CHAPITRE 2

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COMMENTAIRES 

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6.     lui, qui subsistant en forme d’Elohîms, n’a pas estimé un butin le fait d’être égal à Elohîms.

 

 

  • lui, qui subsistant en forme d’Elohîms : ayant atteint la perfection du premier Adam par ses efforts de sanctification, Rabbi Yeshoua de Natzeret était considéré par les siens, comme la "forme" humaine du D.ieu invisible (Colossiens 1 :15) ayant réunis en lui parfaitement, toutes les caractéristiques d’un homme totalement "kasher" telles l’humilité, la maitrise de soi, la douceur, la patience, l’amour, la joie, la paix, etc… On parle bien de reflet [en forme de…] et non d’essence divine en soi !     

 

 

  • n’a pas estimé un butin le fait d’être égal à Elohîms : étant un Elokim, un Tsadik et un véritable Juge. Pour information, Moshé est également appelé "elokim" par la Torah : Je t’ai donné comme "elokim" pour Pharaon. (Shemot 7 :1)

 

L'Éternel dit à Moshé : Vois, je te fais D.ieu pour Pharaon et Aaron, ton frère, sera ton Prophète. (Shemot 7 :1)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les chrétiens utilisent ce verset pour proclamer la divinité du Christ. Or, selon une interprétation Nazaréenne, ce texte peut être interprété non comme parlant d’un Christ préexistant mais bien d’un Mashiah élu en tant qu'homme, lequel, durant sa vie terrestre, bien qu'il fût [en forme de D.ieu] revêtu des qualités de D.ieu ne s'est pourtant jamais proclamé l'égal de D.ieu mais resta complétement humble et comparable aux autres hommes ! D’ailleurs, le lien avec le récit de la chute d'Adam est remarquable :  le premier Adam créé à l’image de D.ieu (Béréshit 1 :26) pécha contre son Créateur lorsque le nahash/serpent lui promis, que lui et sa femme deviendraient des dieux (Béréshit 3 :5) ; or, Rabbi Yeshoua, bien qu’étant l’image [en forme de…] du D.ieu invisible, n’a jamais succombé au péché !

 

COMMENTAIRE N°2

 

De toute façon, bien qu’il s’agisse d’un étendard chrétien, les propos de l’Apôtre Shaoul ne sont pas du tout choquants d’un point de vue de la Hassidout dans laquelle, il est enseigné au sujet du Tsadik [Rabbi Na’hman pour les Breslev alors qu’il n’est pas le Mashiah] qu’il représente l'image d'Hashem dans sa génération. (Sefer Hamidot Tsadik, 1 :101) ; que le vrai Tsadik est la splendeur, la beauté, la grâce et le Maître du monde entier, et de la maison d'Hashem, c'est-à-dire du Temple. (Torah n°67 du Likouté Moharan I) ; que le Tsadik est lui-même la Cour céleste et qu’il a le pouvoir de décréter le Gan 'Eden pour l'un et le Gey-Hinnom pour l'autre. (Sefer Hamidot Tsadik, 1 :54) et que tout pouvoir se trouve entre les mains du Tsadik et qu’il peut faire ce qu'il veut. (Likouté 'Etsot, Tsadik, 1 :43)

 

 

 

 

 

 

 

 

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7.     mais il s’est vidé lui-même, pour prendre forme d’esclave, devenant à la réplique des hommes, et, par l’aspect, trouvé comme un homme.

 

 

  • mais il s’est vidé lui-même : le Mashiah s'est vidé, non pas de sa soi-disant nature divine mais de son yetser hara [mauvais penchant] n’ayant jamais succombé à la faute... Par l’intermédiaire de tout ce courage spirituel manifesté et le peuple Juif n’ayant pas fait téchouva ; au final, Yeshoua s’est également vidé de sa vie afin de revêtir le rôle du "serviteur souffrant" prophétisé dans le chap. 53 du Livre de Yeshayahou… L’idée de ce passage est d’exprimer combien le Mashiah s’est entièrement dévoué au Maître du monde au point où il n’existait même plus, étant totalement vidé de lui-même et inclu dans l’infini. 

