CHAPITRE 28

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COMMENTAIRES 

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13.     et disent : Dites : Ses adeptes sont venus de nuit ; ils l’ont dérobé tandis que nous dormions. 

 

 

  • et disent : Dites : Ses adeptes : cela fait référence aux Apôtres.

 

 

  • sont venus de nuit ; ils l’ont dérobé tandis que nous dormions : les dirigeants du Am Israël souhaitaient cacher au plus grand nombre, la résurrection du Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Le Midrash Rabah au chap. 93 rapporte la discussion "animée" ayant pris place entre Yéhouda et Yossef dans le Sefer Béréshit : Yéhouda se mit à rugir et à faire trembler l’Égypte, le sang coulait de ses yeux et les poils de son torse traversèrent ses vêtements. Yossef, de son côté, frappa de ses pieds l'estrade de pierre sur laquelle il se trouvait et la réduisit en poussière, tandis que son fils Ménaché fit trembler tout le palais. Bien qu’il s’agisse certainement d’images allusives détenant multiples secrets, nous allons l'expliquer en lien avec le Mashiah [Yossef] et le peuple Juif [Yéhouda]. En effet, comme cela est bien connu dans les milieux Nazaréens, toute l'histoire de Yossef trouve son parallèle avec celle de Yeshoua. Ainsi, contrairement aux faux messies, Yeshoua n'a jamais été oublié durant les 2000 ans d'exil, et est toujours présent dans ce monde. Pourquoi ? Tout simplement car il est le "fils de Yaakov" vendu à tort aux nations [égyptiennes] et possède la même puissance spirituelle que ses frères, les Maîtres d'Israël. De plus, ses talmidim, symbolisés par Ménaché ici, possèdent également cette force de Torah tout comme les autres Israélites. Néanmoins, comme on peut le constater, il y a un conflit entre Yeshoua d'un côté et ses frères de l'autre durant l'exil, et de même que Yossef se dévoila à ses frères, de même Yeshoua se dévoilera à la fin de l’histoire et la famille sera réunie au complet.

 

COMMENTAIRE N°2

Voici le témoignage du Rav Yéhouda Aryeh miModena sur les mensonges Juifs concernant Yeshoua, il est intéressant de s’en inspirer pour mieux comprendre la "haine" Juive contre le Mashiah.

J’ai lu un récit, qui circule et qui se trouve en la possession d’un individu de notre peuple, qui relate les péchés de jeunesse de Yeshu [Jésus] et ceux qu’il a fait dans sa vie, comment est-ce qu’il a fait pour accomplir des miracles, jusqu’au jour de sa mort, etc… Il est clair que le tout n’est qu’un mensonge, qui a été composé par un homme qui s’est opposé à lui et dont l’intention était de le diffamer. Ce récit est une honte pour tout enfant d’Israël qui y croit pour n’importe quelle raison. (Maguen Vaherev du Rav Yéhouda Aryeh miModena 3)

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15.     Ils prennent l’argent et font comme il leur avait été enseigné. Cette parole s’est répandue chez les Iehoudîm jusqu’à ce jour. 

 

 

  • Ils prennent l’argent et font comme il leur avait été enseigné : et tout comme les frères de Yossef s'associèrent avec la Shekhina pour lier que le Tsadik était mort comme Rachi nous l’a enseigné ainsi qu’il est dit : Et pourquoi le Saint Béni soit-Il n’a-t-il pas divulgué à Yaakov que Yossef était toujours en vie ? Parce que ses frères avaient maudit et voué à l’anathème quiconque le révélerait, et ils y avaient associé le Saint Béni soit-Il. (Rachi sur Béréshit 37 :33) ; ces quelques chefs du Sanhédrin s'associèrent selon une interprétation Nazaréenne, avec la Shekhina pour lier la vérité que le Tsadik et Mashiah Yeshoua, était bel et bien mort…

 

 

  • Cette parole s’est répandue chez les Iehoudîm jusqu’à ce jour : tout comme le bruit pour Yossef a couru durant vingt-deux ans, de même le bruit pour Yeshoua court depuis le début de l’exil d’Edom ; la révélation messianique finale s’effectuera au moment de la parousie.   

