CHAPITRE 8

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COMMENTAIRES 

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1.     Ainsi donc, maintenant, pas de condamnation pour ceux qui sont dans le messie Iéshoua.

 

  • Ainsi donc, maintenant, pas de condamnation : comme on le sait, le Mashiah Yeshoua nous a justifiés devant Hashem.

 

  • pour ceux qui sont dans le messie Iéshoua : cela fait référence aux Nazaréens.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre les concepts exposés par l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Likouté Moharan.

 

Grâce au rapprochement du Tsadik de vérité, la souillure du serpent s'interrompt. (Torah n°8 du Likouté Moharan II)

Grâce à l'attachement aux vrais Tsadikim, on accède de la sorte à un parfait repentir, au pardon des fautes, à l'adoucissement, à la suppression de tous les jugements ; l'union du Saint Béni Soit-Il et de sa présence est accomplie grâce à cela. (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

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4.     afin que la justification de la tora s’accomplisse en nous qui ne marchons pas selon la chair, mais selon le souffle.

 

  • afin que la justification de la tora s’accomplisse en nous : comme nous le savons, par l’attachement au Tsadik, nous sommes rachetés de toutes nos fautes et de tous nos "manquements toraïques"… En fait, selon la foi Nazaréenne, Rabbi Yeshoua a dû naître et vivre sous la Torah, soit en porter le véritable joug et l’accomplir parfaitement et tout cela, afin de racheter ceux qui auraient pu violer cette Torah. Par conséquent, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont attachés au Tsadik. (Romains 8 :1)

 

 

  • qui ne marchons pas selon la chair : aux êtres humains, la plupart étant soumis aux influences du néfech habehamit [de la chair, de l’âme animale]. Comme nous le savons, l’âme de la chair et ses différentes facultés sont au service de l’assouvissement des désirs corporels comme il est dit : Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

  • mais selon le souffle : aux Nazaréens soumis au Rouah Hakodesh du Mashiah.

Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Galates 5 :22)

 

Il en résulte que l’influence du Tsadik a trois aspects : la émouna, la crainte et l’amour. Pour les obtenir, le talmid doit s’attacher, par ses émotions au Rouah du Tsadik ou encore, selon une seconde version, par sa perception intellectuelle, à sa néchama. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Oui, ceux de la chair tendent vers ce qui est de la chair, et ceux du souffle vers ce qui est du souffle.

 

  • Oui, ceux de la chair tendent vers ce qui est de la chair : or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

 

 

  • et ceux du souffle vers ce qui est du souffle : le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Galates 5 :22)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Dans la définition de Rabbi Chnéour Zalman, si l’esprit d’un individu est sous l’emprise totale du "néfech elokit" [de l’âme divine] et qu’il parvient à éradiquer toutes influences du "néfech habehamit" [l’âme animale] en lui, alors celui-ci est considéré comme un Tsadik.

Ceci est le cas du Mashiah Yeshoua et de nombreux grands Maîtres d’Israël mais en aucun cas, de la majorité des hommes "standards" incapables d’atteindre ce niveau…

En effet, dans le cas contraire, lorsque le "néfech habehamit" [l’âme animale] s’est emparée de la conscience d’un individu et qu’en raison de cela, le "néfech elokit" [l’âme divine] est subvertie, celui-ci est considérée comme un racha. Cela ne signifie pas nécessairement que la personne est mauvaise ou méchante mais simplement, qu’elle est mue par des pulsions animales égocentriques et égoïstes.

Le Tanya donne alors des prescriptions détaillées sur la manière de faire face aux défis quotidiens du "néfech habehamit" : il exige que le service de D.ieu soit effectué avec joie et accompagné d’une méditation profonde sur un D.ieu présent et plein de compassion, qui aide activement la personne à surmonter son côté obscur. L’homme moyen accomplit le but de la Création en plaçant un "joug" sur le "néfech habehamit" et en la menant dans le service de D.ieu.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. (1 Corinthiens 9 :27)

Et c’est pour cela que nos Sages ont dit : Un homme doit à chaque fois exciter la colère du bon penchant contre le mauvais. Ainsi, la colère de l’âme divine, qui procède de l’attribut de sévérité, permet d’adoucir et de tempérer les dinim de l’âme animale et du mauvais penchant. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31)

Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. (Yaakov 3 :2)

Il y a une belle parabole tirée du Zohar au sujet du fils d’un roi qui avait été élevé dans la plus pure tradition. Un jour, le Roi décida de tester son fils pour voir si son éducation résisterait à l’épreuve. Il engagea une courtisane pour séduire son fils et lui dit qu’il la récompenserait généreusement si elle réussissait… Elle essaya et échoua. Le prince réussit l’épreuve et le roi fut ravi mais il n’était pas seulement fier de son fils. Il était également satisfait de la courtisane parce qu’elle avait échoué. De la même façon, D.ieu, le Roi, emploie le mauvais penchant pour nous séduire. Lorsque le mauvais penchant échoue, D.ieu est satisfait de nous et de lui. (…) La tâche du néfech elokit est donc de communiquer avec le néfech habehamit et de lui enseigner que s’ils obéissent tous les deux à D.ieu, ce serait bon pour les deux car il n’est pas de plaisir éphémère qui vaille la peine de sacrifier l’éternité. (Rapporté par le Rav Nissan Dubov)

Tout le monde a le libre arbitre et Hashem ne demande pas l’impossible à ses créatures… En effet, si D.ieu nous demande d’accomplir des mitsvot sachant que nous avons une âme animale, il est clair que nous en sommes parfaitement capables ; s’il nous semble que nous ne pouvons pas y arriver, il nous faut demander l’aide divine du Rouah Hakodesh du Mashiah pour renforcer nos propres efforts.

