CHAPITRE 4

Pour l'instant, 7 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3.     Vous demandez et n’obtenez pas, parce que vous demandez mal, et dans le but de dépenser pour vos plaisirs.

 

 

  • Vous demandez et n’obtenez pas : malgré vos prières, Hashem ne vous exauce pas… 

 

 

  • parce que vous demandez mal : certains Nazaréens cherchaient l’exaucement dans le but de satisfaire leurs désirs matériels et non pour être plus proches d’Hashem.  

 

COMMENTAIRE N°1

Lorsque le cœur désire ardemment un plaisir matériel autorisé ; dans ce cas, seule la nature physique de ce désir est mauvaise car au lieu d’avoir un désir orienté vers le Ciel, c’est-à-dire ayant pour finalité le service de D.ieu, il recherche sa propre satisfaction. Ainsi qu’il est dit : vos fautes font séparation entre vous et votre D.ieu. (Yeshayahou 59 :2) (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14). De plus, le terrain de la prière est le cœur, autrement dit, il faut savoir que la finalité de la prière est précisément de changer l’orientation du cœur, soit de le détourner des désirs matériels pour le diriger vers l’amour et la crainte du divin. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 29)

 

 

  • et dans le but de dépenser pour vos plaisirs : du grec "hedone"…

Voici la définition du mot grec "hedone" :

  • plaisir : état de contentement que crée chez quelqu'un la satisfaction d'une tendance, d'un besoin, d'un désir charnel,

  • désir : cela peut désigner l’élan physique conscient qui pousse quelqu'un à l'acte ou au plaisir sexuel ; dans tous les cas, cela fait référence à une action de désirer, d'aspirer à avoir, à obtenir, à faire quelque chose ; envie, souhait,

  • volupté : plaisir sensuel, intense et raffiné ; vive jouissance, délectation charnelle,

  • passion : penchant vif et persistant,

  • délices : plaisir, bonheur extrême, jouissance charnelle.

 

D'où viennent les luttes et d'où viennent les querelles parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? (Yaakov 4 :1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

4.     Adultères ! Ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié d’Elohîms ? Celui donc qui veut être l’ami du monde se constitue en ennemi d’Elohîms.

 

 

  • Adultères : aimer les plaisirs du monde, les désirs matériels ou charnels, fait de nous des adultères spirituels, ayant été consacrés au Maître du monde en Yeshoua.

 

 

  • Ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié d’Elohîms : ainsi qu’il est dit dans le ‘Hovat HaLevavot : De même que l’eau et le feu ne peuvent coexister ; ainsi, dans le cœur, ne peuvent se trouver ensemble les désirs pour les choses de ce monde et l’amour pour D.ieu. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 17)

 

COMMENTAIRE N°1

Rabbi Na’hman de Breslev a déclaré : La raison principale pour laquelle le monde a été créé est pour que le peuple d'Israël remplisse la volonté de D.ieu. (Torah n°52 du Likouté Moharan I)

Il faut savoir que le monde matériel est mis à notre disposition pour que nous l'utilisions à une seule fin : celle du service divin. Idéalement, l'être humain ne devrait rien prendre de ce monde pour lui-même ; plutôt, tout ne devrait lui servir qu'à se rapprocher de D.ieu.

Rares sont les personnes qui parviennent à ce niveau d'effacement total [bitoul]. En effet, nous pensons souvent à notre propre plaisir lorsque nous mangeons, achetons des vêtements, prenons des vacances, etc... Or, plus la distance est grande entre le bitoul et notre façon de vivre, plus elle est le témoin de notre éloignement avec le divin. Notre tâche consiste donc à prendre la bonne direction et à nous élever vers les sphères célestes de jour en jour.

