CHAPITRE 4

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COMMENTAIRES 

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4.     Autour du trône, des trônes, vingt-quatre ; et sur les trônes, vingt-quatre Anciens assis habillés de vêtements blancs ; et sur leurs têtes, des couronnes d’or.

 

 

  • Autour du trône, des trônes, vingt-quatre : il y a vingt-quatre cours célestes, chacune correspondant à une heure de la journée. Chaque heure, la personne est jugée selon ses actes ; s'ils sont bons, elle est jugée favorablement et ressent de la joie ou un sentiment de bien-être. D'autre part, si ses actes ne sont pas bons, elle est jugée durement et elle se sent triste et tourmentée car nos Sages ont dit : Vos actes vous rapprocheront, vos actes vous éloigneront. (Mishna, Traité Eduyot 5 :7). Or, il faut savoir que la téchouva, la prière et la tsédaka peuvent changer à la fois ce qui a été décrété à Roch Hachana mais aussi toutes les décisions quotidiennes et horaires des tribunaux célestes. (Rav Shalom Arush)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Continuons dans les enseignements du Rav Shalom Arush sur ce sujet.

 

L’existence des vingt-quatre cours célestes nous permettent de mieux comprendre comment et pourquoi l’humeur d’une personne change de jour en jour et d’heure en heure. Pendant une heure, tout semble aller dans son sens mais quelques temps plus tard, elle se sent soudain vidée et opprimée ; au petit-déjeuner, elle a peut-être apprécié l'harmonie avec son mari mais au dîner, ils ont commencé à se disputer pour quelque chose de mesquin. La seule explication raisonnable de ces changements dramatiques est : les jugements horaires des tribunaux célestes. Ils affectent la santé, l’humeur, le chalom bayit, les moyens de subsistance et tous les autres aspects de notre vie.

 

Nous devons intérioriser cette connaissance : chaque difficulté de la vie, même la plus simple des choses comme une démangeaison ou une piqûre de moustique est une tribulation décrétée par les tribunaux célestes. Ces tribulations devraient stimuler la téchouva plutôt que d'être rejetées en raison de la nature et du hasard.

 

Le Talmud nous enseigne dans le Traité Chullin 7 qu’une personne ne peut lever le petit doigt que si cela a été décrété d'en haut, et dans le même élan, le Roi David nous dit : Hashem prépare les pas d’un homme. (Téhilim 37 :23). Dans un autre cas, le Traité Arakhin 16 déclare également : Dans quelle mesure insignifiante devrions-nous encore considérer la tribulation ? C'est-à-dire, quelle est la chose la plus insignifiante que l'on puisse considérer comme une tribulation ? Rabbi Eliezer dit : Un vêtement qui a été cousu que la personne trouve inconvenant. Rabbi Shmouel bar Nach’mani dit : Non plus que cela, même si une personne voulait manger quelque chose de chaud mais qu'on lui a servi quelque chose qui a été refroidi ou vice versa, cela peut être considéré comme une tribulation. Le fils de Rabina dit : Même si son vêtement est à l'envers. Et il a été ajouté : même si une personne met sa main dans sa poche pour sortir trois pièces et n'en prend que deux, c'est aussi une tribulation.

 

À la lumière de toutes ces explications, selon le Rav Shalom Arush, il faut intérioriser la conviction que chaque parcelle de joie, de bonheur et de plaisir dont on jouit, et que toutes les difficultés que l’on subit ; ce n'est ni par erreur, ni par hasard mais bien au contraire, il s’agit d’un décret d'en haut par les tribunaux célestes, chacun selon ses actes quotidiens.

 

 

  • et sur les trônes, vingt-quatre Anciens assis habillés de vêtements blancs : ce sont les vingt-quatre principaux Juges des vingt-quatre tribunaux célestes comme l’enseigne le Si’hot Harân basé sur les enseignements de Rabbi Na’hman. (Si'hot Harân, 175)

 

 

  • et sur leurs têtes, des couronnes d’or : les vingt-quatre Juges des tribunaux célestes siègent, dans la langage de Yohanan, sur des trônes ; ceci indique leur intime communion avec Hashem dans le jugement et la royauté que celle-ci leur confère. Comme nous pouvons le constater, cette royauté se dévoile également dans leurs vêtements blancs et leurs couronnes d’or. Tout ceci est un langage spirituel et par conséquent, il est extrêmement difficile d’appréhender avec exactitude la description de ces événements.