CHAPITRE 7

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COMMENTAIRES 

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14.     Nous le savons : la tora est souffle, mais, moi, je suis chair et vendu par la faute.

 

 

  • Nous le savons : la tora est souffle : la Torah est spirituelle, comme le Roi David nous l’a enseigné car lui-même a appelé la Torah : mashal hakadmoni, une grande fable qui cache des secrets inimaginables. (Rav Haïm Dynovisz)

 

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre l’importance de la Torah, nous pourrons nous inspirer des Écrits de nos maîtres contenus dans le Pirké Avot.

 

Ben Bag Bag dit : Sonde la Torah et sonde-la encore car tout s’y trouve, scrute-la profondément, grandis et vieillis auprès d’elle et ne t’en défais pas car tu n’as pas plus édifiant qu’elle. (Pirké Avot 5 :21)

 

Les quatre déclarations de Ben Bag Bag se réfèrent toutes à l'étude de la Torah. La première déclaration enseigne que l'on doit continuellement étudier la Torah, en la retournant encore et encore car toute la sagesse du monde y est contenue. De plus, Ben Bag Bag avertit également l'homme de ne pas se contenter d'un apprentissage superficiel de la Torah ; au contraire, celui-ci doit plutôt l'étudier à plusieurs reprises pour approfondir ses significations les plus profondes… En réalité, il faut continuer d’étudier la Torah même après qu'on ait vieilli car l’étude de la Torah est une entreprise qui dure toute la vie.

 

Cette Mishna est un exemple par excellence de la valeur de l'étude de la Torah aux yeux des Maîtres d’Israël. En effet, c'est l'un des livres les plus étudiés de l'histoire humaine et aucun peuple n'a jamais autant développé une telle dévotion pour son étude que les Juifs.

 

 

  • mais, moi, je suis chair et vendu par la faute : incapable de me conformer parfaitement aux Écritures, incapable de faire le bien, etc… Shaoul, comme tout homme, ne s’était pas détaché complétement de la faute comme le Tsadik ; par conséquent, il était lié toujours considéré comme un être charnel [bien que son niveau était déjà extraordinaire].

 

COMMENTAIRE N°2

Cela correspond également aux enseignements des Téhilim.

 

Au chef des chantres. De David. L'insensé dit en son cœur : Il n'y a point de D.ieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n'en est aucun qui fasse le bien. L'Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui cherche D.ieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Téhilim 14 :1-3)

 

 

COMMENTAIRE N°3

Pour commencer, selon Rabbi Chnéour Zalman, un Juif est composé de deux âmes séparées et distinctes.

  • la première âme est appelée le "néfech elokit" : l’âme divine [la néchama, le souffle ou l’esprit dans le langage de l’Apôtre Shaoul]. Cette âme divine est réellement une étincelle du divin, soit une parcelle du D.ieu d’en haut.

  • la seconde âme est appelée le "néfech habehamit" : celle-ci anime le corps, elle est considérée comme l’âme animale [la chair] de l’homme…

La chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. (Galates 5 :17)

Le néfech elokit et le néfech habehamit sont programmés par Hashem afin de nous accorder le libre-arbitre. En effet, Hashem a créé le yetser hara au-dedans de nous et comme nous l’avons vu, celui-ci se manifeste principalement par l’intermédiaire de notre "néfech habehamit" [de notre chair, de notre âme animale]. Maintenant, malgré la présence de ce mal en nous, Hashem souhaite qu’on fasse les bons choix, en répondant aux appels de notre néchama, influencée par le Rouah Hakodesh du Mashiah.

Le néfech elokit [la néchama dans un autre langage] nous enverra des messages :

  • Sois honnête !

  • Recherche le sens de ta vie !

  • Sois un homme authentique !

  • etc…

Le néfech habehamit [la chair] nous dira plutôt :

  • Écoute toutes tes envies !

  • Sois le plus égoïste possible !

