CHAPITRE 26

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COMMENTAIRES 

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17.     Alors, le premier jour des Azymes, les adeptes s’approchent de Iéshoua’ et disent : Où veux-tu que nous te préparions le repas de Pèssah ? 

 

 

  • Alors, le premier jour des Azymes : de Pessah.

 

  • les adeptes s’approchent de Iéshoua’ et disent : zélés pour faire la mitsva.

 

  • Où veux-tu que nous te préparions le repas de Pèssah : afin de célébrer la fête selon la mitsva de la Torah.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comparons la situation Nazaréenne avec un récit Breslev concernant la préparation de Pessa’h.

 

Un jour que Rabbi Nathan n’avait rien pour Pessa’h à quelques heures de la fête, il vit qu’on remplissait des tonneaux d’eau, puis alors se renforça jusqu'à en venir à danser de joie et déclara euphorique : Merci Hashem que nous avons déjà de l’eau pour la fête de Pessa’h. Sa femme ne voulant pas affaiblir sa foi n’osa pas lui faire part de sa grande inquiétude et préféra lui envoyer sa fille Hana Tsirel pour lui demander comment ils allaient faire, puisque dans quelques heures allait rentrer la fête de Pessa’h et ils n’avaient rien si ce n’est que de l’eau…  Rabbi Nathan répondit : Ma fille, Hashem va nous aider ! Et à ce même moment un Breslever qui habitait dans une autre ville pensa : Qui sait, peut-être que Rabbi Nathan n’a rien pour les fêtes ? Son cœur ressentit un grand éveil et il prit une charrette qu’il remplit avec tout ce qu’il fallait pour la fête, matsot, vin, viande, œufs, pommes de terre, etc... Rabbi Nathan reçu tout ce dont il avait besoin et lorsqu’il était assis à la table du Seder de Pessa’h, il s’émerveilla de la bonté d’Hashem en le remerciant, puis se tourna vers sa fille et lui dit : Au moment où je t’ai dit qu’Hashem nous aiderait, je n’ai pas pensé à cet homme-là. Ainsi, il voulut faire comprendre à sa fille qu’il n’avait aucunement placé sa confiance en celui qu’il les avait aidés ou en une autre personne, mais qu’il avait placé sa confiance en Hashem uniquement qui allait les aider par le moyen qu’il avait décidé. Rabbi Nathan a déclaré à ses élèves que le principal est de savoir comment attraper le jour de Pessa’h. A un des élèves qui vint lui faire part de son anxiété concernant son manque d’argent pour pouvoir fêter dignement Pessa’h, Rabbi Nathan lui adressa ces mots de consolation : Ne t’inquiètes pas mon frère ; tu auras de quoi faire Pessa’h. Par contre, savoir comment attraper le jour de Pessa’h lui-même, sur cela il faut beaucoup prier et se languir pour mériter d’attraper la lumière et la sainteté du Pessa’h lui-même. Et comme l’écrit le Rav Levy Its’hak Bender dans une lettre à son ami le Rav Tsvi Yossef Wassilesky : A Pessa’h descend dans le monde une très grande lumière. Et si l’on demande pendant 40 jours, Maître du monde fais mois goûter de la splendeur de ce jour saint, alors on ressentira ce jour-là un profond sentiment de liberté. Et saches que ce plaisir est si grand, que tous les plaisirs du monde semblent fades par rapport à cette sainte délectation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18.     Il dit : Allez en ville chez un tel, et dites-lui : Le Rabbi dit : Mon temps approche. Je fais Pèssah chez toi avec mes adeptes. 

 

 

  • Il dit : Allez en ville chez un tel : ce passage est décrit dans l’Évangile de Marcos.

 

Et il envoya deux de ses talmidim et leur dit : Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le. Quelque part qu'il entre, dites au maître de la maison: Le Rabbi dit: Où est le lieu où je mangerai Pessa’h avec mes talmidim ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée et toute prête : c'est là que vous nous préparerez la Pessa’h.  Les talmidim partirent, arrivèrent à la ville et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit et ils préparèrent Pessa’h. (Marcos 14 :13-16)

 

 

  • et dites-lui : Le Rabbi dit : Mon temps approche : la mort du Mashiah était proche.

 

 

  • Je fais Pèssah chez toi avec mes adeptes : ce fut le dernier Pessa’h du Mashiah avec les Apôtres.

 

Il leur dit : J'ai désiré vivement manger ce Pessa’h avec vous, avant de souffrir car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu. (Loucas 22 :15-16) 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comparons la situation Nazaréenne avec le Pessa’h extrêmement élevé d’un Tsadik [d’un point de vue Breslev].

