CHAPITRE 15

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COMMENTAIRES 

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4.     Oui, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre enseignement afin que, par l’endurance et par le réconfort des Écrits, nous ayons l’espoir.

 

  • Oui, tout ce qui a été écrit d’avance : dans le Tanakh.

COMMENTAIRE N°1

Bien évidemment, l’Apôtre Shaoul de la Torah et des Prophètes, le Nouveau Testament n’existant pas encore… Le Tanakh (la Torah et les Prophètes) étaient les seuls Écrits sur lesquels les premiers talmidim se baser pour suivre la sainte doctrine et pour vivre une vie selon les lois divines. Les Écrits Nazaréens composés principalement des Évangiles et des Épîtres apostoliques destinées aux premières communautés, sont apparus bien des décennies plus tard, et n’étaient là que pour confirmer la Torah et les Prophètes en y apportant simplement un nouvel angle : comment vivre cette Torah connectée avec le Tsadik, connectée avec notre foi en Yeshoua ?

 

  • l’a été pour notre enseignement : pour notre instruction, pour être notre guide en toutes choses.

 

COMMENTAIRE N°2

Shaoul nous enseigne que les Saintes Écritures sont là pour notre instruction, prenons donc instruction de deux hommes qui ont plu à l’Éternel : ‘Hizquiyahou et Yoshiyahou, deux rois de Juda.

Hizquiyahou fut attaché à l'Éternel, il ne se détourna point de lui et il observa les commandements que l'Éternel avait prescrits à Moshé. Et l'Éternel fut avec Hizquiyahou, qui réussit dans toutes ses entreprises. (2 Melakhim 18 :6-7).

Avant Yoshiyahou, il n'y eut point de roi qui, comme lui, revînt à l'Éternel de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force, selon toute la Torah de Moshé et après lui, il n'en a point paru de semblable. (2 Melakhim 23 :25)

Prenons maintenant instruction d’Hoshéa, un autre Roi d’Israël qui déplu à l’Éternel.

En ces temps-là, Hoshéa, Roi d’Israël, entraîna les enfants du peuple de D.ieu dans beaucoup de malheurs et de confusions parce qu’ils n’avaient point écouté la voix de l’Éternel, leur D.ieu et qu’ils avaient transgressé son alliance, parce qu’ils n’avaient ni écouté ni mis en pratique tout ce qu’avait ordonné Moshé, le serviteur de l’Éternel. (2 Rois 18 : 12)

À travers l’histoire et le comportement de ces rois, l’Écriture nous donne un enseignement capital que nous ferions bien de considérer avec la plus grande attention : il faut respecter à tout prix la Torah de Moshé ! Le Mashiah, en parlant de cette Torah, a également déclaré avec une grande clarté à ses talmidim : Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Torah (Matityahou 5 :17) et il ira également jusqu’à préciser ce que nous devons faire vis à vis de tous les commandements : Celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des cieux. (Matityahou 5 : 19)

A la lumière de ce qui vient d’être annoncé, il est clair que les Écrits de l’Apôtre Shaoul doivent être reconsidérés selon les déclarations de Yeshoua. En effet, tant que notre compréhension des Écrits de Shaoul ne correspond pas aux déclarations du Mashiah selon le chap. 5 de l’Évangile de Matityahou, nous sommes forcément dans l’ombre et la fausseté. Anéantissons-nous donc la Torah par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la Torah. (Romains 3 :31).

 

  • afin que, par l’endurance et par le réconfort des Écrits : par la persévérance des grands serviteurs de D.ieu décrits dans le Tanakh et par la consolation qu’Hashem leur a accordé.

 

 

  • nous ayons l’espoir : de l’espérance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Que l’Elohîms de l’endurance et du réconfort vous donne une même pensée les uns envers les autres, selon le messie Iéshoua’.

 

  • Que l’Elohîms de l’endurance et du réconfort : en d’autres termes, cela fait référence au D.ieu de la persévérance et de la consolation.

 

 

  • vous donne une même pensée les uns envers les autres : une pensée commune pour la cause de l’Évangile comme il est dit : Au reste, frères, soyez dans la sim’ha, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix et le D.ieu d'amour et du shalom sera avec vous. (2 Corinthiens 13 :11) ou encore : Demeurez fermes dans un même esprit, combattant d'une même âme pour la foi de l'Évangile. (Philippiens 1 :27)

 

 

 

 

 

 

 

 

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30.     Je vous exhorte, frères, par notre Adôn, Iéshoua’, le messie, et par l’amour du souffle, à lutter avec moi en prières pour moi auprès d’Elohîms.

