CHAPITRE 2

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COMMENTAIRES 

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14.     Mais j’ai un rien contre toi : tu as là des détenteurs de l’enseignement de Bil’âm qui enseigna Balaq à jeter l’achoppement en face des Benéi Israël, à manger des viandes sacrifiées aux idoles et à putasser.

 

  • Mais j’ai un rien contre toi : un détail [de valeur].

 

  • tu as là des détenteurs de l’enseignement de Bil’âm : cela fait référence au Bilam du Sefer Bamidbar.

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h pour mieux comprendre les notions dénoncées par le Mashiah.

 

À la première montée aux trois premiers versets, il est écrit : Hashem parla avec Moshé en disant : Pin’has, fils de Eléazar, fils d’Aaron HaCohen retira ma colère contre les enfants d’Israël en prenant ma vengeance de parmi eux et je n’ai pas détruit les enfants d’Israël dans ma vengeance. C’est pourquoi Je lui donne mon alliance de paix.  Pin’has a mérité la kéhouna [prêtrise] du fait qu’il vengea la colère d’Hashem en éliminant Zimri qui brisa la sainteté de l’alliance en se retrouvant avec une Madianite. Pin’has fit retrouver ainsi au Peuple d’Israël la sainteté de l’alliance…

 

Cet acte de Pin’has est une grande réparation pour soumettre et annuler la Klipa, la force négative de Bilam du monde, qui constitue la rupture totale de l’alliance (rapports avec des femmes interdites, etc…). Bilam était enfoui profondément dans ce problème, à tel point qu’il ne voulut jamais faire le moindre effort pour s’en sortir. Rabbi Na’hman nous apporte plusieurs conseils, comme le mikvé, le Tikoun Haklali, etc… pour nous aider à réparer l’alliance.

 

Cependant, Rabbi Nathan met particulièrement l’accent sur un conseil précis : celui de multiplier des paroles de sainteté en exprimant des mots pures avec notre bouche. Il y a trois façons différentes de les exprimer. La première étant par l’hitbodedout, soit parler avec Hashem. La seconde est de parler de la crainte du ciel avec un ami et la troisième consiste à parler avec le Tsadik. Grâce à ces trois sortes de paroles, Rabbi Nathan nous affirme que le pire des fauteurs peut réparer ses problèmes d’alliance. Combien devons-nous être têtu et ne pas lâcher l’hitbodedout, le dialogue d’Avoda Hashem avec son ami et le dialogue avec le Tsadik afin de tuer définitivement, à la manière de Pinhas, le Zimri qui se trouve en chacun de nous…


Bilam et ses élèves n’ont jamais voulu se sortir de leur mauvais penchant mais en plus, ils souillèrent leurs bouches avec des paroles qui représentent l’inverse de l’alliance, soit la moquerie, la médisance et la vulgarité… Et le pire de tout, ils proférèrent moquerie et médisance à l’encontre du Tsadik, Moshé Rabénou et de ses élèves authentiques et intègres. Ils ne se contentèrent pas de se pervertir, ils voulurent également porter atteinte à la sainteté du peuple d’Israël afin de le faire tomber et ainsi susciter la colère d’Hashem à son encontre. Ils entreprirent de parvenir à leur but ultime par l’intermédiaire de Zimri qui était un chef de tribu du peuple d’Israël. C’est pourquoi Pin’has dût intervenir pour éviter une grande catastrophe.

 

 

  • qui enseigna Balaq à jeter l’achoppement en face des Benéi Israël : ceci correspond aux enseignements de la Torah Orale. 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Israël demeurait à Sittim et le peuple commença à se livrer à la débauche avec les filles de Moab. (Bamidbar 25 :1)

 

Par suite du conseil donné par Bilam, comme enseigné dans le Traité Sanhédrin. (Rachi)

 

Ils se sont profanés en étant victimes des conseils que Bilam avait donnés à Balak pour les attirer dans la prostitution, un grand péché aux yeux du D.ieu d’Israël. (Daat Zkenim)

 

 

  • à manger des viandes sacrifiées aux idoles et à putasser : comme cela est également enseigné dans la Torah Orale.

En ce qui concerne le verset : Et Israël a habité à Shittim (Bamidbar 25 :1). (…) Rabbi Yéhochoua a dit : C'est une allusion au fait qu'ils étaient engagés dans des affaires de non-sens, c'est-à-dire la prostitution et le culte des idoles. (Sanhédrin 106a: 12)