Dans le même élan, Rabbi Na’hman a aussi déclaré : En réalité, toute la perfection et le bien que les non-Juifs possèdent de nos jours, ne sont absolument rien. (Torah n°21 di Likouté Moharan I)

En fait, selon Yaakov HaTsadik et Rabbi Na’hman, nos yeux sont constamment fixés sur le monde dans lequel nous vivons et sur les valeurs non-Juives qu'il représente : la poursuite de l'argent, les honneurs, la superficialité, etc… tout semble devoir attirer notre attention et nous faire envie. Pourtant, la vérité est que toutes ces valeurs dont l'origine n'est pas Juive, ne sont rien car elles n’existent que pour nous tenter et nous inciter à nous éloigner d'Hashem, ‘hass véchalom.

En réalité, c'est à cette fin que le Créateur nous a mis dans un monde où ces valeurs miroitent : pour nous récompenser lorsque nous restons attachés à nos racines saintes et Juives : l'étude de la Torah, les prières, le respect des commandements ; la récompense de ceux qui y seront restés fidèles dans ce monde sera dans le monde futur sans fin.

 

  • Celui donc qui veut être l’ami du monde : dans le sens, où certains pourraient vouloir goûter à certains plaisirs matériels, charnels, etc…

 

 

  • se constitue en ennemi d’Elohîms : car D.ieu ne nous a pas appelés à l'impureté mais à la sanctification. (1 Thessaloniciens 4 :7)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

8.     Approchez-vous d’Elohîms ; il s’approchera de vous. Purifiez vos mains, fautifs ; innocentez vos cœurs, êtres doubles !

 

 

  • Approchez-vous d’Elohîms ; il s’approchera de vous : comme le Mashiah l’a également enseigné : Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe. (Matityahou 7 :7-8).

 

 

  • Purifiez vos mains, fautifs : Yaakov HaTsadik poursuit dans le message de Yohanan HaMatbil et dans celui de Yeshoua : faites téchouva pour vous rapprocher d’Hashem !

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre comment nous rapprocher d’Hashem malgré toutes les difficultés environnantes de notre génération, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h sur la paracha Vayichla’h.

 

Le début de cette Paracha relate la poursuite de Yaakov par son frère Essav. Ce dernier part à la rencontre de Yaakov accompagné d’une armée de 400 hommes. Par conséquent, Yaakov doit faire face à une grande menace et décide donc de partager son camp en deux, lequel est composé de ses femmes, de ses enfants ainsi que de son bétail. En effet, si Essav attaque la moitié du camp, l’autre moitié sera ainsi épargnée… De là, Rabbi Nathan nous apprend que la division du camp de Yaakov constitue un grand secret que chacun se doit d’appliquer dans son service divin. Comme dans une tempête, il faut essayer de sauver tout ce que l’on peut sauver.

 

Le Essav de Yaakov était extérieur à lui, il n’avait aucun point commun avec lui… Cependant, en ce qui nous concerne, nous devons lutter contre le Essav qui se trouve en chacun de nous et qui nous pousse à la colère, à la recherche des honneurs, à la moquerie, à la médisance ainsi qu’à la débauche, etc… Afin de lutter contre cet Essav qui vit en nous, il faut user de la même stratégie que Yaakov, soit celle de rester modeste face au danger et de tout faire pour minimiser son emprise sur nous. Contrairement à Essav qui veut du tout ou rien, nous devons nous efforcer à sauver ce que nous pouvons sauver et ne pas nous laisser aller complètement dans l’épreuve. Et même si la chute est complète, nous devons tout de suite nous relever en faisant une bonne action même si elle parait complètement dérisoire par rapport à la chute qui l’a précédée.

 

Rabbi Na’hman déclara : Si déjà tu manges du porc, alors au moins fais attention que cela ne coule pas dans ta barbe ; l’enseignement est que même dans une situation qui parait catastrophique, la moindre petite retenue et le moindre petit éveil ont une grande valeur aux yeux d’Hashem.