 

  • Je vous exhorte, frères, par notre Adôn, Iéshoua’, le messie : par le mérite du Mashiah Yeshoua comme il est dit : tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. (Yohanan 14 :13-14)

 

 

  • et par l’amour du souffle : cela fait référence au Rouah Hakodesh comme il est dit : priant par le Rouah Hakodesh. (Yéhouda 1 :20)

 

 

  • à lutter avec moi en prières pour moi auprès d’Elohîms : comme on le sait, la téfila peut être un grand combat comptée parmi les plus grands combats spirituels car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. (Ephésiens 6 :12).

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre le combat spirituel dans la téfila, nous pourrons nous inspirer des commentaires du Rav David Pitoun sur le Sefer Béréshit.   

Je te donne, de plus qu'à tes frères, une part que j'ai prise de la main des Amoréens avec mon épée et avec mon arc. (Béréshit 48 :22).

Avant de quitter ce monde, alors qu’il séjourne maintenant en Égypte, Yaakov Avinou annonce à son fils Yossef qu’il lui offre la ville de Sichem. À ce sujet, il est intéressant de prendre connaissance de l’explication donnée par le Midrash Rabba sur ce verset : Par mon épée et mon arc, c’est-à-dire, par mes mitsvot et mes bonnes actions. Dans le même élan, Onkelos propose aussi : Par mon épée et mon arc, c’est-à-dire, par ma prière et ma demande. 

Ainsi, nous pouvons légitimement nous demander : Qu’est-ce qui pousse nos Maîtres à extraire le sens du verset de son contexte d’origine ? Le Kéhilat Its’hak répond à cette question en révélant que si Yaakov faisait allusion à de véritables armes dans ce verset, il aurait fait d’abord mention de l’arc avant de parler de l’épée. En effet, lors d’un combat militaire, il est d’usage de se battre d’abord au moyen d’armes de longue portée comme des canons et des fusils puis lorsqu’on se rapproche de l’ennemi, on utilise des armes de portée plus courte. Or, puisque le verset mentionne d’abord l’épée qui est une arme pour combattre de près et ensuite l’arc qui sert plutôt à se battre à distance, nos Maîtres en ont déduit qu’il ne s’agissait pas d’armes matérielles mais des mitsvot et des bonnes actions qui constituent de véritables armes pour affronter le mauvais penchant. En réalité, cette guerre est complètement différente d’une guerre contre un ennemi classique.

Le Yetser Hara maîtrise l’individu dès sa naissance, comme nous l’apprennent également nos Maîtres dans la Guémara Sanhédrin et c’est pourquoi, le combat doit être livré au moyen de l’épée qui est une arme de proximité, afin d’extirper le Yetser Hara à l’intérieur de nous. Lorsqu’on aura réussi avec l’aide d’Hashem dans cette entreprise, nous devons encore veiller en permanence, en "tirant" de loin afin que le Yetser Hara ne nous approche plus. Voici donc le sens de notre verset : Que j’ai pris de la main du Emori par mon épée et mon arc, par les mérites que j’ai acquis en combattant mon Yetser Hara de près comme de loin, et parce que j’ai accomplis des mitsvot et des bonnes actions. Ceci, pour expliquer l’interprétation du Midrash Rabba, selon qui, il s’agirait là de mitsvot et de bonnes actions.

À travers la traduction d’Onkelos, par ma prière et par ma demande, nous pouvons l’interpréter de façon plus poussée et mieux comprendre les propos de Shaoul témoignant d’une lutte car nous constatons une différence notoire entre l’épée et l’arc. L’épée a pour particularité le fait d’être aiguisée et elle possède une force de par elle-même pour tuer et découper, ce qui n’est pas le cas des flèches envoyées au moyen d’un arc. En effet, les flèches n’ont pas, de par elles-mêmes, la faculté de nuire car elles ne sont pas aiguisées comme l’épée. La possibilité de tuer au moyen de la flèche et de l’arc dépend uniquement de la force de l’archer lorsqu’il va tendre son arc et envoyé la flèche avec puissance et rapidité vers la cible. Cette différence existe aussi dans la téfila : "ma prière" comme le traduit Onkelos, correspond à la prière régulière et quotidienne en hitbodedout ; celle-ci est comparable à l’épée qui possède de par elle-même une force d’action considérable et à Rabbi Na’hman de Breslev de préciser, que la hitbodedout est appelée l’épée du Mashiah. Or, ma "demande" selon un angle d’interprétation, correspond également à la kavana dans la hitbodedout qui est comparable à l’arc dont la réussite du tir dépend de la force de celui qui tend l’arc et comme le dirait Yaakov : La prière fervente du juste a une grande efficacité (Yaakov 5 :16) car tout dépend de l’intensité de l’épanchement de notre cœur.