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre les propos de l’Apôtre Shaoul concernant un Mashiah vidé de lui-même, il sera intéressant de s’inspirer du Likouté Amarim.

Nos Sages ont enseigné que les Tsadikim sont jugés, c’est-à-dire animés uniquement par leur bon penchant, ainsi qu’il est dit : et mon cœur est vide au-dedans de moi, car David, l’auteur de ce verset, était dénué de mauvais penchant, l’ayant anéanti par le jeûne. David extirpa son mauvais penchant au moyen des jeûnes… D’autres moyens sont également possibles. Or, le terme de "Tsadik" dans son sens véritable ne s’applique qu’à celui qui s’est débarrassé de son mauvais penchant. Et quiconque n’a pas atteint ce niveau et ne s’est pas libéré de son mauvais penchant, bien que ses mérites soient plus nombreux que ses fautes, n’est pas du tout au niveau et au rang de "Tsadik" … (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 1)

 

  • pour prendre forme d’esclave : pour accepter, comme nous l’avons dit plus haut, le rôle du serviteur souffrant, prophétisé dans le chap. 53 du Livre de Yeshayahou ; ce rôle du "serviteur souffrant" fait référence au concept du Mashiah ben Yossef dans le Judaïsme.

 

 

  • devenant à la réplique des hommes : le Rabbi avait atteint le statut d'Adam avant la faute, c'est d’ailleurs pourquoi il est généralement appelé le second Adam ; ainsi, par ce statut, il pouvait mériter le titre d’Elokim [de D.ieu] pleinement [d’homme rempli de la divinité]. Néanmoins, Yeshoua n'a pas refusé la coupe d’Hashem (Yohanan 18 :11) et a accepté de se défaire de tous les avantages d’une telle sainte position, comme il est écrit : Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges ? (Matityahou 26 :53)

 

 

  • et, par l’aspect, trouvé comme un homme : et effectivement, Yeshoua fut comparable aux autres hommes dans le sens où Yeshoua, par ses mérites, aurait pu recevoir toute la gloire divine mais ne l’a pas réclamé afin d’exécuter le plan d’Hashem… Par conséquent, bien qu’il soit un grand Tsadik, le Mahsiah fut traité comme un homme pêcheur, comme un vulgaire criminel et fut tué de la même façon qu’on égorgerait une bête.  

 

 

 

 

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9.     C’est aussi pourquoi Elohîms l’a surexalté et gratifié du nom au-dessus de tout nom.

 

 

  • C’est aussi pourquoi Elohîms l’a surexalté : Hashem a élevé le Mashiah de façon totale et parfaite comme il est aussi enseigné : Le Mashiah est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de D.ieu et il intercède pour nous ! (Romains 8 :34) ou encore : Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel Cohen Gadol, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux. (Hébreux 8 :1).

 

 

  • et gratifié du nom au-dessus de tout nom : le nom de Yeshoua, le nom du véritable Tsadik octroyant le salut divin est maintenant glorifié et au-dessus de toutes choses.

COMMENTAIRE N°1

Que faut-il choisir : "Jésus" ou "Yeshoua" pour parler du Rabbi ? Il en va de soi que le prénom originel doit être favorisé, Rabbi Yeshoua de Natzeret n’a jamais été appelé "Jésus-Christ" par son entourage… De plus, en règle générale, lorsqu’on a un nom, on aime bien le garder sous sa forme originelle et ce, quel que soit le pays où l’on se trouve ! Et nous de nous-mêmes, appellerions-nous quelqu’un par un prénom qui n’est pas le sien ? Connaissez-vous des "Guillaume" qui ont voyagé de France devenir des "Vilmos" en Hongrie ou des "Wilhelm" en Norvège ? On voit bien que le nom, soit l’identité même de la personne n’a plus rien à voir avec son origine dans certains cas et voilà, une des raisons pour lesquelles, il faut toujours préserver le nom originel d’une personne car justement, cela conserve son identité et sa racine !

