INTRODUCTION
LOGGION 1-25

Pour l'instant, 9 paroles du Tsadik sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

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COMMENTAIRES 

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ÉVANGILE DE TOMA - INTRODUCTION.

Voici les paroles cachées que Yeshoua le Vivant a dites et qu’a transcrites Didyme Yéhouda Toma.

 

  • Voici les paroles : du Mashiah.

 

 

  • cachées : dans cet Évangile, sont cachés plusieurs secrets du Rabbi.

 

  • que Yeshoua le Vivant : en utilisant ces termes, l’Apôtre Toma témoigne de la résurrection du Mashiah comme il est dit : Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. (Révélation 1 :18)

  • a dites : en référence au Mashiah dont les enseignements et les ‘hiddoushim en Torah regorgent de vitalité comme il est dit : Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. (Yohanan 7 :38) et à ce sujet, il est également enseigné dans les milieux ‘hassidiques : le Mashiah est garant auprès du Saint Béni soit-Il de réparer le monde ; tout service divin, tous les guilgoulim de chacun et les réparations de tout homme passe par son intermédiaire ; par lui se dévoile la Providence divine au niveau spirituel et matériel ; il incarne le dévoilement de la téfila ; il incarne la sainteté et la vitalité du monde entier ; toutes les dévotions ne montent au Ciel que par son intermédiaire et tous les éveils ou repentirs proviennent de lui. (Les sept piliers et fondements de la émouna, Éditions Keren Rabbi Israël)


 

  • et qu’a transcrites : dans cet Évangile comme il est dit : en particulier, il expliquait tout à ses talmidim. (Marcos 4 :34)

 

 

  • Didyme Yéhouda Toma : un des douze talmidim proches du Rabbi comme il est dit : Toma, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Yeshoua vint. (Yohanan 20 :24) ou encore : Voici les noms des douze Apôtres. Le premier, Shimon appelé Kéfa et Andréas, son frère ; Yaakov, fils de Zavdaï et Yohanan, son frère ; Philippos et Bar-Talmaï ; Toma et Matityahou, le publicain ; Yaakov, fils de Halphaï et Tadaï ; Shimon le Cananite et Yéhouda l'Iscariot, celui qui livra Yeshoua. (Matityahou 10 :2-4)

 

 

 

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 1.

Et il a dit : Celui qui trouvera l’interprétation de ces paroles ne goûtera pas de la mort.

 

  • Et il a dit : cela fait référence au Mashiah [ou au témoignage de Toma concernant ces paroles de Yeshoua].

 

 

  • Celui qui trouvera l’interprétation de ces paroles : en référence au fait d’en décoder diverses interprétations nous permettant ainsi, de recevoir toute la vitalité du Tsadik.

 

 

  • ne goûtera pas de la mort : non seulement dans ce monde [étant pleinement attaché aux paroles du Tsadik] mais également dans le Olam Haba. À ce sujet, le Mashiah a également témoigné : Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. (Yohanan 6 :63) ou encore : Celui que D.ieu a envoyé dit les paroles de D.ieu parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure. (Yohanan 3 :34)

 

 

 

 

 

 

 

 

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 2.

Yeshoua a dit : Que celui qui chercher ne cesse de chercher jusqu’à ce qu’il trouve ; et quand il aura trouvé, il sera bouleversé et, étant bouleversé, il sera émerveillé, et il régnera sur le Tout.

 

  • Yeshoua a dit : Que celui qui chercher ne cesse de chercher : le Mashiah parle des hommes de Torah authentiques et des potentiels croyants cachés parmi les nations. 

 

Et moi, je vous dis : Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe. (Loucas 11 :9-10)

 

 

  • jusqu’à ce qu’il trouve : comme nous l’avons dit précédemment, cela fait référence aux hommes de Torah authentiques n’arrêtant jamais de chercher Hashem tout comme Rabbi Na’hman l’a déclaré pour lui-même : Quelle est la différence entre moi et tous les autres Tsadikim ? Eux se sont arrêtés de chercher, ils n’ont pas continuer de degré en degré mais moi, même au sommet, je continuerai encore de chercher Hashem. (Rav Avraham Ifra’h) et dans le même élan, au sujet des potentiels Juifs cachés parmi les nations, il est enseigné dans les milieux ‘hassidiques : Après avoir entendu les miracles des plaies d’Égypte de la bouche de Moshé Rabbénou, Yitro fit la déclaration suivante : Maintenant je sais qu’Hashem est plus grand que toutes les idolâtries ; cette déclaration de Yitro constitue une sanctification du nom d’Hashem comme il n’y en avait jamais eu auparavant. En effet, Yitro [le potentiel Juif] s’était adonné toute sa vie à l’idolâtrie existante mais en réalité, même parmi les idoles, Yitro cherchait Hashem. Nos Maîtres nous rapportent qu’il n’y a pas une seule idolâtrie qu’il n’a pas faite et ainsi, par son retour vers D.ieu grâce au Tsadik de la génération, Moshé [ou Mashiah] Rabbénou, il révéla le nom de D.ieu plus que quiconque. Il est également mentionné dans le Zohar que lorsqu’un non-Juif vient reconnaître la grandeur de la Torah [en cherchant Hashem de toutes ses forces] le nom de D.ieu devient plus précieux dans les mondes supérieurs ainsi que dans ce bas-monde.