 

À une seule occasion pendant l’année Rabbi Na’hman se réunissait uniquement avec les membres de sa famille : ce moment était le Seder de Pessa’h. Même Rabbi Nathan, son fidèle élève, n’y était pas convié… Néanmoins un Pessa’h, à l’époque où Rabbi Na’hman habitait Medevedka, Rabbi Nathan pu entrevoir un peu du Pessah de Rabbénou. L’appartement de Rabbi Na’hman disposait de deux pièces, une grande où ses hassidim priaient et l’autre où il habitait. Ses hommes priaient avec une grande ferveur et à la fin de la prière, ils se dispersèrent mais Rabbi Nathan était toujours debout en train de réciter le hallel avec une ferveur hors du commun. Dans la chambre adjacente, le Rebbe et sa famille finissaient les préparatifs du Seder. Quant Rabbénou entendit la voix de Rabbi Nathan, il dit : Heureux le jour où il est né ! Rabbi Nathan finit sa prière et alla passer le Seder avec sa famille. Or, dès qu’il finit le Seder, il ressentit un désir immense de voir Rabbénou ; il s’empressa alors de marcher en direction de sa maison afin d’entendre un peu de la sainteté de son Seder. Dès qu’il passa vers la porte, il entrevit Rabbi Na’hman un verre dans la main entrain de réciter : Il fut submergé d’une immense joie d’avoir pu mériter une seule et unique fois d’entendre une parole de Rabbénou lors du Seder de Pessa’h.

 

 

 

 

 

 

 

 

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19.     Les adeptes font comme Iéshoua’ leur a indiqué ; ils préparent Pèssah. 

 

 

  • Les adeptes font comme Iéshoua’ leur a indiqué : l’enseignement étant de suivre les instructions du Maître bien qu’elles nous paraissent totalement étranges… 

 

 

  • ils préparent Pèssah : pour célébrer la fête avec le Rabbi.

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26.     Quand ils mangent, Iéshoua’ prend du pain, bénit et partage. Il donne aux adeptes et dit : Prenez et mangez : ceci est le corps, le mien.  

 

 

  • Quand ils mangent, Iéshoua’ prend du pain : selon la halakha, il est obligatoire, le soir de Pessa’h de manger de la matsa et de boire quatre coupes de vin, comme il est tranché : En effet, l'obligation de manger de la matsa s'applique spécialement à la nuit, comme c'était le cas pour le korban Pessah, dont il est dit : et ils mangeront la viande cette nuit-là. (Shemot 12 :8). De même, l'obligation des quatre coupes s'applique à la nuit et la coupe du kiddoush étant l'une des quatre coupes, on ne récitera pas le kiddoush avant qu'il ne fasse indiscutablement nuit. (Kitzour Choul’han 'Aroukh, chap. 119 :1)

 

 

  • bénit et partage : Rabbi Yeshoua, comme un bon Juif, fait la brakhah sur le pain avant d’en manger : Baroukh Ata Adonaï Eloheinou, Melekh Haolam, Hamotsi le'hem min haaretz. En français, cela donne : Béni sois-tu Éternel, notre D.ieu, Roi de l'Univers, qui fait sortir le pain de la terre.

 

 

  • Il donne aux adeptes et dit : Prenez et mangez : afin de partager le Seder mais également d’instituer une nouvelle coutume Juive [Nazaréenne en souvenir du Rabbi].

 

 

  • ceci est le corps, le mien : en référence au sacrifice [du corps] du Mashiah ben Yossef, l’Agneau de D.ieu immolé pour l’expiation du Am Israël et de tous Nazaréens. En termes plus simples, on parle bien évidemment, du corps de Yeshoua crucifié au mont Golgotha. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

​Ensuite il prit du pain et après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. (Loucas 22 :19)

Rabbi Yeshoua de Natzeret nous a transmis un minhag, une coutume, au sujet de la fête de Pessa’h : manger de la matsa et boire une coupe de vin en souvenir de sa mort pour notre expiation.

​À quel moment cette coutume doit-elle être effectuée ?

 

Pendant qu'ils mangeaient, Yeshoua prit du pain et après avoir rendu grâces, il le rompit et le donna aux talmidim, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe et après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. (Matityahou 26 :26-28). Pendant qu'ils mangeaient, Yeshoua prit du pain et après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe et, après avoir rendu grâces, il la leur donna et ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs. (Marcos 14 :22-24). Après avoir chanté le hallel. (Marcos 14 :26). Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe et distribuez-la entre vous car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le Royaume de D.ieu soit venu. Ensuite il prit du pain et après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. (Loucas 22 :17-20)

 

En croisant les références des Évangiles, nous pouvons voir le schéma suivant : 1] Yeshoua bénit tout d'abord une coupe de vin 2] puis il mange 3] puis il bénit et partage le pain 4] puis reprend une coupe après le dîner 5] puis chante le hallel.

1) Il s'agit de la seconde coupe du Seder. En effet, le Rabbi parle à ce moment-là de la venue du Royaume d'Hashem et dans la Haggadah de Pessah, nous disons juste avant de boire la seconde coupe : Nous te remercierons avec un chant nouveau pour notre rédemption et pour la délivrance de nos âmes : Tu es, source de bénédictions, Éternel, qui a libéré Israël.

2) Il s'agit du Choul’han 'Orekh, le repas de Pessa’h.