Cela étant dit, il est important de dévoiler que pour la plupart des chrétiens, le nom de "Jésus" est le nom le plus souvent utilisé car celui-ci fait justement chrétien et en effet, le véritable "Jésus" historique, aux yeux du monde n’est plus Juif mais chrétien ! Or, ceci est le plus gros mensonge de toute notre histoire ! Les chrétiens ont rejeté tout le Judaïsme de Yeshoua, un homme de Torah, afin de créer le christianisme et voilà pourquoi, de nombreux chrétiens ont du mal à dire "Yeshoua" … Étant donné qu’il s’agit de son prénom d’origine, les chrétiens devraient pourtant s’en réjouir, revenir à l’origine du contexte dans lequel était dispensé ses enseignements : synagogues, Shabbats, fêtes de Rosh Hashana, de Pessa’h, etc… mais ce n’est pas le cas. Quelle en est la véritable raison ?

Les Maîtres d’Israël nous enseignent que le nom a une influence sur l’être car dans la Torah, le nom représente la mission d’une personne dans ce monde et c’est la raison pour laquelle, on trouve parfois des changements de nom. Par exemple, nous avons Avram qui devient Avraham comme il est dit : On ne t'appellera plus Avram mais ton nom sera Avraham car je te rends père d'une multitude de nations. (Béréshit 17 :5). Comme nous pouvons le constater dans le Sefer Béréshit, le nom d’Avram fut changé en Avraham… Pourquoi ? Car tant qu'il est Avram, il est le fils de Téra’h et le prince d'Aram mais en étant nommé par D.ieu, Avraham, il devient le géniteur de la civilisation d'Israël : la destinée du Patriarche exigeait une modification de son nom !

On voit donc bien que pour D.ieu, le nom est extrêmement important car autrement, pourquoi remplacer celui d’Avram ou encore pourquoi appeler Yeshoua de cette façon ? De plus, afin d’approfondir cette notion, il suffit simplement d’analyser l’histoire et le comportement humain. Comment les nazis se comportaient-ils avec les Juifs ? Lors de la 2ème Guerre mondiale, pour les déshumaniser au maximum, les Nazis avaient compris que remplacer le nom d’un Juif par un "numéro" avait un impact considérable…

Tout ceci est en adéquation parfaite avec un fascinant Midrash qui nous raconte qu’à la fin de notre existence, lorsque nous passerons devant D.ieu, l’une des premières questions qui nous sera posée sera : As-tu été digne de ton nom ? 

Et à propos du Mashiah ? Le nom de "Yeshoua" porte parfaitement toute l’étendue de sa mission accomplie à la perfection ; celui-ci signifie "Yah sauve" : la vie et l’œuvre du personnage matérialisent parfaitement la mission divine d’un Sauveur comme il est dit : D.ieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Yohanan 3 :17) ou encore : C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que le Mashiah Yeshoua est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. (1 Timotheos 1 :15)

Pour compléter tous les propos cités plus haut, il est également important que le nom de Yeshoua soit privilégié à celui de "Jésus" car il s’agit tout simplement du nom donné par ses deux parents qui sont Yossef et Myriam [et non Joseph et Marie]. De plus, Yeshoua fait référence au véritable personnage biblique, censé être le modèle de tout homme… Or, ce modèle était Juif, Yeshoua n’a jamais été chrétien et ses talmidim non plus ; mieux, Yeshoua n’a jamais fondé le christianisme ! Le christianisme a été fondé de lui-même, à partir de la véritable religion de Yeshoua qui était Juif et en effet, Yeshoua en tant que Juif et Rabbin, observait le Shabbat, les fêtes de l’Éternel et portait même des tzitzits. Plus globalement, il respectait la Torah de Moshé tout en enseignant à ses talmidim à faire de même…

À ce sujet, il suffit d’étudier les Écrits Nazaréens.