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

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6.     Car la pensée de la chair est la mort, la tendance du souffle, vie et paix.

 

  • Car la pensée de la chair est la mort : comme il est enseigné ailleurs que le salaire du péché, c'est la mort mais le don gratuit de D.ieu, c'est la vie éternelle dans le Mashiah Yeshoua notre Seigneur. (Romains 6 :23).

 

COMMENTAIRE N°1

 

Dans notre génération, nous sommes pleins de défauts et nous ne pouvons pas changer rapidement… C’est un travail quotidien et c’est pourquoi, nous aurons besoin du Rouah Hakodesh car nous sommes totalement incapables de nous débrouiller seuls.  En effet, le Mashiah n’est pas un personnage loin de nous, c’est une force et c’est la force principale de notre âme ! Cette force sommeille en nous, afin de nous donner une énergie nouvelle, une volonté plus grande, un espoir plus fort et un optimisme pour la Torah bien plus puissant… Avant de chercher le Mashiah dans l’extériorité, cherchons le d’abord dans notre "moi intérieur" dans chacun de nos choix.

Il faut qu'il croisse et que je diminue. (Yohanan 3 :30)

Plus nous sommes des enfants [immatures spirituellement] et plus le "néfech habehamit" nous dominera mais béézrat Hashem, par le Rouah du Tsadik en avançant dans notre Avoda, notre néchama se développera considérablement. Ainsi, nous ne serons plus intéressés par les appels fallacieux du "néfech habehamit" et nous deviendrons petit à petit de véritables tsadikim !

Nous n'avons pas un Cohen Gadol qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. (Hébreux 4 :15)

 

  • la tendance du souffle, vie et paix : ainsi donc, comme des élus de D.ieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. (Colossiens 3 :12) car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. (Éphésiens 5 :9).

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8.     Ceux donc qui sont dans la chair ne peuvent pas plaire à Elohîms.

 

  • Ceux donc qui sont dans la chair : soumis aux influences du néfech habehamit [de la chair, de l’âme animale]. Comme nous le savons, l’âme de la chair et ses différentes facultés sont au service de l’assouvissement des désirs corporels…

 

 

  • ne peuvent pas plaire à Elohîms : je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :21) ; d’où l’importance de s’attacher au Tsadik de vérité.

 
 
 
 
 

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9.     Mais vous-mêmes, vous n’êtes pas de la chair, mais du souffle, si du moins le souffle d’Elohîms vous habite. Qui n’a pas le souffle du messie n’est pas de lui.

 

  • Mais vous-mêmes, vous n’êtes pas de la chair : étant attachés au Tsadik, nous n’avons pas le droit d’être soumis aux influences du néfech habehamit [de la chair, de l’âme animale] come il est enseigné : Ceux qui sont au Mashiah Yeshoua ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. (Galates 5 :24)  

 

 

  • mais du souffle : l’Apôtre Shaoul par ces termes, rappelle aux Nazaréens de Rome leur principale mission dans ce monde en ayant accepté Yeshoua dans leurs vies, celle d’être consacrés pour la cause de la Torah et de l’Évangile. En effet, le Tsadik qui nous a sanctifiés devant Hashem, mérite un engagement total de notre être et tout ceci, nécessite que les Nazaréens s’engagent dans une vie de consécration, synonyme de sanctification !

 

 

  • si du moins le souffle d’Elohîms vous habite : comme nous l’avons vu dans les commentaires de précédents verset, il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

 

  • Qui n’a pas le souffle du messie n’est pas de lui : en effet, chaque Rabbi d'une dynastie 'hassidique donne naissance à une communauté, qu'il fait grandir spirituellement dans les voies de la Torah… Par exemple, l’Apôtre Shaoul dira que Yeshoua, la tête de la Kéhila, nourrit et fait grandir sa communauté, qui est son corps. (Colossiens 1 :18). L’ouvrage ‘habad de la ‘Hassidout Loubavitch, nommé le Tanya, précise également qu'un Rabbi, une fois mort, continue de conduire ses talmidim par l’envoi du Rouah Hakodesh. De la même manière, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a donné le Rouah Hakodesh, qui resplendit sur la Kéhila Nazaréenne et nous conduit dans les chemins de la Torah.

COMMENTAIRE N°1

Voici un commentaire de Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy concernant ce sujet.

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas, soit sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes ; le Tsadik non seulement, fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel, les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Oui, nous le savons : la création entière gémit dans le spasme de l’enfantement, maintenant.

