CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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1.     Paulos, serviteur du messie Iéshoua‘, envoyé par appel et mis à part pour l’annonce d’Elohîms.

 

 

  • Paulos : nom grec de l’Apôtre Shaoul.

 

 

  • serviteur du messie Iéshoua‘ : cela fait référence fait de servir la cause de l’Évangile, en étant fermement attachés au Tsadik, source de toutes nos bénédictions. 

 

COMMENTAIRE N°1

Car c'est de moi que les enfants d'Israël sont esclaves ; ce sont mes esclaves, que j'ai fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre D.ieu. (Vayikra 25 :55)

 

Chacun doit accepter le joug du Ciel et des commandements sur lui-même, en tant que serviteur. Tel est le sens du verset : Ils sont mes serviteurs, comme il est aussi écrit : Israël en qui je suis glorifié. (Yeshayahou 49 : 3). C'est glorieux pour D.ieu quand Israël accepte la servitude envers lui, bien qu'il soit ses enfants. Ce n'est pas seulement un éloge pour Israël mais c'est aussi un véritable témoignage pour le Créateur. (…) De même, quotidiennement, on doit accepter le joug du Ciel en tant que serviteur et nous mériterons ainsi, de recevoir la Torah en tant qu'enfant, selon son niveau. (Akéda Its’hak 67 : 6)

D’ailleurs, le mot hébreu "avoda" [Avoda Hashem] signifie littéralement un "travail" mais celui-ci est aussi extrêmement proche du mot "avdout" : "l’esclavage" … On comprendra alors aisément que la raison d’être du Juif sera d’être l’esclave de D.ieu, ceci se caractérisera par l’apprentissage de la Torah et la pratique des mitsvot.

Pour aller plus loin, le Chlah Hakadoch nous explique même que la raison essentielle de notre descente en Egypte fut, en réalité, d’apprendre à devenir esclave. Cette école permit à nos ancêtres d’enlever toute fainéantise et orgueil afin de nous apprendre à être soumis aux ordres ; à la fin de ces longues années en Égypte, nous étions donc censés être prêts à être les esclaves d’Hashem. Nos Sages nous ont également enseigné que celui qui n’est pas le serviteur d’Hashem devient de toute façon, l’esclave de son Yetser Hara ; en cela, il se prive de ce monde-ci et du monde futur… Nous devons donc nous réjouir d’avoir été choisis pour servir le Maître du monde, afin de mériter de jouir de ce monde-ci et de l’autre.

 

Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de D.ieu, par beaucoup de patience (…) par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par le Rouah Hakodesh, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de D.ieu, par les armes offensives et défensives de la justice. (2 Corinthiens 6 :4-7)

Dans la Lettre aux Corinthiens, l’Apôtre Shaoul détaillera la liste des traits de caractère d’un serviteur de D.ieu :

  • une grande patience : c’est le premier trait de caractère d’un vrai serviteur de D.ieu, c’est la qualité suprême qui permet d’affronter toutes les épreuves.

  • la pureté : une vie morale irréprochable, dans les pensées comme dans les actes, une droiture de cœur jusque dans notre intériorité la plus secrète.

  • la connaissance : la connaissance de D.ieu, au travers de la Torah mais également au niveau de notre vécu.

  • le ‘hessed : une douceur de tempérament et de conduite, l’amabilité et beaucoup d’amour envers tous, un cœur porté à faire le bien et à venir en aide aux autres.

  • le Rouah Hakodesh, soit l’Esprit du Mashiah qui nous pousse à faire constamment le bien et d’avancer dans la kédoucha.

  • un amour sans hypocrisie : un amour sans mensonges, en paroles et en actes.

