CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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2.     grâce à vous et paix venant d’Elohîms, notre père, et de l’Adôn Iéshoua’, le messie.

 

 

  • grâce à vous et paix : généralement, tous les talmidim du Mashiah ont les mêmes souhaits pour la Kéhila.

Yohanan aux sept communautés qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient ; de la part des sept Esprits qui sont devant son trône. (Révélation 1 :4)

En effet, la grâce et le shalom sont les deux grands bienfaits dont les hommes ont le plus besoin et sans lesquels, ils ne peuvent pas être en totale communion avec Hashem...

COMMENTAIRE N°1

On introduit des propos par une bénédiction. (…) Plus généralement, toute parole doit systématiquement être introduite d’une manière positive. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 1)

 

 

  • venant d’Elohîms, notre père : cela fait référence au Maître du monde, le Saint Béni soit-Il.

 

  • et de l’Adôn Iéshoua’, le messie : le mot Adon peut être traduit par "Seigneur" ou "Maître" : on l’emploie pour parler d’un grand homme ; en l’occurrence, du Seigneur Yeshoua ou encore du Roi David. 

 

Notre Seigneur David ne le sait pas. (1 Melakhim 1 :11)

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27.     Seulement, de manière digne de l’annonce du messie, policez-vous de telle manière que, venant vous voir ou absent, j’entende qu’en ce qui vous concerne vous tenez d’un seul souffle, d’un seul être, en luttant ensemble dans l’adhérence au message.

 

  • Seulement, de manière digne de l’annonce du messie : de l’Évangile.

 

 

  • policez-vous : dans l’idée de veiller sur nous-mêmes, en vue d’une sanctification permanente.

 

 

  • de telle manière que, venant vous voir ou absent : l’Apôtre Shaoul souhaitait former les Nazaréens au point qu’ils soient complétement matures, autonomes et indépendants spirituellement.

 

 

  • j’entende qu’en ce qui vous concerne vous tenez d’un seul souffle : cela fait référence au fait de demeurer ferme dans un même esprit [de communion fraternelle].

Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix et le D.ieu d'amour et du shalom sera avec vous. (2 Corinthiens 13 :11)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la notion d’avoir de nobles sentiments, d’unité et de respect dans la Kéhila du Mashiah ; nous pourrons nous inspirer des enseignements ‘hassidiques du Rav Avraham Ifra’h.

Chaque Création de ce monde est composée des quatre éléments de base : le feu, l’eau, la terre et l’air. Tout n’est que recherche d’équilibre, puisque les éléments s’annulent entre eux lorsque l’un prédomine sur les autres. En effet, le feu est susceptible d’annuler l’eau, l’eau le feu, etc… Ainsi, dès lors qu’un élément empiète sur les autres, l’équilibre est compromis et la Création est menacée. En relatant ce principe, Rabbi Na’hman de Breslev nous enseigne la spécificité de chacun et la différence. En effet, dans le Am Israël, chaque courant, avec sa spécificité, a sa place ; nul courant ne doit s’annuler et nul courant ne doit entretenir d’hégémonie sur les autres, sous peine de détruire le Am Israël… Pourquoi ? Parce que chaque individu est différent : certains ont besoin de rigueur, d’autres de douceur ; certains aiment le calme et d’autres sont en ébullition permanente., etc… Cette différence fait notre unicité. Pourquoi ? Parce que chaque individu est composé des quatre éléments mais l’un d’eux, s’exprime à l’excès ; par exemple, les personnes nerveuses font preuve d’un excès de feu. À l’homme de rechercher son propre l’équilibre ! À l’homme de comprendre que chacun éprouve des besoins différents ! À l’homme de comprendre qu’il doit être à l’écoute de ses pairs et de leur fournir les conditions optimales afin de s’épanouir ! (Rav Avraham Ifra’h)

COMMENTAIRE N°2

Dans le même élan, nous pourrons également nous inspirer d’un enseignement rapporté par le Rav David ‘Hanania Pinto.