 

  • Oui, nous le savons : la création entière gémit : dans l’idée d’espérer, de soupirer… 

 

 

  • dans le spasme de l’enfantement, maintenant : cela fait référence au moment de la délivrance finale [de la guéoula] car la Création souffre actuellement de nombreuses douleurs en vue du véritable enfantement [de la venue du Mashiah ben David].

 

En l’occurrence, la Création est encore en étant de fœtus.

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre le concept exposé par l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav ‘Haïm Dynovisz.

La création yesh méayin, apparaît sans passer par un système de cause à effet. En fait, si Hashem avait voulu tout créer par un principe de cause à effet, les créatures auraient toutes reconnu leur source et nous n’aurions eu, ni libre arbitre, ni possibilité de travailler pour nous améliorer. Kol ila makif et haaloul : la cause contient et entoure l’effet, comme l’enfant est pris dans la mère et entouré par elle, pour nous montrer que la source créatrice englobe et prend complètement en charge l’effet. En réalité, nous sommes dans une bulle qui nous permet d’exister… La véritable naissance de l’homme sera dans le Olam Haba car nous sommes encore en état de fœtus. Le créé est d’abord dans son Créateur, jusqu’à la naissance, qui est l´accouchement du Mashiah. Quand un homme veut comprendre quelque chose qui est au-dessus de ses connaissances, il se concentre ; en hébreu, on dit qu´il rentre son intelligence à l’intérieur du sujet, comme l´enfant à l’intérieur du ventre qui va le faire naître : il entre avec la question et sort avec la réponse. Les portes de la Torah s’ouvre seulement en fonction des mérites de celui qui étudie ; il faut un effort, les portes ne s’ouvrent pas toute seules. Si je suis plongé dans la Torah et dans ma question, je suis connecté à mon étude, même dans la rue, etc… et je peux avoir une réponse, même dans ma vie concrète. En Kabala, le principe de cause à effet est toujours représenté par des figures rondes, comme le ventre d´une femme enceinte car l´enfant connaît sa cause ; il n´a même aucune autonomie. En état de gestation, on doit être en état de bitoul total, comme dans le mikvé et c’est ce qui nous purifie réellement. La Torah contient tout, elle est le premier cercle et celui qui a la Torah a tout. C´est le principe de l’inclusion des mondes : chaque monde est dans l’autre ; la création est en gestation et chaque monde est enceint de l’autre. La naissance sera le Olam Haba avec, comme point de départ, la période de Te’hiyat HaMétim. Nous ne sommes pas encore des vivants, la preuve c’est que nous mourons : dès que nous naissons, nous sommes dans un lent processus de mort, jusqu’à une véritable naissance qui sera celle du Olam Haba. (Rav ‘Haïm Dynovisz)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Chaque être humain reçoit un héritage biologique et spirituel. Par exemple, Adam et ‘Hava nous ont transmis par le péché, par leur désobéissance dans le Gan Eden un héritage corrompu. Par ce péché et cette désobéissance, la mort s'est étendue sur tous les hommes mais l’Évangile a toujours été présenté par les Apôtres comme un moyen pour tout redémarrer, un moyen pour enfanter de meilleurs fruits. En effet, prenons l’exemple de la généalogie de Matityahou ; celle-ci commence avec les termes grecs "biblos genesos" : le Rouleau, le Livre de la Généalogie, ou encore le Livre du Commencement selon les différentes traductions. (Matityahou 1 :1). Ces mots grecs sont plutôt intéressants car même si Matityahou cherche à démontrer la messianité de Yeshoua par son ascendance davidique, nous pourrions aussi voir dans cette expression, un message universel : un nouveau Béréshit, une nouvelle Création, un monde nouveau et renouvelé nous est offert par l’acceptation de l’Évangile, soit par le fait d’accepter Yeshoua comme étant le Mashiah d’Israël promis.

 

Ainsi, à la lumière de ces explications, on comprend aisément que l’Évangile nous conduit vers un processus de réparation du monde. Or, ce tikoun haolam offert en Yeshoua, éveille un désir en nous, un désir de nous détourner du péché et un désir d’œuvrer pour un monde de paix ; un monde ou régneraient la prospérité, la santé et la justice pour tous… L'importance de travailler individuellement et collectivement vers un monde meilleur, sera vitale pour tous talmidim de Yeshoua et nous définira comme de véritables enfants de D.ieu actifs et présents pour le bien-être de toute la Création.

 

En effet, la motivation pour un monde meilleur et réparée est inspirée du cœur même de l’Évangile et sera influencé par le Rouah Hakodesh tout au long de notre vie. Par nos téfilot au nom de Yeshoua, par notre sanctification permanente et par nos mitsvot, Hashem répare et perfectionne le monde. Or, il est vraiment important de comprendre que ce monde brisé a besoin de réparation et par l’intermédiaire du Mashiah, nous aurons la dévotion personnelle et intérieure nécessaire pour œuvrer dans cet objectif.     Comment influençons-nous le monde par nos choix moraux ? Comment participons-nous au tikoun haolam ? Chacun individuellement se doit de se poser et de répondre soi-même à ces questions.