  • etc…

Le seul but de la descente d’un Juif dans le monde physique est la mission qu’il remplit dans sa vie. (…) En indiquant au peuple Juif que les enfants d’Israël étaient ses serviteurs, Hashem nous donna la force et la capacité pour accomplir notre mission divine. Le Juif qui se souvient qu'il est le serviteur de D.ieu sera libéré de son exil personnel et sera élevé au-dessus des contraintes du monde physique. Par ailleurs, il hâtera la libération de tout le peuple Juif de cet exil. Puissions-nous la vivre immédiatement. Amen. (Likouté Si’hoth du Rabbi de Loubavitch)

  • envoyé par appel : plus de précisions sont apportées dans la Lettre aux Galates, lorsque l’Apôtre Shaoul annonce clairement : Je vous déclare, frères, que l'Évangile qui a été annoncé par moi n'est pas de l'homme car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation du Mashiah Yeshoua. (Galates 1 :12)

 

COMMENTAIRE N°2

L’Apôtre Shaoul n’a pas reçu son autorité apostolique par l’autorité d’un homme mais bien plus, il n’a même pas été enseigné par les hommes concernant Yeshoua. En effet, selon ses dires, Shaoul n’a pas été enseigné du tout ; au contraire, le Mashiah lui a tout accordé par révélation divine…

Néanmoins, comme nous le savons, Shaoul était un grand érudit en Torah.

J’étais plus avancé dans le Judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes pères. (Galates 1 :14)

De plus, comme nous le savons également, l’Apôtre Shaoul fut instruit aux pieds de Gamliel, un des plus grands Maîtres d’Israël.

Shaoul dit : Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie mais j'ai été élevé dans cette ville-ci et instruit aux pieds de Gamliel dans la connaissance exacte de la Torah de nos pères, étant plein de zèle pour D.ieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. (Actes 22 :2-3)

La révélation de l’identité de Yeshoua accompagnée de cette éducation religieuse lui a, selon les Écrits Nazaréens, totalement suffi pour comprendre et enseigner les bases de l’Alliance Renouvelée [Brit Hadasha] dans le Mashiah. (Yrmeyahou 31 :31-34). En effet, Gamliel détient une réputation dans la Mishna pour être l’un des plus grands Maîtres dans toutes les annales du Judaïsme.

Quand Rabban Gamliel l’Ancien est mort, la gloire de la Torah s’est éteinte et la pureté et l’abstinence ont disparu. (Mishna Sotah 9 :15) 

Gamliel l’Ancien était tant estimé qu’il reçut le titre de "Rabban" au lieu d’un simple titre de "Rabbi" : ce titre honorifique étant nettement supérieur.

Parmi les Mishnayot qui lui sont attribuées, citons : Prends-toi un Maître, éloigne-toi du doute et ne donne pas la dîme de façon approximative. (Pirké Avot 1 :16) 

Par l’intermédiaire de toute cette éducation Juive orthodoxe, il n’est donc pas étonnant de voir un Shaoul complétement autonome ; le cas des autres Apôtres étant totalement différent car ils n’avaient forcément reçu d’instructions toraïques et faisaient partie, pour la plupart, du ‘am haaretz. 

Lorsqu'ils virent l'assurance de Kéfa et de Yohanan, ils furent étonnés, sachant que c'étaient des hommes du peuple sans instruction et ils les reconnurent pour avoir été avec Yeshoua. (Actes 4 :13)

La révélation messianique de l’Apôtre Shaoul est décrite dans le Livre des Actes.

Comme j'étais en chemin et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi.  Je tombai par terre et j'entendis une voix qui me disait : Shaoul, Shaoul, pourquoi me persécutes-tu ? Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me dit : Je suis Yeshoua le Nazaréen, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis : Que ferai-je, Seigneur ? Et le Seigneur me dit : Lève-toi, va à Damas et là on te dira tout ce que tu dois faire. (Actes 22 :6-10)

En se dévoilant dans sa gloire céleste, le Mashiah Yeshoua a pleinement convaincu Shaoul de son hérésie ; son apparition surnaturelle a jeté le futur Apôtre dans une crise physique et morale, totalement hors du commun ; la transformation qui s’en suivie eut pour conséquence une transformation totale de ses idées et elle produisit l’Évangile qu’il s’efforça d’annoncer tout au long de sa vie.

