CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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4.     Oui, certains hommes se sont glissés, ceux autrefois inscrits d’avance pour cette condamnation, des sans-ferveur, qui changent en débauche le chérissement d’Elohîms et nient notre seul maître et Adôn Iéshoua‘.

 

 

  • Oui, certains hommes se sont glissés : introduits d’une façon furtive... 

 

 

  • ceux autrefois inscrits d’avance pour cette condamnation : dans l’absolu et l’infini d’Hashem, la condamnation de ces hommes était écrite depuis longtemps. Cette expression montre combien Yéhouda est remontée contre ces hommes, dénigrant la vraie grâce et le véritable enseignement du Mashiah.

 

 

  • des sans-ferveur : du grec "asebes"…

Voici la définition du mot grec "asebes" :

  • un homme démuni de révérence envers D.ieu,

  • un homme condamnant D.ieu lui-même,

  • un homme impie ayant outragé la religion, la morale, la justice, etc…

Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l'impie [asebes] et le pécheur ? (1 Kéfa 4 :18)

 

 

  • qui changent en débauche le chérissement d’Elohîms : cela fait référence au fait de corrompre la grâce d’Hashem manifestée en Yeshoua en débauche.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Malheureusement, il s’agit d’une déviance récupérée par une partie du christianisme, cette religion étant convaincue d’être sous la grâce, sauvée de ses péchés tout en étant impie dans ses œuvres... La graine du christianisme est ici décrite par Yéhouda : corrompre la bonté et la miséricorde d’Hashem en Yeshoua, et l’a transformée en débauche ! En effet, le slogan actuel de la chrétienté, comme on le sait, est bel est bien : de toute façon, fautons car nous sommes "graciés" et pardonné en Christ. Ceci est d’ailleurs, la conséquence de la chute spirituelle de nombreuses églises dans le monde, se contentant d’un Jésus salvateur au lieu de servir véritablement le Roi des Rois et Seigneur des seigneurs.

 

COMMENTAIRE N°2

 

La graine dénoncée par Yéhouda est celle d’une grâce détournée en débauche ; par l’étude des séfirot, nous allons comprendre comment une grâce, un ‘hessed peut être transformée en débauche... Pour cela, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Yehonathan Gefen.  

 

Dans le Sefer Vayikra, la Torah cite les diverses relations interdites et les sanctions prévues pour ceux qui les transgressent. Or, chose étonnante, vers la fin de la liste, elle affirme littéralement : Un homme qui prend sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère, qu’il voit sa nudité et qu’elle voit la sienne, c’est un ’hessed et ils seront exterminés aux yeux de tous les membres de leur peuple. (Vayikra 20 :17). Une question évidente se pose : comment comprendre la présence du mot "hessed" pour désigner une relation d’inceste ? Le ’hessed est généralement traduit par "bonté, bienfait" ; alors pourquoi est-il relié aux relations interdites ?

Pour résoudre cette énigme, il convient de revoir notre compréhension du ’hessed. Au premier abord, il s’agit bien évidemment, d’une mida [d’un trait de caractère] caractérisée par le bienfait puisque le ’hessed pousse un individu à partager généreusement avec autrui, outrepassant son égoïsme, etc… Or, il faut savoir que ceci n’est qu’une seule facette du ’hessed et comme toutes les autres middot, il a aussi un aspect négatif se traduisant par un manque d’appréciation des limites…

Pour mieux comprendre, prenons l’exemple de deux personnages importants dans la Torah qui incarnèrent cet aspect négatif du ’hessed : Yichmaël et Lot.