 

Certain désirent étudier et faire la volonté du Créateur ; or, ils disent : Moi je vais étudier, moi je vais me repentir, etc… Celui qui dit "moi je" est disqualifié dès le départ. En effet, qui es-tu donc et que vaut ta vie, toi qui te diriges vers un lieu de poussière et de vermine et qui proviens d’une matière fétide ? (Pirké Avot 3 :1). Quand l’homme veut étudier ou se repentir, il ne doit pas agir seul mais s’intégrer à la communauté d’Israël pour demander à D.ieu d’avoir pitié de lui. Seul, on est totalement impuissant… À l’intérieur de la communauté, on peut tout. C’est pourquoi nous disons dans la prière : "Fais-nous revenir, notre père, à ta Torah et rapproche-nous, notre Roi, de ta Avoda" plutôt que "fais-moi revenir, rapproche-moi" au singulier : c’est uniquement en tant que membre de la communauté qu’on a une chance de réussir. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

COMMENTAIRE N°3

Pour mieux comprendre la pensée de l’Apôtre Shaoul concernant la nécessité d’une unité commune parmi les Nazaréens, nous pourrons également nous inspirer des enseignements [tirées des mots grecs] d’une parole de Shimon Kéfa.

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité. (1 Kéfa 3 :8)

 

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "homophron" :

  • unanimes : personnes du même avis, commun à tous,

  • concordant : se dit de choses qui s'accordent entre elles,

  • animé des mêmes pensées, d'un seul esprit.

Enfin, soyez tous animés (…) des mêmes sentiments. (1 Kéfa 3 :8)

Voici la définition du mot grec "sumpathes" :

  • souffrir pour l’autre, dans l’idée de s’associer à ses souffrances,

  • des mêmes sentiments.

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "sumpascho" :

  • souffrir ou ressentir de la peine ensemble,

  • souffrir avec,

  • souffrir de maux, de malheurs ou de persécutions de la même manière qu'un autre.

Enfin, soyez tous (…) pleins d'amour fraternel. (1 Kéfa 3 :8)

Voici la définition du mot grec "philadelphos" :

  • amour pour un frère ou une sœur,

  • dans un sens plus large, aimer quelqu'un comme un frère, aimer un compagnon du même pays, etc…

Enfin, soyez tous animés (…) de compassion. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "eusplagchnos" :

  • ayant de fortes entrailles,

  • compatissant : porté à la compassion, qui est sensible aux souffrances d'autrui,

  • avoir le cœur tendre.

 

Enfin, soyez tous animés (…) d'humilité. (1 Kéfa 3 :8)

 

Voici la définition du mot grec "philophron" :

  • humble : qui montre un grand respect à l'égard d'autrui, qui s'efface de façon exagérée, qui est servile devant les autres,  

  • amical : qui est inspiré par l'amitié, qui est empreint d'amitié,

  • aimable : qui manifeste de la courtoisie, de la politesse, de la gentillesse à l'égard d'autrui.

L’humilité est une des choses par lesquelles la Torah s’acquiert (Pirké Avoth 6 :5, Taanit 7a) et l’homme qui la pratique ressemblera à un Temple. (Rav David ‘Hanania Pinto)

 

 

  • d’un seul être : car la Kéhila est un corps, dont le Mashiah est le chef.

 

 

  • en luttant ensemble dans l’adhérence au message : dans l’Évangile décrivant le message toraïque de la ‘Hassidout Nazaréenne.

 

COMMENTAIRE N°4

Il est la tête du corps de la Kéhila ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. (Colossiens 1 :18)

 

Dans le monde de la Torah, le Judaïsme Nazaréen est une 'Hassidout comme les autres : plusieurs talmidim sont regroupés autour d'un Rebbe/Rabbi, celui-ci étant un Tsadik, soit un véritable intermédiaire entre D.ieu et les hommes.

 

Shaoul, serviteur de D.ieu et Apôtre du Mashiah Yeshoua, pour la foi des élus de D.ieu et la connaissance de la vérité qui est selon la piété. (Titus 1 :1)

 

Le Judaïsme ‘hassidique prend racine dans le mot hébreu 'Hassidout, lequel a donné en français "la piété" et dans les Écrits Nazaréens, le mot grec "eusebeia" … Officiellement, ce mouvement, appelé également, le ‘hassidisme est un mouvement de renouveau religieux fondé au XVIIIème siècle en Europe de l'Est par le Baal Chem Tov.

Néanmoins, ce mouvement a-t-il réellement été initié au XVIIIème siècle ? Pourquoi Rabbi Shaoul de Tarse emploie-t-il alors l’expression "la pleine connaissance de la vérité dans la ‘Hassidout" ? Rabbi Shaoul de Tarse connaissait-il le Judaïsme ‘hassidique alors qu’Hashem n’avait pas encore envoyé le Baal Chem Tov dans le monde ? En soi, le mot "hassidout" a toujours existé au sein du Judaïsme mais actuellement, celui-ci est liée avec une interprétation de la Torah bien particulière…

En effet, les principaux axes de la ‘Hassidout sont :

  • la sim’ha en Hashem

Soyez toujours joyeux. (1 Thessaloniciens 5 :16)

  • l'humilité

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. (Philippiens 2 :3)

  • l'amour ou la connexion avec la divinité dans tous les aspects de la Création.