 

 

  • et quand il aura trouvé, il sera bouleversé : devant la grandeur de la Torah et l’infini d’Hashem mais en réalité, voici le secret dévoilé par nos Maîtres : le summum de la connaissance est de comprendre que nous ne savons rien. (Rabbi Na’hman) et dans le même élan, Shaoul a déclaré : Si quelqu'un croit savoir quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître. (1 Corinthiens 8 :2) et toujours dans le même élan, le Roi Shlomo nous a enseigné : Et la sagesse est restée loin de moi. (Qohelet 7 :23)

 

 

  • et, étant bouleversé, il sera émerveillé : Rabbi Na’hman a beaucoup loué la grandeur de D.ieu béni soit-Il, telle qu'il est impossible de la traduire par écrit ; il témoignait que la grandeur de D.ieu n'avait pas de limites. En effet, des choses merveilleuses se produisent dans le monde et nous n'en avons pas la moindre connaissance. (Breslev-Box, enseignements inspirés du Likouté Moharan)

 

 

  • et il régnera sur le Tout : car selon cette connaissance, celle de ne véritablement rien savoir du tout d’Hashem ou encore même de la Torah, nous nous rapprochons de façon authentique du divin et c’est le vrai sens du Royaume de D.ieu, chercher et encore chercher Hashem et ce, de façon constante : Même si l'homme avait atteint cette connaissance, ce but serait atteint dans un niveau bien précis mais dans le niveau supérieur, il n'aurait même pas encore commencé à comprendre quoi que ce soit de D.ieu béni soit-Il. Puisque les niveaux de la perception de D.ieu sont infinis, l'homme ne peut jamais comprendre véritablement quoi que ce soit. (Breslev-Box, enseignements inspirés du Likouté Moharan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 3.

Yeshoua a dit : Si ceux qui vous guident vous disent : voici, le Royaume est dans le Ciel, alors les oiseaux du ciel vous devanceront ; s’ils vous disent qu’il est dans la mer, alors les poissons vous devanceront. Mais le Royaume, il est le dedans et il est le dehors de vous. Quand vous vous serez connu, alors vous serez connu et vous saurez que c’est vous les fils du Père Vivant. Mais s’il vous arrive de ne pas vous connaître, alors vous êtes dans la pauvreté, et c’est vous la pauvreté.

 

  • Yeshoua a dit : Si ceux qui vous guident vous disent : cela fait référence principalement aux proushim et soferim de l’époque comme il est dit : Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moshé. (Matityahou 23 :2) mais en réalité, cela peut également faire référence aux dirigeants Juifs de toutes générations ; le Mashiah est entrain de parler d’une vérité absolue et immuable.

 

 

  • voici, le Royaume est dans le Ciel : en référence au fait qu’Hashem nous aurait donné une Torah pouvant paraître loin de nous, loin de notre cœur, de nos projets, de notre âme, de notre intériorité, etc… et également "dure" dans l’application.

 

Ce commandement que je te prescris aujourd'hui n'est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée. Il n'est pas dans le Ciel, pour que tu dises : Qui montera pour nous au Ciel et nous l'ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? Il n'est pas de l'autre côté de la mer, pour que tu dises : Qui passera pour nous de l'autre côté de la mer et nous l'ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? C'est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. (Devarim 30 :11-14)

 

 

  • alors les oiseaux du ciel vous devanceront : dans le même élan, le Or Ha’Haïm Hakadosh enseigne : Moshé a dit au peuple qu'avant son ascension sur le Har Sinaï, la Torah était bel et bien dans les Cieux mais que désormais, elle n'était plus au Ciel mais accessible à tous. La signification est qu'il n'y a pas d'excuses valables pour ne pas observer la Torah car elle est maintenant accessible. (Commentaire du Or Ha’Haïm, Paracha Nitsavim)

 

COMMENTAIRE N°1

Voici également un des enseignements de Rabbénou Ba’hya.