3) Ceci fait référence au tsafoune, lorsque l'afikomân est prise puis partagée entre les membres de la maison, en souvenir du korban Pessah. Or, comme on le sait, le Mashiah est appelé "le korban d'Hashem" dans les Écrits Nazaréens.

4) Il s'agit de la troisième coupe. Yeshoua, en prenant cette coupe, fait référence à l’Alliance Renouvelée en son sang et dans la Haggadah, il est écrit à propos de cette coupe : Je lève la coupe des délivrances [yeshouot en hébreu] et j'invoque le Nom de l’Éternel. (Téhilim 116 :13).

5) Il s'agit du hallel chanté juste après la troisième coupe.

Notre Maître a donc institué le minhag de nous souvenir de lui lors du tsafoune puis lors de la prise de la troisième coupe.

 

Voici donc ce que diront les Nazaréens, en souvenir de leur Rabbi :

 

  • nous prenons l'Afikomân, nous le partageons entre les membres de la maison, en donnant à chacun un kazayit [environ 30g] et proclamons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shémoto natân lanou Kapara : En souvenir du Roi Messie, dont sa mort nous procure l'expiation. Puis nous le mangeons accoudé sur le côté gauche [avant le milieu de la nuit] en disant : En souvenir du sacrifice de Pessa’h qui était mangé après qu'on soit rassasié.

  • nous levons la troisième coupe et nous disons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shédamo hanizraq méhadesh et-habrit avoténou, shékarat Adonaï lébeit Israël viYéoudah : En souvenir du Roi Messie, dont le sang aspergé renouvelle l’Alliance de nos pères qu'Hashem a tranché avec la maison d’Israël et de Yéhouda. Puis, nous disons le verset suivant :  Je lève la coupe des délivrances et j'invoque le Nom de l’Éternel. Ensuite, nous disons : Avec votre permission Messieurs, nous répondons "pour la vie" puis nous récitons la brakhah sur le vin et buvons la coupe, accoudé sur le côté gauche.

  • tout le reste du déroulement de la soirée de Pessa’h se réalise selon les lois établies par nos Maîtres et la lecture se fait à partir d'une Haggadah authentique d'Israël.

 

 

 

 

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27.     Il prend une coupe, remercie, leur donne et dit : Buvez-en tous.

 

 

  • Il prend une coupe : comme précisé dans les commentaires du verset précédent, il s'agit de la troisième coupe du Seder de Pessa’h. 

 

 

  • remercie : Rabbi Yeshoua, comme un bon Juif, fait la brakhah sur le vin avant d’en boire : Baroukh Ata Adonaï Eloheinou, Melekh Haolam, boré péri haguefen. En français, cela donne : Béni sois-tu Éternel, notre D.ieu, Roi de l'Univers, qui a crée le fruit de la vigne.

 

 

  • leur donne et dit : Buvez-en tous : Yeshoua, en prenant cette coupe, fait référence à l’Alliance Renouvelée en son sang et dans la Haggadah, il est écrit à propos de cette coupe : Je lève la coupe des délivrances [yeshouot en hébreu] et j'invoque le Nom de l’Éternel. (Téhilim 116 :13).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28.     Oui, ceci est le sang, le mien, celui du pacte, versé pour beaucoup, en rémission des fautes. 

 

 

  • Oui, ceci est le sang, le mien, celui du pacte : en référence au sacrifice [du sang] du Mashiah ben Yossef, l’Agneau de D.ieu immolé pour l’expiation du Am Israël et de tous Nazaréens. En termes plus simples, on parle bien évidemment, du sang de Yeshoua crucifié au mont Golgotha. 

 

 

  • versé pour beaucoup, en rémission des fautes : ainsi, en souvenir du Rabbi, le soir du Seder de Pessa’h, nous levons la troisième coupe et nous disons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shédamo hanizraq méhadesh et-habrit avoténou, shékarat Adonaï lébeit Israël viYoudah : En souvenir du Roi Messie, dont le sang aspergé renouvelle l’Alliance de nos pères qu'Hashem a tranché avec la maison d’Israël et de Yéhouda. Puis, nous disons le verset suivant :  Je lève la coupe des délivrances et j'invoque le Nom de l’Éternel. (Téhilim 116 :13).

 

COMMENTAIRE N°1

Nous pourrons aussi utiliser la Torah Orale pour mieux comprendre l’importance du sang [du sacrifice] versé par le Mashiah Yeshoua, celui-ci étant comparable au sang de l’agneau pascal de Pessa’h.

 

Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang et je passerai par-dessus vous et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. (Shemot 12 :13)

 

Le Mekhilta commente la phrase :  "Je verrai le sang" et la relie à l'Akéda d’Its’hak.

