CHAPITRE 7

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COMMENTAIRES 

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1.     Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés.

 

 

  • Ne jugez pas : négativement.

 

COMMENTAIRE N°1

Et cela peut être compris à la lumière de nos Sages : Ne juge pas ton ami jusqu’à ce que tu parviennes à sa place. Car sa place, au sens matériel, c’est-à-dire le milieu dans lequel il se trouve et son entourage, le conduit à fauter et par ailleurs, sa place au sens spirituel, c’est-à-dire la nature de son mauvais penchant, favorise la faute car son mauvais penchant brûle comme le four brûlant d’un boulanger dont la fréquence d’utilisation et l’intensité sont supérieures à celle d’un four ordinaire, comme il est écrit dans Hoshéa : Il brûle comme un feu flamboyant, etc… Le mauvais penchant n’est pas le même chez tout un chacun. Il y a celui dont le penchant est comme un feu flamboyant, passionné, ce qui n’est pas le cas chez un autre. Et comme l’ont dit nos Sages, de mémoire bénie, à propos d’A’her (Elicha ben Avouya) : Car il a connu ma gloire et s’est rebellé en connaissance de cause, sa faute est bien plus grande encore ! Aussi nos Sages ont-ils dit à propos des ignorants que les fautes délibérées leur sont comptées comme des fautes commises par inadvertance, puisqu’ils ne sont pas conscients de la gravité de la faute. Ce n’est pas comme la culpabilité de quiconque est proche de D.ieu, de sa Torah et de son service, sa culpabilité est bien plus grande que la culpabilité du kal chébekalim, le plus bas de ceux qui sont assis aux coins des rues, qui sont éloignés de D.ieu et de sa Torah. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 30) 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Néanmoins, malgré l’approche du Tanya, l’enseignement le plus adéquat pour obéir de façon parfaite aux ordres du Mashiah concernant le jugement trouvera son écho dans la Torah n°282 du Likouté Moharan, nommée Azamra, de Rabbi Na’hman de Breslev.

 

En effet, cette Torah extraordinaire traite de la façon de découvrir la vraie joie par la recherche des points positifs en nous, chez les autres et dans toutes les situations.

 

Il se peut qu'en commençant ton examen de conscience, tu aies l'impression de ne trouver aucun bien en toi. Tu te vois rempli de fautes et ainsi le mauvais penchant veut t'entraîner à la dépression et à la tristesse. Surtout, ne te démoralise pas ! Cherche jusqu'à ce que tu trouves en toi une parcelle de bien. En effet, comment se pourrait-il que tu n'aies pas accompli une seule mitsva ou fait du bien durant ta vie ? Si tu commences à examiner cette bonne action, tu pourrais aussi y trouver de nombreuses imperfections et un manque de pureté. Cependant, il n'est pas possible que cette mitsva ou cette bonne action ne comporte pas au moins une parcelle de bien ! Il doit sûrement exister un point positif ! Il faut continuer jusqu'à trouver un bon élément en toi même, ce qui t'aidera à récupérer ta vitalité originelle et accéder à la joie. En t'appliquant à découvrir en toi une autre parcelle de bien même attachée de défauts, extrais-en un autre point positif. Continue et collectionne les points positifs ! C'est ainsi que se composent les mélodies. La faculté de jugement est un outil très puissant au service de l'homme. Mal juger les autres peut détruire l'univers. Le problème est que la critique est aisée, beaucoup trop même ! On peut toujours trouver des fautes dans le comportement d'autrui. Nous devons savoir que chacun des mots que nous prononçons sur notre prochain constitue une forme de jugement sur lui mais aussi sur nous-mêmes. Recherchons le bien, seulement le bien. Il se peut que ce bien soit enseveli sous des couches d'écorces mais tout au fond, ce bien demeure intacte et pur car il émane de la divinité. Cessons de nous culpabiliser ou de passer notre temps à juger l'autre. Ayons confiance en nous. D.ieu n'est pas un tyran car même si on se trouve très éloigné de l'Eternel et que nous pensons transgresser à chaque instant sa volonté, sachons en revanche que chaque geste, même le plus infime, est fait pour nous élever de notre basse condition et nous rapprocher de D.ieu, est extrêmement précieux à ses yeux. (Rabbi Na’hman de Breslev, rapporté par les Éditions Keren Rabbi Israël).