 

Hashem a créé l’homme et le monde avec un manque mais lui a aussi octroyé le principe de complétude en lui offrant l’Évangile. Par le Rouah du Mashiah, on trouvera comme une sorte de programme en nous : le désir de réparer et non pas de survivre, de manger, de procréer ou encore de se protéger comme chez les animaux ; au contraire, le Rabbi nous a insufflé le souffle sacré nécessaire pour arranger et réparer le monde ! Ce désir est inhérent pour un véritable Nazaréen. 

 

La Création, l’humanité elle-même, est séparée du divin... Épouser cet esprit d’unité par l’Évangile avec Hashem nous permet donc de nous dégager de cette séparation. De plus, le tikoun haolam proposé par l’Alliance Renouvelée en Yeshoua, c’est aussi l’espoir de partager un but commun ! Comme le déclare le début de l’Évangile, tout véritable Nazaréen devra manifester la gloire de D.ieu dans le monde et faire avancer l’humanité en général ! Pour compléter ces propos, nous pourrions également déchiffrer un secret dans ce premier verset de Matityahou : la généalogie de Yeshoua remonte à Avraham mais contient des allusions à Adam Harichon, le premier homme représentant ainsi toute l’humanité. En utilisant les mots Avraham, David et Mashiah, nous avons également l’acrostiche d’Adam : en Yeshoua, en le reconnaissant comme Mashiah, la Création a reçu une nouvelle chance de réparer le monde et la force pour lutter contre le péché, engendrée par la faute du premier homme. Il nous faut donc nous saisir cet héritage spirituel et faire avancer l’humanité dans le bon sens !

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26.     De même, le souffle compense notre faiblesse, car nous ne savons pas que demander pour prier comme il se doit. Aussi le souffle lui-même intercède pour nous en d’ineffables gémissements.

 

  • De même, le souffle compense notre faiblesse : afin de mieux prier, nous devons rechercher l’aide et l’assistance du Rouah Hakodesh du Mashiah, appelé aussi la Shekhina.

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Likouté Moharan.

Lorsqu'une personne s'isole et parle à D.ieu de sa peine et de ses malheurs, avouant et regrettant l'énormité des imperfections qu'elle a commises ; alors, de même, la Shekhina lui fait face, prononçant sa peine, ses malheurs et le console. C'est parce que chaque défaut qu'une personne fait dans son âme, elle le fait aussi dans la Shekhina pour ainsi dire. C'est l'aspect de : Vous avez déclaré à D.ieu (…) et D.ieu vous a déclaré. (Devarim 26 :17-18). Ainsi, elle le console en lui faisant savoir qu'elle cherchera des stratégies pour corriger toutes les imperfections. (Torah n°259 du Likouté Moharan I)

 

  • car nous ne savons pas que demander pour prier comme il se doit : comme cela est également relaté dans la ‘Hassidout, la téfila de l’homme intermédiaire est, en réalité, totalement imparfaite… Ainsi, il convient d’attacher notre téfila au Tsadik de la génération.

 

COMMENTAIRE N°2

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer, une nouvelle fois, des enseignements du Likouté Moharan.

Toute personne dans sa prière doit avoir l’intention de s’attacher aux Tsadikim de la génération car eux-seuls savent élever chaque prière à l’endroit qui lui convient. (Torah n°2 du Likouté Moharan I)

Les Tsadikim de vérité élèvent la prière vers de grandes ascensions, jusqu'à ce qu'il dévoile la divinité et le Royaume de D.ieu à tous les habitants du monde, même à ceux qui sont extrêmement éloignés comme les méchants et les idolâtres. Ceci constitue l'essentiel de la grandeur de D.ieu. C’est pourquoi celui qui a un malade ou un male quelconque dans sa maison, qu'il aille chez les Tsadikim qui demanderont miséricorde pour lui et en cela, l'homme procurera une grande satisfaction à D.ieu car D.ieu désire ardemment les prières des Tsadikim. Pour l'essentiel en ce qui concerne la prière, seuls les Tsadikim la connaissent. (Torah n°10 du Likouté Moharan I)

 

 

  • Aussi le souffle lui-même intercède pour nous : le Rouah Hakodesh du Mashiah nous envoie de multiples pensées de téchouva, de reconnaissance, de louanges, etc… Il nous permet d’être plus proche d’Hashem et plus "vrai" dans la téfila.   

 

 

  • en d’ineffables gémissements : cela fait référence aux nombreuses manifestations du Rouah Hakodesh. Une fois, comme dit précédemment, nous aurons pensées de téchouva ; une autre fois, nous nous montrerons reconnaissance et encore une fois, nous recevrons une sim’ha indescriptible.

 

D’un point de vue plus charismatique, cela peut aussi faire référence au don du parler en langues manifesté en plusieurs gémissements spirituels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28.     Nous le savons : ceux qu’aime Elohîms, tout concourt à leur bien, ceux qu’il a appelés selon son propos.

 

  • Nous le savons : ceux qu’aime Elohîms, tout concourt à leur bien : en effet, le diction "Gam Zo LeTovah" est bien connu dans le Judaïsme.