  • etc…

En réalité, ces deux parties d’âme sont inhérentes dans l’homme… Notre "moi" va donc être celui qui choisit entre les deux : soit on pourra être sensible aux appels du "néfech elokit" ou soit à ceux du "néfech habehamit" et ceci est le principe du libre arbitre ! Par exemple, lorsqu’un homme ira prier le matin : l’âme animal l’incitera à rester au lit alors que l’âme divine l’invitera plutôt à se lever pour aller parler avec Hashem. Le choix est donc dans le "moi" intérieur : allons-nous rester au lit ou parler avec D.ieu ? Par l’exercice de notre libre-arbitre, le choix nous appartient…

Tout cela est comparable avec l’image d’un cavalier et d’un cheval : le cavalier, c’est le "néfech elokit" [la néchama, l’âme divine] et le cheval, c’est le "néfech habehamit" [la chair, l’âme animale].

Lorsque le cavalier dort, le cheval est content et peut faire tout ce qu’il désire mais lorsque le cavalier est réveillé, il dit au cheval d’aller dans tel ou telles directions et ceci lui déplait fortement car cet animal [le néfech habehamit] aime faire ce qu’il veut… Il faut donc bien comprendre ceci : nous avons un "moi cheval" et un "moi cavalier" : l’homme est l’union de deux entités, une partie animale [la chair] et une partie divine [l’esprit dans le langage de l’Apôtre Shaoul] … Nous ne devons donc pas écouter le "moi cheval" car nous ne sommes pas des animaux mais bien des cavaliers : nous devons donc dompter nos pulsions animales !

Je dis donc : Marchez selon l'Esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. (Galates 5 :16)

Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le Royaume de D.ieu. (Galates 5 :19-21)

 

Comme nous l’avons vu, l’âme de la chair et ses différentes facultés sont au service de l’assouvissement des désirs corporels.

 

Dans la définition de Rabbi Chnéour Zalman, si l’esprit d’un individu est sous l’emprise totale du "néfech elokit" [de l’âme divine] et qu’il parvient à éradiquer toutes influences du "néfech habehamit" [l’âme animale] en lui, alors celui-ci est considéré comme un Tsadik. Ceci est le cas du Mashiah Yeshoua et de nombreux grands Maîtres d’Israël mais en aucun cas, de la majorité des hommes "standards" incapables d’atteindre ce niveau…

En effet, dans le cas contraire, lorsque le "néfech habehamit" [l’âme animale] s’est emparée de la conscience d’un individu et qu’en raison de cela, le "néfech elokit" [l’âme divine] est subvertie, celui-ci est considérée comme un racha… Cela ne signifie pas nécessairement que la personne est mauvaise ou méchante mais simplement, qu’elle est mue par des pulsions animales égocentriques et égoïstes.

Le Tanya donne alors des prescriptions détaillées sur la manière de faire face aux défis quotidiens du "néfech habehamit" : il exige que le service de D.ieu soit effectué avec joie et accompagné d’une méditation profonde sur un D.ieu présent et plein de compassion, qui aide activement la personne à surmonter son côté obscur. L’homme moyen accomplit le but de la Création en plaçant un "joug" sur le "néfech habehamit" et en la menant dans le service de D.ieu.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. (1 Corinthiens 9 :27)

Et c’est pour cela que nos Sages ont dit : Un homme doit à chaque fois exciter la colère du bon penchant contre le mauvais. Ainsi, la colère de l’âme divine, qui procède de l’attribut de sévérité, permet d’adoucir et de tempérer les dinim de l’âme animale et du mauvais penchant. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31)

Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. (Yaakov 3 :2)

