CHAPITRE 10

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COMMENTAIRES 

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4.     La finalité de la tora, c’est le messie, pour la justification de tous ceux qui adhèrent.

 

 

  • La finalité de la tora : du grec "telos"…

 

Voici la définition du mot grec "telos" :

  • la finalité : caractère de ce qui tend à un but, à une fin,

  • le but : résultat escompté d'une action, d'un projet, d’un dessein ou d’un objectif.

 

Le but de la mitsva, c'est une charité venant d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère. (1 Timotheos 1 :5)

 

COMMENTAIRE N°1

Le Mashiah Yeshoua est-il venu sur terre afin de mettre un terme aux lois qu’Hashem a données à Moshé sur le Mont Sinaï ? Est-il venu mettre un terme à cette Torah grande et magnifique pleines d’excellents commandements, de lois de vérité et d’ordonnances justes ? (Nehemia 9 :13). Voici une question dès plus importantes… En effet, il est répandu dans le monde chrétien que le Christ aurait mis fin à la veille loi lourde des pauvres Juifs religieux ? Ainsi, pour justifier cette hérésie, la grande majorité utilise le verset [détourné via une mauvaise traduction] de l’Apôtre Shaoul : Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. (Romains 10 :4)

En s’appuyant sur ce verset, beaucoup de chrétiens enseignent que la Torah a été déclaré abolie par l’arrivée du Christ, que les commandements de cette Torah sont désormais, caducs et que les chrétiens sont libérés de ce joug Juif… Néanmoins, au regard de ce qu’enseignent les Écrits Nazaréens, est-ce véritablement la doctrine répandue par les Apôtres ? Est-ce que les Ecrits Nazaréens nous montrent qu’obéir aux mitsvot de D.ieu est un joug pesant nécessitant un libérateur pour nous en affranchir ?

Effectivement, les chrétiens ont abandonné la Torah mais ce ne sont pas les enseignements authentiques de Yeshoua, ni des Apôtres... C'est une corruption volontaire d'Essav afin de dénigrer la Torah de Yaakov.

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Torah ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la Torah un seul yod ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’une de ces plus petites mitsvot et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le Royaume des cieux mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des cieux. (Matityahou 5 :17-19)

Si tu veux entrer dans la vie, observe les mitsvot. (Matityahou 19:17)

Des myriades parmi les Juifs ont cru et tous sont zélés pour la Torah. (Actes 21 :20)

De plus, que dire des multiples propos sans ambiguïté de David, qui, dans le Téhilim 119, alors qu’il est rempli de l’Esprit messianique fait un véritable éloge des commandements (mitsvot) de D.ieu donnés à Moshé, les qualifiant d’éternels, de parfaits et de véritables allant jusqu’à en faire ses délices (Téhilim 119 : 70) et à prier du fond du cœur : Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta Torah ! (Téhilim 119.18) ? De plus, les Apôtres n’ont-ils pas affirmé que le péché était la transgression de la Torah. (1 Yohanan 3 :4). Ainsi, pour les chrétiens, les choses n’ont pas l’air aussi simples… 

Le Messie met-il fin à la Torah, la Loi de D.ieu ou en est-il le but ? Le Messie n’a pas mis fin à la Torah mais comme le traduit le Nouveau Testament, un Livre Juif, le but visé par la Torah (la Loi de Moïse) est le Messie ou plus simplement : Christ est le but de la Loi et non la fin… Effectivement, le mot traduit par "fin" est le mot "telos" en grec et ce mot signifie "finalité, but" et non pas abolition. Malheureusement, quasiment toutes les traductions du Nouveau Testament et il y en a des centaines, présentent le message de la Bonne Nouvelle dans un cadre culturel, théologique et linguistique pagano-chrétien. (Avis d’un Juif croyant en Yeshoua et auteur du nom de David H. Stern)

Et effectivement, cela change tout… Yeshoua est effectivement la finalité de la loi divine, de la volonté et de la pensée d’Hashem, il en est le couronnement en vue d’apporter la justification à ceux qui croiront en lui et obéiront au Tout Puissant de Yaakov.  En aucun cas, Yeshoua n’a abolie la Torah ; le verset de "Christ est la fin de la loi" (Romains 10 : 4) est tout simplement une mauvaise traduction aux conséquences énormes [et tellement néfastes].

