CHAPITRE 9

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COMMENTAIRES 

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3.     Oui, je souhaiterais être moi-même anathème, loin du messie, pour mes frères, ceux de mon peuple selon la chair.

 

 

  • Oui, je souhaiterais être moi-même anathème : on emploi cette expression pour parler d’un homme maudit ou d’un homme voué au malheur.

 

 

  • loin du messie : séparé du Mashiah.

 

 

  • pour mes frères : les Juifs.

 

 

  • ceux de mon peuple selon la chair : le Am Israël, l’Apôtre Shaoul étant circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benyamin, hébreu né d'hébreux ; quant à la Torah, paroush et irréprochable, à l'égard de la justice de la Torah. (Philippiens 3 :5-6)

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     À qui sont les pères, et d’eux le messie selon la chair, qui est au-dessus de tout, l’Elohîms béni en pérennité. Amén.

 

 

  • À qui sont les pères : les patriarches, Avraham, Its’hak et Yaakov.

 

COMMENTAIRE N°1

Les Patriarches étaient véritablement "le char" de D.ieu, ils lui étaient complètement soumis et n’avaient aucune volonté indépendante, comme un char qui n’a pas de volonté propre et est seulement conduit par la volonté de son conducteur. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 18)

 

 

  • et d’eux le messie selon la chair : le Mashiah Yeshoua, descendant du Roi David selon la chair comme il est dit : L'Éternel a juré la vérité à David, il n'en reviendra pas ; je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. (Téhilim 132 :11) ou encore : Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. (Yrmeyahou 23 :5).

 

COMMENTAIRE N°2

 

D.ieu a fait la promesse au patriarche Avraham qu'il bénirait toutes les nations par l’intermédiaire de ses descendants. Les promesses pour Avraham sont rappelées dans l'alliance abrahamique dont les termes sont mentionnés du chap. 12 au chap. 17 du Sefer Béréshit : les promesses sont celles d'une grande descendance, d’Eretz Israël et d’une bénédiction totale répandue au milieu de toutes les nations. Or, un événement dans la vie d'Avraham est d'une grande importance pour une bonne compréhension de la mission du Mashiah Yeshoua. En effet, dans le Sefer Béréshit au chap. 22, D.ieu demande au patriarche de sacrifier son fils unique : Its’hak, héritier des promesses du Am Israël. Or, lorsque Avraham accepta d'accomplir cette immense sacrifice par obéissance, D.ieu est intervenu et lui a donné un bélier afin qu’il soit sacrifié en remplacement d’Its’hak. Par conséquent, il faut bien saisir le fait que c’est par le mérite de cet acte de sacrifice, soit par la Akéda d’Its’hak qu’Hashem a pleinement béni toutes les nations de la terre ; c’est le secret de l’expression : "Parce que tu as obéis à ma voix" au verset 18 du chap. 22, c’est-à-dire qu’Avraham lui a pleinement obéi en sacrifiant son fils.  

 

L'ange de l'Éternel appela une seconde fois Avraham des cieux et dit : Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel ! Parce que tu as fais cela et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :15-18)

 

Or, selon nos Maîtres, Its’hak est appelé étrangement appelé "le fils du Mashiah" et selon un angle Nazaréen, le lien est assez parlant : celui de la Akéda… Il est également intéressant de noter que l’Évangile de Matityahou commençant par les expressions "fils de David, fils d'Avraham" (Matityahou 1 :1) nous permet de voir le Mashiah, comme étant le fils souverain de David HaMelekh et comme étant le fils sacrificiel d'Avraham [Akéda Yeshoua] bénissant toutes les nations ! Une facette du lion de Juda [Mashiah ben David] et une facette de l’Agneau immolé [Mashiah ben Yossef] prophétisé par Yeshayahou : Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? (Yeshayahou 53 :6-8).