La Torah n’est pas mystérieuse ou encore mystique pour que tu dises que tu ne peux pas accomplir ses commandements et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, Moshé a ajouté : Ce n'est pas au Ciel et ce n'est pas non plus de l’autre côté de la mer. (Devarim 30 :13). (Commentaire de Rabbénou Ba’hya, Paracha Nitsavim)

 

 

  • s’ils vous disent qu’il est dans la mer : comme il est écrit dans la Guémara : l’expression "ce n'est pas au Ciel" nous indique que si la Torah avait été au Ciel, il nous aurait fallu monter pour aller la chercher et si elle était "de l’autre côté" de la mer, il nous aurait aussi fallu la traverser car il nous faut déployer tous les efforts nécessaires pour étudier la Torah. (Erouvin 55a). Malgré tout, si nous n’avons pas la force d’étudier la Torah de façon parfaite comme l’enseigne le Sforno, pour faire téchouva, vous n'avez pas besoin de vous tourner vers un Prophète qui représente le Ciel et même lorsque vous êtes en exil, vous n'avez pas besoin de vous rendre chez les principaux érudits de la Torah, représentés par la mer afin de devenir un véritable repentant. Certes, il y a des commandements qui sont difficiles à maîtriser sans conseils d'experts mais la téchouva n'en fait pas partie. (Commentaire du Sforno, Paracha Nitsavim)

 

 

  • alors les poissons vous devanceront : et nous pouvons constater qu’une personne qui demande : Où est D.ieu ? est certainement immergé dans la demeure des forces du mal car il s'est dissocié de la Communauté et a nié l'existence de D.ieu. Pourquoi ? Car elle suppose que là où elle est, il n’y a pas Hashem. Par conséquent, il faut lui répondre : Même là où tu es ! Même immergé dans la demeure des forces du mal, là aussi tu peux trouver sa piété et c’est parce qu'Hashem donne vie à tout ; à partir de là, tu peux t’attacher à D.ieu et revenir à lui d’une téchouva parfaite car il est dit : Ce n'est pas loin de toi. (Devarim 30 :11) (Torah n°33 du Likouté Moharan I)

 

  • Mais le Royaume, il est le dedans : dans tout notre être, selon notre intériorité [en nous].

 

 

COMMENTAIRE N°2

Pour mieux comprendre cette parole du Mashiah, nous pourrons également nous inspirer des enseignements du Or’hot Tsadikim.

Quant à celui qui veut se rapprocher de D.ieu, Hashem ne lui ferme pas les portes de la téchouva ; au contraire, il lui ouvre les portes et lui enseigne le bon chemin comme il est dit : L'Éternel est bon et droit : C'est pourquoi il montre aux pécheurs la voie. (Téhilim 25 :8) et il est également dit : C'est de là aussi que tu chercheras l'Éternel, ton D.ieu et que tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme. (Devarim 4 :29) ou encore : C'est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. (Devarim 30 :14) ou encore : L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec sincérité. (Téhilim 145 :18). (Or’hot Tsadikim 26 :59)

 

  • et il est le dehors de vous : notre extérieur doit refléter notre beauté d’âme intérieure et tout ceci, afin de partager notre cœur, nos connaissances, notre façon de voir le monde, etc… avec les autres ; le but étant de vivre en communauté et d’enrichir notre connaissance [commune] d’Hashem.

 

 

  • Quand vous vous serez connu, alors vous serez connu : notre âme étant une partie et une facette d’Hashem comme il est dit : Yeshoua leur répondit : N'est-il pas écrit dans votre Torah : Vous êtes des dieux ? (Yohanan 10 :34). À ce sujet, il est également enseigné dans la Torah : L’Éternel dit à Avram : Pars vers toi, quitte ta terre, ton lieu de naissance et la maison de ton père, vers la terre que je te montrerai. (Béréshit 12 :1) et ce qu’a dit Hashem est un message destiné à chacun de nous : lekh lékha, c’est-à-dire pars vers ton essence car l’essence de l’homme, le "moi" intérieur, c’est son âme ; ainsi lorsque la Torah parle à l’homme, elle s’adresse essentiellement à son âme, l’essence réelle et profonde de tous individus. L’expression "pars vers toi" [lekh lékha] représente le fait de chercher ton essence, la source de ton âme ; telle doit être ton intention à chaque direction que tu prendras, chaque chemin que tu emprunteras et chaque voyage que tu feras. (Commentaire du Rav Elyahou Haviv, Paracha Lekh Lekha)

 

 

  • et vous saurez que c’est vous les fils du Père Vivant : en recherchant notre âme, notre essence profonde, nos valeurs, nos convictions, etc… nous connaitrons alors cette partie d’Hashem cachée [et infinie] en chacun de nous et nous pourrons ainsi, savourer de façon authentique le fait d’être ses enfants bien-aimés.

 

 

  • Mais s’il vous arrive de ne pas vous connaître : et à ce sujet, Rabbi Na’hman nous a enseigné : si l’homme ne vivait pas en société mais tout seul, il aurait l’esprit beaucoup plus clair et comprendrait que l’essentiel de son passage sur terre est de s’attacher à D.ieu. Or, il existe une force plus puissante que le Yetser Hara pour repousser un homme de la dévotion authentique : il s’agit des autres, c’est la pression sociale symbolisée dans notre verset (Béréshit 12 :1) par "la maison de ton père" car le père d’Avraham était un idolâtre. Seul le voyage vers la connaissance du moi, c'est-à-dire vers l’âme, permet à l’être humain de donner un sens authentique à son existence.

