CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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1.     Pour le reste, mes frères, réjouissez-vous en l’Adôn. Cela, vous l’écrire encore n’est pas un objet de crainte pour moi, mais est plus sûr pour vous.

 

 

  • Pour le reste, mes frères, réjouissez-vous en l’Adôn : et c’est par la Torah et la prière qu'on parvient à la joie. L'essentiel, c'est la prière : il ne faut pas cesser de prier pour accéder au niveau qui est encore occulté. et quand il est révélé, il faut prier pour arriver à celui qui est encore caché. C'est ainsi qu'on s'élève d'un niveau à l'autre et qu'on trouve la joie, source de toute force spirituelle. Or, on a besoin de cette force et de cette détermination pour se rapprocher des vrais Tsadikim qui incarne la sainteté et aident à accéder à la foi parfaite. Et qui accomplit les mitsvot dans la joie accédera au but ultime de toute chose, à la lumière qui dépasse les concepts successifs de néfech, roua'h et néchama, c'est celle de l'Infini à laquelle on "peut accéder sans y accéder" … Heureux celui qui lutte et dirige ses pensées pour parvenir à une telle perception. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Joie)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les impasses n’existent pas. Les solutions demeurent là, sous nos yeux. Pourquoi ne les trouvons-nous pas forcément ? Car nous cherchons éperdument des solutions à nos problèmes sur de multiples terrains, quitte à parfois dépenser des sommes d’argent astronomiques, alors qu’il suffit de chercher les voies qui mènent vers la joie… La joie, telle est la potion magique aux problèmes. La joie a cette vertu de permettre de mettre en lumière les solutions aux problèmes. Lorsque vous êtes joyeux, vous voyez le monde différemment. Pourtant a-t-il changé ? Non ! Mais votre regard s’est élargi vers de nouveaux horizons… Ainsi, soyez joyeux et les solutions apparaîtront d’elles-mêmes, du fait de votre nouveau regard sur l’existence. C’est si simple que cela nous agace… Comment n’a-t-on pas plus songé à ce si simple remède ? La délivrance se trouve toujours sous notre nez. Alors, comment parvenir à la joie ? Rabbi Na’hman ne disait-il pas que la joie est un effort car la tendance naturelle de l’homme est à la tristesse ? Si tel est le cas, comment y accéder ? La musique est un excellent moyen afin d’accéder à la joie, la seule condition est qu’il s’agisse de mélodies joyeuses. Ecoutez de la musique joyeuse chaque jour, quitte à vous forcer ! Les bienfaits de la thérapie par la musique ne sont plus à démontrer. Savez-vous pourquoi les Breslevers chantent et dansent ? Ce n’est pas par insouciance contrairement aux idées reçues, c’est justement par conscience de la difficulté de l’existence ! La vie est dure, dansons pour nous renforcer ! Le but est d’échapper au pire piège : celui qui consiste à se complaire dans la souffrance. Adieu la cosette attitude !

 

  • Cela, vous l’écrire encore n’est pas un objet de crainte pour moi : cela ne m’est pas pénible, ni fâcheux.

 

 

  • mais est plus sûr pour vous : bien au contraire, pour vous cela est salutaire et en effet, il faut faire preuve d'une ferme détermination pour agir avec sainteté conte les effrontés qui érigent des obstacles sur notre chemin. Cette force, c'est dans la joie qu'elle a vraiment sa source, comme il est écrit : La joie de l'Éternel est votre force. (Nehemia 8 :10). De plus, il faut fuir la dépression car ce qui engendre la mélancolie, ce sont les klipot qui sont en guerre contre tout ce qui est saint, elle incarnent la sévérité et la rigueur. Ainsi, les forces de la sainteté et la destruction des klipot dépendent de la joie et pour cela, il faut savoir qu’en dansant et en battant des mains, on peut atténuer les sentences rigoureuses ; et que la joie épargne les petits enfants d'une mort précoce, D.ieu nous préserve. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Joie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     Mais ce qui était pour moi un avantage, je l’ai estimé pour désavantage, à cause du messie.