 

COMMENTAIRE N°1

À la lumière de ces explications, on peut donc dire que les Juifs qui repoussent jusqu'à ce jour l'identité du Mashiah ne seront pas forcément comptés comme "menteurs" aux yeux d’Hashem car en vérité, Yeshoua doit être dissimulé à leurs yeux (2 Corinthiens 3 :14) tout le temps de l'exil ; c'est aussi le secret de l'afikomân du seder de Pessah dont la partie cachée est appelée tsafoune, et il est enseigné à ce sujet que le Mashiah se trouve au nord, tsafoun en hébreu. (Bamidbar Rabah 13 :2) et tout cela, de la même manière que Yossef, qui fut dissimulé à ses frères durant un temps.

Comment les plus grandes sommités d'Israël durant ces 2000 ans n’ont pas pu voir ce que les petits du peuple comme nous, pouvons ? Car la majorité d'Israël est toujours voilé, en ce qui concerne l'identité du Roi Messie et tout cela à cause de la minorité religieuse du Sanhédrin à l'époque de Yeshoua, vendue à Rome et qui a lié, sur la terre et donc dans les Cieux, un mensonge sur Yeshoua et c’est le secret contenue dans ces versets : Ils prirent alors la tunique de Yossef et, ayant tué un bouc, ils plongèrent la tunique dans le sang. Ils envoyèrent à leur père la tunique de plusieurs couleurs, en lui faisant dire : Voici ce que nous avons trouvé ! Reconnais si c'est la tunique de ton fils, ou non. (Béréshit 37 :31-32)

Par conséquent, puisqu'il semble que les choses ne soient pas forcément claires dans l'esprit de quelques-uns, accepter la Torah Orale d'origine divine, qu'ont transmis les Sages n'implique aucunement d'adhérer également à leurs interprétations théologiques notamment en lien avec le Mashiah ou même sur Yeshoua lui-même, qui proviennent de leur propre jugement humain et non de la tradition dont ils sont les dépositaires. De plus, il est bien dit au nom du Roi Shlomo dans Mishlei : Prête l'oreille au discours des Sages et soit attentif à ma connaissance, il n'est pas dit à "leur" connaissance mais à "ma" connaissance. Ainsi, en tant qu'adeptes du mouvement Nazaréen, il nous faut appliquer ce principe même sur les plus grands Maîtres afin de se dissocier entièrement de leur rejet du Mashiah Yeshoua, et ce quelle qu'en soit la raison…

En résumé, la chose principale à rejeter, ce sont bien évidemment les paroles de nos Maîtres contre Yeshoua. En fait, il convient de rappeler que de grands Maîtres ainsi que leurs talmidim, comme le mouvement Breslev se sont fait littéralement "démonter" par tous les autres Maîtres de leur génération : les talmidim exclus des synagogues, les interdits de mariages, les interdits de leur louer des maisons, les mensonges sur leur kasherout, etc… Dans ce cas précis, la seule différence, c'est que le mouvement Nazaréen contrairement au mouvement Breslev, s'est malheureusement fait récupérer par les non-Juifs depuis 2000 ans et que sa lumière, au lieu de s'épanouir au sein d'Israël, s’est plus ou moins "épanouie" dans un environnement païen depuis tout ce temps… De plus, comme cela est enseigné dans les milieux ‘hassidiques, une notion de "voile" existe en Israël par rapport au Tsadik. Par exemple, Rabbi Na’hman a affirmé que sans le Satan qui aveuglait les autres Maîtres sur sa lumière, cela ferait longtemps que la délivrance finale aurait eu lieu... En soi, l'argument utilisé par certains, soit celui des Maîtres d’Israël ayant refusé Yeshoua ne tient plus du tout car entre ces notions Breslev et la récupération par les non-Juifs, tout s'explique sans compter l'histoire de Yossef dans la Torah qui est tout un parallèle extraordinaire.