 

 

  • alors vous êtes dans la pauvreté, et c’est vous la pauvreté : malgré tout, tu dois croire fermement que tu as la force de réussir dans ce monde comme l’a écrit Rabbi Na'hman de Breslev : D.ieu n’envoie pas d’obstacles qu’on ne puisse surmonter. (Torah n°46 du Likouté Moharan II). De toute façon, Hashem ne te demandera pas de comptes pour les choses qui te sont encore impossibles à réaliser. (Avoda Zara 3a)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 4.

Yeshoua a dit : L’homme vieux dans ses jours n’hésitera pas à interroger un tout petit enfant de sept jours au sujet du lieu de la Vie, et il vivra, parce que beaucoup de premiers se feront derniers, et ils seront Un.

 

  • Yeshoua a dit : L’homme vieux dans ses jours : en référence aux hommes instruits dans la Torah, ou encore tout simplement aux hommes âgés ; le Mashiah souhaitant enseigner une leçon de grande humilité.

 

 

  • n’hésitera pas à interroger un tout petit enfant de sept jours : en référence aux nouveau-nés dans la Torah, aux jeunes hommes mais globalement, Rabbi Yeshoua parle ici d’hommes ou de femmes sans trop d’expérience [en comparaison aux petits enfants].

 

COMMENTAIRE N°1

Le Judaïsme illustre de plusieurs façons l’enseignement du Rabbi.

Par exemple, c’est depuis le Har Sinaï qu’a été donnée la Torah aux enfants d’Israël. Or, le Har Sinaï était la plus petite des montagnes de la région. Et qui était le guide du peuple dans le désert ? Moshé Rabbénou, l’homme le plus humble de toute sa génération. 

L'humilité, dans le Judaïsme, est une acceptation du fait qu’il existe des choses plus importantes dans ce monde que mes propres désirs et mes propres besoins ; aussi talentueux et capable [et même en Torah] que je puisse être, je ne suis néanmoins qu’une infime parcelle d'un vaste univers et l’autre, en face de moi, pouvant parfois paraître insignifiant, peut m’en apprendre encore bien davantage sur la grandeur du Saint Béni soit-Il.   

 

  • au sujet du lieu de la Vie : cela fait référence au Maître du monde, ce fameux lieu étant la connaissance elle-même d’Hashem.

 

COMMENTAIRE N°2

Lorsqu’Hashem nous donne plus de sagesse pour mieux comprendre le sens de notre vie, pour mieux comprendre un texte de la Torah ou encore lorsqu’il nous gratifie d’un miracle, on se sent plus proche de lui ; cette proximité nous fait alors prendre conscience de sa grandeur infinie. Alors tout naturellement, l’homme est censé devenir plus humble car devant l’infini qui nous dépasse, qui peut encore faire preuve d’orgueil ? (Rav Yaakov Spitezki)

 

 

  • et il vivra, parce que beaucoup de premiers se feront derniers : les premiers, soit les plus âgés dans le discours du Mashiah devront se faire les derniers, soit les plus enfants afin d’en connaître davantage sur le Saint Béni soit-Il comme il est aussi dit : Que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Philippiens 2 :3) ou encore : Il est impossible de mériter la Torah sauf par l'humilité. (Torah n°14 du Likouté Moharan I)

 

 

  • et ils seront Un : dans l’idéal, l’enfant apprendra du plus vieux afin de prendre de l’expérience, et le plus vieux apprendra également du plus enfant et ainsi, lui aussi grandira dans la connaissance d’Hashem. 

 

COMMENTAIRE N°3

Le don de la Torah [Matan Torah] représente la fusion parfaite de ces deux potentiels que l’on vient d’évoquer. D’une part, comme nous l’avons dit plus haut, le Har Sinaï est la plus basse de toutes les montagnes et ainsi, témoigne également d’un symbole d’humilité mais en même temps, celle-ci a reçu la Torah par Moshé, soit le plus grand cadeau par le plus grand Tsadik. C’est la fusion de ces deux contraires qui fait du Har Sinaï, la montagne de D.ieu, l’endroit qu’Hashem a choisi pour manifester sa Présence et donner ses enseignements ; le tout [le grand en complétement du petit] est élevé de façon parfaite.

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 5.

Yeshoua a dit : Connais Celui qui est devant ton visage, et ce qui t’est caché te sera dévoilé :  car il n’y a rien de caché qui ne se manifestera.