 

"Christ" est le mot grec équivalent au mot "Mashiah" en hébreu. En français, on l'appellerait tout simplement l'Oint : celui ayant reçu l’onction ou celui ayant été désigné, pour accomplir une mission bien précise. En effet, dans le Tanakh, oindre avec de l'huile était le signe qu’Hashem "mettait de côté" un serviteur pour un rôle particulier. Par exemple, on oignait un serviteur de D.ieu pour la fonction de sacrificateur, de Navi ou encore de Roi. Le titre de "Mashiah" sur Yeshoua signifie qu’Hashem l’a envoyé dans le monde pour être le Roi et le Sauveur de toute l’humanité. En effet, le nom de Yeshoua est le nom donné au Mashiah par Hashem lui-même car ce nom signifie "Yah sauve" ou encore "le salut" ! Beaucoup de Juifs croyaient qu’Hashem avait envoyé Yeshoua pour délivrer Israël de l’occupation romaine et pour régner, par la suite, comme le Roi du monde. Or, ce plan n’a pas pu avoir lieu car Yeshoua n’a pas été reconnu comme le Mashiah par certains (pas tous) dirigeants corrompus du Am Israël ! Par un refus d’être considéré comme le Mashiah ben David, Yeshoua a été "résigné" dans la magnifique mission d’être le Mashiah ben Yossef, soit le Sauveur venu expier les péchés du monde entier… En effet, Rabbi Yeshoua de Natzeret a revêtu de la mission codé par l’expression "ben Avraham" [Mashiah ben Yossef/Mashiah ben Ephraïm dans d’autres codes Juifs] et a apporté la délivrance sur tous péchés, toutes maladies, toutes malédictions, etc…

 

En effet, Hashem s'est servi du sacrifice d’Avraham pour nous montrer plusieurs choses : le rachat du peuple de D.ieu nécessiterait le sacrifice d’un substitut, soit le sacrifice d’un descendant direct d'Avraham [comme ce fut le cas pour Its’hak]. Or, lorsque Yeshoua est monté sur la montagne de Golgotha, aucun bélier n’aurait pu le remplacer ; la raison en est qu’Hashem a aussi envoyé le Mashiah pour être "l'Agneau de D.ieu" afin de bénir pleinement toute l’humanité, Juifs et non-Juifs… En refusant de le reconnaître comme le Mashiah, certains Juifs n'avaient pas compris ce qu’il venait d’engendrer : Yeshoua viendra une fois comme le fils d'Avraham pour mourir en sacrifice [Akéda Its’hak/Yeshoua] et il reviendra comme Mashiah ben David pour régner sur toute l’humanité. 

 

Voici le plan d’Hashem incorporant les Juifs et les non-Juifs. De toute façon, même dans le Judaïsme traditionnel, le rôle du Mashiah s’étendra sur toute l’humanité ; ainsi, voici comment la bénédiction et la promesse d’Hashem pour Avraham s’est aussi révélée lors du premier dévoilement de Yeshoua.

 

Au travers du Tsadik, se réaliseront donc les deux promesses du Tanakh, une d’un point de vue davidique et une autre d’un point de vue abrahamique. Yeshoua a donc reçu cette autorité d’Hashem pour ramener l'ordre et la perfection dans toute la Création. Le monde déchu, présent dans la vie d’un Juif et d’un non-Juif, pourra ainsi, être pleinement restauré par l’intermédiaire de notre émouna dans le Mashiah.

 

Or, dans nos vies personnelles, c'est effectivement par la foi qu’on le reçoit en tant que ben Avraham, en tant que Sauveur mais une fois qu’on a la certitude qu’Hashem nous a justifiés et rachetés en Yeshoua, le Mashiah doit aussi régner dans notre vie ! En effet, le but est de le couronner Roi du monde, la facette du Sauveur n’est pas suffisante ; les chrétiens ont d’ailleurs, idolâtré cette facette du Mashiah ben Yossef mais le monde continue de ne pas être réparé ! Beaucoup de "sauvés" et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! Beaucoup de "chrétiens" (religion n°1) et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! L’important n’est donc pas de prêcher le salut mais plutôt le Royaume car celui-ci engendre, lui-même, le salut !