Il y a une belle parabole tirée du Zohar au sujet du fils d’un roi qui avait été élevé dans la plus pure tradition. Un jour, le Roi décida de tester son fils pour voir si son éducation résisterait à l’épreuve. Il engagea une courtisane pour séduire son fils et lui dit qu’il la récompenserait généreusement si elle réussissait… Elle essaya et échoua. Le prince réussit l’épreuve et le roi fut ravi mais il n’était pas seulement fier de son fils. Il était également satisfait de la courtisane parce qu’elle avait échoué. De la même façon, D.ieu, le Roi, emploie le mauvais penchant pour nous séduire. Lorsque le mauvais penchant échoue, D.ieu est satisfait de nous et de lui. (…) La tâche du néfech elokit est donc de communiquer avec le néfech habehamit et de lui enseigner que s’ils obéissent tous les deux à D.ieu, ce serait bon pour les deux car il n’est pas de plaisir éphémère qui vaille la peine de sacrifier l’éternité. (Rapporté par le Rav Nissan Dubov)

Tout le monde a le libre arbitre et Hashem ne demande pas l’impossible à ses créatures… En effet, si D.ieu nous demande d’accomplir des mitsvot sachant que nous avons une âme animale, il est clair que nous en sommes parfaitement capables ; s’il nous semble que nous ne pouvons pas y arriver, il nous faut demander l’aide divine du Rouah Hakodesh du Mashiah pour renforcer nos propres efforts.

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

Plus nous sommes des enfants et plus le "néfech habehamit" nous dominera mais béézrat Hashem, par le Rouah du Tsadik en avançant dans notre Avoda, notre néchama se développera considérablement. Ainsi, nous ne serons plus intéressés par les appels fallacieux du "néfech habehamit" et nous deviendrons petit à petit de véritables tsadikim !

Dans notre génération, nous sommes pleins de défauts et nous ne pouvons pas changer rapidement… C’est un travail quotidien et c’est pourquoi, nous aurons besoin du Rouah Hakodesh car nous sommes totalement incapables de nous débrouiller seuls.  En effet, le Mashiah n’est pas un personnage loin de nous, c’est une force et c’est la force principale de notre âme ! Cette force sommeille en nous, afin de nous donner une énergie nouvelle, une volonté plus grande, un espoir plus fort et un optimisme pour la Torah bien plus puissant… Avant de chercher le Mashiah dans l’extériorité, cherchons le d’abord dans notre "moi intérieur" dans chacun de nos choix.

Il faut qu'il croisse et que je diminue. (Yohanan 3 :30)

Nous n'avons pas un Cohen Gadol qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. (Hébreux 4 :15)

 

 

 

 

 

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15.     Car, ce que je fais, je ne le sais pas ! Car je ne réalise pas ce que je veux, et, ce que je hais, c’est ce que je fais.

 

 

  • Car, ce que je fais, je ne le sais pas : nous ne réalisons pas l’impact de la faute et nous n’avons pas conscience de l’ampleur des dégâts de chacun de nos actes sur notre âme et sur notre relation avec Hashem, d’où notre besoin d’être attaché au Tsadik [un homme complétement détaché de la faute].

 

COMMENTAIRE N°1

Ainsi que disent nos Sages : Un homme ne faute pas à moins qu’un esprit de folie n’entre en lui ; nos Sages décrivent donc les désirs de l’âme animale comme de la folie... Ceux-ci doivent être automatiquement chassés par la sagesse de l’âme divine située dans le cerveau. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

 

  • Car je ne réalise pas ce que je veux : je voudrais faire le bien [au niveau de l’âme] mais en réalité, dans les faits, j’en suis incapable [au niveau de l’âme animale] …

 

 

  • et, ce que je hais, c’est ce que je fais : je déteste [au niveau de l’âme] le péché mais pourtant, dans les faits, ma nature [au niveau de l’âme animale] me conduit toujours dans la faute. Je me bats avec moi-même !