 

  • Yeshoua a dit : Connais Celui qui est devant ton visage : au moment de l’étude de la Torah comme il est enseigné par nos Maîtres que la Shekhina se tient devant un érudit lors de son étude.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Rabbi ‘Halafta ben Dossa de Kfar ‘Hanania a enseigné : Lorsque dix personnes sont assises pour étudier la Torah, la Shekhina est avec eux comme il est dit : Le Tout-Puissant se tient parmi l’assemblée de D.ieu. (…) Et d’où sait-on qu’il en est de même pour une seule personne ? Car il est aussi dit : En chaque endroit où mon Nom sera mentionné, je viendrai vers toi et te bénirai. (Pirké Avot 3 :6)

 

L'aspect le plus important de cette Mishna est sa structure hautement élaborée. En effet, la Mishna commence par dire que la Shekhina ne réside que lorsque dix Juifs sont réunis pour étudier la Torah. Par déduction simple et logique, si cette Mishna se serait arrêtée ici, on penserait clairement qu'un nombre moindre de personnes ne mérite pas la présence de la Shekhina. Or, la Mishna continue d'abaisser le nombre jusqu'à ce qu’elle atteigne son apogée : même celui qui étudie la Torah, seul, mérite que la présence de la Shekhina se tienne devant lui.

 

 

  • et ce qui t’est caché te sera dévoilé : cela fait référence aux différents concepts représentés dans chacune des facettes de la Torah, un concept pour améliorer nos middot, un concept pour mieux comprendre les paroles de Moshé, un concept pour mieux comprendre le rôle du Tsadik, un concept pour mieux comprendre le rôle de l’homme, un concept détaillant les secrets de la Création, un concept pour détailler les lois Juives, un concept pour mieux se connecter au divin, etc… etc… En fait, nos Maîtres ont enseigné : Sonde la Torah et sonde-la encore car tout s’y trouve, scrute-la profondément, grandis et vieillis auprès d’elle et ne t’en défais pas car tu n’as pas plus édifiant qu’elle. (Pirké Avot 5 :21)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Bien en avance, Rabbi Yeshoua de Natzeret partagera également le principe qu’énoncera des années plus tard Rachi : en effet, dans la Torah Orale, le commandement d’aimer l'Éternel, notre D.ieu et de marcher dans toutes ses voies (Devarim 11 :22) est clarifiée comme suit : Comme D.ieu est appelé miséricordieux, toi aussi sois miséricordieux ; comme D.ieu est appelé compatissant, toi aussi sois compatissant ; comme D.ieu est appelé juste ; toi aussi sois juste ; comme D.ieu est appelé pieux, toi aussi sois pieux. (Commentaires de Rachi, Paracha Eikev) et ailleurs, il est également précisé : le Saint Béni soit-Il ne révèle ses voies que pour être imité. (Sota 14a) et comment l’imiter ? Par l’étude de la Torah.

 

 

  • car il n’y a rien de caché qui ne se manifestera : en référence aux secrets de la Torah, dévoilés par certains de nos Maîtres. Dans le même élan, Rabbi Shimon Bar Yohaï a enseigné : La Torah ne sera jamais oubliée du peuple Juif, comme il est écrit : Car elle ne sera pas oubliée de la bouche de sa descendance. (Shabbat 138b) et comment est-ce possible ? Par l’étude des secrets de la Torah, notamment ceux du Zohar. (Zohar II, 124b) ; au Rav Avraham Ifra’h de préciser : normalement, les secrets du Zohar aurait dû être dévoilés avec le Mashiah mais les choses se sont passées différemment.

Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits. (Matityahou 10 :27)

La sagesse crie dans les rues, elle élève sa voix dans les places : elle crie à l'entrée des lieux bruyants ; aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles : jusqu'à quand, stupides, aimerez-vous la stupidité ? Jusqu'à quand les moqueurs se plairont-ils à la moquerie et les insensés haïront-ils la science ? Tournez-vous pour écouter mes réprimandes ! Voici, je répandrai sur vous mon Esprit, Je vous ferai connaître mes paroles...  (Mishlei 1 :20-23)

 

 

 

 

 

 

 

 

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LIVRE DE L’ÉVANGILE SELON THOMAS - LOGGION 6.

Ses disciples l’interrogèrent et lui dirent : Veux-tu que nous jeûnions ? Comment prierons-nous ? Comment donnerons-nous l’aumône ? Et qu’observerons-nous en matière de nourriture ? Yeshoua dit : Ne dites pas de mensonge, et, ce que vous récusez, ne le faites pas, parce que tout est dévoilé à la face du ciel. Il n’y a en effet rien de caché qui ne se manifestera, et il n’y a rien de recouvert qui restera sans être dévoilé.