Et toujours développé par la Hassidout, il est bien précisé que chaque grand Tsadik "fondement du monde" a toujours eu pour opposition les autres Tsadikim de la génération. En effet, Moshé a eu contre lui Kora’h et plus de 250 géants de sa génération, sans compter les 10 explorateurs, de véritables Tsadikim également. Il sera également intéressant de préciser aussi que seulement 4/5ème des Juifs dont des Tsadikim dans le lot, sont mort lors de la plaie des ténèbres car ils ne croyaient pas tout simplement en la délivrance de Moshé. Dans le même élan, les plus grands ennemis de David ont été dans le Sanhédrin lui-même, A'hitofel et Doeg, deux géants de la Torah, qui ont même perdu leur part dans le Olam Haba et pourtant, ils étaient bien des Tsadikim dans leurs générations. Nous n’allons pas non oublier le Roi Shaoul qui est considéré selon certaines sources dans le Judaïsme comme étant l’homme le plus pudique de tous les temps. Et qu’a-t-il fait ? Il n’a eu, malheureusement, de cesse que de persécuter David. Comme nous l’avons déjà vu, les dix frères de Yossef HaTsadik qui l'ont également vendu et pourtant nous parlons tout de même des fils de Yaakov Avinou donc d’un niveau spirituel d’un tout autre calibre que le Rambam, le Gaon de Vilna, etc… De même, Rabbi Akiva dont le niveau est comparé à celui de Moshé lui-même, s'est trompé sur Bar Korba en le prenant pour le Mashiah, etc…

En conclusion, il nous faut bien évidemment obéir "à ceux assis dans la chair de Moshé" pour la halakha, comme nous l’a enseigné Yeshoua (Matityahou 2 :2-3) mais si un Maître, fusse-t-il le géant de la génération, dénigre notre Mashiah, nous n’avons absolument aucune obligation de l'écouter ou de le suivre, en vertu de tout ce qui a été dit précédemment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Allez donc faire des adeptes parmi tous les goîm. Immergez-les au nom du père, du fils et du souffle sacré. 

 

 

  • Allez donc faire des adeptes parmi tous les goîm : parmi les non-Juifs, afin qu’ils puissent me connaître et vivre selon les lois de la Torah [via une conversion authentique]. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Bien qu’il ne s’agisse pas des lois noa’hides dans ce contexte, il sera intéressant de rapporter l’avis d’un grand Gaon d’Israël pour avoir reconnu la bénédiction et le bienfait de l’enseignement de Yeshoua envers les nations.

 

Un dicton qui m’est habituel de dire, est que le Nazaréen a amené une double bonté dans le monde : d’une part, il a renforcé la Torah de Moshé de manière majestueuse, comme mentionné plus tôt et pas un de nos Sages n’a déclaré avec autant d’énergie sur l’immutabilité de la Torah. Et d’une autre part, il a fait beaucoup de bien pour les non-Juifs en les débarrassant de l’idolâtrie et en ôtant les images du milieu d’elles, il les a obligés à suivre les sept commandements afin qu’ils ne soient pas comme comparables aux bêtes des champs. Il leur donna également des voies d’éthique et à ce propos, il était bien plus strict que la Torah de Moshé, comme cela est bien connu. Ceci était le plus approprié, puisque c’est la manière correcte d’acquérir les pratiques éthiques, comme le Rambam l’a mentionné. (Rabbi Yaakov Emden)

 

Vous, membres de la foi chrétienne, combien il vous serait bon et agréable d’observer ce qui vous a été commandé par vos premiers enseignants ; combien magnifique sera votre portion si vous aidez les Juifs dans l’observance de leur Torah. Vous recevrez véritablement une récompense comme si vous l’aviez vous-mêmes observée car celui qui aide les autres à observer les mitsvot est plus grand que celui qui les observe mais qui n’aide pas les autres à les mettre en pratique, et ceci même si vous n’observez que les sept commandements…Le non-Juif qui n’observe pas les 613 commandements mais qui soutient leur observance, est considéré parmi ceux qui sont bénis. (Seder Olam Rabah Vézouta, Rabbi Yaakov Emdem)