 

COMMENTAIRE N°2

C’est là un grand principe dans le service de D.ieu des beinonim [homme intermédiaires] : l’essentiel est de dominer et de maîtriser la nature de l’âme animale située dans le côté gauche [du cœur] au moyen de la lumière de D.ieu qui illumine l’âme divine située dans le cerveau et de maîtriser les désirs engendrés par le cœur. Pour parvenir à cette fin, le beinoni, outre la domination intrinsèque du cerveau sur le cœur, doit en appeler à l’aide de la lumière divine qui illumine son âme. Et ce, en méditant dans son cerveau sur la grandeur du Saint Béni soit-Il, pour engendrer, à partir de sa compréhension, un esprit de connaissance et une crainte de D.ieu dans son cerveau. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 16)

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Mais, si ce que je ne veux pas, je le fais, j’accepte que la tora est bonne.

 

 

  • Mais, si ce que je ne veux pas, je le fais : tout homme souhaite faire le bien [au niveau de l’âme] mais en réalité, dans les faits, comme nous l’avons dit plus haut, il en est incapable et ainsi, ce duel intérieur lui permet de prendre conscience de la grandeur de la Torah.

 

  • j’accepte que la tora est bonne : la Torah est efficace, elle nous permet de dévoiler nos pulsions, de les freiner, de les travailler et de les annihiler afin de nous rapprocher de la perfection.

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul, nous allons nous inspirer des enseignements du Rav Ron Chaya.

 

L'homme est composé de 3 parties d'âme, de bas en haut :

  • le néfech,

  • le roua'h,

  • et la néchama. 

 

La néchama est une partie extrêmement pure et divine nous entraînant à faire le bien, à aimer la justice et à rechercher la vérité.

 

Le néfech, la partie la plus basse, est une partie animale absolument mauvaise, elle est bien plus mauvaise que les animaux. Il n'y a pas plus mauvaise qu'elle dans toute la Création.

 

Nous exerçons véritablement notre libre-arbitre dans le roua'h, c'est-à-dire la partie intermédiaire entre les deux.

 

Nous avons donc comme belle mission de nous réaliser en jugulant les mauvaises pulsions du néfech grâce aux bonnes pulsions de la néchama. Le choix entre ces 2 pulsions nous est incombé à notre vrai nous, le roua'h. Or, ce message prônant de juguler les mauvaises pulsions et faire le bien autour de soi n'est pas un message nouveau, chaque Bible et chaque religion le prône ; la différence entre la Torah et les autres est que nous avons la clé de la réussite alors que les autres ne l'ont pas…

 

Quelle est la clé de la réussite que nous transmet la Torah ?

 

Étant divin, Hashem connaît exactement les sources du mal et il nous a donc transmit les actes qui permettent de l'affaiblir voir de l'annihiler. Encore une fois, toutes les grandes religions ont recherché le même but mais personne n'a réussi…

 

En fait, il est impossible d'accéder au niveau de bonté, de justice et d'honnêteté requis sans que nous laissions éclairer notre néchama en nous, afin qu'elle jugule le néfech. Ce dernier est beaucoup trop mauvais pour qu'on puisse y arriver autrement.

 

Arrivez-vous à ne jamais vous mettre en colère ?

Êtes-vous vraiment humble ?

Ne mentez-vous vraiment jamais ?

Les actes de bonté que vous accomplissez sont-ils vraiment complètement désintéressés ?

 

Pour arriver à ces degrés et il y en a beaucoup d'autres, il faut une aide spéciale de D.ieu et cela passe nécessairement par la néchama… Or, le seul moyen d'agrandir l'influence de la néchama sur notre néfech passe par l'application scrupuleuse et minutieuse des mitsvot qui existent entre l'homme et D.ieu, c’est-à-dire entre autres :

 

  • le Shabbat,

  • la kasherout,

  • les tefillins,

  • la téfila,

  • l'étude de la Torah,

  • etc…

 

La Torah donc est sainte et la mitsva est sainte, juste et bonne. (…)La Torah est spirituelle. (…) Je reconnais par-là que la Torah est bonne. (Romains 7 :12-16)

 
 
 

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17.     Maintenant, ce n’est pas moi-même qui oeuvre, mais la faute qui habite en moi.