 

 

  • Mais ce qui était pour moi un avantage : cela fait référence aux nombreux "mérites" de l’Apôtre Shaoul car comme on le sait, c’était un grand Tsadik ayant été instruit dans la Torah aux pieds de Gamliel. La notion de "mérites" présentée ici comprend bien évidemment, la grandeur de Shaoul, son amour pour la Torah, ses compréhensions, sa vision de D.ieu, ses convictions personnelles, sa sagesse, etc…

 

 

  • je l’ai estimé pour désavantage, à cause du messie : car la confiance de Shaoul dans ses mérites lui cachait les trésors qu’Hashem voulait lui donner par les mérites parfaits du Tsadik et en effet, comme cela est enseigné dans la ‘Hassidout, on doit négliger sa connaissance et ses propres idées, comme si on ne savait rien d'autre que ce que l'on reçoit du Tsadik et du Sage authentique. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Tsadik)

 

COMMENTAIRE N°1

Et n’est-il pas enseigné au sujet de Rabbi Nathan qu’il jeta toute sa grandeur, toute sa sagesse, toutes ses compréhensions de la Torah pour Rabbi Na’hman ? Et n’est-il pas également enseigné qu’il abandonna tous ses acquis pour s’inclure dans les enseignements Breslev de son Maître ? C’est exactement l’attitude et le message de l’Apôtre Shaoul ; il voua sa vie entière, avec une abnégation totale, à servir son Maître, à propager sa Torah et sa lumière dans le monde tout comme Rabbi Nathan l’a fait avec Rabbi Na’hman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Mais au contraire j’estime que tout est dommage au regard de ce qui le surpasse: la pénétration du messie Iéshoua‘ mon Adôn, à cause de qui j’ai souffert perte de tout et tout considéré pour crottes afin de gagner le messie.

 

 

  • Mais au contraire j’estime que tout est dommage : l’Apôtre Shaoul regardait toutes ses acquis dans la Torah comme lui étant nuisibles car cela l’aurait empêché d’atteindre la véritable lumière du Tsadik de vérité. Et en effet, comme nous l’avons dit au verset précédents, la confiance de Shaoul dans ses mérites lui cachait les trésors qu’Hashem voulait lui donner par les mérites parfaits du Tsadik et de la même façon, il est enseigné dans la ‘Hassidout, qu’on doit négliger sa connaissance et ses propres idées, comme si on ne savait rien d'autre que ce que l'on reçoit du Tsadik et du Sage authentique. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Tsadik)

 

 

  • au regard de ce qui le surpasse : en comparaison du bien suprême qu'est la connaissance du Mashiah Yeshoua, mon Seigneur.

 

 

  • la pénétration du messie Iéshoua‘ mon Adôn : le Tsadik de vérité, représentant de la splendeur, de la beauté, de la grâce et le Maître du monde entier et de la maison d'Hashem, c'est-à-dire du Temple. (Torah n°67 du Likouté Moharan I) 

 

 

  • à cause de qui j’ai souffert perte de tout et tout considéré pour crottes : pour l’amour du Mashiah, l’Apôtre Shaoul a perdu et renoncé à toutes choses mais loin de regretter quoi que ce soit, il les a regardées comme des crottes afin de nous montrer l’importance d’accentuer sa connaissance dans le Tsadik. Et ne sais-tu pas que même après la mort de Rabbi Na’hman, Rabbi Nathan élevait encore des prières à Hashem, pour qu’il trouve le Tsadik car nul ne peut l’appréhender ? (Rav Avraham Ifra’h)

 

 

  • afin de gagner le messie : comme nous l’avons dit, la priorité est de rechercher avec acharnement le Tsadik capable de mettre en œuvre la réparation de notre âme, quelles que soient nos détériorations… Ainsi, nous devons prendre extrêmement garde à ne pas nous opposer au Tsadik opérant ces réparations, allant lui-même au bout du "sacrifice de soi" en descendant dans les endroits les plus profonds [comme celles des non-Juifs] pour en élever des âmes embourbées là-bas et les ramener dans les chemins de la vérité. Grâce au Tsadik, le désespoir n'existe plus ; l'essentiel est d'écouter ses paroles et de suivre ses conseils et d'annuler notre sagesse comme si nous n'avions plus aucune intelligence ! En conséquence, comme l’enseigne le Tanya, le chemin a été tracé par le Tsadik et tous peuvent l’emprunter, la voie est nouvelle et elle correspond à la forme du service de D.ieu qui est spécifique à chacun. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre ces concepts exposés par l’Apôtre Shaoul, nous pourrons nous inspirer de la ‘Hassidout Breslev.

