CHAPITRE 9

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COMMENTAIRES 

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4.     Iéshoua‘ pénètre leurs combines et dit : Pourquoi ces combines criminelles en vos cœurs ?

 

 

  • Iéshoua‘ pénètre leurs combines : connaissant leurs cœurs et leurs pensées…

 

 

  • et dit : Pourquoi ces combines criminelles en vos cœurs : les cœurs de ces hommes n’étaient pas purs, ils avaient de mauvaises pensées sur le Rabbi et voyaient tous ces événements d’un ayin hara [d’un mauvais œil].

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6.     Eh bien, pour que vous le sachiez, le fils de l’homme a autorité sur la terre de remettre les fautes... Il dit alors au paralytique : Réveille-toi, prends ton lit et va dans ta maison. 

 

 

  • Eh bien, pour que vous le sachiez, le fils de l’homme : cela fait référence au Mashiah, il s’agit d’un terme messianique utilisée par Daniel HaNavi.

 

 

  • a autorité sur la terre de remettre les fautes... : de pardonner les péchés.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Yeshoua, en pardonnant les péchés, n’a-t-il pas prouvé qu’il était bien D.ieu fait chair ? Ces opposants ont effectivement déclaré : Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est D.ieu seul ?

 

Cependant, quelques lignes plus bas, nous lisons dans l’Évangile de Matityahou : Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte et elle glorifia D.ieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir. (Matityahou 9 :8). Selon ce verset, il est aisé de comprendre qu’il y a D.ieu d’un côté et les hommes de l'autre… Le pouvoir de pardonner les péchés fut donnée aux hommes parce que le Fils de l'homme, qui est homme et non pas D.ieu, a reçu cette autorité céleste en tant que Tsadik et Mashiah. Ainsi, le futur Roi d’Israël a le pouvoir de pardonner les péchés, non pas parce qu'il est D.ieu mais bien parce qu’Hashem lui a octroyé ce pouvoir que, d'ailleurs, les Apôtres reçurent également sans être pour autant des incarnations de la divinité. 


Yeshoua leur dit de nouveau : Shalom Aleikhem ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Rouah Hakodesh. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. (Yohanan 20 : 21-23)

 

Autrement dit, le Mashiah dans ces passages, exerce un rôle de Juge parfait ; c’est le mandataire et le représentant élu par D.ieu. Aussi, nous pouvons lire dans le Livre des Actes que D.ieu a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous, une preuve certaine en le ressuscitant des morts. (Actes 17 :31). Par conséquent, l’idée que le jugement ou que la rémission des péchés soit effectuée par l’entremise d’un être humain qui n’en est pas pour autant D.ieu dans la chair, n’est pas étrangère au Judaïsme de l’époque du Second Temple.   

 

 

  • Il dit alors au paralytique : Réveille-toi, prends ton lit et va dans ta maison : le Mashiah a accompli un miracle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Et c’est quand il est à table dans la maison, voici, de nombreux gabelous et fauteurs viennent. Ils se mettent à table avec Iéshoua‘ et ses adeptes.

 

 

  • Et c’est quand il est à table dans la maison : de Lévi, nommé également Matityahou.

 

  • voici, de nombreux gabelous : du grec "telones"…

Voici la définition du mot grec "telones" :

  • un collecteur de taxes et d'impôts,

  • un péager : personne qui perçoit un péage, une taxe ; c’est un droit perçu pour le passage de personnes, d’animaux, de marchandises, etc… Les péagers étaient une classe du peuple détestée par les Juifs mais aussi par les autres, à cause de leur manière de faire leur travail et de leur rudesse,

  • un publicain : adjudicataire de l'État pour la perception des impôts, les publicains étaient vraiment impopulaires,

  • un loueur : comme un bailleur moderne, soit une personne qui consent à une autre, la location d’un bien, en vue d’un salaire,

  • un gabelou : un employé de la douane.

Les proushim virent cela et ils dirent à ses talmidim : Pourquoi votre Rabbi mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? (Matityahou 9 :11)

 

  • et fauteurs viennent : les gens de mauvaise vie ; plus précisément, cela fait référence aux Juifs simples et non instruits du peuple (en hébreu, les améi haaretz).

