CHAPITRE 23

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COMMENTAIRES 

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2.     Il dit : Sur le siège de Moshè siègent les Sopherîm et les Peroushîm. 

 

 

  • Il dit : Sur le siège de Moshè : l’autorité des décisions Juives. 

 

  • siègent les Sopherîm et les Peroushîm : en tant que Juif, Jésus vécut une vie complètement Juive et il observa les prescriptions rituelles de la Torah… Selon la coutume de la Bible, il dénonça les pharisiens hypocrites et de mauvaise foi mais en parlant de ceux qui étaient authentiquement pieux, il dit : Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; la foi que Jésus prêchait et pratiquait était presque, sans exception, du Judaïsme Pharisaïque (Rav David De Sola Pool)

 

Selon l’approche du Rav David De Sola Pool, pour imiter Yeshoua, c’est simple ; il suffit de mettre en pratique la Torah et d’écouter les rabbanim [pharisiens] qui siègent sur la chair de Moshé.

 

Shaoul, sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de tzedoukim et l'autre de proushim, Shaoul s'écria dans le Sanhédrin : Hommes frères, je suis paroush, fils de paroush. (Actes 23 :6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Donc, tout ce qu’ils vous disent, faites-le et gardez-le. Seulement ne faites pas selon leurs œuvres. Oui, ils disent et ne font pas. 

 

 

  • Donc, tout ce qu’ils vous disent, faites-le et gardez-le : Yeshoua appuie l’autorité des soferim et des proushim en disant qu’ils sont assis dans la chair de Moshé, il fait référence au fait qu’ils sont l’autorité pour la nation d’Israël et qu’ils les reconnait comme tel.  Non seulement cela, mais il commande également à ses talmidim d’obéir à ces chefs religieux dans leurs décisions halakhiques.

 

  • Seulement ne faites pas selon leurs œuvres : selon l’hypocrise de certains proushim, comme cela est relaté dans l’Évangile de Loucas : gardez-vous du levain des proushim, qui est l’hypocrisie. (Loucas 12 :1)

 

  • Oui, ils disent et ne font pas : En quoi le Rabbi diffère-t-il de ces autorités religieuses ? Seulement dans leur hypocrisie… Mais est-ce que tous étaient des hypocrites ? Bien sûr que non, c’est pour cela qu’il fait référence au levain dans le chap. 12 de Loucas… Le levain est une infime partie ajoutée à la pâte pour la faire lever, elle est infime mais peut en corrompre la totalité. (1 Corinthiens 5 :6). Et c’est pourquoi il recommande à ses talmidim de ne pas imiter les œuvres des soferim et des proushim. Quelles œuvres ? Celles qu’ils disent et ne font pas, soit leurs œuvres hypocrites… 

 

 

 

 

 

 

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4.     Ils lient des charges lourdes et les imposent sur les épaules des hommes ; mais eux-mêmes ne veulent pas les mouvoir de leur doigt. 

 

 

  • Ils lient des charges lourdes : le Mashiah dénonce les législateurs trop stricts dans leurs décisions halakhiques pour l’ensemble de la nation.

 

  • et les imposent sur les épaules des hommes : à l’époque du Second Temple, le groupe des proushim connu pour son approche très stricte de la Torah était Beit Shammaï. Yeshoua dénonce le fait que ces proushim n’ont jamais rien fait pour alléger les décrets et décharger les hommes de leurs obligations religieuses afin de leur en faciliter l’accès.

COMMENTAIRE N°1

Le Talmud recommande et dénonce les même choses.

L’un ne devrait pas instituer un décret pour la communauté à moins que la communauté ne soit capable de le porter. (Avodat Zarah 36a)

Rabbi Yohanan a dit que Jérusalem fut détruite uniquement parce que les juges ont jugé selon la lettre stricte de la Torah, à l’opposé du jugement qui va au-delà de la lettre de la Torah. (Bava Metsia 30b)

 

  • mais eux-mêmes ne veulent pas les mouvoir de leur doigt : les lois instituées pour le peuple Juif ne sont même pas appliquées par certains proushim, ce qui est la plus grosse forme d’hypocrisie dénoncé !

 

 

 

 

 

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5.     Ils font toutes leurs œuvres pour être remarqués par les hommes. Oui, ils gonflent leur tephilîn, ils rallongent leurs sisit.

 

 

  • Ils font toutes leurs œuvres : leurs mitsvot.

 

  • pour être remarqués par les hommes : par orgueil, pour montrer qu’ils étaient pieux mais comme le Rabbi l’a précisé, ce n’était pas lechem chamayim mais bien pour la gloire des hommes.