Rachi, dans ses commentaires, nous affirme qu’Yichmaël était profondément corrompu par la débauche et le vol. En réalité, ces deux délits provenaient d’un ’hessed tordu qui lui fit dépasser certaines limites acceptables ; une attitude selon laquelle "ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi, est à moi" incite en fait, l’homme à croire qu’il a le droit de porter atteinte aux femmes des autres ainsi qu’à leurs biens, etc…

Quant à Lot, il grandit dans la maison d’Avraham Avinou [incarnation parfaite du ‘hessed] et s’habitua toujours à prodiguer des bienfaits à son entourage, comme le prouve son impressionnante hospitalité à Sodome. Cependant, il développa également une conception pervertie du ’hessed… Par exemple, quand les habitants de Sodome menacèrent d’abuser de ses invités, il préféra leur proposer ses filles ! En effet, Lot voulait faire du ’hessed à ses hôtes aux dépens de ses propres filles. (Ramban sur Béréshit 19 :8)

Pourquoi Yichmaël et Lot firent-ils une si mauvaise utilisation de cette mida ? En effet, on est en droit de se demander comment des qualités comme la bonté ou encore l’amour pourrait-elle devenir néfastes… En réalité, c’est parce que leur ’hessed ne fut pas acquis grâce à un travail de soi basé sur les directives de la Torah mais sur un patrimoine génétique, sur une éducation [spirituelle] reçue. Et oui, même une mida généralement positive comme le ’hessed peut avoir des répercussions néfastes, si elle n’est pas correctement gérée… Une personne qui a une tendance naturelle à faire du bien peut également mal le faire, qualitativement ou quantitativement ; elle peut se montrer très altruiste à l’égard de ses amis mais par exemple, oublier de s’occuper suffisamment de sa famille, etc… En fait, elle risque de ne pas réussir à se fixer des limites dans divers domaines de la vie. De plus, un homme enclin à prodiguer des bienfaits peut avoir pour autre défaut, celui de vouloir ou d’exiger de la part des gens qu’il aide, qu’ils se comportent de la même manière à son égard. Par conséquent, il n’hésitera pas à leur adresser d’imposantes requêtes, puisqu’il aurait fait la même chose pour eux de toute façon… Or, bien que la Torah nous enjoigne de donner abondamment, elle nous demande aussi à contrecourant, de ne pas compter sur les bienfaits des autres. Le Roi Shlomo nous enseigne : Celui qui hait les cadeaux vivra. (Mishlei 15 :27). Nombreux sont les Rabanim qui nous montrèrent un parfait exemple sur ce point ; ils débordaient de bonté mais refusaient de profiter des autres. Prenons l’exemple du Rav de Brisk, qui prit plusieurs orphelins à sa charge mais qui n’acceptait aucun don, même quand le besoin était manifeste…

Avraham Avinou représente l’archétype du ’hessed équilibré et juste. Certes, il avait un penchant naturel au ’hessed mais il ne laissa pas son inclination naturelle le diriger aveuglément ; au contraire, il la canalisa, voire la négligea, lorsqu’il le fallait… En effet, il fut à plusieurs reprises, placé dans des situations qui l’obligeaient à réduire son ’hessed, notamment lorsqu’il dût sacrifier Its’hak. Avraham surmonta ces épreuves difficiles, prouvant ainsi que sa bonté n’était pas gérée par son penchant naturel mais bien par sa crainte du Ciel et sa avoda hamiddot [travail de soi].

Pour résumer, nous avons vu que le ’hessed ne signifie pas simplement "gentillesse" mais qu’il correspond également au mauvais penchant de dépasser à outrance, les limites ; c’est une mida qui peut être utilisée pour le bien comme pour le mal. En outre, il existe une différence énorme entre celui qui fait preuve de cette qualité parce qu’il y est génétiquement prédisposé ou parce qu’il y a été habitué, et celui qui façonne et développe son ’hessed selon le point de vue de la Torah.

Puissions-nous tous utiliser la mida de ’hessed uniquement pour le bien et ne surtout pas finir, ‘hass véchalom, comme un débauché sous couvert de la grâce divine en Yeshoua ! Au contraire, sanctifions-nous au maximum par égard pour cet amour !

Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la Torah mais sous la grâce ? Loin de là ! (Romains 6 :15)

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de D.ieu. (2 Corinthiens 7 :1)

 

 

  • et nient notre seul maître et Adôn Iéshoua‘ : ces impies par leurs attitudes, nient les véritables enseignements de notre Rabbi et les détournent afin de justifier leur débauche spirituelle. 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Les contradicteurs et les méchants qui s'opposent au vrai Tsadik reçoivent leur souffle de vie du Rav de l'écorce [du mal]. En effet, il existe un Rav de l'écorce et de l'autre côté face au Rav de la sainteté car D.ieu a fait correspondre l'un et l'autre, c'est pourquoi les adversaires sont forts pendant un temps car le souffle de vie qui provient du Rav de l'écorce correspond au souffle de tempête, puissant lorsqu’il frappe mais en réalité, il ne dure qu'un moment et finalement, il s'arrête et disparaît en emportant le corps et l'âme de ceux qui sont attachés à lui. Or, c'est la raison pour laquelle, certains sont appelés morts durant leur vie car il ne possède pas le véritable souffle de vie [de sainteté] qui est attiré grâce au Tsadik de vérité. (Torah n°8 du Likouté Moharan I)

 

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6.     Les messagers qui n’ont pas gardé leur entête mais ont délaissé leur demeure, il les garde, liés en pérennité dans l’obscurité, pour le jugement du grand jour.

 

 

  • Les messagers qui n’ont pas gardé leur entête : comme il est enseigné dans la Torah Orale : Rabbi Yossi enseigne que ce sont [ne pas prononcer] Aza et Azaël ; à ce sujet, il a déjà été dit que le Saint Béni soit-Il les fit déchoir de la sainteté de l'En-Haut. Et si tu te demandes comment ils peuvent alors subsister en ce monde-ci, Rabbi ‘Hiya répond : ces êtres proviennent de ceux appelés : oiseaux volant [en allusion aux dieux égyptiens ayant une tête d’oiseau] sur la terre. (Béréshit 1 :20). Il a été expliqué aussi qu'ils apparaissent aux hommes sous un aspect humain. Si tu te demandes comment ils peuvent se transformer ainsi, sache qu'ils peuvent prendre en fait d'innombrables formes : lorsqu’ils sont descendus, ils se sont enveloppés de l'air du monde et ils ont ressemblé aux hommes. Tels sont [ne pas prononcer] Aza et Azaël, ils se rebellèrent dans l'En-Haut et le Saint Béni soit-Il les en fit tomber ; ils se corporifièrent sur terre et y demeurèrent sans ne plus pouvoir se débarrasser de leur forme terrestre. Ils se prostituèrent ensuite aux femmes de ce monde et jusqu'à notre époque, ils subsistent encore en enseignant la sorcellerie aux humains. (Zohar, Béréshit 58a)

 

 

 

  • mais ont délaissé leur demeure : céleste pour habiter dans notre monde matériel comme il est dit : Les nefilim, les géants étaient sur la terre en ces temps-là. (Béréshit 6 :4) et à Rachi de préciser :  ils sont tombés et ont fait tomber l’humanité (Béréshit Raba 26)

 

 

 

  • il les garde, liés en pérennité dans l’obscurité : selon le Judaïsme, ces anges sont enchaînés dans les montagnes de l’Orient comme il est dit : Bilam prononça son oracle et dit : Balak m'a fait descendre d'Aram, le roi de Moav m'a fait descendre des montagnes de l'Orient. Viens, maudis-moi Yaakov ! Viens, sois irrité contre Israël ! (Bamidbar 23 :7) et comment le sait-on ? Car ces anges maléfiques ont révélé des secrets occultes au sorcier Bilam. 

 

 

 

  • pour le jugement du grand jour : comme il est enseigné par Shimon Kéfa : ils les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement. (2 Kéfa 2 :4)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Ainsi de Sedôm et ‘Amora et des villes voisines, qui putassaient de même et s’en allaient derrière une autre chair ; elles gisent en exemple, subissant la peine du feu en pérennité.