 

Voilà ce qu'enseigne Rabbi Na'hman. Il l'a appliqué à lui-même en jugeant chacun avec indulgence, en se concentrant uniquement sur l'aspect positif de chacun. Il nous affirme que l'être le plus déchu apparemment, possède en lui-même une grandeur cachée, intacte et prête à s'épanouir, pour peu qu'on lui fasse confiance. Au lieu de briser les gens et de les affaiblir, montrons-leur combien ils sont forts et bons ! Disons-leur sans cesse combien D.ieu les aime : Courage ! Mon frère, mon ami. Tu peux y arriver ! D.ieu t’attend ; il t’aidera ! Il est déjà près de toi, en toi... Cherchons le bien, la parcelle de divinité qui réside en chacun et le monde sortira de sa déchéance !  La culpabilité, l'angoisse ronge et paralysent. On doit déployer tous les efforts pour être joyeux quoi qu'il arrive. (Rabbénou, Éditions Keren Rabbi Israël).

 

 

  • afin de ne pas être jugés : selon le principe de mida negued mida.

 

 

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2.     Oui, du jugement dont vous jugez vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, il sera mesuré pour vous.

 

 

  • Oui, du jugement dont vous jugez vous serez jugés : ainsi, il est extrêmement important de juger les autres favorablement [avoir du ayin hatov].  

COMMENTAIRE N°1

Il est important d’avoir un ayin hatov, un bon œil sur notre prochain afin qu’Hashem puisse également nous juger favorablement !  

En cas contraire, comme dit le Mashiah, on vous jugera du jugement négatif dont vous jugez et l'on vous mesurera avec la mesure négative dont vous mesurez.

De plus, selon les enseignements du Rav Avraham Ifra’h, "profitons" car voir le bien chez l’autre nous embelli ; cette méthode était celle de David HaMelekh lui-même...

Il est dit de David HaMelekh que celui-ci était beau et bienveillant. Or, Rabbi Na’hman enseigne que ces deux qualités, beauté et bienveillance, sont intimement liées. En effet, la beauté du Roi David provenait précisément de sa bienveillance ; être beau, c’est voir le bien chez l’autre ! On dit souvent que la beauté d’autrui réside dans le regard de celui qui le contemple mais Rabbi Na’hman va plus loin… En affirmant qu’être beau consiste à voir le bien chez mon prochain, Rabbénou enseigne que la beauté de l’autre ne "vit" pas au travers de notre regard mais c’est notre propre beauté qui est dissimulée chez l’autre. À nous de partir à sa quête en choisissant de voir le positif qui réside en lui. En d’autres termes, notre beauté ne nous est pas propre, elle n’est que le miroir des étincelles de bien chez autrui. Adieu les crèmes, les artifices et le fardeau des fards en tous genres… Pour être beau, il suffit de voir les points positifs chez nos pairs et ceux-ci nous éclairerons par ricochet. Rabbi Na’hman ajoute que chaque individu recèle un point positif, un point de lumière, unique et propre à son âme. Ce point positif est inconnu à nos yeux mais également aux siens. L’immense cadeau nous a été donné d’en connaître l’existence à défaut d’en connaître la nature ; s’efforcer de voir le bien chez autrui, c’est parvenir à esquisser la silhouette. (Rav Avraham Ifra’h)

 

  • de la mesure dont vous mesurez, il sera mesuré pour vous : selon le principe de mida kénégued mida [mesure pour mesure].

COMMENTAIRE N°2

Sachez que lorsque l’on juge quelqu’un défavorablement, on attire ce même jugement sur nous-mêmes. Le Baal Chem Tov explique que lorsque l’on veut juger d’en-haut la faute d’un homme, on le place dans une situation où il verra son ami faire cette même faute et on observe de quelle façon il jugera celui- ci. De la même façon qu’il jugera son prochain, on le jugera d’en haut sur cette faute : s’il l’a jugé avec rigueur, lui-même sera jugé avec rigueur et s’il l’a jugé favorablement, il sera jugé favorablement.

Il en ressort que les sentences que nous décrétons à l’égard des autres nous sont en fait destinées ! Même une simple phrase comme "c’est bien fait pour lui" attire un jugement défavorable pour nous.