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’un des éléments les plus efficaces de notre confiance en D.ieu est, selon tous les auteurs du Moussar, de sentir qu’il n’y a que la foi qui nous donne du courage. Or, généralement, il est difficile d’arriver à cette élévation spirituelle : on fait confiance à son intelligence, à son compte en banque ; on dit bien sûr, du bout des lèvres, que l’on fait confiance à Hashem mais au fond de chacun, il existe une assurance personnelle : on arrivera bien à trouver une solution… Même celui qui a une forte confiance en l’Eternel se trouve toujours, pour se rassurer, des moyens pour s’en sortir. Or, il nous faut pourtant nous abandonner complétement car comme le dit Rabbi Shaoul, tout concourt au bien de ceux qui aiment D.ieu.

 

Pour nous donner un exemple de ce principe, on pourra rapporter l’histoire de Rabbi Akiva dans le Traité Bérakhot 60b.

 

Rabbi Akiva, expulsé d’une ville avec un coq, un âne et une lanterne, dut se réfugier hors de la ville. Là, un lion dévora l’âne, le coq fut mangé par un chat et la lanterne s’est éteinte. Et le voilà seul et pourtant, il remercie le Créateur : cela aussi est pour le bien. Des ennemis vinrent cette nuit décimer la ville et ne purent frapper Rabbi Akiva, qui se trouvait hors de la ville ; il n’a pas été retrouvé car le coq n’avait pas chanté, l’âne n’avait pas brait et sa lanterne s’était éteinte. Il n’est pas toujours aisé de comprendre que : "ceci est pour le bien" mais essayons de tirer les leçons de nos souffrances ou de nos difficultés, pour renforcer notre foi en le Créateur. car cela, assurément, est "pour le bien"…

 

  • ceux qu’il a appelés selon son propos : selon son dessein.

 

COMMENTAIRE N°2

Afin de mieux intégrer la notion de l’appel divin, nous pourrons nous inspirer du Sefer Vayikra qui tire son nom du premier verset du troisième Livre de la Torah : Hashem appela Moshé. (Vayikra 1 :1).   Effectivement, le mot hébreu "vayikra" signifie "appeler" : dans ce Livre précisément, on comprend qu’Hashem a appelé Moshé pour lui transmettre toutes les lois relatives aux sacrifices et à la pureté rituelle [et pour beaucoup d’autres choses également, Moshé étant un âme extrêmement profonde] afin de les partager aux enfants d’Israël. Nos Sages s’interrogent sur l’opportunité d’avoir choisi ce terme, a priori, peu évocateur pour désigner tout un Livre de la Torah ; ils apportent alors la réponse suivante : ce titre rappelle à l’homme son éminente dignité dans la mesure où chacun est "appelé" par D.ieu à réaliser une mission particulière sur terre. Chaque fois que tu nommeras ce Livre de la Torah "vayikra" souviens-toi que de la même manière que Moshé a été appelé à réaliser une mission extraordinaire sur terre, toi aussi, à ton niveau, tu es appelé à réaliser une mission unique sur terre ! 

Il est donné à l’homme tous les moyens pour qu’il arrive là où il doit arriver, dans sa mission qui est sa relation avec Hashem. C’est ce qui a été décidé avant sa naissance pour qu’il ait le meilleur moyen possible de servir D.ieu selon sa nature et son être. D.ieu l’a mis là où il est et lui a donné toutes les circonstances et rencontres qui sont les meilleures pour lui, pour l’amener à se réaliser. Tout est un tremplin dans l’existence, pour arriver là où l’on doit arriver. Nous savons que, si nous sommes passés par un chemin et des épreuves, c’est que nous le devions et si nous le voulons vraiment, tout sera une source de progrès et de tremplin dans notre vie. (Rav ‘Haïm Dynovisz)

En complément, les Sages de la Torah ont également glissé une anomalie dans l’écriture du mot "vayikra" … En effet, dans tous les Rouleaux de la Torah, le mot "vayikra" est écrit avec une petite lettre "alef" à la fin du mot, une lettre écrite plus petite que les autres. Ceci nous permet donc de lire le mot "vayikra" et non "vayiker" : si le premier parle de la notion de l’appel, le second, a contrario, signifie "survenir par hasard" …  Selon les explications de nos Maîtres, l’homme doit donc se comporter comme un partenaire de D.ieu dans l’œuvre de la Création et répondre à l’appel qui lui est lancé, sans laisser sa vie être régie par le règne du hasard et ce qu’a fait l’Apôtre Shaoul, lorsqu’il a décidé de léguer sa vie entière à l’Évangile.

Lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère et qui m'a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi les non-Juifs. (Galates 1 :15-16)

Comme l’explique Rabbi Bonim de Parchis’ha zatsal, le petit "alef" du mot "vayikra" est aussi porteur d’une signification profonde : bien que Moshé se hissât au plus haut degré spirituel, il n’en fit pas grand cas mais resta extrêmement humble…

Puissions-nous, béézrat Hashem, ressentir avec force, l’appel que l’Éternel envoie à chacun de nous afin de nous rapprocher de lui, chacun à notre niveau et progresser dans l’étude de la Torah, la pratique des mitsvot et le raffinement de nos qualités de cœur et de générosité. Amen.