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Évangéliser est-il un concept Juif ? Dans cette étude, le terme "évangéliser" sera volontairement utilisé pour faire référence au fait de rapprocher les âmes vers le Judaïsme ; bien qu’en réalité, il est une consonnance "chrétienne" de nos jours… 

Quant à Yaakov, il s'installa dans le pays de Canaan, là où son père avait séjourné. Voici la lignée de Yaakov. A l'âge de 17 ans, Yossef prenait soin du troupeau avec ses frères. Le garçon était en compagnie des fils de Bilha et de Zilpa, les femmes de son père (…) (Béréshit 1 :1-2)

En lien avec ce verset, les Maîtres d’Israël nous ont enseigné : Yaakov convertissait les gens au Judaïsme. En hébreu, Hashem a utilisé l’expression "mégouré aviv" car Yaakov convertissait les étrangers et comment le sait-on ? Par les mots [convertir] "légayer" et "mégouré" car ils ont la même consonance. Ainsi, le principe de conduire les étrangers vers Hashem, le D.ieu d’Israël est toraïque. Certes, au sens propre du terme, Yaakov n’évangélisait pas… Il annonçait la Bonne Nouvelle, telle qu’elle devait être prêchée au temps des patriarches : c’était celle du monothéisme Juif. De nos jours, nous annonçons la Bonne Nouvelle du Mashiah ; les temps étaient différents, les annonces étaient différentes mais le principe même de rapprocher les étrangers sont, néanmoins, communs.

L’évangélisation n’est donc pas un concept chrétien, l’évangélisation [toujours dans l’idée de rapprocher les étrangers du Judaïsme] est un concept Juif.

Quel missionnaire chrétien ! Non, car comme précisé, Yaakov conduisait les âmes vers Hashem : le vrai D.ieu d’Israël. Yeshoua, comme le patriarche, n’avait pas d’autres motivations… Yeshoua n’a pas voulue créer une secte, appelée le catholicisme ou le christianisme par cette parole. Au contraire, le seul but était, comme le patriarche, de conduire les nations, les étrangers sous l’autorité de la Torah.

Yaakov convertissait les âmes par la sagesse. Il amoindrissait les fautes de tous les hommes et guérissait les malades les plus atteints. Yossef HaTsadik était également zélé pour suivre ce chemin car Yaakov lui avait transmis toute la sagesse nécessaire. De plus, comment la Torah conclut-elle le verset ? "La lignée de Yaakov : Yossef" … Comment est-ce possible ? Yossef n’était pourtant pas l’aîné, le fils aîné étant Réouven. La Torah aurait dû dire : "la lignée de Yaakov : Réouven" … En réalité, Yossef a suivi la lignée spirituelle héréditaire de Yaakov : il convertissait et rapprochait les âmes égarées tout comme son père. (Likouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev sur Béréshit 1 :1-2)

Et qui est Yossef ? Le Mashiah Yeshoua lui-même ! En effet, Yossef est appelé "Yossef HaTsadik" (Yossef le Juste) et comment le Mashiah est-il appelé par les Apôtres ? Yeshoua HaTsadik… Poursuivons alors la pensée : "la lignée de Yaakov : Yeshoua" : en réalité, Yeshoua voulait également suivre la lignée spirituelle héréditaire de Yaakov : il convertissait et rapprochait les âmes égarées [les étrangers/les nations].

Mes petits-enfants, je vous écris cela afin que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un a péché, nous avons un défenseur auprès du Père, Yeshoua HaTsadik, le Mashiah. (1 Yochanan 2 :1) 

Point important : les âmes égarées sont celles des non-Juifs et non celles des Juifs ! Merci d’arrêter de vouloir convertir les Juifs et de faire d’eux des chrétiens, ce n’était pas le message de Yeshoua !