Chacun de nos actes dans ce monde a une influence dans le monde d’en haut, si bien que lorsque nous jugeons une personne favorablement, nous serons jugés favorablement par le Tribunal céleste.

Il est écrit dans le Chémirat Halachone : Si son habitude était de juger favorablement, il sera jugé de la même façon, mais si son habitude était d’accuser ses semblables et de parler d’eux négativement, les anges aussi parleront de lui négativement. Il faut donc que l’homme soit vigilant sur ses pensées parce qu’au moment où il juge son ami, ses décrets peuvent se retourner contre lui. 

 

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7.     Demandez, il vous sera donné. Cherchez, vous trouverez. Frappez, il vous sera ouvert.

 

 

  • Demandez, il vous sera donné : cela fait référence à nos moments en hitbodedout, soit à nos prières de cœur à cœur entre nous et Hashem enseigné par le Mashiah (Matityahou 6 :6) et pleinement développé par Rabbi Na’hman de Breslev. À ce sujet, il est aussi dit : Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. (Matityahou 21 :22) ou encore : Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. (Yohanan 14 :13)

 

 

  • Cherchez, vous trouverez : comme il est écrit :  J'ai cherché l'Eternel et il m'a répondu. (Téhilim 34 :4) ou encore : Vous me chercherez et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. (Yrmeyahou 29 :13).

 

 

  • Frappez, il vous sera ouvert : cela fait référence aux notions de persévérance dans la téfila et dans la Avoda Hashem en général comme il est dit : Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance et priez pour tous les saints. (Ephésiens 6 :18) ou encore : Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière. (Romains 12 :12).

 

 

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8.     Oui, tout demandeur reçoit. Tout chercheur trouve. Au frappeur, il est ouvert.

 

 

  • Oui, tout demandeur reçoit : cela fait référence aux hommes ayant reçu la grâce d’avoir une relation personnelle avec Hashem par la hitbodedout. En effet, on ne peut qualifier de "demandeur" qu’un homme de foi et de prière.

 

 

  • Tout chercheur trouve : comme il est écrit : Je me laisserai trouver par vous, dit l'Éternel. (Yrmeyahou 29 :14)

 

 

  • Au frappeur, il est ouvert : en fait, lorsqu’Hashem ne nous exauce pas de façon rapide, demander, chercher et frapper représentent les trois degrés d’une progression dans l’action de prier ; ces termes marquent la persévérance et l’intensité croissante. À ce sujet, la finalité étant la victoire comme le précisera l’Apôtre Shaoul dans la Lettre aux Nazaréens de Rome : l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire. (Romains 5 :3-4)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici une parabole contenant les enseignements du Rav Shalom Arush sur ce sujet.

 

Zvika a eu deux fils. Un jour, il décida de leur donner une grosse somme d'argent. Il appela chacun d'eux et leur dit :  Viens, je veux te faire un cadeau spécial. Le fils intelligent se rendit chez son père car malgré un long périple, il savait que chaque pas le rapprochant de son père, le rapprochait de son cadeau. Il savait aussi à quel point son père serait heureux de lui offrir ce cadeau et voulait rendre son père heureux, plus qu'il ne voulait recevoir le cadeau. C’est ainsi que chaque pas augmentait son excitation. À l’inverse, son autre fils prit la route et se dit : Je roule et continue de rouler, cette route n'en finit plus et je ne sais même pas quand est-ce que je vais recevoir mon cadeau. Je ferais mieux de rentrer à la maison. En fait, ce n'est même pas sûr que mon père ne me donne ce cadeau. Et s'il voulait vraiment me le donner alors pourquoi ne me l’a-t-il pas envoyé ? Apparemment, il ne m'aime pas vraiment et ne veut rien me donner du tout ! Chaque moment de ce voyage le rend alors nerveux et frustré. Il finit par désespérer et rentrer chez lui en colère contre son père persuadé d’avoir été bluffé. Dans cette situation, le fils a, en plus d'avoir perdu le cadeau, chagriné son père de trois façons. Tout d'abord, le père se désola de ne pas pouvoir pu faire du bien à son fils car c'est tout ce qu'il voulait. Ensuite, il se désola que son fils eut des pensées aussi stupides et insultantes à son propos, lui, qui l'aime tant et enfin, il regretta l'état d'esprit de son enfant.

