CHAPITRE 2

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COMMENTAIRES 

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5.     Entendez, mes frères aimés : Elohîms n’a-t-il pas choisi les pauvres dans l’univers, riches en adhérence et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ?

 

 

  • Entendez, mes frères aimés : Yaakov étant le chef de la Kéhila Nazaréenne, il est nécessaire d’étudier [d’écouter] cette Lettre avec attention.

 

 

  • Elohîms n’a-t-il pas choisi les pauvres dans l’univers : l’homme qui traverse l’épreuve de la pauvreté avec la foi, en constatant que la Providence divine particulière est à ses côtés et en croyant que c’est pour son bien, n’éprouve évidemment aucune jalousie envers son prochain et à plus forte raison, ne convoite pas sa richesse. Il sait clairement que si le Créateur ne la lui donne pas, c’est pour son bien éternel et que c’est le seul moyen pour se rapprocher du Saint Béni soit-Il et réparer ce qui est nécessaire. De plus, celui qui vit selon sa finalité et trouve son but dans la vie, ne manque de rien. Sa vie est pleine de contenu et de richesse intérieure, il n’observe donc pas les autres… En revanche, un homme qui ne trouve pas son but dans la vie est vide de tout et l’ennui domine sa vie, même s’il est très riche car il sent toujours qu’il lui manque quelque chose ; il tombe dans la jalousie et la convoitise, il est rempli de désirs et d’avidité pour ses manques fictifs mais en réalité, il ne lui manque qu’une seule chose : la foi. (Rav Shalom Arush)  

 

 

  • riches en adhérence : Hashem n'a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu'ils soient riches en la foi ?

 

COMMENTAIRE N°1

 

Lorsqu’un homme subit l’épreuve de la pauvreté, l’intention du Créateur est qu’il se soumette à lui, qu’il multiplie ses prières, qu’il apprenne à ne dépendre que du Créateur et à lui faire entièrement confiance. Ainsi, l’homme pourra se rapprocher de lui et mériter de nombreux bienfaits, mille fois plus élevés que la richesse, comme la foi, le complet repentir, la sagesse, des enfants justes, etc… (Rav Shalom Arush)

 

 

  • et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment : cela fait référence au Royaume messianique, bientôt dévoilé au travers de Yeshoua lorsqu’il sera officiellement Roi d’Israël [Mashiah ben David].

 

 

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6.     Mais vous méprisez le pauvre ! Les riches ne vous oppriment-ils pas ? Ne vous traînent-ils pas devant les tribunaux ?

 

 

  • Mais vous méprisez le pauvre : la conduite de certains Nazaréens étaient en contra­dic­tion totale avec leur foi : D.ieu cherche par-dessus tout l’honneur du pauvre et pourtant, il était déshonoré au milieu de la communauté du Mashiah [certainement par les pro­cé­dés décrits dans les premiers versets du chapitre]. 

 

Supposez, en effet, qu'il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d'or et un habit magnifique, et qu'il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; si, tournant vos regards vers celui qui porte l'habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d'honneur ! Et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marchepied, ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction et ne jugez-vous pas sous l'inspiration de pensées mauvaises ? (Yaakov 2 :2-4)

 

  • Les riches ne vous oppriment-ils pas : Yaakov HaTsadik souhaite créer un contraste entre l’attitude des pauvres et celle des riches.   

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici un enseignement du Rav Shalom Arush concernant l’épreuve de la richesse.

 

L’épreuve de la richesse consiste à avoir beaucoup d’argent et d’influence, et pourtant, l’homme qui la subit doit toujours se souvenir de sa bassesse et savoir que la richesse ne lui appartient pas, mais qu’elle est déposée chez lui et qu’il n’a donc aucune raison de se croire supérieur aux autres. Il ne doit pas être avare, mais distribuer son argent aux autres, selon le commandement du Créateur.

 

Cette épreuve est plus dure que celle de la pauvreté, car le pauvre n’a guère le choix et il se tourne vers la foi malgré lui, à cause de sa condition misérable et mérite ainsi le bien authentique. En revanche, il est difficile au riche de se libérer des sentiments de force, de puissance et d’orgueil. De plus, sa vie est généralement remplie de nombreux soucis, comme il est dit : Augmenter sa fortune, c’est augmenter ses soucis. Néanmoins, celui qui subit l'épreuve de richesse, doit aussi être joyeux de son lot et de sa réparation, sans être jaloux de celui qui a une vie plus simple et facile. Il doit croire que le Saint béni soit-Il sait que c’est l’unique condition pour effectuer sa mission le mieux possible et justifier ainsi sa venue dans ce monde. Il doit savoir que des Cieux on lui donne le mérite d’accomplir de bonnes actions avec l’aide de l’argent qui lui a été confié par le Créateur : actions de bienfaisance, soutien de l’étude de la Tora, assurer sa diffusion, participer aux activités de rapprochement de la Tora auprès de ceux qui en sont éloignés et encore d’autres grandes et nobles actions.

 

Il est aussi probable que dans une réincarnation précédente, il s’accapara de l’argent d’une manière incorrecte, et qu’on lui donne maintenant l’occasion de rendre cet argent à ses victimes. Par conséquent, il profitera de chaque occasion pour faire de la tsédaka et s’efforcera d’améliorer le sort de chaque personne qu’il rencontre et tant qu’on lui demande de l’argent, il le donnera avec bon cœur. Ainsi, il réparera tout ce qui est nécessaire en apaisant tout le monde et en se réconciliant avec ses accusateurs venus de ses précédentes réincarnations.

 

 

  • Ne vous traînent-ils pas devant les tribunaux : cela fait certainement référence aux persécutions religieuses, peut-être de certains Saducéens réputés pour posséder les plus grandes richesses en Israël.  