Comme nous l’avons vu, dans le texte grec, le mot "fin" est traduit par "telos" : par exemple, dans une Lettre de Shaoul à Timotheos, nous pouvons une nouvelle fois, parfaitement en étudier la clarté : le but [telos] du commandement, c’est une charité venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère. (1 Timotheos 1 :5). Selon la logique chrétienne, il faudrait aussi abolir la charité, la bonne conscience et la foi ? Vraiment dommage ! En réalité, l’Apôtre Shaoul abolit-il quoi que ce soit ici ? Absolument pas ! Les Écritures ne se contredisent pas mais force est d’admettre, que ce sont nos traductions qui sont parfois bien mauvaises, ainsi que l’interprétation trop hâtive édomite qu’on en fait parfois ; n’oublions que nous sommes selon le Judaïsme, dans l’exil d’Edom [spirituellement et matériellement]. De plus, selon Shimon Kéfa : Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Shaoul vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C'est ce qu'il fait dans toutes les Lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. (2 Kéfa 3 :15-16) … Tordre les Écrits de l’Apôtre Shaoul est donc un grand business depuis plus de 2000 ans ! Comment en est-on arrivé là, puisque tout semble si simple à comprendre ? Tout simplement à cause de cette apostasie (Acte 21 :21) prophétisée par les Apôtres et qui a commencé dès les premiers siècles de l’Église primitive… Depuis que l’empereur Constantin a fait du christianisme la religion officielle de Rome au IVème siècle, le paganisme et les fausses doctrines ont imprégné le monde entier et croyant jusqu’à aujourd’hui. Le protestantisme avec Luther ne s’est malheureusement pas détaché de toutes ces innombrables et profondes racines de mensonges héritées du catholicisme… Or, selon Robert Heidler, en page 53 de l’ouvrage "l’Église messianique se lève" : Constantin n’a pas seulement changé le lieu où l’Église louait et adorait et la façon dont elle adorait, il a frappé au cœur même de ce qu’était l’Église ; il a coupé l’Église de ses racines Juives et l’a greffée dans les racines du paganisme grec.  Et effectivement, nous savons combien le sujet de la "loi et de la grâce" peut malheureusement susciter querelles, rivalités et animosités dans les milieux chrétiens.

Maintenant, il est nécessaire de faire prendre conscience aux chrétiens que certes, la Torah ne nous justifie pas car oui, nous sommes totalement incapables de la mettre parfaitement en pratique [sauf pour certains Tsadikim dont Yeshoua] mais si nous sommes justifiés par la foi en Yeshoua et attaché au Tsadik, alors cette foi implique une obéissance concrète à D.ieu et cette obéissance passe forcément par l’observation de la Torah, des lois divines selon qu’il est dit : l’amour de D.ieu consiste à garder ses mitsvot. (1 Yohanan 5 :3)

Il est dommage de voir tant de chrétiens apparemment sincères, prenant malheureusement le risque de faire la guerre à l’Éternel en s’opposant à leurs frères lorsqu’ils les voient enseigner ce retour à la Torah, allant même jusqu’à les qualifier d’hérétiques à cause de leurs mauvaises traductions. De toute façon, il faut être honnête, si l’Apôtre Shaoul et Yeshoua lui-même auraient chercher à annuler la Torah, ‘hass véchalom, il aurait fallu les lapider selon l’ordre de l’Eternel dans le Sefer Devarim.

S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant : Allons après d'autres dieux, -des dieux que tu ne connais point et servons-les ! Tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur car c'est l'Éternel, votre D.ieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Éternel, votre D.ieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. Vous irez après l'Éternel, votre D.ieu et vous le craindrez ; vous observerez ses mitsvot, vous obéirez à sa voix, vous le servirez et vous vous attacherez à lui. Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort car il a parlé de révolte contre l'Éternel, votre D.ieu, qui vous a fait sortir du pays d'Égypte et vous a délivrés de la maison de servitude et il a voulu te détourner de la voie dans laquelle l'Éternel, ton D.ieu, t'a ordonné de marcher. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. (Devarim 13 :1-5)

En effet, il est logique que le Mashiah ne puisse pas être la fin de Torah ; au contraire, il est censé la parfaire !

En ces tous derniers temps, cette fausse doctrine de l’abolition de la loi est en train de s’effondrer totalement ; faisons donc partie des vierges remplissant leur lampe de l’huile du Rouah Hakodesh qui s’obtient par le renoncement à soi en complément de la pratique des mitsvot.

 

 

  • c’est le messie : la finalité et le but de toute la Torah est le Mashiah, le futur Roi du monde.

 

 

  • pour la justification de tous ceux qui adhèrent : cela fait référence aux Nazaréens, Juifs ou non Juifs, adhérents dans la foi en Yeshoua.   