Et quand il voit le sang, il voit le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : Et Avraham a appelé le nom de ce lieu Hashem-Yireh, le Seigneur verra. (Béréshit 22 :14). Et il est aussi écrit : Et il était sur le point de détruire, le Seigneur l'a vu et il s'est repenti. (1 Divré Hayamim 21 :15). Que voyait-il ? Il a vu le sang du sacrifice d'Its’hak, comme il est dit : D.ieu lui-même enverra l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8). (Mekhilta de Rabbi Yichmaël, Psi'ha 11)

Le lendemain, il vit Yeshoua venant à lui et il dit : Voici l'Agneau de D.ieu, qui ôte le péché du monde. (Yohanan 1 :29)

 

Comment tout ceci est possible ? Comment Its’hak pourrait-t-il avoir un quelconque lien avec le sang de Pessa’h ? De là, on comprend que c’est par le mérite de la Akéda d’Its’hak que les enfants d’Israël sont sortis de l’esclavage ; ainsi, de la même façon, la Akéda de Yeshoua a expié les péchés du Am Israël en vue de la délivrance finale, établie sur le même modèle que celui de la sortie d’Egypte.

En effet, pourquoi parler d’Its’hak alors qu’Hashem avait commandé la mitsva de l’agneau pascal ? On comprend que la mort du Tsadik a plus d’impact que la mort des animaux… Ceci est enseigné dans la ‘Hassidout : Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28) ou encore : La mort des Tsadikim est comme Yom Kippour : elle apporte le pardon pour les péchés d'Israël. (Vayikra Rabah 20)

Nous pouvons également comparer la mort du Tsadik avec l’expiation de la vache rousse. 

Tout comme la vache rousse apporte l’expiation, de même, la mort des tsadikim apporte également l’expiation. Si la vache rousse a permis d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or, combien la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28)

Car si le sang des taureaux et des boucs et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang du Mashiah, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à D.ieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le D.ieu vivant ! (Hébreux 9 :13-14)

De plus, il est extrêmement intéressant de voir un autre lien de la Akéda Yeshoua avec la Akéda Its’hak.

Le Midrash Raba dit : Et Avraham mit le bois de l'holocauste sur Its’hak, son fils (Béréshit 22 :5) comme un homme qui porte son pieu [sur lequel, il sera exécuté] sur son épaule. (Béréshit Rabah 56 : 3)

 

Yeshoua, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. (Yohanan 19 :17)

 

Les parallèles entre Its’hak [le fils d’Avraham] et Yeshoua sont donc nombreux car Its’hak était en réalité, le Mashiah ben Yossef de sa génération. 

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Yits’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :1) 

 

Its’hak est peut-être la plus importante figure du Mashiah car l’acceptation du sacrifice d’Its’hak annonce bien évidemment, la mort volontaire de Yeshoua : le fils unique, le fils de la promesse chargé du bois pour le sacrifice et conduit sur le lieu de l’immolation… Cela fait même un peu gros pour ne pas s’apercevoir qu’on parle de Yeshoua !  

 

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

Cette parole prophétique sera pleinement réalisée par Yeshoua, l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité.

 

En effet, voici le schéma toraïque.

 

YITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] 

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

 

Le Mashiah ben Yossef, lorsqu’il viendra, ne viendra pas pour établir sa propre dynastie mais plutôt pour aider à rétablir la dynastie davidique. Il sacrifiera même sa propre vie pour y parvenir. Son sang expiera les péchés du peuple Juif. Son expiation prendra la forme de la restauration de la dynastie davidique au peuple Juif en tant que Royaume éternel. (Shnei Luchot HaBrit, Vayeshev-Miketz-Vayigash, Rav Yeshayahou Horowitz ; traduit par Elyahou Munk, p. 317)

 

 

 

 

 

 

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29.     Et moi je vous dis : je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour-là où j’en boirai avec vous un nouveau au royaume de mon père. 

 

 

  • Et moi je vous dis : je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne : et à ce sujet, il est enseigné dans la Torah Orale : Rabbi Malaï a dit au nom de Rabbi Its’hak Migdélaa : depuis le jour où Yossef a été séparé de ses frères, il n'a pas bu de vin comme il est écrit : Et sur la tête de l'exilé [nézir] de ses frères. (Béréshit 49 :26). (Shabbat 139a)

 

 

  • jusqu’à ce jour-là où j’en boirai avec vous un nouveau au royaume de mon père : bientôt, béézrat Hashem, le Roi Messie reviendra et boira du vin avec ses frères et sœurs Juifs bien-aimés. Puisse ce jour venir très rapidement, amen vé amen !

 
 
 
 
 
 
 

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39.     Il va un peu plus loin, tombe sur ses faces, prie et dit : Mon père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Pourtant, non pas comme moi je veux, mais comme toi. 

 

 

  • Il va un peu plus loin, tombe sur ses faces, prie et dit : le Rabbi avait peur de mourir, la crucifixion étant une mort atroce ; par conséquent, Yeshoua implorait la miséricorde divine afin qu’Hashem accède à sa demande.