 

  • Oui, ils gonflent leur tephilîn, ils rallongent leurs sisit : Yeshoua dénonce les démonstrations religieuse superflues. Néanmoins, lui-même portait en tant qu’homme Juif, les tefillin et les tzitzits au bord de son vêtement ; le problème n’était pas de les porter mais d’en faire des objets d’orgueil religieux…

 

COMMENTAIRE N°1

La tradition Juive met aussi le doigt sur les péchés de certains religieux dont Yeshoua a également dénoncer l’attitude.

J'ai considéré ensuite toutes les oppressions qui se commettent sous le soleil et voici, les opprimés sont dans les larmes, et personne qui les console ! Ils sont en butte à la violence de leurs oppresseurs et personne qui les console ! (Qohelet 4 :1)

Rabbi Binyamin interprète ce verset (Qohelet 4 :1) comme se référant aux hypocrites selon la Torah : ils s’entourent de leur châles de prières, il mettent des tefillin sur leur têtes et ils oppressent les pauvres ; c’est sur eux qu’il est écrit : les opprimés sont dans les larmes et personne ne les console !  C’est à moi de les punir, dit D.ieu. Comme il est dit : maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’Éternel. (Yrmeyahou 48 :19). (Qohelet Rabah 4 :1 :1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     ils aiment la première place dans les dîners, les premières stalles dans les synagogues.

 

 

  • ils aiment la première place dans les dîners : ces rabanim souhaitaient constamment être mis en avant.

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre la situation, on pourra s’inspirer d’un commentaire du Rav Haïm Halberstam de Sanz. En effet, bien que ce commentaire traite principalement de notre génération actuelle, il conviendra également de préciser, au vue de toutes nos sources Nazaréennes, qu’il s’agissait également de la même situation du temps de Yeshoua.

Avant l'arrivée du Mashiah, la plupart des Rabanim seront du Erev Rav parce qu'Israël est saint en soi mais le Erev Rav ne travaille que pour son propre bénéfice (…) en voulant régner sur le public. On ne doit s'unir qu'à ceux qui servent vraiment D.ieu et se sacrifient pour lui. (Divré Haïm, Paracha Vayakhel)

 

 

  • les premières stalles dans les synagogues : celui qui se sert de la couronne dans un but intéressé se perd… On peut en conclure que celui qui tire profit des paroles de la Torah retranche sa vie du monde. (Pirké Avot 4 :7)

 

 

 

 

 

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7.     les salutations dans les marchés, et à être appelés par les hommes Rabbi. 

 

 

  • les salutations dans les marchés : les proushim de Beit Shammaï mettaient beaucoup d’importance à la renommée : d’être d’une bonne famille et d’être riches. (Avot déRabbi Nathan 2)

 

  • et à être appelés par les hommes Rabbi : or, la convoitise de l’honneur ôte l’homme du monde. (Pirké Avot 4 :21)

 

 

COMMENTAIRE N°1

On peut comparer les violents propos de Yeshoua avec ceux du Rav Israël bar Odesser concernant les mahlokets entre les rabanim et Rabbi Na’hman, considéré comme le Tsadik de la génération par le Rav Odesser et par de nombreux Nazaréens.

Maintenant, précisément, dans nos générations où s'est tellement développée la plus grande impureté de l'athéisme, de l'hérésie et des croyances mensongères de ceux qui sont chargés d'honneurs et des orgueilleux au point que les enfants d'Israël sont descendus au niveau le plus bas et que la divinité s'est dissimulée, et à cause de cela, ils entraînent tout l'athéisme, l'hérésie, les souffrances et les destructions. Alors, immédiatement face à cela, a déjà commencé à poindre la lumière du Tsadik qui rend douce et sensible l’âme avec des lumières merveilleuses, éclatantes et très élevées qui raniment et guérissent le corps et l'âme, et purifient de la plus grande souillure des hérésies et des croyances mensongères et de la folie des menteurs qui courent après les honneurs pour eux-mêmes et qui combattent avec effronterie pour éloigner et séparer Israël du Tsadik qui est le berger véritable. C'est lui la source essentielle et la racine de leur vie et de leur délivrance dans toutes les générations, pour toujours. (Rav Israël bar Odesser)

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Mais vous, ne vous faites pas appeler ’Rabbi’ : oui, votre Rabbi est unique et vous êtes tous frères. 