Allez, faites de toutes les nations des talmidim (…) (Matityahou 28 : 19) 

Tous les peuples de la terre se souviendront de l'Eternel et se tourneront vers lui, toutes les familles des nations se prosterneront devant toi, car c'est à l'Eternel qu'appartient le règne : il domine sur les nations. (Téhilim 22 :28-29)

 

 

  • Immergez-les au nom du père, du fils et du souffle sacré : cette formule idolâtre trinitaire devrait être supprimée des Écrits Nazaréens car elle n'est pas originale selon les plus anciens manuscrits, elle daterait du IIème siècle. Eusèbe de Césarée, un des pères de l’église catholique, ne la cite pas lorsqu’il rapporte ce passage et de plus, elle est absente de la version syriaque…

 

COMMENTAIRE N°3

 

Eusèbe de Césarée, surnommé le père de l'histoire chrétienne ecclésiastique, fut un auteur prolifique qui vécut aux environs de 265 à 340 de notre ère. L'un de ses ouvrages les plus reconnus est son Histoire Ecclésiastique, un récit qui relate l'histoire de l'église de ses débuts apostoliques jusqu'à une période qui est la sienne.  Il s'agit encore aujourd'hui de la principale référence concernant l'histoire de l'église sur cette période. Eusèbe cite de nombreux versets bibliques dans ses écrits, notamment celui de Matthieu 28 :19. Or, chose étonnante, il ne cite jamais ce verset tel qu'il apparaît dans nos versions contemporaines, il termine le verset par les mots suivants "en mon nom" et non par la formule trinitaire. L’exemple pourra être retrouvée dans le Livre III de son Histoire Ecclésiastique au chap. 5 section 2 décrivant la persécution des leaders Juifs à l'encontre de l'église apostolique.

Le reste des Apôtres fut aussi l'objet de mille machinations dans le but de les mettre à mort. Chassés de la Judée, ils entreprirent d'aller dans toutes les nations, pour enseigner et prêcher avec la puissance du Christ qui leur avait dit : Allez enseignez toutes les nations en mon nom. (Eusèbe de Césarée, traduction d’Émile Grapin, 1905).

De nouveau, Eusèbe cite Matthieu 28 :19 de la même manière dans son ouvrage : Harangue à la louange de l'Empereur Constantin.

Quel Roi ou quel Prince, quel Philosophe, ou quel Législateur, quel Prophète, soit grec ou barbare, a jamais acquis un si absolu pouvoir et une si haute réputation, que de faire publier ses louanges durant la vie, par la bouche de tous les peuples ? Notre Sauveur a sans doute eu seul cet avantage, lors qu'après avoir vaincu la mort, il a dit à ses disciples : Allez enseigner toutes les nations en mon nom. (Eusèbe de Césarée, traduction de Louis Cousin, 1686 ; Chapitre 16 section 8).

Ainsi, cela laisse à penser que la formule baptismale trinitaire ne se trouve pas dans le manuscrit original, tel qu'il fut écrit par Matityahou [en hébreu]. Eusèbe qui se trouvait au concile de Nicée et qui était impliqué dans le débat qui visant à déterminer si le Christ était D.ieu ou une créature de D.ieu n'a jamais fait usage de la formule trinitaire mais à toujours cité le passage avec les mots suivants : en mon nom. Certainement, cette formule trinitaire aurait été utilisé dans le débat par Eusèbe si elle avait effectivement existée ! Or, il semble évident que les manuscrits les plus anciens contenaient ce verset tel que l'utilise Eusèbe et que la formule baptismale que l'on connaît maintenant, fut ajoutée afin de refléter la compréhension qu'avaient de D.ieu, les trinitaires…

De plus, en soi dans les Écrits Nazaréens, tous les récits d’immersion [de baptême] montrent bien que les nouveaux immergés l'étaient tous, au nom du Seigneur Yeshoua, ce qui corrobore les citations faites par Eusèbe de Matthieu 28 :19. Ainsi, le seul nom du Mashiah, avec tout ce qu'il représente est l'élément par lequel les premiers Nazaréens étaient immergés. 