 

 

  • Maintenant, ce n’est pas moi-même qui œuvre : au plus profond de lui-même, l’homme ayant une âme divine, ne désire pas fauter…

 

 

  • mais la faute qui habite en moi : l’âme divine qui croit dans le D.ieu Unique, même au moment de la faute, était restée fidèle à l’homme ; c’est seulement l’âme animale qui, au moyen du corps, commet la faute. (…) L’âme animale, issue de la sitra a’hara et qui fait fauter le corps, entraîne l’âme divine avec elle dans les abîmes les plus profonds ; extrêmement bas, plus bas encore que l’impureté de la sitra a’hara et de la klipa d’avoda zara (que D.ieu nous en préserve). Tout comme un homme en exil est privé d’agir à son gré, l’âme divine (en exil du fait de la faute) ne peut s’exprimer en maîtrisant le corps et en l’employant au service de D.ieu, du fait de la domination étrangère de la klipa. Il n’est pas de plus grand exil que cet exil de l’âme divine à l’intérieur de l’âme animale, du fait de la faute. C’est un plongeon d’un toit élevé vers une fosse profonde. Car, comme il a été expliqué, la source et racine de toutes les âmes Juives est dans la sagesse divine et D.ieu et sa sagesse sont un ; la faute entraîne donc l’âme de son niveau élevé dans les profondeurs de l’exil à l’intérieur de la sitra a’hara. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Oui, je le sais, en moi, c’est-à-dire en ma chair, le bien n’habite pas, puisque vouloir le bien m’est présent, mais non pas oeuvrer en bien.

 

 

  • Oui, je le sais, en moi, c’est-à-dire en ma chair, le bien n’habite pas : le bien ne réside que dans l’âme divine… En effet, la néchama est complètement divine, elle n'aime pas ce monde, elle aime D.ieu, la vérité et faire du bien autour de soi. Elle vient dans ce monde malgré elle car elle ne s'y trouve pas à sa place, n'étant pas du tout attirée par tout ce qui n'est pas divin dans ce monde, c'est-à-dire la majorité des choses qu'on peut y trouver… Or, la partie la plus basse de notre âme est le néfech [la chair dans le langage de l’Apôtre Shaoul] qui n'a pas du tout la connaissance de D.ieu ; au contraire, elle est attirée par tous les plaisirs physiques inhérents à ce monde. (Inspiré des enseignements du Rav Ron Chaya)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer du Likouté Amarim.

Je suis extrêmement éloigné de D.ieu, abominable, répugnant, etc… mais tout cela ne concerne que moi, c’est-à-dire mon corps et l’âme animale qui est en lui. Néanmoins, il y a à l’intérieur de moi, une véritable partie de D.ieu, qui est présente même chez le plus léger parmi les légers : c’est l’âme divine avec l’étincelle divine qui en est revêtue pour l’animer ; c’est seulement qu’elle est en état d’exil auprès de l’âme animale du fait de ma situation spirituelle. Et si c’est ainsi, bien au contraire, plus je suis loin de D.ieu, répugnant et abominable, plus grand est l’exil dans lequel se trouve l’âme divine qui est en moi, et immense est la compassion dont elle est l’objet. C’est pourquoi j’appliquerai tout mon dessein et mon désir à l’extraire et à la remonter de cet exil pour la ramener à la maison de son père (c’est-à-dire à sa source) comme dans sa jeunesse, tel son état originel. Ainsi sera-t-elle absorbée et unie avec D.ieu, quand j’appliquerai toute mon aspiration dans la Torah et les mitsvot pour y investir toutes mes facultés.  Et en particulier dans la mitsva de la prière, je m’appliquerai à libérer mon âme divine en criant vers D.ieu du fait de sa détresse en exil, à l’intérieur de mon corps abominable pour la sortir de réclusion et l’attacher à lui. Et ce travail spirituel qui consiste à affranchir l’âme pour la rattacher à sa source divine par la Torah et les mitsvot, notamment par la prière, est ce qu’on appelle : la téchouva et les bonnes actions. Tel un prince, l’âme procède du Roi suprême. Par la Torah et par les mitsvot, elle est libérée de la captivité et de l’avilissement imposés par le corps. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31)

 

 

  • puisque vouloir le bien m’est présent : par mon âme divine, j’ai la volonté de faire le bien !