 

Anéantissons-nous donc la Torah par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la Torah. (Romains 3 :31)

 

 

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10.     De coeur, c’est l’adhérence pour la justification ; de bouche, c’est l’attestation pour le salut.

 

 

  • De coeur, c’est l’adhérence pour la justification : car c'est en croyant du cœur dans le Tsadik qu'on parvient à la justice.

 

 

  • de bouche, c’est l’attestation pour le salut : et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, à la délivrance totale, etc… par l’invocation du nom de Yeshoua.

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15.     Et comment le proclamer, sinon par des envoyés, comme il est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds des annonciateurs du bien !

 

 

  • Et comment le proclamer : du grec "kerusso"…

Voici la définition du mot grec "kerusso" :

  • publier : rendre quelque chose public, le faire connaître officiellement ; de nos jours, cela peut être par voie d'affichage, d'impression, etc…

  • prêcher : annoncer la parole de D.ieu sous forme de sermon,

  • proclamer ouvertement à la manière d'un héraut : dans les milieux grecs et romains, il s’agissait par exemple d’un messager chargé de porter les ordres du prince, de faire les annonces dans les assemblées et/ou de déclarer la guerre.

Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matityahou 24 :14)

Voici également la définition du mot dérivé en grec "kerux" :

  • crieur : officier public qui faisait les proclamations officielles d'édits royaux,

  • héraut :  personne qui annonce quelque événement remarquable,

  • ambassadeurs : représentant personnel d’un roi pour une mission donnée, dans plusieurs pays,

  • prédicateur : celui qui prêche, qui annonce la parole de D.ieu dans les assemblées.

 

C'est pour cet Évangile que j'ai été établi prédicateur et Apôtre, chargé d'instruire les non-Juifs. (2 Timotheos 2 :11)

 

 

  • sinon par des envoyés : du grec "apostello"…

 

Voici la définition du mot grec "apostello" :

  • ordonner à quelqu'un d'aller vers un lieu défini, de partir,

  • envoyer : faire partir quelqu'un vers telle ou telle destination,

  • conduire au loin.

Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. (Matityahou 10 :16)

 

Voici également la définition du mot dérivé en grec "apostolos" :

  • apôtre : nom de ceux qui ont, les premiers, porté l'Évangile dans une ville ou dans un pays,

  • émissaire : personne chargée d'une mission et que l'on dépêche auprès de quelqu'un,

  • envoyé : ministre, ambassadeur envoyé par un prince souverain ou par un État auprès d'un autre prince ou d'un autre État,

  • messager : personne chargée de transmettre un message

  • ambassadeur : représentant personnel d’un roi pour une mission donnée, dans plusieurs pays,

  • délégué : personne qui reçoit une mission avec tout pouvoir pour la remplir ; mandataire, représentant,

  • ce terme peut également faire allusion aux enseignants Nazaréens éminents.

Voici les noms des douze Apôtres. Le premier, Shimon appelé Kéfa, et Andréas, son frère ; Yaakov ben Zavdaï et Yochanan, son frère ; Philippos et Bar-Talmaï ; Toma et Matityahou, le publicain ; Yaakov ben Halphaï et Tadaï ; Shimon le Cananite et Yéhouda l'Iscariot, celui qui livra Yeshoua. (Matityahou 10 :2-4)

 

 

  • comme il est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds des annonciateurs du bien : cela fait référence au chap. 52 du Livre de Yeshayahou comme il est dit : Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton D.ieu règne ! (Yeshayahou 52 :7)

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pouvons comparer l’intention Nazaréenne d’utiliser ce verset avec l’intention Breslev : répandre également les enseignements du Tsadik est une priorité.

La bénédiction des cohanim, qui est mentionnée dans la Paracha Nasso, finit par le mot "shalom" car ce dernier constitue le réceptacle qui contient toutes les bénédictions. En effet, sans le shalom, la bénédiction s’évapore dans l’air comme de la rosée au soleil. Rabbi Nathan nous apprend que le plus grand shalom consiste précisément aux rapprochements des âmes éloignés vers leur Créateur. Et c’est pour cette raison que les offrandes étaient faites par les Cohanim car elles rapprochaient le peuple d’Israël à leur Créateur. Aujourd’hui, malgré l’absence du Beth Hamikdach, chacun a l’opportunité d’endosser le rôle des Cohanim en rapprochant à sa manière l’humanité de son Créateur en diffusant le message de Rabbi Na’hman qui consiste à ne pas voir le mal chez l’autre, et ainsi être les promoteurs du shalom dans le monde. (Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h)