 

Allez, prêchez et dites : Le Royaume des cieux est proche. (Matityahou 10 :7)

 

Le Mashiah est donc le fils d’Avraham, issu du peuple de l’alliance et par conséquent, le fils de la promesse. En lui, toutes les nations peuvent s’attacher au Maître du monde et devenir, par la émouna, fils d’Avraham ; c’était aussi la pensée de l’Apôtre Shaoul.

 

Or les promesses ont été faites à Avraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, le Mashiah. (Galates 3 :16)

 

Yeshoua est notre Roi. Yeshoua est ressuscité. Allons vers lui et soumettons-lui notre vie, notre temps, notre argent et la totalité de notre cœur. Aucun sacrifice n'est trop grand envers celui qui s'est sacrifié pour nous ! Ne vivons plus pour nous-mêmes mais vivons pour lui ! 

 

 

  • qui est au-dessus de tout : la ‘Hassidout enseigne que l'âme du Messie a précédé la Création du monde, qu’elle est la racine de toutes les âmes d'Israël et que le monde entier fut créé pour ce Tsadik. De plus, la ‘Hassidout enseigne également que c’est avec l'âme de ce Tsadik qu'Hashem a pris conseil pour créer le monde. Ainsi, le Mashiah "est au-dessus de tout" car il est la finalité et le but de toutes choses. 

 

COMMENTAIRE N°3

Rav dit : Le monde n'a été créé que pour l'amour de David, en vertu de son mérite. Et Rabbi Yohanan a dit : Il a été créé en vertu du mérite du Mashiah. (Sanhédrin 98b)

 

 

  • l’Elohîms béni en pérennité. Amén : louange de l’Apôtre Shaoul au Maître du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Et ce n’est pas parce qu’ils sont de la semence d’Abrahâm qu’ils sont tous des fils. Mais en Is’hac ta semence sera appelée. 

 

 

  • Et ce n’est pas parce qu’ils sont de la semence d’Abrahâm : cela fait référence aux Juifs, descendants de la semence d’Avraham Avinou.

 

 

  • qu’ils sont tous des fils : certains peuvent être officiellement Juifs de "chair" mais se comportaient comme de véritables incirconcis, tout comme le Mashiah précisera : Si vous étiez enfants d'Avraham, vous feriez les œuvres d'Avraham. (Yohanan 8 :39)

 

 

  • Mais en Is’hac ta semence sera appelée : la véritable semence d’Avraham est Its’hak, soit le Patriarche préfigurant la mort du Mashiah ben Yossef comme il est aussi dit : Or les promesses ont été faites à Avraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, au Mashiah. (Galates 3 :16).

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les liens entre Its’hak et Yeshoua sont assez nombreux car selon les secrets de la Torah, Its’hak est également considéré comme un Mashiah ben Yossef.

 

Voici plusieurs clés permettant de comparer ces deux illustres personnages.

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Its’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :2) 

 

Au premier abord, ce texte est extrêmement dur : si nous en restons au sens purement littéral, Hashem peut nous paraître "tortionnaire" et Avraham complétement "inhumain" … Or, il serait vraiment dommage de s'arrêter ici ; plus un texte nous rebute, plus nous devons faire attention à la façon dont nous le lisons et nous interroger sur ce qu'il veut réellement nous enseigner. Alors pourquoi Hashem demande-t-il au Patriarche de sacrifier Its’hak ? Comment comprendre une telle violence ? 

 

En réalité, la Torah nous apprend qu’Hashem a conduit Avraham dans une épreuve de foi d’un niveau extrêmement élevé car nous pouvons le comprendre aisément, cette épreuve était terrible pour Avraham car Its’hak était son fils et le fils héritier des promesses divines, celui attendu depuis fort longtemps… Tout d’abord, comment est-possible qu’Hashem permette le sacrifice humain ? Ensuite, comment est-il possible qu’Hashem permette la mort du fils détenant toutes les promesses du Am Israël en lui ? À la lumière de ces questions, il sera nécessaire d’en conclure que l’épreuve est souvent incompréhensible mais que malgré tout, comme Avraham, nous devons avoir confiance en Hashem…

 

Ainsi, analysons quelques clés du récit de la Akéda Its’hak rapidement et comparons-les avec la vie du Mashiah. 