 

 

  • Ils se mettent à table avec Iéshoua‘ et ses adeptes : ils partagent le repas en compagnie du Rabbi et de ses talmidim.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Une particularité du Judaïsme ‘Hassidique, dont Rabbi Yeshoua était adepte avant l’heure, réside dans le fait que certains grands Maîtres, comme le Baal Chem Tov, Rabbi Chnéour Zalman ou encore Rabbi Na’hman de Breslev, passaient beaucoup plus de temps que les autres Maîtres avec les gens simples du peuple. On peut parler ici d’un pêcheur, d’un boulange, d’un agriculteur, etc… En gros, tous les Juifs "simples" et non instruits du peuple (en hébreu, les améi haaretz) étaient des personnes très aimées de tous ces Tsadikim.  

 

Pour preuve, voici un témoignage du Likouté Moharan.

 

Le Tsadik entretient parfois avec les gens des conversations profanes, ce qui leur est très profitable car c'est précisément grâce à cela qu'il les lie à la connaissance, qui est la Torah, car il existe des gens qui sont très éloignés de la Torah, au point qu'il est impossible de les rapprocher au moyen des paroles de la Torah, à l'exception de propos de nature profane précisément, que le Tsadik revêt de Torah. C'est parfois aussi une bonne chose pour le Tsadik, lequel doit rendre plus vif son esprit et se régénérer grâce à cette conversation et par conséquent, il est très bénéfique pour cet homme de tenir une conversation courante avec le Tsadik, ce qui revitalise ce-dernier. (Torah n°81 du Likouté Moharan I)

C'est également la raison pour laquelle Rabbi Yeshoua de Natzeret passait du temps avec toutes ces personnes et d’ailleurs, c’est ce qui témoigne de la grandeur du Mashiah…

En effet, on doit rechercher le plus grand des Rabbis car plus l'homme est petit, plus il lui faut un grand Rabbi, qui aura une habilité telle qu'il pourra lui faire revêtir l'intellect suprême, c'est-à-dire la perception du Saint Béni soit-Il. Plus le malade est faible et plus il lui faut le plus grand des médecins. (Torah n°30 du Likouté Moharan I)

Et dans le même élan, le Baal Chem Tov nous enseigne que l'essentiel de la téchouva réside dans le fait de s’attacher aux grands Tsadikim. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)

 

COMMENTAIRE N°2

Pour mieux comprendre le comportement du Mashiah, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Avraham Ifra’h, un talmid de Rabbi Na’hman de Breslev.

Quelle est la grandeur d’un Maître ? Un Maître n’est pas un professeur d’université qui dirait à ses élèves :  Bonjour chers étudiants, voici la leçon numéro 1 : chapitre 1 : les fondements de… Merci de votre participation, au revoir.  Qui se préoccupe de savoir si vous avez le moral ? Si vous avez été absent ? Personne. Tels sont les affres de l’enseignement solaire : une connaissance sèche et superficielle, sans âme et sans esprit. Contrairement à l’enseignement solaire, l’enseignement lunaire transmet à chacun les notions qui lui sont adaptées, peu importe sa position… De même que la lune a cette faculté de pouvoir rayonner dans l’obscurité, l’enseignement lunaire a cette faculté de pouvoir éclairer les âmes dans leurs moments de doutes et de down.Le vrai Maître sait descendre jusqu’à son élève, lui fournir une connaissance adaptée à son intériorité et l’élever. Telle est la règle : tout le monde est demandeur d’infini et tout le monde a soif de spiritualité. Une plante n’aime-t-elle pas ses racines ? Dans la Torah 6 du Likouté Moharan, Rabbi Na’hman cite ce verset dans lequel Hashem enjoint à Moshé à se rendre chez son élève Yéhochoua. Le message d’Hashem est clair : les grands de ce monde doivent aller à la rencontre de leurs talmidim, c’est-à-dire s’adapter à leur niveau de compréhension afin de transmettre un message de Torah qui leur soit adapté. Telle est la force des grands de la génération : être capables d’appréhender les profondeurs de la Torah tout en gardant une capacité à s’adapter. C’est un immense cadeau qu’Hashem nous offre : grâce aux Tsadikim de la génération, nous sommes compris ! Plus d’excuse pour ne plus servir Hashem.... Rabbi Na’hman ne disait-il pas : De quoi avez-vous peur puisque je marche devant vous ?  De nos jours, la majorité des éloignés n’ont plus confiance dans les rabbins, ne s’y reconnaissent plus… Comment ce monsieur avec une barbe et un chapeau peut-il comprendre mon vécu, mes déceptions et mes rêves ? Alors, comment leur parler de Torah et les convaincre qu’il s’agit d’une lumière de vérité, si ces notions leur sont presque étrangères ? Il ne s’agit plus de lever le voile sur la Torah mais de percer les consciences… De quelle façon ? En ouvrant les cœurs. Comment ? En conviant la personne à un café autour d’une discussion sincère, authentique, amicale et aimante. En d’autres termes, pour un grand nombre d’entre nous, le emet de la Torah ne suffit pas, il faut désormais puiser dans la lumière du emet leamito, de la vérité plus profonde. (Rav Avraham Ifra’h)

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11.     Les Peroushîm voient et disent à ses adeptes : Pourquoi votre rabbi mange-t-il avec des gabelous et des fauteurs ? 