 

Certes cette parabole semble quelque peu singulière, car où peut-on trouver un fils aussi stupide ? Pourtant, ce fils insensé reflète l'attitude d'un grand nombre de personnes voir même malheureusement de la plupart des gens. Il est courant d'entendre des gens se plaindre d’avoir prié, de ne pas avoir été exaucés et de s’être sentis totalement brisés : Combien ai-je prié, pourquoi mes prières ne sont-elles pas exaucées ? Ces pensées en entrainant d'autres, telles que : Je ne mérite pas ! D.ieu ne m'aime pas ! D.ieu ne veut pas me donner ! Pourquoi ne me le donne-t-il pas maintenant ! etc… Et tout cela ne découle que d'un manque de foi. Pourquoi est-ce un manque de foi ? Après tout, il croit à la prière et croit que D.ieu peut le lui donner, la preuve en est : il prie durant des heures ! Alors, où est le manque de foi ici ?

 

Rabbi Na’hman enseigne à propos de ceux qui se sont opposés à lui : ils ne sont pas en désaccord avec moi car ils ne me connaissent pas du tout. Quand ils parlent de moi, ils peignent un être imaginaire mauvais et sont en désaccord avec lui. Je suis également d'accord pour dire que ce personnage devrait être contesté mais ce n'est pas moi. S'ils savaient qui j'étais vraiment, ils ne seraient pas en désaccord avec moi.  Il en est ainsi en ce qui concerne la foi. Croire en D.ieu, signifie croire aux vertus de D.ieu. Imaginer un être, qui agit par colère ou haine, ce n'est pas la foi en D.ieu, c'est une mauvaise et fausse croyance. C'est croire en un autre Dieu. Le fils qui s'est découragé a d'abord eu de fausses pensées à propos de son père, qui l'ont conduit à la colère contre lui puis à la frustration et au découragement et ont fini par le faire rentrer chez lui triste, le faisant ainsi tout perdre.

 

Il est très important de savoir que croire en D.ieu signifie croire que D.ieu vous aime, veut vous donner et regrette de ne pas vous avoir encore pu vous exaucer. Si vous croyez en cela, vous comprenez que vos prières expriment la volonté de D.ieu car toute sa volonté est de vous combler. Vos prières permettent d'atteindre D.ieu et dans une certaine mesure, d'aider le Créateur à réaliser sa volonté et d'œuvrer pour vous. Ayez la foi en votre Créateur qui veut vous exaucer, priez pour permettre à Hashem, le Créateur de vous faire du bien. C’est cela une prière pour D.ieu et non pour vous-même.  Et si vous êtes fermes dans cette croyance, aucun doute ni pensée ne pourront vous faire fléchir. Cette attitude positive et gagnante permettra à chaque prière d'atteindre son but car cette progression vous permettra d'acquérir de plus en plus d'outils. Quand il sera clair pour vous que votre père veut vous offrir un cadeau, vous pourrez "prendre la route" des jours et des années sans jamais vous arrêter.

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Y a-t-il parmi vous un homme auquel son fils demande du pain, et qui lui donne une pierre ?

 

 

  • Y a-t-il parmi vous un homme auquel son fils demande du pain : une bonne chose.

 

 

  • et qui lui donne une pierre : une mauvaise. Or, si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il (…) à ceux qui le lui demandent. (Loucas 11 :13).

 

 

 

 

 

 

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10.     Et s’il lui demande un poisson, va-t-il lui donner un serpent ?

 

 

  • Et s’il lui demande un poisson : un véritable besoin.

 

 

  • va-t-il lui donner un serpent : croyons-nous réellement qu’Hashem ne désire pas nous combler de bienfaits ? Pire encore, qu’Hashem dans sa miséricorde, voudrait éventuellement nous faire du mal en nous donnant un serpent au lieu d’une bonne chose !

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Shalom Arush pour mieux comprendre les paroles du Mashiah.

