CHAPITRE 4

Pour l'instant, 3 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


4.     Réjouissez-vous dans l’Adôn toujours ; je vous le dis encore : réjouissez-vous !

 

 

  • Réjouissez-vous dans l’Adôn : d’être attaché au Maître du monde.

COMMENTAIRE N°1

 

Pour commencer, voici une prière de Rabbi Nathan de Breslev pour mériter de servir Hashem dans la sim’ha.

 

Mon D.ieu et D.ieu de mes pères, aide-moi et accorde-moi le mérite de te servir avec une joie grande et sincère, comme il est écrit : Servez l’Éternel dans l’allégresse, réjouissez-vous en tremblant. Aide-moi à accomplir tous les commandements dans une grande joie, celle du précepte en lui-même. Que j’aie le cœur transporté d’allégresse au moment même de l’accomplissement du bonheur d’accomplir chaque commandement par pur amour, sans attendre une récompense dans le monde à venir et encore moins pour m’attirer les faveurs de quiconque ou, D.ieu préserve, en retirer un avantage matériel. Dans ta générosité infinie, donne-moi le mérite de me réjouir de chacun de tes commandements sacrés en eux-mêmes. Puissé-je trouver ma part de monde futur dans le commandement en lui-même, jusqu’à ne désirer pour tout salaire, non pas une récompense dans le monde futur mais uniquement la grâce d’accomplir, avec une joie accrue, un autre commandement par totale dévotion, ainsi que l’ont enseigné nos Maîtres de mémoire bénie : Chaque commandement est récompensé par l’opportunité d’en accomplir un nouveau. Par l’observance de tes préceptes sacrés, que je puisse mériter de m’inclure en Toi, mon D.ieu car ils ne forment qu’un avec Toi. Qu’en nous s’accomplissent les versets : Le Tout-Puissant se réjouira dans ses œuvres et Israël se réjouira de son Créateur, lorsque tu te complairas à nous voir accomplir des bonnes actions devant toi et nous nous réjouirons en Toi. Dans ta grande bonté, aide-nous, par la pratique de tes préceptes avec beaucoup de joie, à attirer la vie, la bénédiction et la prospérité dans nos deux cent quarante-huit membres et dans nos trois cent soixante-cinq tendons, vivifiant le monde entier et l’année entière. Que le bonheur d’obéir à tes lois se répande comme une source vivifiante dans une vie heureuse, de bénédiction et de pureté, sur les trois structures que sont le monde, l’année et l’être, lorsqu’ils accompliront Tes commandements dans l’allégresse. (Likouté Téfilot, édité par le Keren Rabbi Israël)

 

 

  • toujours : constamment, et ce malgré les circonstances.

 

Le thermomètre de ta vie c'est la joie, si tu n'as pas la joie dans ce que tu fais, descend une marche. Mieux vaut peu dans la joie que beaucoup dans la tristesse ! (Rav Avraham Ifra’h)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Voici le témoignage du Rav Shalom Arush sur le fait d’être besim’ha, d’être dans la joie constamment. Puissions-nous nous en inspirer grandement !

Comment suis-je parvenu à la conclusion qu’il faut travailler sur la joie ? Car j’ai constaté que certaines personnes veulent véritablement avancer dans la Avodat Hashem mais étant bloqué par la tristesse, elles ne parviennent même pas à ouvrir la bouche pour parler avec D.ieu. Ainsi, la base de tout repose sur la joie… Un homme qui n’est pas dans la joie ne peut effectivement pas parler avec Hashem, il ne peut, en vérité, rien faire car la tristesse est une chose qui est très dangereuse. Rabbi Na’hman nous a d’ailleurs enseigné que la majorité des maladies proviennent d’une détérioration de la joie ; notre Maître ne parle même pas de tristesse mais simplement de détérioration de la joie. Les peurs, les craintes, les dépressions, proviennent toutes de la tristesse et il faut savoir aussi que lorsqu’une personne est triste cela touche également sa parnassa. De plus, une personne qui est dans la tristesse ne peut pas non plus réussir en société car qui voudrait côtoyer une telle personne. Également, lorsqu’une personne est triste l’attribut de justice et de rigueur l’accusent parce ce lorsqu’une personne est triste cela signifie qu’elle n’accepte pas ce qu’Hashem a décidé pour elle. Il semble donc dangereux d’être triste ! Il faut donc savoir : Je n’ai qu’une seule adresse pour recevoir la joie, il n’y a qu’Hashem qui peut me la donner et pour cela je n’ai qu’une chose à faire, c’est de lui parler. C’est pourquoi il faut se forcer et se présenter tous les jours devant Hashem pour lui parler pendant une demi-heure et lui demander : Maître du monde donne-moi la joie, donne-moi la foi et aide-moi à savoir que tu m’aimes. C’est la base et le point départ de tout le travail divin. (Rav Shalom Arush)

 

 

  • je vous le dis encore : Rabbi Na’hman de Breslev a énormément insisté sur la notion de joie, le Tsadik nous a enseigné que la racine du mal ne provient que de la tristesse. Si la tristesse était éradiquée du monde, la source du mal serait tarie. (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • réjouissez-vous : les Nazaréens doivent être besim’ha.