Car tout ce que D.ieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de D.ieu et par la prière. (1 Timotheos 4 :4-5)

Les cours du Baal Chem Tov ont été propices pour rendre manifestes l’essence du Juif et l’essence de la Torah ! La ‘Hassidout fait franchir des étapes supplémentaires en plaçant des enseignements directement entre les mains de chacun. Le Tsadik détient le rôle clé, c’est le médiateur entre l'homme et D.ieu ; celui-ci aide le simple, aussi ignorant soit-il dans la Torah, pour qu’il puisse atteindre la divinité pleinement.

Car il y a un seul D.ieu et aussi un seul médiateur entre D.ieu et les hommes, le Mashiah Yeshoua homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. (1 Timotheos 2 :5-6)

La ‘Hassidout était un mouvement qui eut une incidence fondamentale et même révolutionnaire sur la pratique et la pensée du Judaïsme ! Bien évidemment, nous pouvons relier cette révolution avec Yeshoua, le Mashiah révolutionnaire de l’époque du Second Temple. 

Yeshoua descendit à Capernaüm, ville de la Galilée et il enseignait, le jour du Shabbat. On était frappé de sa doctrine. (Loucas 4 :31-32)

Avant la ‘Hassidout, en général, le monde de la Torah était caractérisé par un ordre hiérarchique : les savants de la Torah au sommet, les simples Juifs en bas… Dans l’état d’esprit, une grande âme et une grande intelligence étaient pratiquement synonymes. Néanmoins, le Baal Chem Tov éleva le statut de l’homme et de la femme du commun, exalta la ferveur du simple Juif et déclara qu’il était élevé bien au-dessus de l’érudit froidement intellectuel et souvent imbu de lui-même… Nous retrouvons cet aspect également dans les Évangiles car Yeshoua donnait principalement ses enseignements aux Juifs simples et non aux proushim/pharisiens intellectuels, afin qu’ils deviennent de grands hommes connectés au divin.

Comme Yeshoua était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses talmidim. Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? Ce que Yeshoua ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des tsadikim mais des pécheurs. (Matityahou 9 :10-13)

En conclusion, la Hassidout fut-elle dévoilée par le Baal Chem Tov ? En réalité, ce Tsadik Yessod Olam a simplement remis au goût du jour les enseignements ‘hassidiques de la Brit Hadasha, en ligne depuis plus de 1700 ans… La ‘Hassidout Nazaréenne a simplement été volée et récupérée par les non-Juifs qui ont mal interprété les concepts Juifs ‘hassidiques et influencés par Essav, ont idolâtré Jésus et créaient le christianisme. Néanmoins, comme nous l’avons vu, tous les enseignements de Rabbi Shaoul de Tarse et des autres Apôtres sont des enseignements purement ‘hassidiques.

 

En effet, chaque Rabbi d'une dynastie 'hassidique donne naissance à une communauté, qu'il fait grandir spirituellement dans les voies de la Torah… Par exemple, l’Apôtre Shaoul dira que Yeshoua, la tête de la Kéhila, nourrit et fait grandir sa communauté, qui est son corps.

 

Le Mashiah est le chef de la Kéhila, qui est son corps et dont il est le Sauveur. (Éphésiens 5 :23)

 

Chez les ‘hassidiques, le Rabbi est appelé "Admor" [Adonénou Morénou veRabbénou] : Rabbi Yeshoua de Natzeret était également appelé par ces noms "mon Seigneur, mon enseignant et mon Rav" comme cela est relaté dans les Évangiles.

 

Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. (Matityahou 8 :2)

 

Rabbi, je te suivrai partout où tu iras. (Matityahou 8 :19)

 

Shimon lui répondit : Moré, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre mais sur ta parole, je jetterai le filet. (Loucas 5 :5)

 

L’ouvrage ‘habad de la ‘Hassidout Loubavitch, nommé le Tanya, précise également qu'un Rabbi, une fois mort, continue de conduire ses talmidim par l’envoi du Rouah Hakodesh. De la même manière, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a donné le Rouah Hakodesh, qui resplendit sur nous et nous conduit dans les chemins de la Torah.