 

Si vous n'êtes pas convaincu que D.ieu vous aime et que vous le soupçonnez réellement de vous haïr, de vous repousser ou de refuser de vous ouvrir la porte dans la prière sur n’importe quel sujet, vous n'avez pas la vraie foi… En réalité, vous croyez en un D.ieu imaginaire que vous avez créé et vous priez ce D.ieu inventé. De plus, il faut savoir que deux autres problèmes vont s’ajouter à cela : un, vos prières deviendront des griefs et des réclamations contre D.ieu car vous allez vous demandez pourquoi vous refuse-t-il ce que vous voulez. Vous allez être en guerre et vous vous disputerez avec D.ieu. Or, ceci vous déconnectera car la vraie prière est une connexion avec D.ieu, une liaison entre votre volonté et la sienne. Deuxième problème : chacune de vos prières "décourageantes" ne feront que renforcer votre "conviction" que D.ieu vous hait réellement car vous avez fait beaucoup de prières sans avoir été exaucé et alors chaque prière vous frustrera davantage. Or, il est clair que tôt ou tard vous quitterez la voie de la prière et qui sait où vous conduiront ces conclusions erronées… Il est très important de savoir que croire en D.ieu signifie croire que D.ieu vous aime, veut vous donner et regrette de ne pas vous avoir encore pu vous exaucer. Par conséquent, sans une foi totale que D.ieu vous aime et veut vous donner, votre foi est défaillante et vos prières et remerciements sont inefficaces. Le pouvoir de la prière et des remerciements réside dans l'intensité de la foi. Chers amis, il est temps d'avoir la conviction profonde et absolue que D.ieu aime chacun d’entre nous, d'un amour total, à chaque instant de notre vie. C'est la base de la foi et de la prière pour vivre une vie heureuse et réussie ! (Rav Shalom Arush)

 

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15.     Gardez-vous des faux inspirés ! Ils viennent vers vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.

 

 

  • Gardez-vous des faux inspirés : des faux Prophètes.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comment reconnaître un vrai Prophète ? Il faut qu’il se comporte comme un grand Tsadik, qu’il soit irréprochable à tous les niveaux et qu’il ait un comportement qui correspond à la Torah en tous points. Ensuite on l’examine plusieurs fois ; ce n’est pas en une fois qu’il est déclaré mais au contraire, il doit plusieurs fois annoncer des choses futures tout à fait irrationnelles et à chaque fois, il aura raison. (Rav Ron Chaya) 

 

 

  • Ils viennent vers vous en vêtements de brebis : avec un langage de paix, d’amour, etc…

 

 

  • mais au-dedans ce sont des loups voraces : dans leur cœur, ils sont remplis d’orgueil, de jalousie, de haine, de convoitise, etc… Il faut être extrêmement vigilant surtout dans notre génération !

 

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25.     La pluie descend, les torrents viennent, les vents soufflent et tombent sur cette maison. Elle ne tombe pas : oui, elle est fondée sur le roc.

 

 

  • La pluie descend, les torrents viennent, les vents soufflent : cela fait référence aux épreuves.

 

 

  • et tombent sur cette maison : les épreuves arrivent dans nos vies.

 

 

  • Elle ne tombe pas : oui, elle est fondée sur le roc : le roc, c’est la conscience qu’Hashem dirige toutes choses et que nos vies sont entre ses bonnes mains et dans celles du Tsadik. Ainsi, nous gardons fermement sa parole et attendons notre délivrance !

 

COMMENTAIRE N°1

Connaissez-vous la fable de la Fontaine intitulée : le chêne et le roseau ? Cette illustre fable provient d’un passage de la Guémara. Elle fait l’éloge de cette faculté de l’homme à pouvoir se plier, faire preuve de souplesse et d’adaptabilité. Parfois, nous devons nous plier face à des circonstances, bien que cela nous soit désagréable et parfois, nous sommes même cassés. Or, rien, absolument rien, ne doit et ne peut nous briser ! Toutes ces épreuves sont gérées par la providence et n’ont uniquement pour but que de sortir les étincelles de bien dispersées dans l’obscurité ; à l’homme de prier afin d’hâter sa délivrance. Il n’y a rien de plus entier qu’un cœur brisé ! Si vos branches se plient, sachez que vos racines demeurent fortes et stables. Rien ne peut vous briser dans votre intériorité et dans votre essence. Un jour viendra et vous rirez de toutes ces pérégrinations, parfois même absurdes ! Ce sera alors comme une sorte de dénouement de caméra cachée ! Restez attachés, restez forts car vous l’êtes ! (Rav Avraham Ifra’h)