LA BESSORA DU « PSEUDO » MATITYAHOU

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LA BESSORA DU « PSEUDO » MATITYAHOU

Introduction aux Apocryphes.

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MYRIAM, LA « IMA » DU RABBI

Or, Myriam faisait l'admiration de tous parce que, âgée de trois ans seulement, elle marchait d'un pas si ferme, et parlait si parfaitement, et s'appliquait si bien aux louanges de D.ieu qu'on ne la prenait pas pour une fillette, mais pour une grande personne, et elle était ardente dans ses prières comme si elle avait déjà une trentaine d'années. Et son visage était si resplendissant qu'à peine pouvait-on y attacher le regard. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 6 :1)

 

Lorsque ses compagnes, soit des vierges plus âgées, lui enseignaient l'exercice des prières et des louanges, poussée par un très grand zèle pour la perfection, elle faisait en sorte d'être la première, la plus instruite dans la connaissance de la Torah, la plus humble en humilité, la plus admirable dans la récitation des Téhilim de David, la plus empressée en tsédaka, la plus pure en chasteté, la plus parfaite en toute vertu. En un mot, elle était constante, ferme, et chaque jour elle progressait dans le bien. Personne ne la vit jamais en colère, personne ne l'entendit faire du lachon hara. Tout ce qu'elle disait était si plein de grâce qu'on reconnaissait D.ieu dans sa parole. Elle persistait constamment dans la prière et la méditation de la Torah. Et elle était pleine de sollicitude pour ses compagnes, veillant à ce qu'aucune d'elles ne pèche même par un seul mot, qu'aucune n'élève la voix en riant, qu'aucune ne se dresse contre sa pareille soit par des injures, soit par orgueil. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 6 :3)

 

 

LA PROPHÉTIE CONCERNANT LES NATIONS

Comme, donc, Yossef et Myriam voyageaient par la route qui conduit à Bethléem, Myriam dit à Yossef : Je vois deux peuples devant moi, l'un en larmes, l'autre en joie. Yossef lui répondit : Reste assise et tiens-toi sur ta monture, et ne dis pas de paroles superflues. Alors, un bel enfant vêtu d'un habit éblouissant apparut devant eux et dit à Yossef : Ce que tu as entendu au sujet des deux peuples, pourquoi l'as-tu appelé « des paroles superflues » ? Car elle a vu le peuple Juif en larmes parce qu'il s'est éloigné de D.ieu, et elle a vu le peuple des non-Juifs en joie parce qu'il s'est approché d’Hashem, selon la promesse faite à vos Pères Avraham, Its’hak et Yaakov. Car le temps est arrivé pour que dans la postérité d'Avraham la bénédiction soit accordée à toutes les nations. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 13 :1)

 

LA NAISSANCE DU RABBI

À l'entrée de Myriam, toute la grotte se mit à briller d'une grande clarté, et, comme si le soleil y eût été, ainsi elle commença tout entière à produire une lumière éclatante, et, comme s'il eût été midi, ainsi une lumière divine éclairait cette grotte. Et cette lumière ne s'éteignit ni le jour ni la nuit, aussi longtemps que Myriam y accoucha d'un fils, que des anges entourèrent pendant sa naissance, et qu'aussitôt né et debout sur ses pieds ils se prosternèrent en disant : Gloire à D.ieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 13 :2)

 

L’ÉPISODE AVEC LES BERGERS

Des bergers ont affirmé aussi qu'ils avaient vu, au milieu de la nuit, des anges chantant des hymnes à D.ieu, et que, de leur bouche, ils avaient appris que le Sauveur des hommes, notre Seigneur, le Mashiah, était né, en qui serait rétabli le salut d'Israël. De plus, du soir au matin, une grande étoile resplendissait. Cette étoile annonçait la naissance du Mashiah qui, selon la promesse, viendrait sauver non seulement Israël, mais également toutes les nations. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 13 :6-7)

 

LES ANIMAUX PROPHÉTISÉS POUR ACCUEILLIR MASHIAH

Or, deux jours après la naissance du Seigneur, Myriam quitta la grotte, entra dans une étable et déposa l'enfant dans une crèche, et le bœuf et l'âne, fléchissant les genoux, se prosternèrent. Alors furent accomplies les paroles de Yeshayahou HaNavi lorsqu’il a dit : « Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître. » (Yeshayahou 1 :3) et ces animaux, tout en l'entourant, le louaient sans cesse. Alors furent aussi accomplies les paroles de ‘Havaqouq HaNavi disant : « J'ai considéré tes œuvres, et je me suis extasié. Entre deux animaux tu te manifestes. » (‘Havaqouq 3 :2 selon la Septante). Et Yossef et Myriam, avec l'enfant, demeurèrent au même endroit pendant trois jours. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 14 :1)

