CHAPITRE 4

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COMMENTAIRES 

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24.     mais pour nous aussi cela doit être compté, pour nous qui adhérons à celui qui a réveillé d’entre les morts Iéshoua‘, notre Adôn.

 

 

  • mais pour nous aussi cela doit être compté : comme mérite, comme justification.

 

 

  • pour nous qui adhérons : les Nazaréens étant attachés au Tsadik par la émouna.

 

 

  • à celui qui a réveillé : cela fait référence au Maître du monde, le Saint Béni soit-Il.

 

 

  • d’entre les morts Iéshoua‘, notre Adôn : cela fait référence au fait qu’Hashem a ressuscité notre Admor Yeshoua.

 

COMMENTAIRE N°1

Cette affirmation de Shaoul confirme une pensée du Talmud. En effet, la Guémara parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel.

 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Un lien avec cette Guémara pourra être retrouvée dans les Évangiles, étonnamment par le Mashiah lui-même.

Le Cohen Gadol se leva et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Yeshoua garda le silence. Et le Cohen Gadol, prenant la parole, lui dit : Je t'adjure, par le D.ieu vivant, de nous dire si tu es le Mashiah, le Fils de D.ieu. Yeshoua lui répondit : Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de D.ieu et venant sur les nuées du ciel. Alors le Cohen Gadol déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d'entendre son blasphème. Que vous en semble ? (Matityahou 26 :62-65)

En effet, Yeshoua étant Mashiah s’est associé lui-même aux prophéties [chap. 7] du Livre de Daniel. Clairement, Yeshoua savait qu’il allait mourir mais cela ne l’a pas empêché de déclarer d’une certaine façon : Même si vous me tuez, comme vous le savez, on enseigne qu’un Mashiah, appelé Daniel, se réveillera d’entre les morts et selon la prophétie, on me reverra sur les nuées du ciel…

Lorsque la Guémara parle de Daniel, on pourrait ainsi comprendre qu’elle parle, par l’intermédiaire d’un code [le Mashiah dont parle Daniel] :  le Fils de l’homme [Yeshoua] viendra [d’entre les morts] pour recevoir une domination éternelle !

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

 

Caïapha étant Cohen Gadol et surtout un Juif sadducéen, n’a pas supporter cette révélation et a fait exécuter Yeshoua. De plus, les tzedoukim [sadducéens] ne croyaient pas à la résurrection des morts alors encore bien moins, à un Mashiah relevé d’entre les morts… 

Les tzedoukim disent qu'il n'y a point de résurrection et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les proushim affirment les deux choses. (Actes 23 :8)

Ceci confirme également les enseignements du Rabbi : "tsadikim nikraïm haïm bémitatam" les tsadikim sont appelés vivants même dans leur mort…

Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que D.ieu vous a dit : Je suis le D.ieu d'Avraham, le D.ieu d'Its’hak et le D.ieu de Yaakov ? D.ieu n'est pas D.ieu des morts mais des vivants. La foule, qui écoutait, fut frappée de l'enseignement de Yeshoua. (Matityahou 22 :31-32)

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît ; le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

Sa royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux Messies : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12) ; le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence au Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours ; l’œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. (Yeshayahou 53 :10)

Dans le Gan Eden, un palais est appelé le "palais des fils de la maladie" ... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié. (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (Zekharia 12 :10)

Ce verset du Livre de Zekharia fait référence au Mashiah, comme cela est rapporté par un avis du Talmud.

Le pays sera dans le deuil, chaque famille séparément. Pourquoi sont-ils dans le deuil ? (…) L'un dit que cela se rapporte au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukkah 52a)

Mashiah ben Yossef : bien évidemment, il s’agit ici de Yeshoua ben Yossef.

Le Mashiah fut donc retranché mais non pour lui-même car comme on le sait, Rabbi Yeshoua n’avait commis aucune faute ; il s’est livré à la mort en faveur des autres mais baroukh Hashem, nous le reverrons bientôt…

Voici, votre maison vous sera laissée déserte car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Baroukh Haba Beshem Adonaï ! (Matityahou 23 :38-39)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.     livré à cause de nos chutes et réveillé pour notre justification.

 

 

  • livré à cause de nos chutes : pour beaucoup de monde, Yeshoua n'est pas le Mashiah promis puisqu'il n'a pas accompli les prophéties messianiques. En effet, selon le Tanakh, le Roi Messie doit apporter la victoire à Israël sur tous ses ennemis, amener la résurrection des morts, rassembler le peuple d'Israël dispersé, etc… Or, en réalité, la chose est moins bien connue mais le Judaïsme enseigne deux Mashiah : un Mashiah ben Yossef [un Messie souffrant] et un Mashiah ben David. Comme nous l’avons compris, une partie d'Israël distingue donc le Mashiah ben Yossef et le Mashiah David. En vérité, il s'agit d'une unique personne endossant deux missions différentes comme l’enseigne d’ailleurs Rabbi Na’hman dans le ‘Hayé Moharan. Dans le même élan, comme l’Apôtre Shaoul le précisera, la Torah Écrite comme la Torah Orale annoncent que le Roi Messie devait d'abord souffrir, être rejeté du peuple, mourir, disparaître puis revenir…