 

Le troisième jour, Avraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. (Béréshit 22 :4)

 

Selon une interprétation Nazaréenne, l’expression "le lieu de loin" nous permet de comprendre qu’au loin, Avraham avait vu la résurrection de Yeshoua [étant parfaitement en lien avec l’ordre d’Hashem d’accomplir la Akéda et avec la notion d’un "fils" unique]. Ceci pourrait nous paraître "un peu tiré par les cheveux" mais Avraham n’était pas un homme simple, c’était un homme bien plus grand qu’un Prophète ; le Mashiah le savait et c’est pourquoi lui-même, n’a pas hésité à déclarer : Avraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour : il l'a vu et il s'est réjoui. (Yohanan 8 :56). De plus, il est intéressant de relever qu’il est précisé dans le Sefer Béréshit, le "troisième jour" et bien évidemment, ceci n’est pas un hasard car comme on le sait, le Rabbi est ressuscité le troisième jour. (Actes 10 :40)  

 

Et Avraham dit à ses serviteurs : (…) Nous reviendrons auprès de vous. (Béréshit 22 :5)

 

Selon Rachi, Avraham avait prophétisé qu’ils reviendraient tous les deux, Its’hak et lui ; ainsi, toujours selon une interprétation Nazaréenne, en poussant un peu plus loin la prophétie d’Avraham, on pourrait déclarer qu’Avraham Avinou avait clairement compris que le Mashiah se lèverait du monde des morts après sa Akéda tout comme Its’hak s’en est également relevé. Tout ceci est en adéquation parfaite avec la Guémara qui parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

De nouveau, cette parole prophétique d’Avraham sera pleinement réalisée par Yeshoua, considéré comme étant l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité, Juifs et non-Juifs. Tous les codes sont présents pour relier la Akéda d’Its’hak avec la Akéda de Yeshoua.

 

Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayahou 53 :7)

 

En effet, le schéma est plutôt simple.

 

ITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

 

De plus, au niveau de la Akéda, comme ce fut le cas pour Yeshoua, on s’aperçoit qu’Its’hak n'est pas mort ; contre toute attente, Its’hak est bel et bien vivant, on pourrait même dire dans un sens, qu'il fut le premier des ressuscités car selon le chap. 31 du Pirké deRabbi Eliézer, Its’hak est véritablement mort au moment de la Akéda et c’est Hashem qui lui rendu son âme ! Comme nous pouvons alors le constater, Its’hak est une préfiguration parfaite de Yeshoua ; plus précisément, la Akéda d’Its’hak est une préfiguration parfaite de la Akéda du véritable Mashiah ben Yossef, bien que la seconde soit allé encore plus loin, étant bien plus profonde et porteuse d’un plus grand projet divin. 

 

Its’hak est donc le personnage du Tanakh le plus proche du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Its’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois et conduit au lieu de l’immolation… Et comme nous l’enseigne Rachi, Its’hak avait également comprit qu’il allait être l’agneau mais il continua tout de même à marcher avec Avraham d’un même cœur ; cela fait même un peu "gros" pour ne pas saisir qu’on parle du Rabbi de Natzeret ! En effet, le Midrash Pesiqta Rabbati rapporte également que ce sera de son plein gré que le Mashiah ben Yossef acceptera de se faire humilier et exécuter par les nations afin d’expier les péchés d’Israël. 

 

Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon cœur que j’accepte cette souffrance pour qu’aucun en Israël ne soit perdu et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui n’ont pas encore été créés. Si c’est ainsi, je le veux, si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (Pesiqta Rabbati 161-162)