 

  • Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi : une personne ne devrait jamais penser "Je lirais les Ecritures afin d’être appelé Sage" ou "J’étudierais afin que je sois appelé Rabbi" ou encore "J’étudierais pour être un ancien et être assis dans l’assemblée des anciens" mais plutôt, une personne devrait apprendre en signe d’amour pour Dieu. C’est alors que l’honneur viendra. (Nedarim 62a)

 

  • oui, votre Rabbi est unique et vous êtes tous frères : entre vous. Or, pour nous, Juifs Nazaréens, ils sont nos Rabbis, selon l’adage : si les Anciens étaient comme des messagers célestes, alors nous sommes comme des hommes. Et si les Anciens étaient comme des hommes, alors nous sommes comme des ânes. (Shabbat 112b)

 
 
 
 
 
 
 

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12.    Qui s’élève sera humilié ; qui s’humilie sera élevé. 

 

 

  • Qui s’élève sera humilié : comme il est enseigné par le Roi Shlomo.

 

L'arrogance précède la ruine et l'orgueil précède la chute. (Mishlei 16 :18)

 

COMMENTAIRE N°1

Les enseignements du Mashiah correspondent aux avis de Beit Hillel.

Beit Hillel a dit : Celui qui s’humilie, le Saint Béni soit-Il, l’exaltera et celui qui s’exalte lui-même, le Saint Béni soit-Il, l’humilie ; celui qui recherche la grandeur, la grandeur le fuit mais la grandeur recherche celui qui la fuie.  (Erouvin 13b)

 

  • qui s’humilie sera élevé : comme le Roi Shlomo nous l’a également enseigné.

 

L'orgueil d'un homme l'abaisse mais celui qui est humble d'esprit obtient la gloire. (Mishlei 29 :23)

 

 

 

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13.    Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites ! Vous fermez le royaume des ciels en face des hommes ; oui, vous-mêmes, vous n’y entrez pas ; et ceux qui y entrent, vous ne les laissez pas entrer. 

 

  • Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites : comme nous l’avons vu dans les versets précédents, beaucoup de proushim étaient des hypocrites, notamment chez ceux de Beit Shammaï.

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici les enseignements du Talmud concernant les proushim.

Il y a sept types de Pharisiens, le premier est celui qui voit la Torah comme un fardeau ; le deuxième, celui qui emprunte ou agit avec des motifs d’intérêt ; le troisième, celui qui contrebalance ; le quatrième, celui qui épargne de manière ostentatoire ; le cinquième, celui qui demande qu’on lui montre une bonne œuvre à accomplir ; le sixième, celui qui agit par peur et le septième, celui qui agit par amour. Le premier, est comme un homme qui prend les commandements divins sur ses épaules afin de les placer sur celles des autres ; le deuxième, semble dire, "prête-moi un instant" ou "attends afin que je puisse accomplir un précepte religieux" ; le troisième se dit à lui-même, "Je vais accomplir une prescription religieuse puis en violer une autre, et place l’une contre l’autre" ; le quatrième, semble dire "du peu que j’ai, je vais en mettre de côté suffisamment afin d’accomplir un précepte religieux" ; le cinquième, qui est conscient de ses devoirs, s’efforce d’effacer ses péchés par sa bonne conduite ; le sixième, comme Iyov, agit par la peur et le septième, agit par l’amour, comme Avraham et ce dernier niveau est le meilleur de tous. (Yéroushalmi, Bérakhot 14b)

Nos Sages ont enseigné : il y a huit types de pharisiens : le pharisien sihémite, celui qui fait les œuvres de Sihem (prosélyte pour un mauvais motif) et les porte sur son épaule de manière ostentatoire (pour être loué par tous) ; le Pharisien nikpi, celui qui frappe ses pieds l’un contre l’autre, il marche de manière humble exagérée, il dit : Quel est mon devoir afin que je l’accomplisse ? et : Donne-moi un instant afin que j’accomplisse un commandement ; le Pharisien kitzaï, il est celui qui verse son sang sur les murs car dans son anxiété à éviter de regarder une femme pour la convoiter il se fracasse le visage contre le mur ; le Pharisien calculateur, celui qui fait une bonne oeuvre puis une mauvaise, ainsi mettant l’une en opposition à l’autre ; le Pharisien pilon, sa tête est abaissée dans une fausse humilité tel un pilon dans un mortier ; le Pharisien qui s’exclame : Quel est mon prochain devoir pour que je l’accomplisse ? comme s’il avait déjà tout accomplit ce qu’il fallait accomplir ; le Pharisien peureux, qui observe les commandements par peur des conséquences de la transgression ; le Pharisien de l’amour car il observe les commandements de D.ieu par amour et non pour recevoir une récompense de la part de D.ieu… Ce qui est caché est caché, et ce qui est manifeste est manifeste. (Devarim 29 :29), Le Grand Tribunal de Dieu va exiger la punition contre ceux qui s’enveloppent dans le manteau des justes mais qui en sont indignes ; pe prends pas peur des pharisiens, ni des sadducéens mais des hypocrites qui sont comme des vipères de plusieurs couleurs car leurs œuvres sont les œuvres de Zimri (Bamidbar 25 :14) alors qu’ils attendent la récompense de Pin’has. (Bamdibar 25 :11-13). (Yéroushalmi, Bérakhot 14b, Sotah 20c ; Bavli, Sotah 22b)