Par suite de cette grande révélation initiale, le Seigneur accorda également à Shaoul, dans le cours de son ministère apostolique, plusieurs autres révélations claires et précises, plusieurs visions prophétiques, etc… etc…

Pendant la nuit, Shaoul eut une vision : un Macédonien lui apparut et lui fit cette prière : Passe en Macédoine, secours-nous ! (Actes 16 :9)

La nuit suivante, le Seigneur apparut à Shaoul et dit : Prends courage car, de même que tu as rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome. (Actes 23 :11)

Selon l’ensemble des Écrits Nazaréens, l’Apôtre Shaoul était un homme grandement inspiré par le Rouah Hakodesh.

De retour à Jérusalem, comme je priais dans le Temple, je fus ravi en extase et je vis le Seigneur qui me disait : Hâte-toi et sors promptement de Jérusalem, parce qu'ils ne recevront pas ton témoignage sur moi. Et je dis : Seigneur, ils savent eux-mêmes que je faisais mettre en prison et battre de verges dans les synagogues ceux qui croyaient en toi et que, lorsqu'on répandit le sang de Stephanos, ton témoin, j'étais moi-même présent, joignant mon approbation à celle des autres et gardant les vêtements de ceux qui le faisaient mourir. Alors il me dit : Va, je t'enverrai au loin vers les nations... (Actes 22 :17-21)

 

 

  • et mis à part pour l’annonce d’Elohîms : comme il est dit : Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré. (Yrmeyahou 1 :5) ; depuis la Création du monde, Shaoul avait été consacré pour être l’Apôtre des non-Juifs ; le but étant de leur partager les bases de la Torah et de les attacher au Tsadik. 

 

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3.     concernant son fils, issu de la semence de David selon la chair.

 

 

  • concernant son fils : le Tsadik et Mashiah Yeshoua.

 

 

  • issu de la semence de David selon la chair : comme il est dit : L'Éternel a juré la vérité à David, il n'en reviendra pas ; je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. (Téhilim 132 :11) ou encore : Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. (Yrmeyahou 23 :5).

 

En effet, si Yeshoua n’était pas le descendant de David selon le chair, il n’aurait jamais pu être le Mashiah et il n’aurait même pas pu prétendre à la messianité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     déclaré bèn Elohîms avec puissance selon le souffle sacré, par son relèvement d’entre les morts, Iéshoua‘ le messie, notre Adôn.

 

 

  • déclaré bèn Elohîms avec puissance selon le souffle sacré : en parfaite harmonie avec l’âme messianique du Kan Tsipor, la puissance du Rouah Hakodesh présente depuis Béréshit, s’est complétement déposée sur Yeshoua et a fait de lui "le Fils d’Hashem" [le Mashiah] par excellence comme il est dit : Je publierai le décret ; L'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7).

 

 

  • par son relèvement d’entre les morts : la messianité de Yeshoua s’authentifie également par le fait qu’Hashem la ressuscitait d’entre les morts. En effet, cette affirmation de Shaoul confirme une pensée du Talmud car la Guémara nous parle bien de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

 

 

  • Iéshoua‘ le messie, notre Adôn : le mot Adon peut être traduit par "Seigneur" ou "Maître" : on l’emploie pour parler d’un grand homme ; en l’occurrence, du Seigneur Yeshoua ou encore du Roi David comme il est dit : Notre Seigneur David ne le sait pas. (1 Melakhim 1 :11)

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     À vous tous qui êtes à Rome, aimés d’Elohîms, consacrés par appel, chérissement à vous et paix sur vous, de la part d’Elohîms, notre père, et de l’Adôn Iéshoua‘ le messie.

 

 

  • À vous tous qui êtes à Rome : comme nous pouvons le constater, il y avait une communauté Nazaréenne dans la ville antique de Rome.