  • Yeshoua faisait Shabbat,

Yeshoua enseignait dans une des synagogues, le jour du Shabbat. (Loucas 13 :10)

Il se rendit à Natzeret, où il avait été élevé et d’après sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du Shabbat. Il se leva pour faire la lecture. (Loucas 4 :10)

 

  • Pour les fêtes Juives, Yeshoua montait à Jérusalem,

Pendant que Yeshoua était à Jérusalem, à la fête de Pessa’h, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. (Yohanan 2 :23)

Après cela, il y eut une fête des Juifs et Yeshoua monta à Jérusalem. (Yohanan 5 :1)

 

  • Yeshoua respectait la Torah de Moshé et n’est jamais venu l’abolir,

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Torah ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. (Matityahou 5 :17)

 

  • Yeshoua portait des tzitzits,

Une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha les tzitzits de son vêtement car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. (Matityahou 9 :20-21)

Les tzitzits sont des "franges" ou des "tresses" façonnées au coin des vêtements portés par les Juifs, c’est une mitsva de la Torah relatée dans le Sefer Devarim au chap. 22. Dans les Écrits Nazaréens, le mot français pour "franges/tresses" est "kraspedo" en grec, en référence aux tzitzits : les Juifs, comme Yeshoua, avaient de tels accessoires fixés à leurs vêtements pour rappeler ouvertement, les 613 commandements de la Torah.

En réalité, le nom chrétien "Jésus" fait référence à la culture gréco-romaine et beaucoup de ceux qui l’appellent ainsi, dépeignent un modèle semblable au Jésus catholique : un Jésus qui ne connait plus le Shabbat, qui ne porte plus de tzitzits ou encore un Jésus qui fête Noël en oubliant les vrais fêtes bibliques de l’Éternel… La vérité est que "Jésus" conduit à une abolition de la Torah et des coutumes Juives. Or, même l’Apôtre Shaoul accusé également d’avoir aboli toute la Torah, a déclaré ne jamais avoir levé le petit doigt contre une seule d’entre elles !

Au bout de trois jours, Shaoul convoqua les principaux des Juifs et quand ils furent réunis, il leur adressa ces paroles : Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères, j'ai été mis en prison à Jérusalem et livré de là entre les mains des Romains. (Actes 28 :17)

La Torah du D.ieu d’Israël nous permet d’affirmer sans l’ombre d’un doute, la réalité de l’impact et de la portée spirituelle des noms que l’on attribue aux personnes et particulièrement sur celui du Mashiah car "Yeshoua" et "Jésus" ne sont finalement, pas du tout la même personne !

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Oui, Elohîms est celui qui opère en vous le vouloir et le faire pour le bien.

 

 

  • Oui, Elohîms est celui qui opère en vous le vouloir : cela fait référence aux pensées de téchouva qu’Hashem nous envoie car il est enseigné dans la ‘Hassidout que le "vouloir" ne dépend que de nous et non pas de D.ieu. En effet, le "vouloir" nous appartient [sauf concernant les pensées de téchouva] tandis que "le faire" n’appartient qu’à Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour compléter ces propos, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Avraham Ifra’h.

 

Examinons la loi de l’offre et de la demande car celle-ci véhicule un message spirituel très important et très actuel. En effet, la loi de l’offre et de la demande implique que lorsque les demandes affluent, les prix augmentent et lorsque les personnes ne désirent plus acheter, les prix sont contraints de baisser… Or, cela signifie bien que le prix d’une chose est calculé en fonction du "degré de désir d’achat" des consommateurs. En fait, ce qui détermine le prix d’un bien, c’est la volonté des consommateurs et ce qui détermine la valeur d’une chose, c’est la volonté des gens qui se tiennent derrière elle. En termes plus simples, si personne ne veut pas d’une chose, elle n’a plus aucune valeur !

Cette loi de l’offre et de la demande illustre à merveille l’importance de la volonté car la volonté a une force prépondérante. Notre société occidentale a tendance à dévaloriser nos bonnes volontés.  Si je n’ai pas fait ça dans le concret, alors je n’ai rien fait. Non ! Hashem accorde énormément d’importance à nos bonnes volontés ! Évidemment, l’action est importante mais elle relève du résultat et celui-ci ne dépend que d’Hashem ; a contrario, la volonté appartient à l’homme et l’action, qui ne dépend que d’Hashem ne fera que parachever notre bonne volonté.