Après avoir lu ces sources, il est évident que Yeshoua ne critique pas l’ensemble des Juifs, ni l’ensemble des proushim dans ce passage mais plutôt une partie qui n’étaient pas à la hauteur de leurs enseignements, ce que le Talmud et d’autres sources Juives dénoncent également en disant : la plaie des pharisiens amène la destruction sur le monde. (Sotah 20a)

Contrairement aux interprétations traditionnelles du chap. 23 de Matityahou, Yeshoua n’est évidemment pas contre son propre peuple et ses chefs religieux, ni même contre la religion de ses pieux parents mais il dénonçait l’hypocrisie de certains proushim et luttait contre la mauvaise interprétation de comment observer les commandements de la Torah.

 

 

  • Vous fermez le royaume des ciels en face des hommes : en leur imposant un joug trop lourd…

 

 

  • oui, vous-mêmes, vous n’y entrez pas : car vous tranchez des halakhot mais ne les mettaient pas en pratique dans vos vies ; à combien de plus fortes raisons, D.ieu vous en tiendra rigueur !

 

COMMENTAIRE N°2

 

En fait, le Mashiah reproche aux autorités Juives de l’époque d’être corrompus dans leurs mœurs alors qu’elles devraient être l’exemple et guider le peuple d’Israël dans le meilleur chemin possible. Or, ils font tout le contraire… Pour mieux comprendre les intentions du Mashiah et pour les relier avec notre génération actuelle, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav Shalom Arush.

 

Avi et Gila ont dû sortir en urgence. N'ayant pas le choix, ils ont appelé leur fille aînée mariée, Deborah et lui ont demandé de venir s'occuper de ses petits frères. Deborah accepta volontiers ; elle arriva à la maison à l'heure convenue. Une fois les parents partis, calmes et rassurés, Deborah s'est enfermée dans l'une des pièces avec un livre et s'est plongée dans sa lecture. Lorsque les parents sont rentrés à la maison, ils furent consternés. La maison ressemblait à un champ de bataille, les enfants avaient tout simplement renversé la maison ; ils s’étaient disputés et s’étaient même blessés. Ils avaient endommagé du matériel coûteux et gribouillé sur les murs. Avi et Gila se sont tournés vers leur grande fille et s’en sont vivement plaints. Celle-ci leur répondit avec assurance : Je ne comprends vraiment pas de quoi vous m'accusez. Après tout, je n'ai rien fait, je n'ai pas fait de mal, je ne me suis pas battue et je n'ai rien cassé. Je me suis comportée de manière exemplaire et je vous ai laissé sortir, vous étiez tranquilles et vous venez encore me voir avec des plaintes au lieu de me dire merci, allez-vous plaindre uniquement aux petits frères qui ont fait tout ce gâchis. Qu’en dites-vous ? Qui a raison : les parents déçus ou la bonne fille qui n'a rien fait de mal ?  Plus la conscience est grande, plus grande est la responsabilité Ceci est bien sûr juste une parabole. Cette parabole veut nous montrer qui sont les responsables de ce qui se passe dans le peuple d'Israël et dans le monde entier. La responsabilité incombe aux grands enfants, à ceux qui ont la conscience. Les petits ne sont pas à blâmer… En effet, vous ne pouvez pas blâmer quelqu'un qui n'a pas de conscience. Selon la définition, les Juifs qui sont loin de la Torah et des mitsvot dans notre génération sont appelés les tinok chénichba, les bébés qui ont été capturés. L'image des bébés n'est pas aléatoire. Un bébé est ignorant, il ne sait rien et par conséquent, il est également irresponsable de ses actes et c'est le cas à fortiori de toute la génération. C’est donc une grosse erreur de penser que les coupables de notre situation sont les" bébés capturés" et c’est une erreur de base, comme illustrée dans la parabole. Selon la Torah, les grands hommes de la génération sont responsables de toute la génération. (Rav Shalom Arush).

 

 

  • et ceux qui y entrent, vous ne les laissez pas entrer : car vos halakhots sont trop lourdes ! 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Shimon Kéfa évoquera également plus tard, lui aussi, ce joug de la loi concernant les non-Juifs qui avaient abandonné l’idolâtrie pour le Judaïsme Nazaréen. 