COMMENTAIRE N°3

Le Likouté Moharan de Rabbi Na’hman de Breslev nous donne une méthode fin d’être constamment besim’ha [d’être joyeux] : celle de compter nos points positifs et de juger favorablement, non seulement soi-même mais également notre prochain… Cette méthode nous permet d’atteindre la joie véritable mais permet également de nous rapprocher d’Hashem par le biais de l’éveil au repentir. 

On sait qu'une personne doit veiller à être toujours heureuse et à se tenir très loin de la dépression. Il se peut que quand il commence à s'auto-examiner, il voit qu'il ne possède aucun bien et qu'il soit rempli de péché, et qu'en conséquence le Malin veut le pousser dans la dépression et la tristesse, à D.ieu ne plaise. Malgré cela, il est interdit de tomber à cause de cela. Il doit plutôt chercher jusqu'à ce qu'il trouve en lui un peu de bien. (…) En effet, une personne doit chercher et chercher à trouver en elle un peu de bien afin de se raviver et d'atteindre la joie, comme expliqué ci-dessus. En cherchant jusqu'à ce qu'il trouve un petit peu de bien en lui-même, il passe véritablement de l'échelle de culpabilité à l'échelle de mérite et peut retourner à D.ieu dans le repentir. Ceci, sous l'aspect de : Dans encore un peu le méchant n'est pas ; vous réfléchirez sur sa place et il ne sera pas là, comme expliqué ci-dessus. (…) Nous devons juger les autres favorablement, même les méchants et trouver en eux un bon point, et ce faisant, les déplacer de l'échelle de la culpabilité à l'échelle du mérite. (…) Il en va de même pour soi. Une personne doit se juger favorablement et trouver en elle-même un bon point restant, afin de se donner la force d'éviter de tomber complètement, D.ieu ne plaise. Au contraire, il se ravivera et apportera de la joie à son âme avec le peu de bien qu'il trouve en lui-même, il est certainement juste qu’une personne éprouve une joie sans cesse croissante pour chaque bon point découlant de la sainteté d’Israël qu’elle trouve encore en elle-même, alors, quand elle se ressuscite et s’enthousiasme à travers cela, comme expliqué ci-dessus, elle est alors capable de prier, chanter et louer D.ieu.  Je louerai l'Éternel tant que je vivrai, je célébrerai mon Dieu tant que j'existerai. (Téhilim 146 :2). Et voici : je chanterai, les chansons et les mélodies qui sont faites en rassemblant les bons points, comme expliqué ci-dessus. (…) Il faut donc être très résolu à vivre de cet enseignement, à chaque fois chercher et encore chercher en lui nombre de bons points, etc…. Grâce à cela, il se ravivera et se procurera de la joie et il attendra toujours avec impatience l'aide de D.ieu. Il pourra prier, chanter et louer D.ieu, sous l'aspect de : Je chanterai à D.ieu avec le peu qu'il me reste, comme expliqué ci-dessus. Et à cause de cela, il méritera de retourner véritablement à D.ieu. (Torah n°282 du Likouté Moharan I)

COMMENTAIRE N°4

Dans le même élan que son Maître, le Rav Avraham Ifra’h nous donne une autre méthode pour nous permettre d’être constamment besim’ha : celle d’écouter de la musique et de danser ! Quel enseignements bons, agréables, salvateurs et extraordinaires !