 

 

  • Les Peroushîm voient et disent à ses adeptes : aux talmidim du Mashiah. 

 

  • Pourquoi votre rabbi mange-t-il avec des gabelous et des fauteurs : avec les gens de mauvaise vie ?   

 

COMMENTAIRE N°1

 

La réponse est donnée par Rabbi Na’hman de Breslev.

 

Il arrive que les vrais Tsadikim parlent avec des gens dont le comportement est loin d’être parfait… Or, il faut savoir que le Tsadik élève son propre esprit pour l’unir à Hashem et par conséquent, l’esprit du méchant s’en trouve emmené vers D.ieu. Le vrai Tsadik parvient alors à faire se repentir les pires pécheurs, en contractant son esprit afin de descendre à leur niveau et en leur parlant avec une merveilleuse sagesse et une grande éloquence ; ainsi, il parvient à faire remonter toutes ces conversations vers le Saint Béni soit-Il. (…) Il transforme ces conversations [sur des sujets profanes] et en fait une parure dans laquelle, brille la lumière éclatante de la Torah. (…) Si le Tsadik commençait par parler immédiatement de Torah avec ce genre de personnes, il ne leur ferait absolument aucun bien ; au contraire, cela pourrait les rendre encore pire. Cela reviendrait à leur faire ingérer du poison, du fait de leur méchanceté et leur hérésie serait renforcée. La personne se trouve tellement loin de la Torah qu’il faut lui présenter d’une manière différente. (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12.     Iéshoua‘ entend et dit : Ceux qui sont forts n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui ont mal.

 

 

  • Iéshoua‘ entend et dit : étant de toute façon, le Rabbi.

 

 

  • Ceux qui sont forts n’ont pas besoin de médecin : étant donné qu’ils ont la Torah et qu’ils aiment Hashem ; dans un sens, pourquoi aurait-il besoin de moi ? En effet, si les bien portants sont en bonne santé, pourquoi aurait-il besoin d’un médecin ?

 

 

  • mais ceux qui ont mal : car plus l'homme est petit, plus il lui faut un grand Rabbi, qui aura une habilité telle qu'il pourra lui faire revêtir l'intellect suprême, c'est-à-dire la perception du Saint Béni soit-Il. Plus le malade est faible et plus il lui faut le plus grand des médecins. (Torah n°30 du Likouté Moharan I) Et dans le même élan, le Baal Chem Tov nous enseigne que l'essentiel de la téchouva réside dans le fait de s’attacher aux grands Tsadikim. (L’attachement au Tsadik véritable, Éditions Keren Rabbi Israël)

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13.     Et vous, allez apprendre ce qu’est : C’est la merci que je désire et non le sacrifice. Non, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des fauteurs. 

 

 

  • Et vous, allez apprendre ce qu’est : par mes enseignements.

 

 

  • C’est la merci que je désire et non le sacrifice : comme cela est enseigné par Hoshea HaNavi.

 

Car j'aime la piété et non les sacrifices et la connaissance de D.ieu plus que les holocaustes. (Hoshéa 6 :6)

 

 

  • Non, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des fauteurs : car il faut savoir que le Tsadik élève son propre esprit pour l’unir à Hashem et par conséquent, l’esprit du méchant s’en trouve emmené vers D.ieu. Le vrai Tsadik parvient alors à faire se repentir les pires pécheurs, en contractant son esprit afin de descendre à leur niveau et en leur parlant avec une merveilleuse sagesse et une grande éloquence ; ainsi, il parvient à faire remonter toutes ces conversations vers le Saint Béni soit-Il. (Torah n°91 du Likouté Moharan II)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre l’élévation par étapes, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Avraham Ifra’h.