 

 

  • mais non pas oeuvrer en bien : mais je ne parviens pas à l'accomplir, l’âme animale étant trop forte dans ma chair…

 

 

 

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19.     Car le bien que je veux, je ne le fais pas, mais ce que je ne veux pas, le mal, c’est lui que je réalise.

 

 

  • Car le bien que je veux, je ne le fais pas : étant trop faible pour respecter la Torah.

 

 

  • mais ce que je ne veux pas, le mal, c’est lui que je réalise : en réalité, mon désir le plus profond est d’accomplir le bien [la Torah] mais dans les faits, il m’est impossible de me détacher complétement de la faute [dans mes pensées, mes paroles et mes actions].

 

COMMENTAIRE N°1

 

Dans un sens spirituel, Yaakov et Essav symbolisent l’âme divine et l’âme animale, qui luttent continuellement l’une contre l’autre. Car le corps est dans le langage de nos Maîtres, une petite cité. Et à l’image de deux rois, qui font la guerre pour une cité, chacun désirant la conquérir gouverner même contre le gré de sa population et finalement régner sur elle, avec son consentement, c’est-à-dire régir ses habitants selon sa volonté et qu’ils lui obéissent dans tout ce qu’il décrète à leur égard. Ainsi, les deux âmes, l’âme divine et l’âme vitale animale issue de la klipa et qui est, pour cette raison, l’antithèse même de l’âme divine, mènent un combat l’une contre l’autre pour le corps et tous ses membres ; le corps étant comparable à la cité et les membres à ses habitants. (…) En résumé, l’âme divine désire être la seule présente, non seulement dans l’esprit et le cœur mais également dans le corps tout entier. Or, l’âme animale dérivée de la klipa veut exactement le contraire. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 9)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     Mais si ce que je ne veux pas, c’est ce que je fais, ce n’est plus moi qui oeuvre, mais la faute qui habite en moi.

 

 

  • Mais si ce que je ne veux pas, c’est ce que je fais : malgré mon désir de faire le bien, le mal m’est attaché…

 

 

  • ce n’est plus moi qui oeuvre, mais la faute qui habite en moi : comme nous l’avons dit dans les versets précédents, l’âme divine qui croit dans le D.ieu Unique, même au moment de la faute, était restée fidèle à l’homme ; c’est seulement l’âme animale qui, au moyen du corps, commet la faute. (…) (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14). De plus, selon les propos de nos Sages : Un homme ne faute pas à moins qu’un esprit de folie n’entre en lui ; nos Sages décrivent donc les désirs de l’âme animale comme de la folie... Ceux-ci doivent être automatiquement chassés par la sagesse de l’âme divine située dans le cerveau. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

 

 

 

 

 

 

 

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21.     Je trouve donc en moi cette tora : vouloir faire le bien, parce que le mal est présent.

 

 

  • Je trouve donc en moi cette tora : non pas la Torah de Moshé mais une loi divine, une Torah commune avec tous autres hommes… En effet, tous les hommes sont faits de trois niveaux d’âmes : l’âme divine [la néchama], le moi intérieur [le roua’h] et l’âme animale [néfech].

 

  • vouloir faire le bien : par la force de mon âme divine.

 

  • parce que le mal est présent : le mal est à ma portée.

 
 
 
 
 

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22.     Oui, je me délecte dans la tora d’Elohîms selon l’homme intérieur.