L’instrument de musique diffuse un son, un souffle. Rabbi Na’hman explique que ce souffle est un mélange de bonnes et de mauvaises énergies, de joie et de tristesse. Lorsque nous jouons de la musique, nos sentiments négatifs sont aspirés par l’instrument, lequel agit en sorte de filtre et retransmet un souffle purifié, divin. Telle est la raison pour laquelle la musique a cette vertu de nous rendre remonter le moral et de nous maintenir dans la joie. Lorsque la royauté de Shaoul fut transmise au roi David, Shaoul en éprouva de la tristesse. Ainsi, il lui fut conseillé d’écouter de la musique afin de panser ses blessures émotionnelles. C’est le Roi David en personne qui vint jouer de la musique au Roi Shaoul afin de l’extirper de sa morosité. Dans le conte des sept mendiants, la princesse est soignée par le mendiant a priori dépourvu de main, lequel a le secret des dix chants guérisseurs, qui ne sont autres que les dix Psaumes du Tikoun Haklali. Le Yetser Hara tente de nous précipiter vers la faute uniquement car celle-ci parvient à nous faire sombrer dans la tristesse. Face aux angoisses, à la tristesse, à la dépression, armez-vous de joie ! Celle-ci est nécessaire afin de vous connecter à Hashem et la musique est un excellent moyen de préserver votre joie. C’est la raison pour laquelle la musique nous fait danser : c’est une onde positive si connectée que nos jambes se meuvent, comme si nous étions prêts à agir car animés d’une volonté renouvelée. (Rav Avraham Ifra’h)  

Ceci correspond également aux enseignements de Rabbi Israël bar Odesser, appelé Saba.

Saba a dit qu’être joyeux est une chose des plus difficiles. Il avait conseillé de lire le thème de la sim’ha dans le Likouté Etsot et dans le Likouté Téfilot ; il a aussi assuré que les ouvrages de Rabbi Na’hman amènent la joie, particulièrement les contes. En plus de cela, il a également rappelé la parole du Rav Abraham bar Na’hman : Il faut danser une demi-heure chaque jour car c’est un grand adoucissement des rigueurs !

Puissions-nous nous mettre en quête de la joie, béézrat Hashem.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

7.     La paix d’Elohîms, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le messie Iéshoua’.

 

 

  • La paix d’Elohîms, qui surpasse toute intelligence : le shalom d’Hashem est bien évidemment, au-dessus de toute logique humaine.

  • gardera vos cœurs et vos pensées dans le messie Iéshoua : accrochés au Mashiah, afin de mieux servir Hashem.

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre les enseignements de l’Apôtre Shaoul, nous pourrions utiliser le Likouté Amarim. En effet, cet ouvrage de la dynastie ‘habad nous donne un parfait exemple sur les pensées de l’homme, notamment au moment de la téfila…

Contrairement à l’erreur commune selon laquelle les gens concluent, de l’apparition de la pensée étrangère, que leur prière n’a aucune valeur car disent-ils, s’il avait prié convenablement et correctement, des pensées étrangères ne lui seraient pas apparues. Or, la vraie vérité est que ce sont deux âmes, qui combattent l’une contre l’autre dans le cerveau de l’homme, chacune ayant pour désir et pour volonté de dominer dans le cerveau et que le cerveau soit empli d’elle exclusivement ; toutes les pensées de Torah et de crainte de D.ieu proviennent de l’âme divine, tandis que toutes les pensées relatives aux choses du monde dérivent de l’âme animale. La ferveur dans la prière est donc bien celle de l’âme divine, alors que les pensées extérieures procèdent de l’âme animale. L’apparition d’une pensée étrangère au cours de la prière ne traduit donc en rien un défaut dans celle-ci. Quand une mauvaise pensée s’immisce dans son esprit, il ne répondra rien et ne tentera aucune discussion en apportant quelque argument ou réponse contre la pensée étrangère car celui qui lutte contre un individu couvert de crasse se salit lui aussi. Aussi esquivera-t-il toute intéraction avec la mauvaise pensée. En fait, il feindra ne pas savoir et ne pas entendre les pensées qui lui sont apparues, il les évacuera de son esprit et intensifiera la force de sa concentration. Et si évacuer ces pensées de son esprit s’avère pour lui difficile, parce qu’elles perturbent fortement son esprit, alors il rabaissera son âme devant D.ieu et, dans sa pensée, il suppliera D.ieu de le prendre en pitié dans sa grande miséricorde, telle la miséricorde d’un père envers ses enfants, lesquels procèdent de son cerveau,  ainsi D.ieu sera-t-il compatissant envers son âme qui est issue de lui, béni soit-Il, pour la sauver des eaux impétueuses c’est-à-dire des pensées qui la noient et Il agira par égard pour lui-même car son peuple est vraiment une partie de lui. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 28)

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


21.     Saluez chaque homme consacré dans le messie Iéshoua’. Les frères qui sont avec moi vous saluent.

 

  • Saluez chaque homme consacré dans le messie Iéshoua’ : cela fait référence à tout Nazaréen attaché au Tsadik de vérité.  

 

 

  • Les frères qui sont avec moi vous saluent : l’Apôtre fait également référence à tous ses compagnons d’œuvre qui l’entouraient et qui, en pleine communion d’esprit avec lui, pouvaient le soutenir spirituellement en Yeshoua.