Kéfa leur dit : Repentez-vous et que chacun de vous soit immergé au nom du Mashiah Yeshoua, pour le pardon de vos péchés et vous recevrez le don du Rouah Hakodesh. (Actes 2 :38)

Il avaient seulement été immergés au nom du Seigneur Yeshoua. (Actes 8 :16)

Et il ordonna qu'ils fussent immergés au nom du Seigneur. (Actes 10 :48)

Sur ces paroles, ils furent immergés au nom du Seigneur Yeshoua. (Actes 19 :5)

À la lumière des autres passages concernant les immersions Nazaréennes, il est évident que le Mashiah ait demandé que l’immersion se fasse en son nom, et c'est ce que fit la Kéhila originelle.

Or, certains objectent malgré tout, qu’il était réellement fait mention du Père, du Fils et du Saint-Esprit dans le manuscrit original ; néanmoins, même si nous l’admettions, cela ne suffit pas à justifier la doctrine trinitaire… La doctrine de la trinité affirme que le Père, le Fils et le Saint-Esprit forment tous ensemble un seul Dieu [en trois personnes] et ce verset [certainement rajoutée] dans sa version, fait référence aux trois mais ne fait nullement allusion au fait qu'ils forment un D.ieu. Si dans ce verset sont mentionnés D.ieu le Père, le Seigneur Yeshoua et la puissance du Rouah Hakodesh, il est évident que les trois ne forment ainsi pas un seul Dieu, il n'y a aucun passage biblique qui permette d'affirmer que Diu ait ou soit trois personnes, trois agents, trois êtres, trois dieux, trois esprits, trois substances, trois modes, trois fonctions, trois divinités, trois esprits infinis, trois "quoi que ce soit" d'une quelconque façon.  De plus, tout ceci contredit les Écritures dans lesquelles, il est affirmé que le peuple d’Israël ont tous été immergés en Moshé [le Tsadik de la génération de la sortie d’Égypte]. (1 Corinthiens 10 :2).

Ignorez-vous que nous tous qui avons été immergés dans le Mashiah Yeshoua, c'est en sa mort que nous avons été immergés ? (Romains 6 :3)

Vous tous, qui avez été immergés dans le Mashiah, vous avez revêtu du Mashiah. (Galates 3 :27)

Quoiqu'il en soit, il serait étrange que le Mashiah ait introduit l'idée d'une trinité dans l'avant-dernier verset du Livre de Matityahou, et ceci sans qu'il n'en ait jamais été fait mention auparavant…

En revanche, il serait intéressant de souligner que l’association des trois éléments "Hashem-Tsadik-Shekhina/Rouah Hakodesh" n’étant pas forcément répandu dans le Judaïsme, est bien pourtant répertorié dans la tradition Juive. Comme cela est écrit dans le Sidour de Rabbénou, avant chacune des mitsvot comme le talith gadol, les tefillin ou autres ; certains Breslevers s’attachent à Hashem par cette formule : Au nom de l’unicité entre le Saint Béni soit-Il et sa Shekhina, je m’attache par tel mitsva, tel prière, etc… à tous les Tsadikim et en particulier à Rabbi Na’hman de Breslev" … Or, comme on le sait, de toute évidence, les Breslevers ne sont pas trinitaires mais on peut souligner l’association de trois éléments : Hashem, le Tsadik et la Shekhina facilement assimilable à la Rouah Hakodesh ; bien que la formule dite trinitaire soit certainement un rajout dans Matityahou, il est fort probable qu’il y avait parmi les Nazaréens, une volonté réelle d’associer la puissance du Mashiah Yeshoua et son Esprit, à Hashem : l’unité [et non la divinité] entre les trois ne pouvant être de toute façon remise en question. (Yohanan 15 :26). Ces propos viennent largement confirmer les paroles du Baal HaTourim, lequel a déclaré que selon la guématria, l’Esprit de D.ieu dans le Sefer Béréshit était celui du Mashiah. Je ne comprends pas, Esprit de D.ieu ou Esprit du Mashiah ? Comme on le sait, le Baal HaTourim n’était pas trinitaire et pourtant, il fait apparaître le lien entre D.ieu, son Esprit et le Mashiah. De plus, dans les lamentations du Tikoun ‘Hatsot, il est aussi intéressant de remarquer que nos Maîtres font parler directement la Shekhina [plaintive] et non Hashem, et au Rabbi Moshé Alchikh de parler en notre nom : par le mérite de tes Tsadikim, pardonne-nous ! Dans cette lamentation, trois acteurs sont ainsi de nouveau présents : Hashem, le mérite des Tsadikim et la Shekhina. La trinité est chrétienne, c’est évident mais malgré tout, l’association des trois éléments précédemment cités, est pourtant Juive et surtout, actuelle !  Les chrétiens ont simplement dogmatisé cette association et l’ont transformé en monstruosité idolâtre. En soi, toujours sans parler de déité entre les trois acteurs, les Nazaréens sont bien regroupés sous l’influence du D.ieu un (Devarim 6 :4) et unique, du Mashiah et Tsadik et en association totale avec la Shekhina/Rouah Hakodesh. (Actes 2).  