 

COMMENTAIRE N°1

Rabbi Na’hman explique que même les Tsadikim, qui pourraient demander à être exaucés par l’intermédiaire de leurs mérites, demandent à être exaucés par le biais de la miséricorde infinie d’Hashem, sans faire usage de leurs droits… C’est ce que nous appelons en hébreu : en puisant dans les trésors de cadeaux gratuits. A fortiori, les petites gens comme nous doivent demander à être exaucées au nom de ladite miséricorde. C’est ainsi que nous mendions pour la subsistance, le shalom bayit, la santé, la réussite… Nous sommes des mendiants et nous n’en avons pas honte, bien au contraire ! C’est précisément toute la dynamique du conte des sept mendiants et assurément la raison pour laquelle, ce conte est le plus profond des dix contes. En effet, comme mendier consiste à oser demander ce que nous ne devrions pas recevoir au sens pur de la justice, la mendicité possède cette vertu d’aller à l’encontre de la logique. Or, là où la logique s’arrête, la émouna commence, tout commence ! Cette optique va à l’encontre de toutes les valeurs prônées par la société occidentale : celles de la grandeur, de l’honneur, de la beauté mais surtout de la perfection. Le message de Rabbi Na’hman est clair : nous ne sommes pas parfaits, nous ne sommes que des mendiants et là est toute notre force ! Un mendiant n’a rien, mais demander en tant que tel, c’est avoir absolument tout !

 

  • Mon père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi : la coupe de la crucifixion au mont Golgotha.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Voici une vision de la Akéda Its’hak selon le ‘hassidisme ashkénaze du 12ème siècle, celle-ci nous permettra de mieux comprendre la peur de Yeshoua [comparable avec celle d’Its’hak].

 

Il faut savoir que la question posée par Its’hak à Avraham à l’approche du Moria "où est la victime pour le sacrifice" montre qu’il se doutait qu’il s’agissait de lui et par conséquent, Its’hak avait peur… Le Midrash Raba est encore plus clair : Its’hak a fini par comprendre l’absence d’agneau alors que tout était prêt pour le sacrifice, le couteau et le bois pour le bucher ; il a compris alors ce qui l’attendait, bien qu’Avraham ne lui en ait rien dit… C’est pourquoi, Its’hak avait peur. Et les anges pleuraient également… de peur. Relevons également que le qualificatif le plus souvent attaché à Its’hak dans la liturgie Juive est la peur. Ne dit-on pas : oufahad Its’hak ? Or, la crainte s’accompagne de tremblement et l’angoisse se manifeste aussi physiquement. La Akéda n’était pas que l’épreuve d’Avraham mais également de celle d’Its’hak. Or, selon un avis, cette épreuve lui fut même plus difficile que celle d’Avraham car il eut à dominer son désir de vivre... Maintenant, comme on le sait, malgré sa peur de mourir, Its’hak ne se rebella pas contre son père et contre D.ieu. Ainsi, les pères ensemble ont pu réparer le monde.

 

À la lumière de ces enseignements, on peut comprendre aisément que le Mashiah ait eu peur d’être torturé et crucifié par les romains, tout comme Its’hak a eu peur de mourir au coté d’Avraham. 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique. Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (…) Le pays sera dans le deuil. (Zekharia 12 :10)

 

Le pays sera dans le deuil, chaque famille séparément. (Zekharia 12 :12). Pourquoi sont-ils dans le deuil ? (…) L'un dit que cela se rapporte au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukkah 52a)

 

Comme nous pouvons le constater, dans la Guémara, la prophétie de Zekharia est en lien avec le Mashiah ben Yossef tué.  Or, il faut savoir qu’il n’est pas obligatoire que cette prophétie se réalise, comme l’enseigne le Rambam dans les lois sur les fondements de la Torah, où l’on peut lire qu’une prophétie annonçant un malheur peut être annulée.

 

En fonction de ces informations, on comprend justement que la prophétie annonçant la mort du Mashiah ben Yossef pourrait être révoquée, comme cela est écrit dans le Zohar et dans les ouvrages du Ari Zal et d’autres, lesquels, dirent que la mise à mort du Mashiah ben Yossef peut être annulée par des souffrances et par les prières des Tsadikim dans chaque génération.

 

Ainsi, à la lumière de ces explications, on peut également mieux comprendre l’attitude de Yeshoua : Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face et pria ainsi : Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! (…) Et il vint vers les talmidim, qu'il trouva endormis et il dit à Kéfa : Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez ! (Matityahou 26 :39-41)

 

Finalement, malgré les insistances, le plan d’Hashem devait s’accomplir selon la volonté divine, distincte de celle du Mashiah : toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux. (Matityahou 26 :39)

 

 

  • Pourtant, non pas comme moi je veux, mais comme toi : ce verset est problématique pour la chrétienté trinitaire car le Mashiah ne peut être D.ieu, ayant une volonté distincte d’Hashem. En effet, les auteurs des Écrit Nazaréens nous montrent Yeshoua comme un homme ressentant de la détresse, craignant, priant, suppliant et glorifiant le Père éternel qu’il appelle son D.ieu et qui possède une volonté différente de la sienne. Rabbi Yeshoua est donc un être distinct, doué en lui-même d’intelligence et de sentiments, et non un simple attribut ou une manifestation de la trinité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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63.     Mais Iéshoua’ se tait. Le grand desservant lui dit : Je t’en adjure par Elohîms le vivant : dis-nous si tu es le messie, Bèn Elohîms !  