Venez comme vous êtes ! Un peu d’hitbodedout, un peu de tsédaka, un peu de conscience, voilà la recette de l’avènement de la guéoula. (…) Comment les éloignés reviennent-ils vers Hashem ? Grâce aux petits efforts de personnes conscientes. Grâce à ces petites minutes de connexion à Hashem. Or, c’est sur ces petits pas qu’Hashem base son espoir pour hâter la venue du Mashiah. Vous n’avez pas le droit de dire : Je ne suis rien du tout, tout ceci est réservé aux Tsadikim. Cela s’appelle de la fausse modestie. Dès lors qu’un petit peu de conscience vous a été donnée, vous avez une mission : agir en fonction de cette conscience et si possible, diffuser ce message. Avoir de la conscience, c’est avoir été choisi. Un président de la République ose-t-il dire : Je ne sais pas quoi faire du pays ?  Non ! Car il a été élu… De la même façon, être élus par Hashem est une responsabilité et nous ne pouvons y déroger ; la conscience est une élection. Sachez que vous avez été choisis comme vous êtes : avec vos qualités et vos zones d’ombre… Ainsi, ne dites pas : Je n’ai pas le niveau. Faites à votre échelle. Laissez les remarques du mauvais penchant vous passer au-dessus. Laissez-les passer sous l’échelle. (Rav Avraham Ifra’h)  

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27.     Et de là Iéshoua‘ passe. Deux aveugles le suivent. Ils crient et disent : Matricie-nous, bèn David ! 

 

 

  • Et de là Iéshoua‘ passe. Deux aveugles le suivent : ces aveugles, ayant sans doute eu connaissance de Yeshoua et de ses œuvres, l’appellent afin qu’il puisse leur venir en aide…

 

 

  • Ils crient et disent : Matricie-nous : la plupart des autres versions traduisent ainsi : Aie pitié de nous, Fils de David !

 

 

  • bèn David : cette expression désigne le Mashiah dans le langage du peuple Juif, qui croyait aux prophéties du Tanakh annonçant la naissance d’un libérateur issu de la famille du grand Roi d’Israël : David HaMelekh.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comme on le sait et comme l’enseigne Rabbi Na’hman dans le ‘Hayé Moharan, Rabbi Yeshoua de Natzeret, incluait en lui, la dimension du Mashiah ben Yossef et du Mashiah ben David [deux venues pour deux dévoilements différents]. Dans ce cas précis, cette expression fait référence au second dévoilement de "ben David" du Mashiah mais il est mis en premier par Matityahou car il s’agit du but ultime de la révélation messianique.

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Yeshoua criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! (Matityahou 21 :9)

 

Plusieurs fois dans les Écrits Nazaréens, nous entendons également les foules s’écriaient "Hosanna au Fils de David" et effectivement pour la plupart des gens, cette expression n’est pas tellement importante mais celle-ci est pourtant, porteuse d’un sens extrêmement fort d’un point de vue Juif ! Le titre "Fils de David" figure dans les prophéties du Tanakh pour désigner le Mashiah promis.

 

Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles et j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. (…) Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. Nathan rapporta à David toutes ces paroles et toute cette vision. (2 Shmouel 7 :12-16)

 

Question simple, comment Yeshoua peut-il être le Mashiah et le "Fils de David" alors qu’ils n’ont pas du tout vécu à la même époque ? La réponse est très simple, il faut tout simplement comprendre que Yeshoua est l’accomplissement de la prophétie concernant le trône davidique ; c’était la pensée des Apôtres dont celle de Matityahou lorsqu’il a écrit : Généalogie du Mashiah Yeshoua, fils de David, fils d'Avraham. (Matityahou 1 :1). En effet, la généalogie donné dans l’Évangile de Matityahou nous prouve que les Apôtres croyaient clairement qu’Hashem avait enfanté Yeshoua comme Mashiah, en tant qu’humain, étant descendant direct de David HaMelekh au travers de Yossef.

 

Comme pouvons également le voir dans d’autres récits, Rabbi Yeshoua est également appelé "Seigneur, Fils de David" par des hommes et des femmes, cherchant la miséricorde divine ou la guérison, comme la femme dont la fille était tourmentée par un démon.

 

Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. (Matityahou 15 :22)

 

Note importante : la femme cananéenne n’est pas une Juive mais elle est ici, la représentation de toutes les nations, de tous les non-Juifs recevant la guérison par l’intermédiaire du Mashiah ben David.  

 

Le titre "ben David" qu’ils lui attribuent tous témoignent de leur foi en lui ; en l’appelant de cette façon, ces Juifs affirment qu’ils voient en Yeshoua, le Mashiah attendu par le Am Israël et comme nous pouvons le voir, cette reconnaissance leur apporte la pleine guérison !