COMMENTAIRE N°3

Rabbi Na’hman de Breslev a déclaré : Lorsqu'une personne sait que tout ce qui lui arrive est pour son bien, elle obtient un aperçu du monde futur. (Torah n°4 du Likouté Moharan I)

Nous vivons dans un monde difficile. D'une part, nous savons que tout est voulu et désiré par Hashem et d'autre part, nous sommes régulièrement les victimes, que D.ieu nous garde, de coups durs et d'épreuves que nous aurions aimé éviter… Comment peut-on expliquer cette contradiction ? La réponse est simple : notre définition du bien et du mal et faussée, tandis que le Maître du monde en connaît la signification réelle et profonde. Si nous insistons à conserver notre mode de pensée personnel, notre vie sera remplie d'épreuves, de douleur et d'amertume, qu'à D.ieu ne plaise. A contrario, si une personne fait entièrement abstraction d'elle-même et qu'elle accorde une confiance absolue en Hashem car elle sait que D.ieu ne lui veut que du bien, sa vie sera une source infinie de remerciements à formuler. Heureuse est la personne qui parvient à ce niveau élevé : pour elle, le monde présent possède déjà un aspect du monde futur !

 
 
 
 

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36.     Comme il est écrit : Oui, pour toi nous sommes tués tout le jour : nous sommes considérés comme ovins de boucherie. 

 

  • Comme il est écrit : dans les Téhilim du Roi David.

 

Mais c'est à cause de toi qu'on nous égorge tous les jours, qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. (Téhilim 44 :22)

 

  • Oui, pour toi nous sommes tués tout le jour : nous sommes considérés comme ovins de boucherie : ce passage des Téhilim traite principalement de la sanctification du nom de D.ieu générée par l’intermédiaire des souffrances, des difficultés ou tout simplement par la mort définitive. 

 

Car l’amour est aussi fort que la mort. (Shir HaShirim 8 :6). L'amour avec lequel la génération de la persécution a aimé le Saint est relatée dans les Téhilim :Car c'est pour vous que nous sommes tués tout le temps. (Téhilim 44 :23). (Shir HaShirim Rabah 8 :6)

 

COMMENTAIRE N°1

Voici plusieurs références de la Torah Orale concernant ce passage.

Et de toute votre âme : même s’il prend votre âme. Et c'est ainsi qu'il est écrit dans le Téhilim 44 : Car à cause de toi, nous sommes tués toute la journée. Nous sommes considérés comme des brebis pour l'abattage. (…) Ben Azzai a dit : Aimez-le jusqu'à l'extraction de votre âme. (Sifrei Devarim 32: 5)

Daniel, Hananyah, Misael et Azariah ; Rabbi Akiva et ses compagnons, ont été tués par un décret d'un gouvernement tyrannique. À ce propos il est dit : Mais à cause de toi, nous sommes tués toute la journée; nous sommes considérés comme des moutons pour l'abattage. (Téhilim 44 :23). (Mishné Torah du Rambam)

Offrir son âme pour sanctifier le Nom du Ciel est une grande affaire aux yeux du Saint Béni soit-Il, surtout si l'on le fait en récitant le verset : Parce que pour toi nous sommes tués toute la journée. (Téhilim 44 :23). Ainsi, il est écrit dans le Zohar Parasha Vayera 124b : Rabbi Shalom bar Manyumi a dit: Vous ne trouverez aucun homme juste parmi ceux qui étudient la Torah qui ne possède pas deux cents mondes désirables. Tel est le sens du verset : Et deux cents pour ceux qui gardent son fruit. (Shir HaShirim 8:12). Il en va de même pour ceux qui se livrent chaque jour à la sanctification du Nom. À cause du verset : Parce que pour toi nous sommes tués toute la journée, ils héritent de deux cents mondes désirables. Et quand vient le temps pour une personne qui a offert son âme pour la sanctification du Nom de mourir, l'ange nommé sur les corps enterrés sait comment honorer son corps dans la tombe conformément à ses actes. (Kav HaYashar 63: 8)

Aimez D.ieu de tout votre cœur et de toute votre âme et de toutes vos ressources. Lorsque vous récitez le Chéma, entendez sincèrement que, si cela était nécessaire, vous sacrifieriez votre vie et tous vos biens afin de sanctifier son Nom, ne rien faire pour profaner son Nom ou dégrader ses commandements. En faisant cela, vous accomplissez les paroles du psalmiste : Parce que pour toi, nous sommes tués tout le temps. (Téhilim 44:23) (Or’hot ‘Haïm L'HaRosh 1:24)

C'est aussi la signification profonde du Téhilim 44 : Nous sommes considérés comme des moutons à abattre. Nous livrons nos vies pour sanctifier le nom de D.ieu et attachons nos âmes à D.ieu afin que ce qui reste sur terre ne soit que le corps comme celui d'un animal. Ce corps que nous abandonnons pour être massacré. (Shenei Luchot HaBerit, Torah Shebikhtav, Vayera, Torah Or 65)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Il sera également intéressant de s’imprégner des enseignements du Rav David ‘Hanania Pinto sur ce passage des Téhilim.