 

Il est un concept kabbalistique selon lequel l’âme d’un Tsadik peut imprégner l’âme d’un autre Juif avec ses facultés, le rendant ainsi à même de servir D.ieu comme le fait le Tsadik. Ce concept peut être comparé à celui du guilgoul dans lequel une âme se trouve attachée à un objet, un animal ou un autre corps. Cependant, dans le cas du guilgoul, l’âme est enchaînée au corps et dominée par lui, alors que dans l’imprégnation, l’âme du Tsadik sert simplement de force spirituelle supplémentaire à l’âme de celui qui la reçoit. Dans ce contexte, l’imprégnation de l’âme par le Rouah de l’âme du Tsadik permet d’éprouver un plaisir en D.ieu qu’il n’aurait pas pu atteindre de lui-même. Ainsi qu’il est dit : Réjouissez-vous, ô tsadikim, en D.ieu. Il y a ici une allusion à deux types de tsadikim : le beinoni, appelé le "niveau inférieur de Tsadik" et le Tsadik, appelé le "niveau supérieur de Tsadik" ... Lorsque tous deux se rejoignent, c’est-à-dire que l’âme du Tsadik imprègne celle du beinoni, ils se réjouissent ensemble, au sens où le Tsadik partage le délice qu’il éprouve en le divin avec le beinoni. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 14)

Le Tsadik attire le Rouah Hakodesh vers le bas, soit sur toute l’humanité. Le Tsadik ouvre le conduit pour ce qui a toujours été là, prêt à descendre et c’est dans son être que le déversement céleste atteint les personnes ; le Tsadik non seulement, fait descendre les cieux sur les personnes mais il agit aussi comme un moyen par lequel, les personnes s’élèvent vers les cieux. Ceci est accompli par la dvekout, qui veut dire l’accrochage ou l’attachement de l’homme à D.ieu. Mais comment est-il possible pour l’homme qui est de chair et de sang de s’attacher à D.ieu qui est Esprit de tous les esprits ? En s’attachant au Tsadik, les personnes non seulement s’attachent à lui mais elles sont aussi élevées avec lui. (Le Tsadik, Rabbi Yaakov Yossef de Polnoy)

Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. (Yohanan 20 :22)

Notons également que le Baal Chem Tov avait reçu du Ciel que le Mashiah viendrait quand ses enseignements seraient répandus partout dans le monde… En comparaison, Rabbi Yeshoua de Natzeret a aussi demandé que l’Evangile soit annoncé à tous les non-Juifs afin qu’ils puissent se greffer pleinement à Israël.

 

Il leur dit : Allez par tout le monde et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la Création. Celui qui croira et qui sera immergé sera sauvé mais celui qui ne croira pas sera condamné. (Marcos 16 :15-16)

 

Le Rabbi de Loubavitch, pour sa part, demandait à ses élèves de parcourir le monde afin de ramener le Juif le plus éloigné à la Torah du Saint Béni soit-Il. De même, Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a demandé d'aller vers les brebis perdues de la maison d'Israël, afin de les ramener à la Torah et de les connecter avec lui.

 

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. (Matityahou 10 :6)

 

Comme nous l’avons vu, par rapport aux autres courants, les ‘hassidim insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec D.ieu, en particulier par le chant et la danse. Tous ces enseignements pourront être retrouvés dans les enseignements ‘hassidiques des Apôtres du Mashiah.

En effet, le Baal Chem Tov, le détenteur des grands secrets de la Torah, mettait bien plus l'accent sur la danse, le chant, la joie, l’émotion, l'enthousiasme, la ferveur, l'amour de D.ieu et sur l'amour du prochain dans la Avoda Hashem [bien évidemment, ceci n’excluait pas l'étude de la Torah]. Un hassid est donc un homme pieux et un fervent adorateur de D.ieu qui souhaite transfigurer son existence par l’application de toutes ces méthodes.