Le Rav Shapira, qui était un grand érudit, avait l’habitude de se rendre au mikvé. Lorsque ses jours furent avancés, il fut dans l’incapacité de s’y rendre. Un jour, son fils l’aperçut s’habiller et se rendre près de la porte, il s’approcha et lui dit : Papa, tu sais bien que tu ne peux pas aller au mikvé, alors à quoi bon t’habiller et approcher de la porte ? Le Rav répondit à son fils :  On m’a enlevé la capacité à faire la mitsva mais pas de mon désir de l’accomplir. C’est vrai que je ne peux pas sortir de la maison mais m’habiller et aller près de la porte, je peux le faire… donc je le fais. Et comme j’ai la volonté de me tremper au mikvé et que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour le faire, cette mitsva est accompli.

N’est-ce pas étonnant ? Après tout, vouloir, est-ce suffisant ? La volonté n’a pourtant, a priori, aucun résultat concerne et en effet, un athlète gagne-t-il une compétition en enfilant simplement son maillot, avant le début de l’effort ? Prenons un autre exemple pour mieux comprendre.

Je souhaite me lever à ‘Hatsot mais peine à y parvenir, je mets mon réveil mais ne me lève pas à l’heure escomptée ; la volonté n’a pas abouti au résultat mais elle est pourtant bien le fruit du libre arbitre de l’homme. Le résultat, encore une fois, quant à lui, ne dépend que d’Hashem… Ouvrir mes yeux, parvenir à me lever, avoir les forces de prier, tout cela est entre les mains d’Hashem et non des nôtres. En revanche, vouloir accomplir la mitsva dépend de nous, de notre cœur sauf lorsque qu’Hashem lui-même nous donne des coups de pouce et nous envoie des pensées de téchouva… Ainsi, Hashem accorde énormément de valeur au simple fait de vouloir. De ce fait, il ne faudra jamais négliger ses bonnes volontés ! Réussir, c’est génial mais participer, ça l’est aussi. Chez papa, les règles sont plus souples ! Si nous pouvons, faisons ! Si nous avons du mal, voulons ! Si nous peinons encore, il nous faut obtenir le vouloir du vouloir !

 

  • et le faire pour le bien : cela fait référence au pouvoir d’accomplir la volonté divine. Or, il faut savoir qu’on ne m’a pas demandé pas la réussite, on me demande simplement de vouloir et avec ce principe de vie, on est condamné à être libre ! En effet, le pouvoir ne dépend que d’Hashem et par conséquent, le résultat n’est pas entre nos mains ! (Rav Avraham Ifra’h)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Complétons ces enseignements avec ceux du Rav Shalom Arush.

 

L’homme doit connaître ce principe de vie : Tu es une âme, tu es une partie spirituelle qui n'est que bonne et ne veut faire que le bien. Le mal que tu peux voir en toi est le mauvais penchant qu’Hashem a créé mais ce n'est pas toi ! Hashem a créé le plus grand des anges qui existent sur terre, il s’agit de l'ange responsable du mauvais penchant et la plupart du temps, les gens n'ont rien à voir avec ce mauvais penchant.  Alors, sache que ce qui importe est uniquement qu’Hashem voit ta volonté. Or, tu ne veux faire que le bien et même si tu as fait une bêtise ou a commis une transgression, ce n'était pas vraiment ta volonté. C'est pourquoi l’homme doit savoir que son essence profonde n'est faite que de bien et ne repose que sur le fait de vouloir le bien. Tu n'es que bien ! Certains pourraient répondre : Pourtant, j’ai agis comme ceci ou comme cela dans telle situation, etc… Néanmoins, on ne parle ici que de ce que tu veux, non pas de ce que tu fais car Hashem ne juge pas l'homme en fonction de ce qu'il fait mais en fonction de sa volonté ! (Rav Shalom Arush)