 

  • aimés d’Elohîms, consacrés par appel : l’Apôtre Shaoul introduit la notion de l’appel divin personnel…

 

COMMENTAIRE N°2

Afin de mieux intégrer la notion de l’appel divin, nous pourrons nous inspirer du Sefer Vayikra lequel tire son nom du premier verset du troisième Livre de la Torah comme il est dit : Hashem appela Moshé. (Vayikra 1 :1) ; le mot "vayikra" signifiant "appeler" en hébreu.

Dans ce Sefer précisément, on pourra voir qu’Hashem appelle Moshé pour lui transmettre toutes les lois relatives aux sacrifices et à la pureté rituelle (et pour beaucoup d’autres choses également, Moshé étant une âme extrêmement profonde) afin de les partager aux enfants d’Israël.

 

Nos Sages se sont interrogés sur l’opportunité d’avoir choisi ce terme, a priori, peu évocateur pour désigner tout un Livre de la Torah ; ils apportent ainsi la réponse suivante : chaque fois que tu nommeras ce Livre de la Torah, vayikra, souviens-toi que de la même manière que Moshé a été appelé à réaliser une mission extraordinaire dans ce monde, toi aussi, à ton niveau, tu es appelé à réaliser une mission unique ! Ce merveilleux Sefer de la Torah permet donc de rappeler à l’homme son éminente dignité dans la mesure où chacun est "appelé" par D.ieu à réaliser une mission particulière ici-bas. Par exemple, comme il le déclarera lui-même dans les Écrits Nazaréens, Shaoul a été appelé par Hashem pour aller prêcher l’Évangile aux non-Juifs tandis que Shimon Kéfa a été plutôt envoyé à la maison d’Israël.

   

Celui qui a fait de Kéfa, l’Apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'Apôtre des non-Juifs, et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Yaakov, Kéfa et Yohanan, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Bar-Naba, la main d'association, afin que nous allassions, nous vers les non-Juifs et eux vers les circoncis. (Galates 2 :8-9)

Il est donné à l’homme tous les moyens pour qu’il arrive là où il doit arriver, dans sa mission qui est sa relation avec Hashem ; c’est ce qui a été décidé avant sa naissance pour qu’il ait le meilleur moyen possible de servir D.ieu selon sa nature et son être. D.ieu l’a mis là où il est et lui a donné toutes les circonstances et rencontres qui sont les meilleures pour lui, pour l’amener à se réaliser. Tout est un tremplin dans l’existence, pour arriver là où l’on doit arriver. Nous savons que, si nous sommes passés par un chemin et des épreuves, c’est que nous le devions et si nous le voulons vraiment, tout sera une source de progrès et de tremplin dans notre vie. (Rav ‘Haïm Dynovisz)

En complément, les Sages de la Torah ont également glissé une anomalie dans l’écriture du mot "vayikra" … En effet, dans tous les Rouleaux de la Torah, le mot "vayikra" est écrit avec une petite lettre "alef" à la fin du mot, une lettre écrite plus petite que les autres. Pourquoi ? Car ceci nous permet de bien lire "vayikra" et non "vayiker" : si le premier parle de la notion de l’appel ; le second, a contrario, signifie "survenir par hasard" …  Selon les explications de nos Maîtres, l’homme doit donc se comporter comme un partenaire de D.ieu dans l’œuvre de la Création et répondre à l’appel qui lui est lancé, sans laisser sa vie être régie par le règne du hasard et ce qu’a fait l’Apôtre Shaoul, lorsqu’il a décidé de léguer sa vie entière à l’Évangile en suivant le Tsadik.

Lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère et qui m'a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi les non-Juifs. (Galates 1 :15-16)

Comme l’explique également Rabbi Bonim de Parchis’ha zatsal, le petit "alef" du mot "vayikra" est aussi porteur d’une signification profonde : bien que Moshé se hissât au plus haut degré spirituel, il n’en fit pas grand cas mais resta extrêmement humble…

Puissions-nous, béézrat Hashem, ressentir avec force, l’appel que l’Éternel envoie à chacun de nous afin de nous rapprocher de lui, chacun à notre niveau et progresser dans l’étude de la Torah, la pratique des mitsvot et le raffinement de nos qualités de cœur et de générosité. Amen.

