le but étant de susciter la téchouva chez le fauteur et comme l’a enseigné le Rav Avraham Ifra’h : « Le Sage, ce n’est pas celui qui a des connaissances en Torah ; le Sage, c’est un homme capable de faire rentrer de la conscience divine dans le monde, et on le reconnait à sa capacité de rapprocher une personne d’Hashem. » (Rav Avraham Ifra’h). À ce sujet, il est également enseigné par Rabbi Nathan de Breslev que « procurer du bien à un Juif, l’aider et le faire remonter de là où il est tombé pour le rapprocher de D.ieu représente l’essentiel de la tâche du Tsadik car cela lui procure un plaisir plus grand que tous les délices du Paradis. » (Likouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     Qu’il le sache : qui fait retourner le coupable hors de la route de l’erreur, sauve son être de la mort, et couvre une multitude de fautes.

 

  • Qu’il le sache : avec certitude.

 

 

  • qui fait retourner le coupable : cela fait référence au fait d’inspirer de la téchouva chez autrui et à ce sujet, Rabbi Na’hman de Breslev nous a promis : « Celui qui persuade son ami de s’améliorer et de se rapprocher de la Torah, chacune de ses paroles est recueillie dans le Ciel et compose un Livre. » (Sefer Hamiddot, Yrah 5)

 

 

  • hors de la route de l’erreur : Rabbi Na’hman de Breslev dans le Likouté Moharan, nous a enseigné le « comment faire » pour rapprocher les âmes égarés loin de la Torah : « Sache qu'une personne doit juger tout le monde favorablement et même si quelqu'un est complètement méchant, il faudra chercher et trouver en lui un minimum de bien ; et il faut savoir que dans ce petit morceau, il n'est pas véritablement méchant… Et en trouvant en lui un minimum de bien et en le jugeant favorablement, on l'élève à l'échelle du mérite et on peut l'amener à la téchouva. C'est l'aspect de : « Encore un peu de temps et le méchant n'est plus ; tu regardes le lieu où il était et il a disparu. » (Téhilim 37 :10). Autrement dit, l'Écriture nous enseigne à juger tout le monde favorablement et même si vous voyez qu'un homme est complètement méchant, vous devez chercher et chercher encore le peu de bien en lui, où il n'est pas méchant… C’est véritablement le : « Encore un peu. » (ibid.) ; il nous faut aller chercher le « encore un peu » de bien qu'il a encore en lui parce qu'à cet endroit, il n'est pas méchant du tout. Car bien qu'il soit officiellement méchant, comment est-il possible qu'il ne possède pas encore un peu de bien en lui ? Est-il possible que, tout au long de sa vie, il n'ait jamais fait une seule mitsva ou une bonnes action ? Et en trouvant en lui encore un peu de bien dans lequel, il n'est pas méchant et en le jugeant favorablement, vous l'élevez véritablement de l'échelle de la faute à l'échelle de mérite ; jusqu'à ce qu'en conséquence, il revienne à D.ieu par la téchouva. Ainsi, c'est vraiment : « Dans encore un peu de temps et le méchant ne sera plus. » (ibid.). En trouvant dans le méchant ce « peu de bien » encore, il en résulte que vous réfléchirez là où il était et il ne sera pas véritablement plus là ; c'est-à-dire que lorsque vous regarderez et considérerez sa place et son niveau, il ne sera plus du tout à sa place d'origine. Car en lui trouvant encore un peu de bien et en le jugeant favorablement, on l’a fait passer de l'échelle de la faute à l'échelle de mérite. (…) Comprenez bien cela. » (Torah n°282 du Likouté Moharan I)

 

 

  • sauve son être de la mort : comme il est enseigné par Shaoul : « Le salaire du péché, c'est la mort. » (Romains 6 :23) et Yohanan dans ses Lettres, nous a également précisé : « Le péché, c’est la transgression de la Torah. » (1 Yohanan 3 :4)

 

  • et couvre une multitude de fautes : le péché ayant des conséquences inimaginables.