 

 

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10.     Oui, quiconque garde toute la tora mais trébuche sur un point, il devient coupable de tout.

 

 

  • Oui, quiconque garde toute la tora mais trébuche sur un point : une mitsva de la Torah et à ce sujet, il est aussi enseigné : Nous bronchons tous de plusieurs manières. (Yaakov 3 :2) ou encore : Non, il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. (Qohelet 7 :20) ou encore : Car tous ont péché et sont privés de la gloire de D.ieu. (Romains 3 :23) ou encore : Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n'est point en nous. (1 Yohanan 1 :8)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Dans le même élan, Rabbi Na’hman de Breslev a déclaré : Si l'on désire réparer chacune de nos transgressions, la tâche est énorme. (Torah n°29 du Likouté Moharan I)

 

Selon Rabbi Na’hman, un seul produit fautif dans notre package de Torah peut causer une multitude de dommages car chaque transgression, que D.ieu nous préserve, crée une multitude de préjudices. Face à cette difficulté, nous devons nous renforcer pour minimiser le nombre de nos fautes et prier abondamment afin de recevoir l'aide du Ciel ; la réussite complète vient du Ciel et dépend seulement de notre volonté de nous rapprocher de D.ieu.

 

 

  • il devient coupable de tout : le fauteur est considéré comme un transgresseur de la Torah, chacun selon son niveau et celui-ci a nécessairement, tout comme le plus vil d’entre les fauteurs, besoin de la miséricorde d’Hashem manifestée dans le Mashiah comme il est dit : Grâce à l'attachement aux vrais Tsadikim, on accède de la sorte à un parfait repentir, au pardon des fautes, à l'adoucissement et à la suppression de tous les jugements, et l'union du Saint Béni soit-Il et de sa Présence est accomplie grâce à cela. (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

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19.     Tu adhères à ce qu’Elohîms est un ? Tu fais bien ! Les démons aussi adhèrent et frissonnent !

 

 

  • Tu adhères à ce qu’Elohîms est un ? Tu fais bien : et comme notre Maître Yaakov HaTsadik, nous croyons qu’il n’existe qu’une seule véritable entité, un D.ieu qui est l’essence de tout, un D.ieu Unique et en conséquence, nous récitons matin et soir le Chéma Israël : Écoute Israël, l’Éternel est notre D.ieu, l’Éternel est Un. (Devarim 6 :4)

 

 

  • Les démons aussi adhèrent et frissonnent : la klipa [l’écorce du mal] n’est pas revêtue d’un corps physique ; par conséquent, elle connaît son Maître D.ieu et ne se rebelle pas contre lui, ‘hass véchalom. Chaque action négative de la sitra a’hara est accomplie uniquement par ordre divin. Les klipot, qui ne sont pas revêtues d’un corps, ne peuvent donc pas se rebeller contre la volonté divine, seule l’âme animale revêtue du corps humain peut le faire. Bien que les klipot soient appelées avoda zara, service étranger, ce qui est un déni de D.ieu ; elles le désignent malgré tout comme le D.ieu des dieux.  Elles ne peuvent aucunement transgresser la Volonté divine car elles savent et perçoivent qu’il est leur vie et leur existence ; l’homme qui transgresse la volonté de D.ieu est donc bien plus vil et plus bas que la klipa et la sitra a’hara qui sont appelées avoda zara et autres dieux. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 24)

 

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22.     Tu vois que l’adhérence coopérait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres l’adhérence était parfaite.

 

 

  • Tu vois que l’adhérence coopérait avec ses œuvres : comme il est dit : Avraham se leva de bon matin. (Béréshit 22 :3) et au commentaire de Rachi de préciser : Dans son zèle à accomplir la mitsva. (Pessa‘him 4a). 

 

 

  • et que par les oeuvres l’adhérence était parfaite : et bien qu’ils soient souvent opposés par la plupart des commentateurs, Shaoul dira dans le même élan : Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la Torah qui sont justes devant D.ieu mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. (Romains 2 :13).

 

 

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26.     Oui, le corps sans le souffle est mort ; ainsi l’adhérence sans les oeuvres est morte.

 

 

  • Oui, le corps sans le souffle est mort : le corps sans l’âme est mort.

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la pensée de Yaakov HaTsadik, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Shomo Yaffe, doyen de l'Institut de droit américain et talmudique à New York et Rav ‘Habad de la congrégation B'nai Torah à Springfield.

 

La mort consiste en la séparation de l’âme et du corps. Par conséquent, la démarche de rechercher la proximité de D.ieu ne peut pas impliquer la séparation du corps et de l’âme. En effet, si lorsque nous prions ou que nous nous adonnons à n’importe quelle autre activité sainte, nous ressentons de l’exaltation mais que seule l’âme est du voyage, nous commettons une erreur. En pratique, cela veut dire qu’après toute expérience spirituelle, les désirs et les faiblesses de notre corps ne devraient pas demeurer tels quels. Notre vie pratique, quotidienne, se doit d’être plus vertueuse et plus éthique qu’avant que nous nous soyons approchés de D.ieu… Si ce n’est pas le cas, alors toute cette expérience est morte : elle n’ajoute ni vitalité, ni sainteté au monde dans lequel nous vivons. Or, la foi du Judaïsme est précisément de rendre la présence de D.ieu normale, dans le contexte de nos cadres de référence ordinaires et quotidiens. (Rav Shlomo Yaffe)

 

 

  • ainsi l’adhérence sans les oeuvres est morte : de même, la foi sans les mitsvot [les commandements de la Torah] est morte, dans le sens où elle est complétement inutile…