 

  • Ses disciples l’interrogèrent et lui dirent : Veux-tu que nous jeûnions : et à ce sujet, il a été enseigné dans la Didaké au nom du Mashiah lui-même : Que vos jeûnes ne soient pas en même temps que ceux des hypocrites car ils jeûnent le deuxième et le cinquième jour de la semaine mais vous, jeûnez le quatrième et le jour de la préparation au Shabbat. (Didaké 8 :1) ou encore : Avant l’immersion, que celui qui administre l’immersion et celui qui le reçoit se préparent par le jeûne et, si d'autres personnes le peuvent qu'elles fassent de même ; en tous cas tu commanderas à celui qui va être immergé de jeûner un ou deux jours auparavant. (Didaké 7 :3)

 

 

  • Comment prierons-nous : et à ce sujet, il a été enseigné dans la Didaké au nom du Mashiah lui-même : Ne priez pas non plus comme les hypocrites mais comme le Seigneur l'a ordonné dans son Évangile. Priez ainsi : Notre Père qui es au Ciel, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive, que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ; donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien et remets-nous notre dette comme nous remettons celle de nos débiteurs et ne nous induis pas dans la tentation mais délivre-nous du mal car à toi appartiennent la puissance et la gloire pour les siècles. Priez ainsi trois fois par jour. (Didaké 8 :2-4)

 

 

  • Comment donnerons-nous l’aumône : et à ce sujet, il a été enseigné dans les Évangiles : Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matityahou 6 :2-4)

 

  • Et qu’observerons-nous en matière de nourriture : comment bien respecter la kasherout ? Comment bien prendre soin de son corps ?

 

  • Yeshoua dit : Ne dites pas de mensonge : comme il est enseigné par Moshé : Vous ne déroberez point, et vous n'userez ni de mensonge ni de tromperie les uns envers les autres. (Vayikra 19 :11) ou encore du Roi David : Je hais, je déteste le mensonge ; J'aime ta Torah. (Téhilim 119 :163)

 

 

  • et, ce que vous récusez, ne le faites pas, parce que tout est dévoilé à la face du ciel : comme il est également dit dans le Targoum : Ce que tu hais ne le fais pas, je suis l'Éternel. (Targoum Yonathan sur Vayikra 19 :18) ; le Mashiah propageait de véritables enseignements dignes de l’école Juive de Beit Hillel. En effet, Hillel HaZaken a également enseigné : Ce que tu ne voudrais pas que l'on te fît, ne l'inflige pas à autrui. C'est là toute la Torah, le reste n'est que commentaire. Maintenant, va et étudie. (Shabbat 31a)

 

  • Il n’y a en effet rien de caché qui ne se manifestera : il s’agit de la manifestation publique de la vérité contenue dans la véritable Torah de Moshé ; les talmidim de Yeshoua doivent consacrer leur vie aux enseignements du Tsadik étant lui-même l’incarnation parfaite du concept de Moshé-Mashiah.

 

  • et il n’y a rien de recouvert qui restera sans être dévoilé : comme il est également enseigné par le Roi Shlomo : La sagesse crie dans les rues, elle élève sa voix dans les places : elle crie à l'entrée des lieux bruyants ; aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles. (Mishlei 1 :20-21) ; en fait, la vérité se reconnaît d’elle-même lorsqu’elle engendre automatiquement la notion du partage avec les autres et voilà pourquoi, lorsque Rabbi Nathan a entendu parler de la valeur de la hitbodedout, ayant le cœur enflammé, a tout de suite déclaré : Je vais aller l’annoncer au monde ! (Rav Avraham Ifra’h) 


 

 

 

 

 

 

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 7.

Yeshoua a dit : Heureux est le lion que l’homme mangera, et le lion sera homme ; et souillé est l’homme que le lion mangera, et le lion sera homme.

 

  • Yeshoua a dit : Heureux est le lion que l’homme mangera : dans le langage de nos Maîtres, le lion représente le Yetser Hara. (Yoma 69b) et dans le même élan, Shimon Kéfa compare le lion au Satan : Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le Satan, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. (1 Kéfa 5 :8)

 

Tu marcheras sur le lion. (…) Tu fouleras le lionceau et le dragon. (Téhilim 91 :13)

 

  • et le lion sera homme : dans le premier cas, le Mashiah souhaite enseigner que le lion [le corps, les passions charnelles, la partie animale, etc…] est devenu un véritable Ben Adam dans l’idée selon laquelle, le Yetser Hara est pleinement maîtrisé par l’homme.

 

COMMENTAIRE N°1

Cet enseignement de Yeshoua rejoint les enseignements ‘hassidiques selon lesquels, le but n'est pas de négliger le corps mais de révéler plutôt le divin caché dedans, de révéler le divin caché dans la matérialité et c'est d’ailleurs le secret du Mashiah venu (Zekharia 9 :9) justement sur un âne, un "hamor" en hébreu étroitement lié au mot "homer" signifiant la matière. Il est également enseigné dans le Judaïsme, que le Mashiah devra se mêler au monde matériel [au monde du corps] afin de l'élever en opposition aux érudits qui restent dans les Yeshivot retirés du monde tels des moines.

Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. (Yohanan 17 :18)

Je ne te prie pas de les ôter du monde mais de les préserver du mal. (Yohanan 17 :15)

À la lumière de ces interprétations, on pourrait comprendre la parole du Tsadik de cette façon : si l’homme mange le lion en brisant ses passions, heureux est-il ! En effet, dans ce cas précis, le lion [le corps] sera "homme" dans le sens où celui-ci aura atteint le niveau d’un Ben Adam authentique ; le corps étant soumis à l’âme et heureux est-il pour cela… Dans le cas contraire, le lion [le corps] mange l’homme dans ses passions et malheur à lui car le lion [le corps] sera "homme" mais dans le mauvais côté, dans celui de la sitra a’hara. Pourquoi ? Car le corps jouera le rôle du dominant mais à noter que dans les deux cas, la finalité est le lion [le corps] : soit on le domine, soit c’est lui, ‘hass véchalom.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. (1 Corinthiens 9 :27)

 

  • et souillé est l’homme que le lion mangera : et c’est pourquoi, nos Maîtres nous ont enseigné : Yéhouda ben Téma a dit : Sois audacieux comme le léopard, leste comme l’aigle, prompt comme le chevreuil et fort comme le lion pour accomplir la volonté de ton Père qui est aux Cieux. (Pirké Avot 5 :20) et dans les commentaires de cette Mishna, il est écrit : brave comme un lion pour vaincre son mauvais penchant et d'autres enseignent, qu'il s'agit aussi de se lever la nuit pour étudier la Torah. À ce sujet, il est également stipulé dans le Choul’han Aroukh : être fort comme un lion fait référence à la force morale présente principalement dans le cœur, il s’agit du fait de se comporter comme un lion pour dominer ses mauvais désirs et également de se lever de son sommeil avant la lumière du matin pour servir son Créateur. (Choul’han Aroukh HaRav)

 

 

  • et le lion sera homme : comme nous l’avons dit plus haut, dans ce second cas, le lion [le corps] devient homme ; les deux deviennent uns mais en ce sens que la matière domine l'âme et c'est alors la perdition.

Ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à D.ieu. (Romains 8 :8)

 

 

 

 

 

 

 

 

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 8.

Et il a dit : L’homme est comparable à un pêcheur avisé qui avait jeté son filet à la mer ; il le retira de la mer plein de petits poissons. Parmi eux, le pêcheur avisé trouva un gros et bon poisson. Il rejeta tous les petits poissons au fond de la mer, il choisit le plus gros poisson sans peine. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende !

 

  • Et il a dit : L’homme est comparable à un pêcheur avisé qui avait jeté son filet à la mer : la mer peut être dans cette parole, comparée au monde de la Torah.

 

 

  • il le retira de la mer plein de petits poissons : dans le monde de la Torah, l’homme va trouver des milliards de perles [de petits poissons] comme les grandes facettes du Judaïsme : la ‘Hassidout, la Kabala, les différents concepts du Zohar, la science divine contenue dans la Guémara, la Halakha, les Midrashim, etc… etc… et plusieurs autres sujets [ou méthodes] développés dans chacune de ces facettes précédemment cités afin de se perfectionner dans la Avodat Hashem comme la hitbodedout, faire de la tsédaka, jeûner telle période ou autres, réciter multiples Téhilim, faire de nombreuses ségoulot, etc… etc… Toutes ces perles [ces petits poissons] sont des outils pour se nourrir spirituellement et c’est pourquoi, nous devons également les pêcher afin d’en goûter leurs bienfaits.  

 

COMMENTAIRE N°1

Les enfants d’Israël sont également souvent comparés aux petits poissons comme le rappel, par exemple, Rabbi Akiva dans la Guémara : le poisson ne peut vivre hors de l’eau, de même le peuple Juif ne peut vivre sans la Torah. (Bérakhot 61b)

 

  • Parmi eux, le pêcheur avisé trouva un gros et bon poisson : selon les secrets de cet Évangile, pêcher le bon et gros poisson, est la notion ‘hassidique de l’attachement au Tsadik comme il est dit : le poisson représente le Tsadik. (Torah n°16 du Likouté Moharan I) et il est également enseigné dans les milieux ‘hassidiques Breslev : les conseils [les poissons] du Tsadik sont excellents mais le plus important des conseils, c’est le Tsadik [le bon et gros poisson] lui-même ! (Rav Avraham Ifra’h)

 

COMMENTAIRE N°2

Dans la Guémara, Rabbi Yohanan raconte : Une fois nous voyagions en bateau et nous avons vu un poisson qui sortait sa tête de l’eau, et ses yeux ressemblaient à deux lunes et de l’eau jaillissait de ses deux narines comme deux fleuves de Syrie. (Bava Batra 74a)

Dans le Likouté Moharan, Rabbi Na’hman de Breslev nous dévoile l’allusion contenue dans cette histoire.

Le poisson fait allusion au Tsadik de la génération, la mer symbolisant la connaissance de la Torah comme il est dit : et la terre se remplira de connaissance de D.ieu comme l’eau recouvre la mer. (Yeshayahou 11 :9) et de même que le poisson vit dans l’eau, de même le Tsadik vit dans une connaissance parfaite de la Torah, pour laquelle le monde a été créé.