 

L’ÉPISODE AVEC SHIMON HATSADIK

Or il y avait dans le Temple un homme de D.ieu, un Prophète et Tsadik nommé Shimon, âgé de cent douze ans. Il avait reçu de D.ieu l'assurance qu'il ne goûterait pas la mort avant d'avoir vu le Mashiah, le Fils de D.ieu dans la chair. Et, après avoir vu l'enfant, il s'écria d'une voix forte :D .ieu a visité son peuple, D.ieu a rempli sa promesse, et il s'empressa de louer l'enfant. Puis, le prenant dans son manteau, il le bénit et lui embrassa les pieds en disant : Maintenant, Hashem, laisse ton serviteur s'en aller en paix, car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 15 :2-3)

 

L’ÉPISODE AVEC ‘HANNA

Il y avait aussi, dans le Temple d’Hashem, une femme du nom de ‘Hanna, qui avait vécu sept ans avec son mari. Et elle était veuve, âgée déjà de quatre-vingt-quatre ans, et n'avait jamais quitté le Temple d’Hashem, adonnée aux jeûnes et aux prières. Et elle, s'approchant de l'enfant, le loua en disant qu'en lui serait la rédemption du siècle. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 15 :3)

 

L’ÉPISODE AVEC LES MAGES

Pendant que les mages étaient en chemin, l'étoile leur apparut et, comme pour leur servir de guide, elle les précédait jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés à l'endroit où était l'enfant. Or, voyant l'étoile, les mages eurent grande joie et, entrés dans la maison, ils trouvèrent l'enfant Yeshoua assis sur les genoux de Myriam. Alors, ils ouvrirent leurs trésors et donnèrent de très riches présents à Myriam et à Yossef, mais à l'enfant lui-même, ils offrirent chacun une pièce d'or. Et l'un offrit en outre de l'or, le deuxième de l'encens et le troisième de la myrrhe. Et, quand ils voulurent s'en retourner vers Hérode, ils furent avertis dans un songe de ce qu'Hérode avait en vue. Alors, ils adorèrent une seconde fois l'enfant et, tout joyeux, retournèrent dans leur pays par un autre chemin. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 16 :2)

 

L’ENFANT YESHOUA ORDONNE AUX ARBRES

Mais, deux jours après leur départ, il advint que Myriam, dans le désert, souffrit de l'excessive chaleur du soleil, et, voyant un palmier, elle désira se reposer un peu à son ombre. Yossef s'empressa de la conduire près du palmier et la fit descendre de sa monture. Et, après que Myriam se fut assise, levant les yeux vers le feuillage du palmier, elle vit qu'il était chargé de fruits, et elle dit : Oh, s'il était possible que je puisse goûter des fruits de ce palmier. Et Yossef lui dit : Je m'étonne que tu dises cela, alors que tu vois combien ce palmier est haut. Toi, tu songes aux fruits du palmier, mais moi je songe à l'eau qui manque déjà dans nos outres, et nous n'avons pas de quoi les remplir et nous désaltérer. Alors, le petit enfant Yeshoua, assis sur les genoux de sa mère, s'écria et dit au palmier : Arbre, incline-toi, et restaure ma mère de tes fruits. Et aussitôt, à cette parole, le palmier inclina sa tête jusqu'aux pieds de Myriam, et, après avoir cueilli les fruits qu'il portait, tous se restaurèrent. Mais, après que tous ses fruits eurent été cueillis, l'arbre restait incliné, attendant pour se redresser l'ordre de celui qui lui avait ordonné de s'incliner. Alors, Yeshoua lui dit : Redresse-toi, palmier, fortifie-toi et sois le compagnon des arbres que je possède dans le paradis d’Hashem. Fais jaillir de tes racines les sources cachées et que de l'eau à notre satiété en coule. Et aussitôt le palmier se redressa et d'entre ses racines des sources d'eau limpide, fraîche et très douce se mirent à couler. Voyant couler ces sources d'eau, ils se réjouirent d'une grande joie, et ils burent avec leurs bêtes et leurs serviteurs en rendant grâces à D.ieu. (Bessora du « Pseudo » Matityahou 20 :1-2)