On sait quelle importance a l’abnégation, qui est une potentialité concrétisée par laquelle l’homme montre qu’il s’est rendu maître de son mauvais penchant. Or, chaque mitsva comporte un élément d’abnégation, puisque le mauvais penchant cherche à déranger l’homme afin qu’il ne puisse pas accomplir les mitsvot [voir Bérakhot 60b] ou tout au moins, qu’il le fasse pour se glorifier et en tirer un profit personnel et non pour l’amour du Ciel. On trouve déjà une allusion à cette idée dans le verset dans le Téhilim 44 : Car pour toi nous sommes tués chaque jour, ce qui signifie que le dévouement dans les mitsvot rappelle qu’on nous tue tous les jours pour toi. (Rabbi ‘Hanania David Pinto)  

 

COMMENTAIRE N°3

 

En complément, voici aussi un enseignement de Rabbi Na’hman de Breslev.

La même chose est vraie de la prière. Dans le Midrash HaNe'elam (Zohar I, 124b), nous trouvons que la prière est le concept de : Pour vous, nous sommes tués toute la journée. (Téhilim 44 :23). C'est-à-dire le sacrifice de l'âme. Il faut une grande lutte et une grande bataille avec les pensées et les distractions ; il nous faut des stratagèmes pour fuir et leur échapper. À ce sujet, il est dit : Pour votre bien, nous sommes tués, comme l'a amené le Midrash HaNe'elam. Il s'ensuit que ceci et des choses similaires sont un sacrifice d'âme. (Torah n°46 du Likouté Moharan II)

 

 

 

 

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37.     Mais en tout cela nous sommes grands vainqueurs par celui qui nous a aimés.

 

  • Mais en tout cela : malgré toutes souffrances, difficultés ou persécutions…

 

  • nous sommes grands vainqueurs par celui qui nous a aimés : en saisissant l’amour du Mashiah Yeshoua, nous finirons par être les grands vainqueurs de toutes difficultés !

 

COMMENTAIRE N°1

Gam Zo LeTovah ! Peu importe l’intensité de l’obscurité ou de la douleur, notre émouna dans la bonté d’Hashem, doit nous accompagner constamment afin de nous donner courage et espoir ! Ce principe est-il applicable pour notre génération ? Malheureusement, la réponse est négative… Nous sommes trop sophistiqués pour prendre de tels proverbes au sérieux ; alors nous sourions et d’un revers de la main et puis nous le rejetons ! Alors comment pouvons-nous gérer les crises de la vie et les souffrances ? Certains d’entre nous deviennent dépressifs… Or, la Torah nous enseigne que lorsque le Am Israël était en Égypte, le peuple était descendu au 49ème degré d’impureté et bien évidemment, Hashem voulait le faire sortir rapidement avant le 50ème ! Pourquoi ? Parce qu’Hashem, en réalité, n’aurait pas pu nous tirer du dernier degré… En effet, pendant des années, les enfants d’Israël ont vécu dans la société égyptienne, connue pour être le centre de l'immoralité et du vice ; l’air en était imbibé et les esprits infectés… Ce 50ème niveau d’impureté était menaçant et certains commentaires disent qu’il s’agissait de la dépression !

Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, votre bâton à la main et vous le mangerez à la hâte. C'est Pessa’h, la Pâque de l'Éternel. (Shemot 12 :11)

Hashem nous a donc fait sortir d’Égypte en hâte ! Il faut ainsi, saisir le diction bien connu "Gam Zo LeTovah" et l’appliquer le plus rapidement possible dans nos vies.

Pourquoi ? Car la dépression nous saisit et nous rend immobiles… On ne voit plus du tout les rayons du soleil ! Actuellement, un trop grand nombre d’entre nous sont victimes de ce mal et sont enfermés dans ce vice, piégé dans des portes blindées dont il n’est plus possible de trouver l’échappatoire au bout d’un certain temps... En effet, lorsque l’homme est en proie au désespoir, tous les sentiments peuvent sembler dérisoires. Certains deviennent rapidement colériques, ou deviennent cyniques et amers. Les dépressifs sont coupés des autres et deviennent des conjoints, des parents, ou des amis trop difficiles et infectes. La vie deviendra sombre mais une solution est, néanmoins, présente : la Torah. 

En effet, les Maîtres d’Israël nous ont enseigné qu’Hashem a créé le Yetser Hara mais qu’il a également créé un antidote pour le bannir de notre cœur ! C’est un médicament simple, gratuit et disponible pour tous : la Torah.

J'ai créé le Yetser Hara mais la Torah a été créée comme antidote. (Kidoushin 30b)

Un autre enseignement donné par les Maîtres d’Israël pourra nous donner beaucoup d’encouragement dans notre Avodat Hashem : ce qui est passé est de l’ordre du passé… Ne vous attardez pas sur le passé. Ne vous flagellez pas. Il est temps d’avancer maintenant ! Concentrez-vous sur la reconstruction !

Garder espoir dans l’avenir et refuser de céder au désespoir permet d’attirer le Rouah Hakodesh sur nos vies !

Rabbi Na’hman nous enseigne : Nous sommes des gens bons et Hashem nous aime, il faut lui donc lui faire confiance car par notre logique, nous ne pourrons jamais comprendre cela… Notre émouna est la porte de la brakha et notre seule alliée. 