En complément de toutes ces infirmations, voici plusieurs autres commentaires.

La base de la profession de foi dans le cadre de la cérémonie du baptême a pris forme au cours des deuxième et troisième siècles. Pour ce qui est le lieu d'origine du texte de Matthieu 28 :19, cela est venu de la ville de Rome. (Benoit XVI, Introduction to Christianity, p. 31)

Dans toutes les versions existantes ce texte est selon la croyance de la doctrine trinitaire mais il serait bon également de savoir que les meilleurs manuscrits, que ce soit du vieux latin ou de la version syriaque, ce passage est absent. Dans tous les plus vieux manuscrits les pages qui contiennent la fin du chapitre de Matthieu comme nous le voyons aujourd'hui est absent. (…) Il faut admettre que la formule trinitaire de Matthieu 28 :19 n’a pas été utilisée par l’église primitive mais plutôt le nom de Jésus. (Dictionnaire biblique de Hastings, p. 83)

L’Eglise primitive a toujours baptisé au nom du Seigneur Jésus jusqu’à ce que la doctrine de la trinité aie été développée au deuxième siècle. (Encyclopédie de la religion de Canney, p. 53)

Le baptême chrétien a été administré utilisant les mots, au nom de Jésus. (…) L’usage de la formule trinitaire ne se trouve pas dans l’histoire de l’église primitive. (Dictionnaire biblique de Hastings, volume 2, p.377-378)

Les Catholiques admettent que le baptême a été changé par l’Eglise Catholique. (Encyclopédie catholique, Volume 2, Page 263)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20.     Apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement de l’ère. 

 

 

  • Apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit : et à ce sujet, il est clairement précisé dans les Évangiles : Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Torah ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la Torah un seul yod ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’une de ces plus petites mitsvot et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le Royaume des cieux mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des Cieux. (Matityahou 5 :17-19) ou encore : Si tu veux entrer dans la vie, observe les mitsvot. (Matityahou 19 :17)

 

  • Voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement de l’ère : la fin du Olam Hazeh [de ce monde] en vue du Olam Haba, caractérisée par le retour du Mashiah.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Il sera également intéressant de comparer ces paroles du Mashiah Yeshoua avec celles de Rabbi Na’hman de Breslev avant sa mort ; pour le coup, ces deux Tsadikim ont de nombreux points communs dans leurs engagements. En effet, juste avant sa disparition, en 1810, Rabbi Na’hman de Breslev s’élevait en plainte grandement, de toutes sortes de lamentations, sur le déferlement d’athéisme et d’hérésie qui allait se répandre dans le monde. Ce qui existe de plus mauvais, D.ieu préserve ! Alors ses fidèles présents commencèrent à se plaindre grandement, comme pour dire : Que faire ? Sur qui compter ?Il leur répondit : De quoi vous inquiétez-vous, puisque je marche devant vous ! Rabbi Na’hman dévoila par allusion, que ses enseignements étaient en réalité pour ceux présents et pour ceux qui ne l’étaient pas, c’est-à-dire pour toutes les générations à venir !