 

  • Ainsi de Sedôm et ‘Amora et des villes voisines : car les gens de Sodome étaient méchants et de grands pécheurs contre l'Éternel. (Béréshit 13 :13) et ailleurs, il est également dit : Le cri contre Sodome et Gomorrhe s'est accru, et leur péché est énorme. (Béréshit 18 :20)

 

  • qui putassaient de même et s’en allaient derrière une autre chair : en référence aux homosexuels ; dans un langage plus familier, on parle aujourd’hui de sodomites.  

 

  • elles gisent en exemple, subissant la peine du feu en pérennité : comme il est dit : car il se sert d’eux pour juger les peuples. (Iyov 36 :31). (Midrash Tan’houma, Vayéra 10) et lorsque D.ieu vient punir les créatures, il amène sur elles du feu venant des Cieux comme il l’a fait à Sodome. (Rachi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Ceux-là pourtant font de même : rêvant, ils souillent la chair, rejettent la souveraineté, blasphèment les gloires.

 

 

  • Ceux-là pourtant font de même : rêvant, ils souillent la chair : en référence aux souillures du corps et à ce sujet, il est enseigné par Shaoul : Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

 

  • rejettent la souveraineté : en référence au mépris envers toutes autorités divines ou humaines établies afin d’encourager au milieu du peuple, une pratique authentique de la Torah.  

 

  • blasphèment les gloires : en référence aux anges, aux puissances célestes en général.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Mikhaél, le messager en chef, quand il contestait le diable et débattait pour le corps de Moshè, n’osa pas porter de jugement blasphématoire, mais il dit : L’Adôn te rabrouera ! 

 

 

  • Mikhaél, le messager en chef : les premiers anges dont les noms sont mentionnés dans la Bible sont Gavriel et Mikhaël comme il est dit : Mais voici, Mikhaël, l'un des principaux chefs, est venu à mon secours et je suis demeuré là auprès des rois de Perse. (Daniel 10 :13) ; comme on le sait, chaque ange est programmé pour effectuer certaines tâches et ainsi, selon la tradition Juive, Mikhaël est un malakh envoyé lors de missions émanant l’expression de la bonté divine.

 

 

 

  • quand il contestait le diable et débattait pour le corps de Moshè : et à ce sujet, il est enseigné dans la Torah Orale : Aucun des satanim n'est aussi méchant que [ne pas prononcer] Samaël (…) et Samaël le méchant attendait l'âme de Moshé en disant : Quand Mikhaël sera-t-il en pleurs tandis que je remplirai ma bouche de rires ? Sur quoi Mikhaël dit : Quoi, méchant, je pleurerais et tu rirais ! En effet, il est dit : Ne te réjouis pas à mon sujet, mon ennemie ! Car si je suis tombée, je me relèverai ; si je suis assise dans les ténèbres, l'Éternel sera ma lumière. (Mikha 7 :8). (Devarim Rabah 11 :10)

 

 

 

  • n’osa pas porter de jugement blasphématoire : cette contestation de Mikhaël avec le Satan était également, selon plusieurs sources, décrite dans un apocryphe Juif intitulé : l’Assomption de Moshé. En effet, selon Clément d’Alexandrie et Origène, c’est de ce texte apocryphe que proviendrait la citation de Yéhouda mais malheureusement, la portion correspondante du texte est manquante dans le manuscrit latin.

 

 

 

  • mais il dit : L’Adôn te rabrouera : la parole attribuée à Mikhaël est comparable avec celle décrite par le Prophète Zekharia comme il est dit : L'Éternel dit à Satan : Que l'Éternel te réprime, Satan ! Que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! (Zekharia 3 :2) ; le but de Yéhouda est simplement de citer l’exemple d’un ange qui n’osa pas porter un jugement de blasphème contre le Satan lui-même, se souvenant que tout jugement appartient à D.ieu seul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Mais ceux-là blasphèment en ce qu’ils ne savent pas, et se corrompent en cela même qu’ils comprennent naturellement, comme des bêtes sans paroles.