 

Le ‘Hafets ‘Haïm écrit qu’un Baal Lachon Hara, soit un homme qui fait souvent de la médisance et en éprouve du plaisir, ne pourra jamais sortir de l’enfer. Cependant, si une seule fois dans sa vie, il s’est retenu de parler du mal d’autrui, il ne sera plus considéré comme un Baal Lachon Hara. Dans le même esprit, le Zohar nous apprend que si une personne se retient une seule fois dans sa vie d’une vision interdite, alors sa venue dans ce monde aura valu la peine.

 

Comme l’enseigne le Rav Avraham Ifra’h : Même dans un endroit complètement à l’envers et totalement éloigné de la volonté d’Hashem, on doit garder la foi qu’Hashem y est présent comme il est dit : Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. (Téhilim 139 :8). En gardant cette conscience d’Hashem, on révèlera la Torah cachée qui se trouve dans cet endroit. Dans l’apparence logique, il n’y a pas de porte de sortie, la chute étant trop grande mais lorsqu’un homme fait tout pour ne pas lâcher le contact avec D.ieu, il peut se sortir des pires situations et il finira par entendre la voix de la Torah. Comme dit le Talmud, les Baalé Téchouva authentiques se trouvent à un endroit où même les Tsadikim ne peuvent pas se tenir ; les Baalé Téchouva reviennent d’endroits obscurs avec une voix de la Torah que même les Tsadikim n’ont pas entendue… Si on continue à trouver Hashem dans la faute, cette dernière se transformera en mérite !

 

Que nous puissions à l’instar de Yaakov, nous renforcer face au Essav qui parle en nous et qui veut nous faire oublier qu’Hashem se trouvent dans les endroits obscurs de notre vie. Partageons le camp en deux, comme Yaakov, afin de mettre nos fautes d’un côté et les moindres petits éveils de l’autre car ces derniers finiront un jour par faire basculer le camp des fautes vers celui des mérites !

 

 

  • innocentez vos cœurs, êtres doubles : dans le sens de purifier notre intériorité, notre cœur et notre engagement dans notre Avodat Hashem. Où en sommes-nous avec D.ieu ?

 

Mais l'Éternel D.ieu appela l'homme et lui dit : Où es-tu ? (Béréshit 3 :9).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

9.     Soyez dans la détresse, dans le deuil et pleurez. Que votre rire se tourne en deuil, votre joie en atterrement.

 

 

  • Soyez dans la détresse, dans le deuil et pleurez : que le repenti ne cesse d’implorer D.ieu dans les pleurs et les supplications, qu’il dispense la charité selon ses moyens, prenne ses distances de l’objet de la faute et change son nom, comme pour dire : Je suis quelqu’un d’autre, je ne suis pas l’homme qui a fait ces actions ! (Mishné Torah du Rambam, Hilkhot Téchouva, chap. 2) 

 

 

  • Que votre rire se tourne en deuil, votre joie en atterrement : comment les klipot peuvent-elles être brisées ? Par un cœur brisé et l’amertume de l’âme pour ses fautes. Comme il est écrit dans le Zohar, à propos du verset : Les sacrifices à D.ieu, c’est un esprit brisé, un cœur brisé, etc… (Téhilim 51 :17). Cela veut dire que par un cœur brisé, l’esprit d’impureté de la sitra a’hara est brisé, et ceci est le sacrifice offert au Nom divin. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 17)

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

11.     Ne parlez pas l’un contre l’autre, frères. Qui parle contre un frère ou juge son frère parle contre la tora et juge la tora. Et si tu juges la tora, tu n’es pas un réalisateur de la tora, mais un juge.

 

 

  • Ne parlez pas l’un contre l’autre, frères : pour obéir aux ordres de Yaakov HaTsadik, il sera bon d’étudier les lois du langage du Hafets Haïm en lien avec le lachon hara car comme cela est précisé, Yaakov nous enseigne à ne pas médire ou encore à nous juger, etc… 

 

 

  • Qui parle contre un frère ou juge son frère : de façon négative.

 

 

  • parle contre la tora et juge la tora. Et si tu juges la tora : car tout Juif est véritablement une Torah mamash.