 

 

  • Mais Iéshoua’ se tait : maltraité et opprimé, il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayahou 53 :7)

 

  • Le grand desservant lui dit : il s’agit de Caïapha, un Cohen Gadol saducéen corrompu.  

 

  • Je t’en adjure par Elohîms le vivant : dis-nous si tu es le messie : le Mashiah promis.

 

  • Bèn Elohîms : le Roi Messie, appelé également le Fils d’Hashem.

 

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

COMMENTAIRE N°1

En réalité, l'accusation de Caïapha est plus politique que spirituelle, se dire "Fils d'Hashem" dans le contexte de l'époque était synonyme de se proclamer "Roi Messie" … Or, Israël était sous la coupe de Rome, donc de César et se proclamer "Fils d’Hashem" était une déclaration de rébellion et de guerre contre l’Empire Romain.

Regardons les accusations précises : "Je t'adjure, par le D.ieu vivant, de nous dire si tu es le Mashiah, le Fils d'Hashem" :  le concept de Messie est bien synonyme de "Fils d'Hashem" … Alors le Cohen Gadol déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! (Matityahou 26 :63). Le Cohen Gadol de l'époque était un Saducéen, il ne croyait ni dans les anges, ni dans l'éternité de l'âme, ni dans le monde futur et ni dans le concept du Messie. De plus, il était à la solde de Rome, d’où il tenait son poste ; pour lui, le blasphème est de considérer Yeshoua comme Mashiah ben David [comme le Fils de D.ieu] et non de voir en Yeshoua, l’incarnation du "D.ieu fait chair" comme le prétendent les chrétiens.  

Pour preuve : Ils se mirent à l'accuser, disant : Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César et se disant lui-même Roi Messie. (Loucas 23 :2) et : il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de D.ieu [Roi Messie]. (Yohanan 19 :7) En effet, les Écrits Nazaréens précisent également : Mais les Juifs criaient : Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César. Quiconque se fait Roi se déclare contre César. (Yohanan 19 :15).

Ainsi, nous pouvons en conclure que Rabbi Yeshoua de Natzeret n'a pas été crucifié pour s’être proclamé "l’incarnation de D.ieu le Père" mais bien parce qu’il s’est proclamé Roi, à la place de César !

 

 

 

 

 

 

 

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64.     Iéshoua’ lui dit : Tu l’as dit. Aussi bien, je vous dis : désormais, vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la Puissance. Il vient sur les nuées des ciels ! 

 

 

  • Iéshoua’ lui dit : Tu l’as dit : Rabbi Yeshoua confirme bien être le Mashiah [ben David] attendu par le Am Israël devant le Sanhédrin.

 

 

  • Aussi bien, je vous dis : désormais, vous verrez le fils de l’homme : cela fait référence au Mashiah, selon la description du Livre de Daniel.

 

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

 

  • assis à la droite de la Puissance : et c’est pourquoi, il est enseigné : Le Mashiah est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de D.ieu et il intercède pour nous ! (Romains 8 :34) ou encore : Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel Cohen Gadol, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux. (Hébreux 8 :1).  

 

COMMENTAIRE N°1

Tout ceci correspond aux Midrashim de la Torah Orale comme il est enseigné : Rabbi Youdan dit au nom de Rabbi Hama : Dans le futur, le Saint Béni Soit-il fera s’asseoir le Roi Messie à sa droite, ainsi qu’il est dit : l’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. (Téhilim 110 :1) et Avraham à sa gauche. (Midrash Téhilim 18)

 

  • Il vient sur les nuées des ciels : dans le même élan que Rabbi Yeshoua, la Guémara parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Rabbi Yeshoua étant Mashiah s’est associé lui-même aux prophéties [chap. 7] du Livre de Daniel. Clairement, Yeshoua savait qu’il allait mourir mais cela ne l’a pas empêché de déclarer d’une certaine façon : Même si vous me tuez, comme vous le savez, on enseigne qu’un Mashiah, appelé Daniel, se réveillera d’entre les morts et selon la prophétie, on me reverra sur les nuées du ciel…

Lorsque la Guémara parle de Daniel, on pourrait ainsi comprendre qu’elle parle, par l’intermédiaire d’un code [le Mashiah dont parle Daniel] :  le Fils de l’homme [Yeshoua] viendra [d’entre les morts] pour recevoir une domination éternelle !