 

 

  • chérissement à vous et paix sur vous : généralement, tous les talmidim du Mashiah ont les mêmes souhaits pour la Kéhila.

Yohanan aux sept communautés qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient ; de la part des sept Esprits qui sont devant son trône. (Révélation 1 :4)

En effet, la grâce et le shalom sont les deux grands bienfaits dont les hommes ont le plus besoin et sans lesquels, ils ne peuvent pas être en totale communion avec Hashem...

COMMENTAIRE N°2

On introduit des propos par une bénédiction. (…) Plus généralement, toute parole doit systématiquement être introduite d’une manière positive. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 1)

 

  • de la part d’Elohîms, notre père : cela fait référence au Maître du monde, le Saint Béni soit-Il.

 

 

  • et de l’Adôn Iéshoua‘ le messie : le mot Adon peut être traduit par "Seigneur" ou "Maître" : on l’emploie pour parler d’un grand homme ; en l’occurrence, du Seigneur Yeshoua ou encore du Roi David.  

Notre Seigneur David ne le sait pas. (1 Melakhim 1 :11)

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     D’abord, je remercie mon Elohîms, en Iéshoua‘ le messie, pour vous tous, de ce que votre adhérence est proclamée dans tout l’univers.

 

 

  • D’abord, je remercie mon Elohîms : dans un esprit de reconnaissance et d’humilité.

 

 

  • en Iéshoua‘ le messie : par le mérite du Mashiah Yeshoua.

 

 

  • pour vous tous : cela fait référence aux Nazaréens de Rome.

 

 

  • de ce que votre adhérence est proclamée dans tout l’univers : selon les dires de l’Apôtre Shaoul, la communauté Nazaréenne de Rome avait un impact phénoménale sur le monde ; elle était réputée pour sa piété et sa foi en Yeshoua.

 
 
 
 
 

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9.     Elohîms, que je sers en mon souffle dans l’annonce de son fils, m’en est témoin : oui, je me souviens de vous sans cesse.

 

 

  • Elohîms, que je sers en mon souffle dans l’annonce de son fils : le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

 

 

  • m’en est témoin : oui, je me souviens de vous sans cesse : les fréquentes prières que Shaoul adresse au Maître du monde pour les Nazaréens de Rome viennent expliquer et confirmer l’ardente reconnaissance qu’il vient d’exprimer pour leur foi dans le verset précédent.

 

 

 

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27.     Ainsi des mâles : ils ont laissé aussi la relation naturelle avec la femme en brûlant de désir les uns pour les autres, en commettant l’infamie, mâles avec mâles. Mais ils reçoivent en eux-mêmes le salaire mérité de leur égarement.

 

 

  • Ainsi des mâles : ils ont laissé aussi la relation naturelle avec la femme : certains hommes n’ont plus de respect pour les relations naturelles, instituées par D.ieu avec Adam et ‘Hava.

 

 

  • en brûlant de désir les uns pour les autres : entre hommes.

 

 

  • en commettant l’infamie, mâles avec mâles : l’homosexualité.

 

COMMENTAIRE N°1

Par la Torah, nous savons que l'immoralité sexuelle est un des péchés les plus graves aux yeux de D.ieu, capable de déclencher le jugement divin sur une nation. En effet, au temps de Noah, la terre était corrompue et pleine de violence et en conséquence, Hashem a dû envoyer un déluge afin de la purifier ! Rachi nous précise qu'il s'agissait, principalement, de fautes sexuelles et d'idolâtrie : Partout où tu trouves de la débauche et de l’idolâtrie, une catastrophe générale s'abat sur le monde et détruit les bons comme les mauvais. (Rachi sur Béréshit 6 :13).