 

 

  • Mais ceux-là blasphèment en ce qu’ils ne savent pas : ces apostats [certainement les gnostiques selon le contexte] décrits dans l'Épître de Yéhouda et dans celui de Shimon Kéfa sont comparés à Sodome et Gomorrhe, qui non seulement étaient coupables de péchés sexuels mais voulaient également s’en prendre aux anges qui ont été envoyés les détruire. Autrement dit, si Mikhael n'a pas attaqué le Satan lui-même ; à combien plus fortes raisons ces gens ne devraient-il pas blasphémer contre les puissances célestes qui représentent Hashem lui-même, la source de toutes choses.

 

 

  • et se corrompent en cela même qu’ils comprennent naturellement : de façon charnelle alors qu’ils sont extrêmement loin de comprendre un tant soit peu, les notions Juives concernant les mondes supérieurs. 

 

 

  • comme des bêtes sans paroles : en références aux animaux ; c’est un langage comparable avec celui de nos Maîtres comme il est dit : Dans la génération où le fils de David viendra, (…) les gens qui craignent le péché seront méprisés. Et le visage de la génération sera comme le visage d'un chien dans son impudence et dans son impudeur. (Sanhédrin 97a)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11.     Oïe ! Oui, ils vont sur la route de Caïn ; ils s’adonnent à l’égarement de Bil‘âm pour un salaire et périssent dans la contestation de Qorah.

 

 

  • Oïe ! Oui, ils vont sur la route de Caïn : en référence aux voies tordues de ces apostats, engendrant de l’envie, de la colère et de la haine au milieu des communautés Nazaréennes conduisant ainsi, au meurtre spirituel de leurs soi-disant frères. À ce sujet, il est également enseigné par Yohanan : Il ne pas faut pas à ressembler à Kayin, qui était du Satan et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes. (1 Yohanan 3 :12)

 

  • ils s’adonnent à l’égarement de Bil‘âm pour un salaire : s’abandonnant aux penchants naturels [charnels] du Yetser Hara, présents en chacun d’entre nous et au sujet de Bilam, il est enseigné : la klipa [force négative] de Bilam constitue la rupture totale de l’alliance [rapports avec des femmes interdites, etc…]. Bilam était enfoui profondément dans ce problème, à tel point qu’il ne voulut jamais faire le moindre effort pour s’en sortir. (Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h) ou encore : Bilam ne désirait que les honneurs et l’argent, et était enfui dans les désirs charnels au point d’avoir des rapports avec son ânesse. (Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h)

 

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre les paroles de l’Apôtre Shimon Kéfa, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Pirké Avot.

Celui ayant un œil bon, un esprit humble et un petit appétit fait partie des talmidim d’Avraham Avinou. Celui ayant un œil méchant, un esprit hautain et un large appétit fait partie des talmidim de Bilam, le méchant. Quelle différence y a-t-il entre les talmidim d’Avraham Avinou et les talmidim de Bilam ? Les talmidim d’Avraham mangent dans ce monde et posséderont le Olam Haba comme il est dit dans les Proverbes de Shlomo : Pour donner des biens à ceux qui m'aiment et pour remplir leurs trésors. (Mishlei 8 :21). Or, les talmidim de Bilam hériteront du Guey-Hinnom et iront dans le gouffre de la destruction comme il est dit dans les Téhilim du Roi David : Et toi, ô Dieu ! Tu les feras descendre au fond de la fosse ; les hommes de sang et de fraude n'atteindront pas la moitié de leurs jours. C'est en toi que je me confie ! (Pirké Avot 5 :19) 

 

 

  • et périssent dans la contestation de Qorah : la voie de la vérité est celle instaurée par le Mashiah et ses talmidim comme il est dit : la Kéhila du D.ieu vivant représente la colonne et l'appui de la vérité. (1 Timotheos 3 :15). Or, comme Kora’h s'est révolté contre Moshé, ces apostats se révoltent contre les conducteurs de la communauté Nazaréenne.