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

Caïapha étant Cohen Gadol et surtout un Juif sadducéen, n’a pas supporter cette révélation et a fait exécuter Yeshoua. De plus, les tzedoukim [sadducéens] ne croyaient pas à la résurrection des morts alors encore bien moins, à un Mashiah relevé d’entre les morts… 

 

Les tzedoukim disent qu'il n'y a point de résurrection et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les proushim affirment les deux choses. (Actes 23 :8)

Ceci confirme également les enseignements du Rabbi : "tsadikim nikraïm haïm bémitatam" les tsadikim sont appelés vivants même dans leur mort…

Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que D.ieu vous a dit : Je suis le D.ieu d'Avraham, le D.ieu d'Its’hak et le D.ieu de Yaakov ? D.ieu n'est pas D.ieu des morts mais des vivants. La foule, qui écoutait, fut frappée de l'enseignement de Yeshoua. (Matityahou 22 :31-32)

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît ; le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

Sa royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux meshi’him : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12) ; le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence au Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours ; l’œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. (Yeshayahou 53 :10)

Il y a, dans le Gan Eden, un palais appelé le "palais des fils de la maladie"... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui. Et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié. (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (Zekharia 12 :10)

Ce verset du Livre de Zekharia fait référence au Mashiah, comme cela est rapporté par un avis du Talmud.

Le pays sera dans le deuil, chaque famille séparément. Pourquoi sont-ils dans le deuil ? (…) L'un dit que cela se rapporte au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukkah 52a)

Mashiah ben Yossef : bien évidemment, il s’agit ici de Yeshoua ben Yossef.

Le Mashiah fut donc retranché mais non pour lui-même car comme on le sait, Rabbi Yeshoua n’avait commis aucune faute ; il s’est livré à la mort en faveur des autres mais baroukh Hashem, nous le reverrons bientôt…

Voici, votre maison vous sera laissée déserte car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Baroukh Haba Beshem Adonaï ! (Matityahou 23 :38-39)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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65.     Le grand desservant déchire ses vêtements et dit : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voilà, maintenant vous avez entendu le blasphème ? Quel est votre avis ? 

 

 

  • Le grand desservant déchire ses vêtements et dit : Il a blasphémé : car Rabbi Yeshoua a déclaré être le Mashiah en public, comme cela est relaté dans les Évangiles.  

 

Yeshoua garda le silence. Et le Cohen Gadol, prenant la parole, lui dit : Je t'adjure, par le D.ieu vivant, de nous dire si tu es le Mashiah, le Fils de D.ieu. Yeshoua lui répondit : Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de D.ieu et venant sur les nuées du ciel. (Matityahou 26 :63-34)

 

 

  • Qu’avons-nous encore besoin de témoins : car au départ, le Sanhédrin faisait comparaitre de faux témoins pour l’accuser…

 

 

  • Voilà, maintenant vous avez entendu le blasphème : cet homme vient de proclamer ouvertement être le Mashiah !

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’on remarquera que personne n’a demandé à Yeshoua s’il était D.ieu mais plutôt s’il était le Fils de Dieu ; un titre que le Tanakh reconnait aux rois davidiques : Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. (2 Shmouel 7 :14). En quoi consistait alors le soi-disant blasphème ? Yeshoua a été condamné à mort non pas parce qu’il s’est proclamé D.ieu mais parce qu’il a prétendu être le Mashiah. 

 

Dans un premier temps, il est bon de rappeler qu’un blasphème n’est pas nécessairement une parole qui dégrade D.ieu mais qu’il peut aussi s’agir d’une parole contre les choses sacrées tel que le Temple ou encore contre Moshé. (Actes 6 :11-13).  Certes, se considérer être le Mashiah, d’après la loi rabbinique, n’est en soi pas un blasphème du moment qu’on mérite ce titre mais le tribunal devant lequel comparut Yeshoua n’était pas le Sanhédrin religieux pharisien, lequel était constitué exclusivement de Sages pharisaïques mais celui à la tête duquel était le Cohen Gadol, Caïapha, un sadducéen corrompu.  De plus, Yeshoua n’ayant pas appartenu à la secte sadducéenne à laquelle, d’ailleurs, il s’opposa farouchement ; l’on comprend que Caïapha ait pu trouver blasphématoire les prétentions messianiques d’un homme qui, à ses yeux, était un apostat…

 

Que des tribunaux sadducéens ou contrôlés par des saducéens, comme celui qui jugea et condamna à mort Yeshoua, agissaient indépendamment du Sanhédrin religieux pharisien et s’arrogeaient parfois le pouvoir de condamner à mort des gens, les sources en attestent… Exemple, il existe une référence d’un incident où la fille d’un cohen fût brûlée vive sur le bûcher, un procédé contraire à la loi pharisienne ;  le Talmud de Babylone relate que le tribunal qui prononça ce verdict était le tribunal des Sadducéens. (Sanhédrin 52b). Flavius Josèphe rapporte également qu’Anan, un sadducéen, provoqua la colère des pharisiens de Jérusalem lorsqu’il réunit tout un Sanhédrin et qu’il traduisit devant lui Yaakov, le frère de Yeshoua, appelé le Mashiah et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la Torah et il les fit lapider. (Antiquités Judaïques 20 :9)