 

 

  • tu n’es pas un réalisateur de la tora, mais un juge : par conséquent, la Guémara Chevouot 30a nous explique qu’il faut juger notre prochain favorablement et Rachi nous précise égalemet qu’elle ne parle pas d’un jugement au tribunal mais bien d’un homme qui verrait son prochain accomplir un acte. Cette mitsva décrite s’appelle la mitsva de ladoune lékaf zé’hout, de juger son prochain du côté favorable. Selon le Rambam, c’est une des mitsvot de la Torah les plus difficiles à appliquer car la nature humaine tend souvent à s’y opposer ! En effet, il est connu que celui qui juge son prochain favorablement [mesure pour mesure], on le juge ainsi, dans le tribunal céleste et inversement, celui qui est pointilleux sur le comportement de ses semblables, mérite que l’on soit pointilleux avec lui dans le tribunal céleste et dans la même optique, le Mashiah a déclaré : Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. (Matityahou 7 :2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

12.     Unique est le formateur de la tora et le juge, celui qui peut sauver et perdre. Mais toi, qui es-tu pour juger ton compagnon ?

 

 

  • Unique est le formateur de la tora et le juge : comme il est dit : Car l'Éternel est notre juge, l'Éternel est notre législateur, l'Éternel est notre Roi : C'est lui qui nous sauve. (Yeshayahou 33 :22)

 

 

  • celui qui peut sauver et perdre : cela fait référence au Maître du monde, comme il est enseigné dans la Torah :  Je fais vivre et je fais mourir, je blesse et je guéris et personne ne délivre de ma main. (Devarim 32 :39).

 

 

  • Mais toi, qui es-tu pour juger ton compagnon : et cela peut être également compris à la lumière de nos Sages : Ne juge pas ton ami jusqu’à ce que tu parviennes à sa place. Car sa place, au sens matériel, c’est-à-dire le milieu dans lequel il se trouve et son entourage, le conduit à fauter et par ailleurs, sa place au sens spirituel, c’est-à-dire la nature de son mauvais penchant, favorise la faute car son mauvais penchant brûle comme le four brûlant d’un boulanger dont la fréquence d’utilisation et l’intensité sont supérieures à celle d’un four ordinaire, comme il est écrit dans Hoshéa : Il brûle comme un feu flamboyant, etc… Le mauvais penchant n’est pas le même chez tout un chacun. Il y a celui dont le penchant est comme un feu flamboyant, passionné, ce qui n’est pas le cas chez un autre. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 30) 

 

 

COMMENTAIRE N°1

Néanmoins, malgré l’approche du Tanya, l’enseignement le plus adéquat pour obéir de façon parfaite aux injonctions de Yaakov concernant le jugement trouvera son écho dans la Torah n°282 du Likouté Moharan, nommée Azamra, de Rabbi Na’hman de Breslev.

En effet, cette Torah extraordinaire traite de la façon de découvrir la vraie joie par la recherche des points positifs en nous, chez les autres et dans toutes les situations.