 

D’ailleurs, lorsqu’ils entendaient le peuple appeler "fils de David" Yeshoua, certains religieux corrompus comprenaient également la signification de ce titre mais contrairement au peuple, ils étaient tellement aveuglés par leur orgueil, qu’ils ne pouvaient même pas reconnaître leur Roi en face d’eux... Quelle tristesse ! Alors, lorsqu’ils ont entendu le peuple acclamer Yeshoua comme Mashiah ben David, ils ont comploté de le faire périr… En effet, plus d’une fois, Rabbi Yeshoua allait être couronné comme le Melekh HaMashiah par le peuple mais les dirigeants de l’époque en ont décidé autrement ! 

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35.     Iéshoua‘ parcourt toutes les villes et les villages. Il enseigne dans leurs synagogues ; il clame l’annonce du royaume, il guérit toute maladie et toute infirmité.

 

 

  • Iéshoua‘ parcourt toutes les villes et les villages : du pays d’Israël.

 

 

  • Il enseigne dans leurs synagogues : comme Rabbi comme il est dit : Rabbi, nous savons que tu es un Docteur venu de D.ieu car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si D.ieu n'est avec lui. (Yohanan 3 :2)

 

 

  • il clame l’annonce du royaume : du grec "kerusso" …

 

Voici la définition du mot grec "kerusso" :

  • publier : rendre une annonce publique, la faire connaître officiellement ; de nos jours, cela peut être par voie d'affichage, d'impression, via internet, etc…

  • prêcher : annoncer la parole de D.ieu sous forme de sermon,

  • crier : pousser des cris sous l'effet d'un appel divin ou d'une sensation spirituelle intense,

  • proclamer ouvertement à la manière d'un héraut : dans les milieux grecs et romains, il s’agissait par exemple d’un messager chargé de porter les ordres du roi, de partager diverses annonces dans les assemblées et/ou de déclarer la guerre.

Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée [kerusso] dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matityahou 24 :14)

 

  • il guérit toute maladie et toute infirmité : le Mashiah ayant reçu tout pouvoir du Ciel et ayant également Rouah Hakodesh.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Le Rambam, au chap. 2 de l’Épître au Yémen, a écrit : les signes et les prodiges que le Mashiah accomplira seront la preuve de la vérité de son message et de sa lignée. Comme on peut le constater, dans l’Épître au Yémen du Rambam, l’apparition du Mashiah est décrite comme un événement totalement surnaturel : un homme inconnu se présentera et accomplira toutes sortes de prodiges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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36.     En voyant les foules, il est pris aux entrailles pour elles, parce qu’elles sont fatiguées, prostrées, comme des ovins sans berger.

 

 

  • En voyant les foules, il est pris aux entrailles pour elles : ému, rempli de compassion ; cette sensation est difficilement supportable pour le Tsadik.

 

 

  • parce qu’elles sont fatiguées, prostrées : dans l’idée qu’elles sont complétement abattues et courbées spirituellement.

 

 

  • comme des ovins sans berger : des brebis [d’un troupeau] sans berger.

 

COMMENTAIRE N°1

A l'âge de dix-sept ans, Yossef prenait soin du troupeau avec ses frères. Le garçon était en compagnie des fils de Bilha et de Zilpa, les femmes de son père (…) (Béréshit 1 :2)

Pourquoi la Torah précise-t-elle l’âge de Yossef ? La guématria du mot "tov" est 17 : ce mot veut dire "bon" en hébreu et ici, il est utilisé pour nous montrer combien Yossef était bon, totalement bon. C’est pour cela qu’il était avec les fils de Bilha et de Zilpa, les fils des servantes, représentant des familles de "moindre valeur" du Am Israël.

Yeshoua, comme Yossef, était contraint de descendre aux niveaux les plus bas, afin de rapprocher les âmes… Les brebis blessés et abattus suscitent la compassion chez le Mashiah, ils sont comme les enfants de Bilha et de Zilpa pour Yossef !

L’état de la génération a suscité la pitié et la bonté du Mashiah, lui-même n’a pas pu rester silencieux ! Combien est-ce pire de nos jours ? Yeshoua contient en lui, le concept du bon berger, le concept même du dirigeant de la génération tel qu’on la retrouve chez Yossef. En effet, le Tsadik qu’incarne Yeshoua, fait comprendre aux foules : tous doivent s’attacher aux paroles du Tsadik car l’élévation de leur service divin passe par lui.