 

COMMENTAIRE N°1

 

En termes plus grossiers, voici la vie de Yeshoua : un Tsadik, un Rabbi s'élève parmi le peuple d'Israël, il obtient l'âme messianique par Hashem ; à la suite de cela, il meurt pour faire l'expiation des péchés, ressuscite, se cache au regard d'Israël, puis se dévoile à nouveau à la fin de l'histoire afin d'amener la délivrance à son peuple et au monde… Conclusion, nous attendons tous le Mashiah, soit le second dévoilement de Yeshoua en tant que Mashiah ben David.

Nous pourrons également nous inspirer des enseignements du Kol HaTor pour mieux appréhender l’union des deux Messies.

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux Messies : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12) ; le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence au Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Étonnamment, la notion d’un Mashiah qui se "voile et se dévoile" a été récupéré par la ‘Hassidout ‘Habad concernant le Rabbi de Loubavitch… Or, ce concept est enseigné par les Juifs Nazaréens [et non par les chrétiens] et existe depuis plus de 2000 ans.

Tout ceci est enseigné explicitement dans Yeshayahou au chap. 53.

 

Ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé et nous l'avons considéré comme puni, frappé de D.ieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. (…). L'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. (…) Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. À cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes et il se chargera de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; il partagera le butin avec les puissants, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes et qu'il a intercédé pour les coupables. (Yeshayahou 53 :1-12).

 

Dans le Gan Eden, un palais est appelé le "palais des fils de la maladie" ... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié. (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Évidemment, Yeshayahou chap. 53 est une référence au Mashiah ben Yossef. En complément, dans la Guémara, il est également fait mention du verset suivant : Et le pays sera en deuil, chaque famille à part. (Zekharia 12 :12) comme se rapportant au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukka 52a). Dans d’autres références de la Torah Orale, on parle également de la disparition du Rédempteur d'Israël puis de sa réapparition : Moshé est apparu aux Israélites, a disparu et est finalement apparu une fois de plus, et il se passera la même chose avec le rédempteur final : Il va apparaître, disparaître et apparaître à nouveau. (Midrash Bamidbar Rabah 11). Sa royauté sera jetée pour un temps : comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Shimoni Routh 2).

Un autre Midrash, moins connu également, présente le Messie dans son premier rôle de Sauveur personnel : Le Saint Béni soit-Il commencera à discuter avec lui et lui dira : les péchés viendront bientôt sur toi comme un joug de fer et ils te rendront comme ce veau dont les yeux furent affaiblis. Et ils étoufferont ton esprit avec un joug et ta langue sera bientôt attachée à ton palais par leurs péchés. Le veux-tu ? (...) Si ton âme est troublée, j’enlèverai les malheurs dès maintenant. Le Mashiah lui dira : Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon cœur que je l’accepte pour qu’aucun en Israël ne soit perdu ; et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui ne l’ont pas encore été. Si c’est ainsi, je le veux ; si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (...) Concernant ce moment, David pleura et dit : Ma force se dessèche comme l’argile. (Téhilim 22 :15). Lorsque ce moment viendra, le Saint Béni soit-Il lui dira : Ephraïm, Mashiah, ma justice, tu l’as déjà accepté [cette souffrance] depuis les six jours du commencement et maintenant, ta douleur sera mienne. (Pesiqta Rabbati 161-162)

 

 

  • et réveillé pour notre justification : dans le sens, où le Mashiah est venu pour servir toute l’humanité afin de l’amener à sa réparation ultime… Malheureusement, pour ce faire, le Rabbi de Natzeret devait aller jusqu’au bout de sa mission et mourir afin de justifier le Am Israël et tous ceux qui voudraient bien s’attacher à lui comme il est écrit : par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes et il se chargera de leurs iniquités. (Yeshayahou 53 :11).

 

COMMENTAIRE N°2

 

La justification est en lien avec le sacrifice expiatoire du Mashiah. En effet, comme on le sait, nous avons été rachetés par Yeshoua, le Tsadik de vérité.

Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts, je les délivrerai de la mort. O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ? (Hoshéa 13 :14)

L’Apôtre Shaoul rappelle ici cette vérité car un des sujets principaux de la Lettre aux Romains sera "la justification devant D.ieu" : s’effectue-t-elle par nos propres œuvres [mérites] ou par notre attachement au Tsadik ? Bien évidemment, par l’attachement au Tsadik…

En effet, étant ressuscité, le Mashiah a ôté tout pouvoir à la mort. Or, selon le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik, étant attachés au Rabbi de Natzeret, nous ne sommes plus soumis au pouvoir de la mort non plus…

 

Le Mashiah est la source d’une vie im­pé­ris­sable, et pour l’âme et pour le corps.

Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? (1 Corinthiens 15 :54-55)