Maintenant, écrivez ce cantique. Enseigne-le aux enfants d'Israël, mets-le dans leur bouche, et que ce cantique me serve de témoin contre les enfants d'Israël. (Devarim 31 :19)

L’ultime mitsva confiée par Moshé Rabbénou a été "kitvou lakhem ete hachira hazot" : écrivez pour vous ce chant de Torah.

Notre Torah est un chant éternel de sim’ha ! En effet, la Torah nous a permis de triompher de tous les géants qui avaient planifié de nous détruire… Nous sommes le peuple triomphant par les chants : le chant de la Torah, le chant d’Hashem et le chant du Mashiah.

 

Du fond même de l’obscurité, l'âme doit reconnaitre l’action de D.ieu et crier vers lui… Le but des souffrances est donc celui-ci : nous rapprocher d’Hashem et épancher notre être dans ses bras d’amour… Pourquoi chercher un autre sens aux épreuves ? Dans les difficultés, le conseil est de nous entretenir avec notre Roi en nous plongeant dans la hitbodedout !

 

Mais je sais que mon Rédempteur est vivant et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. (Iyov 19 :25)

L’épreuve endurée par Iyov était tellement d’une forte intensité qu’elle l’étourdissait totalement mais au milieu de la tempête, il s’écria : ni les péchés, ni les souffrances n’auront le dernier mot mais ce sera mon D.ieu !  Une belle déclaration… Oui, je suis éprouvé mais notre Rédempteur est vivant et en réalité, il aura le dernier mot sur ma souffrance ! Ni la maladie, ni le chômage, ni le divorce, etc… n’auront le dernier mot mais ce sera tout simplement, Hashem…

Nous avons aussi une Bonne Nouvelle : dans le nom puissant de Yeshoua, nous sommes les grands gagnants !

Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de D.ieu manifesté dans le Mashiah Yeshoua notre Seigneur. (Romains 8 :37-39)

Les souffrances d’ici-bas sont, certes, parfois terribles mais il ne faut pas oublier qu'elles ont pour but de nous accorder nombres bienfaits [éternels] dans le Olam Haba. Bien au-delà de nos afflictions actuelles, Hashem reste notre D.ieu ! Continuons de lui faire confiance ! Toutes les tempêtes prendront fin dans ce monde et un jour, nous aurons le shalom pour l’éternité….  

De plus, n’oublions pas : D.ieu a remporté la victoire par l’intermédiaire du Mashiah Yeshoua.

Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. (Yeshayahou 53 :4-5)

Le Ramban commente sur Ésaïe 53 : la blessure qui le fait souffrir [le Mashiah] et le démange nous guérira car D.ieu nous pardonnera par son mérite et nous serons guéris de nos péchés et de nos fautes... N’est-ce pas extraordinaire ?

Proclamons ainsi, avec émouna : Je crois en celui qui a tout payé. Il est le premier et le dernier, l’Alef et le Tav, ni les péchés, ni mes souffrances n’auront le dernier mot mais ce sera, la victoire de notre Mashiah !

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39.     l’altitude, la profondeur, ni aucune créature ne pourront jamais nous séparer de l’amour d’Elohïms en Iéshoua’, le messie, notre Adôn.

 

  • l’altitude : du grec "hupsoma"…

Voici la définition du mot grec "hupsoma" :

  • une chose élevée,

  • une hauteur d'un espace ou d'une structure élevée comme une barrière, un rempart, une muraille, etc…

Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de D.ieu et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance du Mashiah. (2 Corinthiens 10 :5)

 

En plus, voici également la définition du mot grec d’origine "hupsoo" :

  • élever vers les hauteurs,

  • exalter, élever à la dignité, aux honneurs ou au bonheur,

  • au sens plus métaphorique, élever vers le sommet de l'opulence et de la prospérité.

Quiconque s'élèvera sera abaissé et quiconque s'abaissera sera élevé. (Matityahou 23 :12)

 

 

  • la profondeur : du grec "bathos"…

Voici la définition du mot grec "bathos" :

  • profondeur, hauteur ; on peut employer le terme pour parler de la profondeur de la mer,

  • au sens plus métaphorique, on peut aussi l’employer pour parler d’un profond degré de pauvreté, d’une extrême pauvreté. Cela peut aussi signifier les choses profondes de D.ieu.

 

O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de D.ieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles ! (Romains 11 :33)

 

Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. (2 Corinthiens 8 :2)

 

 

  • ni aucune créature ne pourront jamais nous séparer de l’amour d’Elohïms en Iéshoua’, le messie, notre Adôn : en effet, l’amour du Mashiah est bien trop fort pour être brisé.

Car l'amour du Mashiah nous presse. (2 Corinthiens 5 :14)

COMMENTAIRE N°1

Voir le verset Hoshéa 11 :4 : Je les ai menés par les cordes de l’humanité, par les courroies de l’amour. La relation instaurée de cette façon est donc immuable, comme si une corde reliait, en permanence, le disciple et le Maître, bien plus puissante que la mort. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

Je les tirai avec des liens d'humanité, avec des cordages d'amour, je fus pour eux comme celui qui aurait relâché le joug près de leur bouche et je leur présentai de la nourriture. (Hoshéa 11 :4)