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17.     Vous-mêmes, aimés, souvenez-vous des mots jadis prononcés par les envoyés de notre Adôn Iéshoua‘, le messie.

 

 

  • Vous-mêmes, aimés, souvenez-vous des mots jadis prononcés : en référence aux paroles prophétiques annoncées bien en avance par les Apôtres, afin de prévenir et de protéger la Kéhila authentique.

 

 

  • par les envoyés de notre Adôn Iéshoua‘, le messie : nous devons nous attacher exclusivement aux paroles du Mashiah et bien évidemment, aux paroles de ses talmidim lesquels sont le témoignage vivant de sa piété.

 

COMMENTAIRE N°1

Comme on le sait, les non-Juifs ont récupéré les enseignements du Mashiah Yeshoua afin de créer une nouvelle religion, totalement indépendante de la Torah, connue sous le nom du christianisme.

 

Par conséquent, si l’on veut parfaitement comprendre les paroles de Yéhouda, il serait intéressant d’analyser certains propos des fameux "pères" de l'Église catholique, ayant introduit doctrines et pratiques antisémites dans les mœurs du monde entier.

 

Pour commencer, voici le témoignage d’un des plus éloquents d’entre eux, Jean Chrysostome, qui dénonça les Juifs dans le plus vil des langages : les plus misérables de tous les hommes (…) avares, rapaces, cupides, des bandits perfides, (…) des meurtriers invétérés, des destructeurs, des hommes possédés par le diable, (…) ; ils ont dépassé la férocité des bêtes sauvages car ils ont assassiné leur progéniture.

 

En fait, il faut savoir que dès le second siècle, plusieurs non-Juifs ont commencé à renoncer aux racines hébraïques de la foi en Yeshoua et à enseigner des doctrines très antisémites. Voici trois canons établis lors du Concile de Laodicée vers l’an 364, conséquences directes de ces mauvaises influences. 

 

  • Canon 29 : Il n'est pas propre pour les chrétiens de judaïser en chômant le Shabbat mais ils doivent travailler en ce jour, ils doivent plutôt se reposer le dimanche.

 

  • Canon 37 : Défense d'accepter, des Juifs ou des hérétiques, les présents qu'ils envoient pour leurs fêtes ; il y a désormais une interdiction de les célébrer avec eux.

 

  • Canon 38 : Défense d’accepter des Juifs du pain sans levain [de la matsa] et de participer à leur impiété.

 

Dans le Dialogue avec Tryphon, Justin Martyr fait ressortir le fait, que ce qui avait autrefois appartenu à Israël était maintenant la propriété des chrétiens. Au niveau même des Écritures Juives du Tanakh, Justin affirme de manière catégorique à Tryphon : ce ne sont pas les vôtres mais les nôtres. Pourquoi ? Car dans sa folie, l'Église a remplacé Israël en tant qu’enfants et peuple de D.ieu.

 

Ignace, un des soi-disant premiers évêques d'Antioche, déclara que le christianisme n’a pas fondé sa foi sur le Judaïsme mais que le Judaïsme l’a fondé sur le christianisme. Ceci est une absurdité surtout lorsqu’on sait que Yeshoua était Juif et que le christianisme n’existait même pas en son temps.

 

Tertullien et Origène ont également considérés les Juifs, comme étant les assassins du Christ et comme de véritables déicides. 

 

Selon d’autres sources, Jérôme, l’auteur de la Vulgate en latin et Augustin appelaient les Juifs, les maudits de D.ieu.

 

Tous ces enseignements ont malheureusement, prospéré et prirent racine dans les cœurs et les esprits des premiers croyants [issus des nations] en Yeshoua.