Le même schéma s'est répété pour la génération de Sodome et Gomorrhe, où la débauche était monnaie courante, notamment l'homosexualité… Et c'est cette faute qui entraîne aujourd'hui bon nombre de catastrophes sur le monde ! Cependant, nous pourrions répliquer que l'homosexualité existe depuis la nuit des temps ; dans ce cas, pourquoi affirmer qu'aujourd'hui la colère divine serait plus répandue ? En réalité, ce qui change, ce n’est pas le jugement de l’acte en soi mais l'acceptation officielle de ces pratiques contre-nature. Pendant une grande partie de l'histoire, l'homosexualité n'a pas été acceptée par les gouvernements mais aujourd'hui, permettre l'union civile entre deux personnes du même sexe a fait accéder la nation à un stade beaucoup plus avancé dans sa rébellion contre D.ieu. Selon les secrets de la Torah, la génération de Noa’h et celle de Lot furent détruites lorsque l'homosexualité était devenue une norme officielle… Ainsi, nous pouvons affirmer qu'aujourd'hui, plusieurs nations prennent le même chemin corrompu !

Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux. (Vayikra 20 :13)

Par exemple, la France, le 17 mai 2013, a validé la loi sur le mariage pour tous… Cette loi est une véritable abomination d'autant plus que son adoption est intervenue seulement 2 jours après la fête de Shavouot, qui est la fête du don de la Torah. Et c’est dans cette même Torah, que le Créateur nous dit : Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. (Lévitique 18 :22). Et aujourd'hui, le gouvernement français a répondu à la Torah en acceptant officiellement cette pratique. Or, il faut savoir que le mariage homosexuel n'est qu'une étape dans un plan pervers beaucoup plus vaste, visant à détruire toutes les conceptions de la famille selon le schéma divin.

En effet, aujourd'hui, les autorités veulent inculquer dès les plus jeunes âges, la théorie du genre, qui consiste à supprimer les notions d'identité masculine et féminine et à laisser aux enfants "le soin de choisir leur orientation sexuelle" ... La morale est telle que si un enfant a une tendance à être attiré par les personnes de même sexe que lui ; il faudra l'encourager dans cette voie, en lui disant qu'il s'agit d’un attrait tout à fait normale mais pourtant, c’est complétement faux… De plus, la théorie du genre, dans le fond, consiste simplement à remettre en question les fondements posés par la Torah. En conséquence, les personnes prônant l'hétérosexualité selon la Torah seront taxées de sectaires, d'intégristes, d'obscurantistes, ne sachant pas ce qu'il y a de meilleur pour leurs enfants.

Maintenant, remarquons quelque chose d'intéressant : dans Matityahou 24, le Mashiah Yeshoua compare la dernière génération à celle de Noa’h. Or, ce qui caractérisait cette génération était principalement la banalisation de l'homosexualité… Avant le déluge, le maboul en hébreu, les hommes s'échangeaient leurs femmes, allaient entre eux et allaient même avec les animaux… En conséquence, les Maîtres d’Israël nous ont enseigné que cette banalisation a provoqué le jugement de D.ieu et ainsi, la venue du déluge. La génération de Sodome connaissait également cette profusion et cette banalisation de l'homosexualité, comme nous le voyons dans le Sefer Béréshit, à propos de Lot et des anges.

Néanmoins, la Torah nous a aussi montré que lorsque le déluge est venu, Noa’h est entré dans l'arche, et que la pluie de feu est tombée lorsque Lot s’est échappé, etc… Aujourd'hui encore le même appel est lancé, à tout Juif et non-Juif qui aime le Créateur : Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés et que vous n'ayez point de part à ses fléaux. (Révélation 18 :4). Personne ne connaît le déroulement des événements à venir, ni la durée, ni dans quel ordre les choses vont se passer mais une chose est sûre : l'adoption de l'homosexualité comme une normalité va précipiter la fin de cette ère. La téchouva, le retour à D.ieu est possible, et chacun doit et peut épancher son cœur devant lui ; Hashem souhaite véritablement nous libérer de cette nature pécheresse !

Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l'Éternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive ? (Yehezqel 18 :23)

 

 

 

  • Mais ils reçoivent en eux-mêmes le salaire mérité de leur égarement : car celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption. Or, celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle. (Galates 6 :8)