Le secret de l’histoire de Routh a le même fondement que le secret de Rabbi Nathan, élève hors du commun qui jeta toute sa grandeur, toute sa sagesse, toutes ses compréhensions de la Torah et abandonna tous ses acquis pour aller s’attacher d’une manière éternelle à Rabbi Na’hman… Tout comme Routh avec Naomi, son attachement fut sans intérêt, sans aucun but personnel et avec un dévouement personnel sans bornes. Rabbi Nathan voua sa vie entière, avec une abnégation totale, à servir son Maître Rabbi Na’hman et ainsi propager sa Torah et sa lumière dans le monde. Revenons à Routh qui représente comme nous le dit Rav Avraham Ifra’h, le "chemin du retour" : Naomi après avoir perdu son mari Elimelekh et ses deux fils Ma’hlon et Kilyon rejeta ses deux belles-filles Routh et Orpa. Elle n’avait plus rien pour elles, Naomi leur demanda donc de partir et les embrassa. Pour Orpa ce fut un baiser d’adieux mais Routh s’attacha par cette accolade au souffle de Naomi, elle ne la quitta plus et devint un habit spirituel (levouch) de Naomi. Routh représente le converti et le baal téchouva. Comme l’explique le Rav Avraham Ifra’h : Ces derniers n’ont rien, ils sont sans patrimoine spirituel et quand ils s’engagent, ils sont donc prêts à tout. Du fait qu’ils n’ont pas de passé de Torah, ils sont souvent intègres et peuvent recevoir un très grand levouch (habit spirituel) du Tsadik. Le religieux va, quant à lui, souvent prendre un levouch du Tsadik comme un manteau ou une chemise. Cependant le converti ou le baal téchouva prend tout, manteau, chaussettes, chemise etc… Routh dit à Naomi que rien n’allait les séparer et elle s’est incluse ainsi, totalement en Naomi puis par la suite en Boaz (le Tsadik). On donne tout au Tsadik, on se soumet à lui complètement et plus le bitoul (soumission) est grand plus le souffle du Tsadik passe comme c’est écrit : Je suis le serviteur d’Avraham (Béréshit 24 :34) dit Eliezer, et il passa du stade de maudit à bénit. Rabbi Nathan est devenu un levouch de Rabbi Na’hman, à tel point que le Rebbe déclara au sujet des écrits de Torah de Rabbi Nathan : C’est sa main mais c’est mon cerveau. Si nous voulons recevoir la Torah du Tsadik, nous devons devenir un Levouch du Tsadik sinon il n’y a pas d’accès véritable à la Torah. Une Torah vivante connectée avec du Rouah Hakodesh passe nécessairement par la soumission au Tsadik. Plus la personne est proche du Tsadik plus il pourra recevoir un grand levouch, c’est cela qui s’appelle une ‘conversion véritable et cela fait également allusion à Routh, qui fera naître le Mashiah ben David. A Shavouot, nous étions tous considérés comme des convertis, puisque ce fut le début de notre rapprochement vers Hashem et c’est pourquoi nous lisons la Méguilat de Routh. Le chemin de rapprochement au Tsadik est un chemin intime qui s’aborde seul et chacun suivant son degré de soumission au Tsadik de la génération pourra grâce à ses conseils faire téchouva. (Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     et être trouvé en lui, non pas avec ma justice, celle de la tora, mais avec celle de l’adhérence au messie, la justice venant d’Elohîms, dans l’adhérence.

 

 

  • et être trouvé en lui : cela fait référence aux notions de l’attachement au Tsadik enseignées dans la ‘Hassidout.

 

  • non pas avec ma justice, celle de la tora : non pas avec mes mérites, acquis par ma Torah.

 

  • mais avec celle de l’adhérence au messie : comme on le sait, nous sommes justifiés par notre foi dans les mérites de Yeshoua et non par notre propre Torah.