 

L’officialisation "doctrinale" de toutes ces déviances eut lieu vers l’an 313. En effet, après qu’il eut remporté la bataille du pont Milvius, l’empereur Constantin publiât l'édit de Milan. Bien que cet édit ne fit pas du christianisme la religion officielle de l'empire, Constantin prétendit être chrétien et ainsi, mit fin aux persécutions et plaça le christianisme sur un pied d'égalité, devant la loi, face aux autres religions de l'empire. De plus, Constantin favorisa grandement l'Église, lui octroya de larges sommes d'argent et érigea de magnifiques bâtiments dans de nombreux endroits, à Jérusalem, à Bethléem ou encore à Constantinople, etc… En d’autres termes, c’était le début de la fin car avec un empereur soi-disant chrétien, ce n'était plus du tout une honte d'être soumis aux déviances du christianisme [catholique et politique]. Au contraire, on pouvait même obtenir plus d’avantages matériels et sociaux. En conséquence, de nombreux idolâtres et non-Juifs entrèrent de plus en plus dans l'Église et apportèrent, bien sûr, leurs influences et croyances païennes avec eux. Ces non-Juifs introduisirent ainsi, au sein même de l'Église de nombreuses pratiques et doctrines qui remplacèrent complétement les valeurs Juives du départ. Comme on le sait, ces différentes pratiques et enseignements conduiront à la corruption et à l'apostasie totale de l'Église.

 

Voici une liste des doctrines et pratiques non bibliques, complétement enracinées au sein de l’Église romaine et universelle :

 

  • le culte de la Vierge Marie,

  • le célibat des prêtres,

  • la mise en place d’un pape, considéré comme étant le Vicaire du Christ,

  • la divinité de Jésus,

  • la théologie de la substitution, soit le remplacement d’Israël par l’Église comme peuple de D.ieu,

  • le salut par les œuvres, comme le fait d’acheter son paradis ou son pardon éternel par de grandes sommes d’argent faites en l’honneur de l’Église,  

  • les guerres menées au nom du Christ,

  • la corruption politique,

  • les nombreuses inquisitions,

  • la lecture de la Bible étant interdite pour le commun des mortels,

  • la cupidité, l’idolâtrie ou encore l’essor des fêtes païennes comme Noël,

  • etc… 

 

En fait, si les non-Juifs étaient restés ancré dans les racines hébraïques du "dit" Nouveau Testament, il est fort probable qu’ils n'auraient jamais succombé aux doctrines énumérées ci-dessus.

 

Je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n'ont point fléchi les genoux devant Baal et dont la bouche ne l'a point baisé. (1 Melakhim 19 :18)

 

De toute évidence, Hashem s’est toujours gardé un reste de véritables Nazaréens mais malheureusement, ceux-ci furent toujours une minorité, constamment persécutés et avalés par la masse non-Juive, largement dominatrice étant influencée par le pouvoir d’Essav.

 

Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. (Matityahou 13 :30)

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20.     Mais vous, aimés, construisez-vous sur votre adhérence très sacrée ; priez dans le souffle sacré.

 

 

  • Mais vous, aimés, construisez-vous sur votre adhérence très sacrée : cette construction spirituelle en Yeshoua doit passer par un processus de sanctification constant.

 

 

  • priez : comme il est dit : Quel est donc le service du cœur ? Ce n’est rien d’autre que la prière. (Taanit 2a)

 

COMMENTAIRE N°1

 

La téfila est l’une des expressions essentielles de la foi en D.ieu. L’homme n’est pas parfait, celui-ci est affecté de manques et doit désirer ardemment les combler ; à cette fin, il doit se tourner vers son Créateur et lui exprimer ses besoins.

 

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matityahou 6 :6)

 

 

  • dans le souffle sacré : les Nazaréens étant animés du Rouah HaMashiah, du souffle messianique présent bien avant la Création d’Adam Harichon comme il est dit : La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme et l'Esprit de D.ieu se mouvait au-dessus des eaux. (Béréshit 1 :2)