Il se peut qu'en commençant ton examen de conscience, tu aies l'impression de ne trouver aucun bien en toi. Tu te vois rempli de fautes et ainsi le mauvais penchant veut t'entraîner à la dépression et à la tristesse. Surtout, ne te démoralise pas ! Cherche jusqu'à ce que tu trouves en toi une parcelle de bien. En effet, comment se pourrait-il que tu n'aies pas accompli une seule mitsva ou fait du bien durant ta vie ? Si tu commences à examiner cette bonne action, tu pourrais aussi y trouver de nombreuses imperfections et un manque de pureté. Cependant, il n'est pas possible que cette mitsva ou cette bonne action ne comporte pas au moins une parcelle de bien ! Il doit sûrement exister un point positif ! Il faut continuer jusqu'à trouver un bon élément en toi même, ce qui t'aidera à récupérer ta vitalité originelle et accéder à la joie. En t'appliquant à découvrir en toi une autre parcelle de bien même attachée de défauts, extrais-en un autre point positif. Continue et collectionne les points positifs ! C'est ainsi que se composent les mélodies. La faculté de jugement est un outil très puissant au service de l'homme. Mal juger les autres peut détruire l'univers. Le problème est que la critique est aisée, beaucoup trop même ! On peut toujours trouver des fautes dans le comportement d'autrui. Nous devons savoir que chacun des mots que nous prononçons sur notre prochain constitue une forme de jugement sur lui mais aussi sur nous-mêmes. Recherchons le bien, seulement le bien. Il se peut que ce bien soit enseveli sous des couches d'écorces mais tout au fond, ce bien demeure intacte et pur car il émane de la divinité. Cessons de nous culpabiliser ou de passer notre temps à juger l'autre. Ayons confiance en nous. D.ieu n'est pas un tyran car même si on se trouve très éloigné de l'Eternel et que nous pensons transgresser à chaque instant sa volonté, sachons en revanche que chaque geste, même le plus infime, est fait pour nous élever de notre basse condition et nous rapprocher de D.ieu, est extrêmement précieux à ses yeux. (Rabbi Na’hman de Breslev, rapporté par les Éditions Keren Rabbi Israël).

Voilà ce qu'enseigne Rabbi Na'hman. Il l'a appliqué à lui-même en jugeant chacun avec indulgence, en se concentrant uniquement sur l'aspect positif de chacun. Il nous affirme que l'être le plus déchu apparemment, possède en lui-même une grandeur cachée, intacte et prête à s'épanouir, pour peu qu'on lui fasse confiance. Au lieu de briser les gens et de les affaiblir, montrons-leur combien ils sont forts et bons ! Disons-leur sans cesse combien D.ieu les aime : Courage ! Mon frère, mon ami. Tu peux y arriver ! D.ieu t’attend ; il t’aidera ! Il est déjà près de toi, en toi... Cherchons le bien, la parcelle de divinité qui réside en chacun et le monde sortira de sa déchéance !  La culpabilité, l'angoisse ronge et paralysent. On doit déployer tous les efforts pour être joyeux quoi qu'il arrive. (Rabbénou, Éditions Keren Rabbi Israël).

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

14.     vous ne savez pas ce que votre vie sera demain ; oui, vous êtes une fumée qui apparaît un instant et disparaît de même.

 

 

  • vous ne savez pas ce que votre vie sera demain : comme on le sait, la notion du "lendemain" appartient au Maître du monde et n’est pas entre les mains des hommes ; dans le même élan, le Roi Shlomo a écrit : Ne te vante pas du lendemain car tu ne sais pas ce qu'un jour peut enfanter. (Mishlei 27 :1).

 

COMMENTAIRE N°1

 

Toujours dans le même élan, la Guémara déclare : Ne t’afflige pas des ennuis de demain car tu ne sais pas ce qu'un jour peut apporter ; peut-être que demain tu ne seras plus et alors on se serait inquiété d'un monde qui n'est pas le sien. (Sanhédrin 100b)

 

 

 

  • oui, vous êtes une fumée qui apparaît un instant et disparaît de même : cela correspond également aux pensées exprimées par le Roi David dans les Téhilim comme il est dit : Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n'est qu'un souffle. (Téhilim 39 :5) ou encore : L'homme est semblable à un souffle, ses jours sont comme l'ombre qui passe. (Téhilim 144 :4) 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Un jour, le jeune Nathan était assis dans la synagogue, à côté de son illustre grand-père, le Rav Its’hak Dantzig et il observa que le vieil homme qui s'asseyait généralement à côté de son grand-père était absent… Lorsqu'il demanda à son grand-père la raison de cette absence, celui-ci lui répondit que le vieil homme était décédé la nuit précédente. À compter de ce jour-là, Rabbi Nathan fit tous les jours un examen de ses actions, en préparation du jour de sa mort. (Biographie de Rabbi Nathan de Breslev par le Rav Shalom Arush).