Ailleurs, dans le Likouté Moharan, il est également écrit : Tout ce que le Tsadik nous dévoile est merveilleux tels que ses conseils, ses réparations, ses enseignements, etc… mais la plus grande des merveilles, c'est le Tsadik [le bon et gros poisson] lui-même, qui est la racine de toutes les merveilles [les poissons] qu'il a dévoilées. S'attacher à la racine [au bon et gros poisson] surpasse tout car d'elle provient tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I)

 

 

  • Il rejeta tous les petits poissons au fond de la mer : car tous les enseignements toraïques doivent être connectés en priorité, au Tsadik de la génération et selon le Mashiah, c’est la raison pour laquelle ce pécheur était un homme avisé car celui-ci avait compris la valeur de son Maître [le bon et gros poisson] étant l’incarnation de la Torah elle-même. (Yohanan 1 :14). En fait, les enseignements ‘hassidiques Breslev vont dans le même élan comme il est dit : La vérité est que de se rapprocher et de diffuser la parole du Tsadik sont encore plus élevés que de ramener les gens vers un Judaïsme sans le Tsadik. L’attachement et le rapprochement du Tsadik authentique est la base et l’essentiel de tout le Judaïsme. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël, p. 52-54) 

 

COMMENTAIRE N°3

Il est également écrit dans la Sagesse de Rabbi Na’hman : Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. (Si’hot Haran 111)

 

L’enseignement du Mashiah est largement comparable aux paroles de Rabbi Na’hman : Si nous gardons les petits poissons, nous sommes des singes [des pêcheurs non avisés] mais si nous les connectons au Tsadik authentique, nous sommes des pêcheurs avisés.

 

 

  • il choisit le plus gros poisson sans peine : comme il est également enseigné dans les milieux ‘hassidiques Breslev : Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements, et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I) ou encore : On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable, et à son rapprochement du Tsadik. (Likouté Halakhot, Matana, Halakha 4-8)

 

 

  • Que celui qui a des oreilles pour entendre entende : et ainsi, dans cet enseignement, Rabbi Yeshoua dévoile clairement être le Tsadik de la génération, ayant élu Mashiah ben David et représentant de façon parfaite le concept de Moshé-Mashiah.

Yeshoua leur répondit : L'œuvre de D.ieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. (Yohanan 6 :29)

 

 

 

 

 

 

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ÉVANGILE DE TOMA - LOGGION 9.

Yeshoua a dit : Voici que le semeur sortit. Il remplit sa paume, il jeta. Quelques graines en fait tombèrent sur le chemin ; les oiseaux vinrent, ils les picorèrent. D’autres tombèrent sur la rocaille et ne prirent pas racine dans la terre ni ne firent lever d’épis vers le ciel. Et d’autres tombèrent sur les épines ; elles étouffèrent la semence et le ver la mangea. Et d’autres tombèrent sur la bonne terre elle donna un bon fruit vers le ciel : il en vint soixante par mesure et cent vingt par mesure.

 

  • Yeshoua a dit : comme tous les Tsadikim, dont le Roi Shlomo ou encore Rabbi Na’hman de Breslev dans les Sipouré Maassioth, le Mashiah témoigne de sa grandeur en déguisant ses enseignements toraïques dans des histoires [paraboles].

 

 

  • Voici que le semeur sortit. Il remplit sa paume, il jeta : en référence au Mashiah lui-même, ayant semé la parole d’Hashem dans le monde entier.

 

 

  • Quelques graines en fait tombèrent sur le chemin : lorsqu'un homme écoute la parole du Royaume et ne la comprend pas. (Matityahou 13 :19)

 

 

  • les oiseaux vinrent, ils les picorèrent : le Satan [représenté par les oiseaux dans ce contexte] vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin. (Matityahou 13 :19)

 

  • D’autres tombèrent sur la rocaille : celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie mais il n'a pas de racines en lui-même, cet homme manque de persistance. (Matityahou 13 :20-21)

 

 

  • et ne prirent pas racine dans la terre ni ne firent lever d’épis vers le ciel : et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute. (Matityahou 13 :20-21)

 

  • Et d’autres tombèrent sur les épines : celui qui a reçu la semence parmi les épines, c'est celui qui entend la parole mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. (Matityahou 13 :22)

 

  • elles étouffèrent la semence et le ver la mangea : comme nous l’avons compris, cela fait référence au côté matériel prenant complétement le dessus.

 

Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. (Matityahou 6 :19-20)

 

  • Et d’autres tombèrent sur la bonne terre elle donna un bon fruit vers le ciel : celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente. (Matityahou 13 :23)

 

  • il en vint soixante par mesure et cent vingt par mesure : en fonction des différentes capacités données par Hashem, et en fonction de l’investissement de l’individu.