Rabbi Léon de Modène, dans le Magen va-Herev, a dans le même élan, écrit : Il ne fait nul doute pour moi que non seulement le Nazaréen n’a jamais osé se proclamer D.ieu ou être une partie de lui. On peut le juger de sa manière d’agir et de ses paroles, qu’il ne lui est jamais venu à l’esprit de se faire D.ieu […] Il n’ignorait pas que s’il se décrivait comme D.ieu ou comme une partie du D.ieu d’en haut, comme l’inventèrent  plus tard ceux crurent en lui, même le peuple l’aurait lapidé sans même l’emmener devant de tribunal. Puisqu’il souhaitait être considéré comme étant plus qu’un Prophète et un homme de D.ieu et s’élever au-dessus de tous les degrés et de la dispute des Sages pharisiens, il s’est décrit lui-même comme Fils de D.ieu. De cette manière, il aurait été élevé et considéré par la populace et tout le peuple non seulement comme étant plus grand que tous ceux qui sont nés d’une femme, les Prophètes et Moshé Rabbénou, que la paix soit sur lui, mais aussi au-dessus de tous les anges étant donné que le rang d’un fils auprès d’un père est plus élevé que celui d’un serviteur. Les Prophètes sont appelés serviteurs de l’Eternel comme il est dit : Car le Seigneur, l'Eternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les Prophètes. (Amos 3 :7). Et à propos de Moshé Rabbénou, il est dit : Moshé, le serviteur de l’Eternel. (Devarim 34 :5). Et les Anges sont appelés également serviteurs comme il est dit : Il fait des esprits ses anges, des flammes de feu ses serviteurs. (Téhilim 104 :4). De ce fait, en se disant Fils de l’Eternel, il était à l’en croire plus grand que tous ceux-là… Tu peux voir que Paul en parla dans sa lettre qu’il envoya aux Juifs de mémoire bénie : Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, D.ieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts, devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom plus excellent que le leur. Car auquel des anges D.ieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui ? Et encore : Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils ? Et lorsqu'il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de D.ieu lui rendent hommage ! De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents et de ses serviteurs une flamme de feu. Mais il a dit au Fils : Ton trône, D.ieu, est éternel ; le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité. Voilà qu’avec la description de Fils de D.ieu, ses disciples et ceux qui crurent en lui l’élevèrent au-dessus des Prophètes et des anges d’en haut.  (Rabbi Léon de Modène, Magen vaHerev, chap. 10)

 

L’expression "Fils de D.ieu" dans les Écrits Nazaréens n’est ainsi, pas littérale mais métaphorique ; elle se réfère, non pas à l’essence ou à la nature divine de Yeshoua mais à sa supériorité par rapport au reste de la Création, tels les Prophètes, d’autres Tsadikim, les anges, etc… En d'autres mots, l'on peut métaphoriquement et non littéralement, parler du rapport entre D.ieu et Yeshoua comme celle d’un père et d’un fils engendré et c’est dans ce sens, que la tradition rabbinique a toujours compris le Téhilim 2 du Roi David.

 

Tu es mon fils : de là, nous avons une réponse à ceux qui disent que D.ieu a un Fils ; réponds-leur : Tel un serviteur qui fait la volonté de son maître et auquel son Maître dit : Je t’aime comme mon fils. (Midrash Téhilim sur le Psaume 2)

 

L’Eternel m'a dit : Tu es chéri par moi comme un fils l’est par un père. (Targoum Téhilim 2 :7)

À la lumière de toutes ces références, on comprend aisément que Yeshoua fut appelé le "Fils de D.ieu" car il reflétait parfaitement toutes les qualités de D.ieu, tel un fils à l’image de son père ; d’autant plus qu’il s’agissait d’un titre messianique.

 

Pour compléter ces propos, voici des sources Juives allant dans ce sens.   

En effet, le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif. Le Mashiah est également comparable au "fils premier-né" tout comme Israël est nommé par ce nom. 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans Shemot 4 :22 : Israël est mon fils, mon premier-né. Et dans les Téhilim 2 :7 où il est dit : Il me dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Yalqout Chimoni 2 :621)


En cette heure, D.ieu parera le Messie d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël ; de sa propre voix, il dit : Ton salut est proche ! Et Israël lui a dit : Qui es-tu ? Et il a répondu : Je suis Ephraïm. Et Israël demande : Est-tu celui que D.ieu appelle : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20). Et le Mashiah a répondu par l’affirmative. (Otsar Midrachim, Mashiah, 393)

 

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans la Traité Soukka 52a confirme ses propos.

 

Au Mashiah fils de David, qui est destiné à être révélé rapidement en nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukkah 52a)

 

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Tagum" par Edward M. Cook)

 

Le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Ibn Ya’hya commente sur le Téhilim 80 :15 (16) : Et le fils que tu as fait puissant pour toi. De manière allégorique, ceci se réfère au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort : physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

 

  • Quel est votre avis : Quel est la suite ? Quelle décision prendre ? Et ces fous ont répondu : Il mérite la mort. (Matityahou 26 :66)