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. (Philippiens 4 :4)

Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5 :14)

Cette nouvelle relation à la religion instaurée par le Baal Chem Tov déplut aux autorités rabbiniques établies, appelées les mitnagdim [opposants] rassemblés sous l'autorité de l'illustre Elyahou Kramer, le Gaon de Vilna. La crainte de voir le ‘hassidisme dévier vers l'hérésie était forte… En effet, les ‘hassidim étaient bien plus portés vers la mystique fondée sur l'exaltation des émotions religieuses tandis que les mitnagdim, majoritairement issus des écoles talmudiques de Lituanie, pratiquaient un Judaïsme plus austère et plus intellectualisé. Critiquant une orientation ‘hassidique, assurant la suprématie de la Kabbale sur la halakha, les mitnagdim reprochaient cette forte joie de vivre, qu'ils estimaient incompatible avec l'étude de la Torah.

Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit car la lettre tue mais l'esprit vivifie. (2 Corinthiens 3 :6)

Ce qui est arrivé à la Kéhila Nazaréenne est donc également arrivé aux autres communautés 'hassidiques : nous avons été expulsés des synagogues un temps et aussi persécutés ; au point que pour certains Juifs, tuer des Nazaréens était considéré comme une offrande à Hashem… Or, de même, par exemple, les ‘hassidim de Breslev ont été persécutés, rejetés et certains ont même évité plusieurs tentatives de meurtres sur leur personne….

Ils vous excluront des synagogues et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à D.ieu. (Yohanan 16 :2)

 

En effet, le Judaïsme ‘hassidique a connu une forte opposition active principalement en Lituanie et à Vilna en particulier, par le mitnagdisme. Malheureusement, l'opposition des successeurs du Gaon de Vilna ira parfois très loin, jusqu'à dénoncer les premiers ‘hassidim aux autorités russes, pour tenter de gêner leurs actions jugées hérétiques… Les Nazaréens n’ont-ils pas également été dénoncés aux romains ?

 

Cette opposition du parti mitnagdim s'est fortement atténuée avec le temps mais n’a pas encore totalement disparu dans les mentalités… Par exemple, dans les années 1980, le Rav Elazar Shach, un Rav du courant mitnagdim en Israël, s'interrogeait sur le fait de savoir si les ‘hassidim de Loubavitch étaient encore Juifs, du fait de leur relation à leur Admor, que certains considéraient comme étant le Mashiah…

Pour le coup, le Tséma'h Tsédek reconnaît tout de même que l'influence du Gaon de Vilna fut aussi positive, en ce qu'elle avait obligé le mouvement ‘hassidique naissant à éviter d'aller trop loin dans ses innovations, une tendance récurrente dans les mouvements mystiques. En ce sens, on pourrait donc en déduire que le rôle du Gaon de Vilna peut être comparé à celui de Yaakov HaTsadik, le chef de Kéhila Nazaréenne, beaucoup plus axé sur les œuvres de la Torah que Rabbi Shaoul de Tarse. Néanmoins, il est aussi important de préciser que contrairement au Gaon de Vilna, Yaakov HaTsadik était également un adepte des enseignements ‘hassidiques de Yeshoua et non un partisan du parti des mitnagdim.

Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?  Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu'un dira : Toi, tu as la foi et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul D.ieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Avraham Avinou ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Its’hak sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit l’Écriture : Avraham crut à D.ieu et cela lui fut imputé à justice ; il fut appelé ami de D.ieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. (Yaakov 2 :14-24)

Aujourd'hui, on retrouve des ‘hassidim dans la plupart des communautés Juives mais leurs plus grands centres sont aux États-Unis ou en Israël. Les dénominations ‘hassidiques sont nombreuses, elles sont souvent désignées selon la ville ou le village d'Europe oriental ou elles sont apparues. On peut ainsi citer :

  • les ‘hassidim de Breslev,

  • les ‘hassidim de Loubavitch,

  • les ‘hassidim de Gour,

  • les ‘hassidim de Satmar,

  • les ‘hassidim de Bobov,

  • les ‘hassidim de Amchinov,

  • etc…

 

Les plus connus et les plus proches de la ‘Hassidout Nazaréenne sont Breslev et Loubavitch.

Chaque Admor désigne également un successeur, qui est généralement un de ses fils ou parfois, un autre membre de sa famille. Rabbi Yeshoua de Natzeret n'a pas eu d'enfants et c’est pourquoi, nous voyons qu'il désignera l’un de ses frères, Yaakov HaTsadik comme successeur à la tête de la Kéhila Nazaréenne.

 

Nous retrouvons donc absolument les mêmes schémas… La seule différence, c'est que la 'Hassidout Nazaréenne a été récupérée par les non-Juifs qui en ont fait une nouvelle religion, appelée le christianisme. Néanmoins, baroukh Hashem, le temps de la restauration messianique agit avec puissance…