 

 

  • Oui, je me délecte dans la tora d’Elohîms : la Torah est aimée et choyée par la néchama [l’âme divine] car elle est l’expression de la volonté divine.

 

  • selon l’homme intérieur : l’âme divine et en effet, la néchama est complètement divine, elle n'aime pas ce monde, elle aime D.ieu, la vérité et faire du bien autour de soi. Elle vient dans ce monde malgré elle car elle ne s'y trouve pas à sa place, n'étant pas du tout attirée par tout ce qui n'est pas divin dans ce monde, c'est-à-dire la majorité des choses qu'on peut y trouver… (Rav Ron Chaya)

 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     Mais je vois en mes membres une tora différente, qui guerroie contre la tora de ma raison et m’asservit à la tora de la faute, celle qui habite mes membres.

 

 

  • Mais je vois en mes membres une tora différente : cela fait référence au néfech [l’âme animale].

 

  • qui guerroie contre la tora de ma raison : dans un sens spirituel, Yaakov et Essav symbolisent l’âme divine et l’âme animale, qui luttent continuellement l’une contre l’autre. Car le corps est dans le langage de nos Maîtres, une petite cité. Et à l’image de deux rois, qui font la guerre pour une cité, chacun désirant la conquérir gouverner même contre le gré de sa population et finalement régner sur elle, avec son consentement, c’est-à-dire régir ses habitants selon sa volonté et qu’ils lui obéissent dans tout ce qu’il décrète à leur égard. Ainsi, les deux âmes, l’âme divine et l’âme vitale animale issue de la klipa et qui est, pour cette raison, l’antithèse même de l’âme divine, mènent un combat l’une contre l’autre pour le corps et tous ses membres ; le corps étant comparable à la cité et les membres à ses habitants. (…) En résumé, l’âme divine désire être la seule présente, non seulement dans l’esprit et le cœur mais également dans le corps tout entier. Or, l’âme animale dérivée de la klipa veut exactement le contraire. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 9)

 

 

  • et m’asservit à la tora de la faute : tout comme un homme en exil est privé d’agir à son gré, l’âme divine (en exil du fait de la faute) ne peut s’exprimer en maîtrisant le corps et en l’employant au service de D.ieu, du fait de la domination étrangère de la klipa. Il n’est pas de plus grand exil que cet exil de l’âme divine à l’intérieur de l’âme animale, du fait de la faute. C’est un plongeon d’un toit élevé vers une fosse profonde. Car, comme il a été expliqué, la source et racine de toutes les âmes Juives est dans la sagesse divine et D.ieu et sa sagesse sont un ; la faute entraîne donc l’âme de son niveau élevé dans les profondeurs de l’exil à l’intérieur de la sitra a’hara. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14). Je suis extrêmement éloigné de D.ieu, abominable, répugnant, etc… mais tout cela ne concerne que moi, c’est-à-dire mon corps et l’âme animale qui est en lui. (…) Tel un prince, l’âme procède du Roi suprême. Par la Torah et par les mitsvot, elle est libérée de la captivité et de l’avilissement imposés par le corps. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31).

 

 

  • celle qui habite mes membres : et comme le dit le Zohar, le corps est appelé une peau de serpent ; l’image du serpent renvoie aux trois klipot totalement impures. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31).

 

 

 

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24.     Moi, homme misérable, qui donc me libérera du corps de cette mort ?

 

 

  • Moi, homme misérable : étant incapable de respecter la Torah et de soustraire parfaitement mon corps.

 

 

  • qui donc me libérera du corps de cette mort : comme nous l’avons dit au verset précédent, le corps est appelé une peau de serpent ; l’image du serpent renvoie aux trois klipot totalement impures. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 31). Néanmoins, grâce au rapprochement du Tsadik de vérité, la souillure du serpent s'interrompt. (Torah n°8 du Likouté Moharan II)