 

COMMENTAIRE N°1

Un jour, on demande à Rabbi Nathan : Qu'est-ce qui est plus grand, un homme moyen qui s'attache au Tsadik ou un homme grand par ses propres mérites ? Rabbi Nathan répondit : Lorsqu’on apportait à Moshé un don pour le Tabernacle, il l'acceptait sans s'occuper de juger le donateur à sa juste valeur. Or, si quelqu'un apportait un objet extrêmement précieux, s'il ne passait pas par Moshé, il n'avait aucune valeur… Seul Moshé eu le pouvoir d'ériger le Tabernacle et d'y mettre chaque chose à sa place. (Avanéha Barzel 63). Ainsi, la Torah et les mitsvot sont des lumières et des bougies, pour quérir et chercher par elles, le Tsadik authentique jusqu'à ce qu'on l'ait trouvé. (Otsar Hahira, Tsadik 57) et c’est le secret du verset : Ainsi la Torah a été comme un pédagogue pour nous conduire au Mashiah afin que nous fussions justifiés par la foi. (Galates 5 :24)

 

  • la justice venant d’Elohîms, dans l’adhérence : car cette justice, au sein du Mashiah est parfaite, elle vient parfaire la mienne et me permettra d’être totalement réparé. 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Bien que le niveau/objectif du Tsadik soit en dehors de notre portée, devenir un Tsadik à notre niveau est bel et bien, disponible pour chacun d’entre nous. Car un Tsadik n’est pas mesuré par les talents qu’Hashem lui a donnés mais plutôt par la manière dont, il les utilise ; de même, il n’est pas mesuré selon sa lignée mais par son innovation… Ainsi, en servant D.ieu avec ce que nous avons, malgré notre manque de talents ou d’ascendance, nous pouvons devenir des Tsadikim dans nos vies en montant sur l’arbre, afin d’atteindre le Tsadik et de nous assembler avec lui. Or, pour suivre ses enseignements, pour garder son conseil, nous devons nous encourager mutuellement et pour éviter de tomber dans les pièges de l’égo de Haman, nous devons nous élever nous-mêmes, tous ensemble avec le Tsadik. (Esther, A Breslov Commentary on the Megillah, p. 80-81)

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21.     Il transformera le corps de notre humiliation en le rendant conforme à son corps de gloire, selon l’opération de la puissance qu’il a de se soumettre tout.

 

 

  • Il transformera le corps de notre humiliation : comme cela est également rapporté dans la Kabbale : On montra à Rabbi Yéhouda l'Ancien, en rêve, une image de lui-même ardemment lumineuse, qui rayonnait aux quatre points cardinaux. Il demanda : Qu'est-ce que cela ? On lui répondit : C'est l'habit que tu auras dans la demeure qui est ici. (Zohar, Paracha Vayéhi, 226b) et aussi : Rabbi Hiya les vit revenir nimbés tous deux d'une lumière renouvelée et rayonnant davantage que les feux éclatants du Soleil. (Zohar, Préliminaires Béréshit 4a)

 

 

  • en le rendant conforme à son corps de gloire : cette description glorieuse de Yeshoua doit être reliée avec celle présente dans Daniel : Je levai les yeux, je regardai et voici, il y avait un homme vêtu de lin, et ayant sur les reins une ceinture d'or d'Uphaz. Son corps était comme de chrysolithe, son visage brillait comme l'éclair, ses yeux étaient comme des flammes de feu, ses bras et ses pieds ressemblaient à de l'airain poli, et le son de sa voix était comme le bruit d'une multitude. (Daniel 10 :5-6) et dans la Révélation de Yohanan : au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe et ayant une ceinture d'or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. (Révélation 1 :13-15)

 

 

  • selon l’opération de la puissance qu’il a de se soumettre tout : étant le Melekh HaMashiah, le Roi Messie en français ; tout ceci fait référence aux secrets contenus dans l’histoire de Yossef HaTsadik comme il est dit : Et Pharaon dit à Yossef : Puisque D.ieu t'a fait connaître toutes ces choses, il n'y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi. Je t'établis sur ma maison, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m'élèvera au-dessus de toi. Pharaon dit à Yossef : Vois, je te donne le commandement de tout le pays d'Égypte. Pharaon ôta son anneau de la main et le mit à la main de Yossef ; il le revêtit d'habits de fin lin et lui mit un collier d'or au cou. Il le fit monter sur le char qui suivait le sien et l'on criait devant lui : A genoux ! C'est ainsi que Pharaon lui donna le commandement de tout le pays d'Égypte. Il dit encore à Yossef : Je suis Pharaon ! Et sans toi personne ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Égypte. (Béréshit 41 :39-44)