 

Maintenant donc, pourquoi tentez-vous D.ieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? (Actes 15 :10)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.    Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites ! Vous dévorez les maisons des veuves et vous prolongez la prière pour l’apparence. Pour cela, vous recevrez la pire condamnation. 

 

 

  • Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites : comme nous l’avons vu dans les versets précédents, beaucoup de proushim étaient des hypocrites, notamment chez ceux de Beit Shammaï.

 

 

  • Vous dévorez les maisons des veuves : vous profitez de leur hospitalité alors que vous devriez vous-même les recevoir chez vous… Et celui qui vole la veuve et l’orphelin, c’est comme s’il volait D.ieu lui-même. (Shemot Rabah 30 :8).

 

 

  • et vous prolongez la prière pour l’apparence : vos longues prières ne sont pas faites pour D.ieu mais pour votre propre gloire.

 

COMMENTAIRE N°1

Les paroles d’un homme devraient toujours être peu nombreuses en s’adressant au Saint Béni soit-Il, comme il est dit : Ne te presse pas d’ouvrir la bouche et que ton cœur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant D.ieu ; car D.ieu est au ciel et toi sur la terre : que tes paroles soient donc peu nombreuses ! (Qohelet 5 :1). (Bérakhot 61a)

COMMENTAIRE N°2

Le Rabbi dénonce l’attitude du "pharisien" représentant le "religieux strict" ou encore le "Juif-robotisé" : une Torah faite machinalement, animé par la religion et non par l’amour de D.ieu… De plus, la Torah précise clairement qu’Hashem désire le cœur !

Écoute, Israël ! l'Éternel, notre D.ieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton cœur. (Devarim 6 :4-6) 

Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. (Révélation 2 :4)

En effet, la Torah nous parle bien d’aimer passionnément ! Il nous faut alors effectuer un travail de résurrection intérieure, un travail de cœur profond en chacun d’entre nous pour honorer et aimer Hashem. À ce sujet, le Rabbi de Ktosk disait : Avant de ressusciter les morts, il faut ressusciter les vivants !

Alors, Moshé convoqua tous les chefs d’Israël et dit : Choisissez et prenez des agneaux pour vos familles et égorgez l’agneau de Pessa’h. (Shemot 12 :21)

Rachi : les enfants d’Israël ont dû appliquer le sang de l’agneau sur les linteaux intérieurs de leurs maisons ! Le sang sera pour vous un signe… Pour vous et non pour les autres, par cela nous apprenons qu’ils ont badigeonné le sang dans l’intérieur de la maison !

Le commentaire de Rachi est spectaculaire car l’application du sang [la mitsva] doit être effectué sur nos linteaux intérieurs. En effet, la maison représente ici notre intériorité, l’endroit intime de nos vies et c’est également ici qu’il nous faudra badigeonner de sang notre amour pour Hashem et pour les mitsvot.

 

NON PAR LA RELIGION MAIS PAR LA RELATION !

Par ce chemin, nous gagnons en fin de compte, Hashem lui-même… Qui est Hashem ? Nous ne savons pas. Nous savons simplement qu'il est la source de tous les bonheurs, de tous les plaisirs possibles et imaginables…

Lors de la sortie d’Égypte, il y a eu une grande révélation divine et le peuple a beaucoup loué Hashem : un chant de louange a été appelé la "Chira". L'un des premiers psoukim de ce chant est d’ailleurs le suivant : "Zé eli véanvéhou, Élohé avi vaaromémenhou" … Traduction : C'est mon D.ieu et nous allons le glorifier ! Le terme "véanvéhou" peut être traduit également par : Je vais l’embellir !  Embellir le Maître de l’univers ? Comment est-ce possible ? En accomplissant les mitsvot de la façon la plus belle possible !  Autrement dit, chacune des mitsvot devra donc être effectuées par amour pour D.ieu et non pour recevoir un profit, même pas pour le Olam Haba… L’amour totalement désintéressé ! C’est une histoire d'amour entre nous et le Maître de l’univers !

Si je parle les langues des hommes, et même celles des anges, mais que je n'ai pas l'amour, je suis un cuivre qui résonne ou une cymbale qui retentit. Si j'ai le don de prophétie, la compréhension de tous les mystères et toute la connaissance, si j'ai même toute la émouna jusqu'à transporter des montagnes, mais que je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Et si je distribue tous mes biens aux pauvres, si même je livre mon corps aux flammes, mais que je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien. (1 Corinthiens 13 :1-3)

 

  • Pour cela, vous recevrez la pire condamnation : le pire des châtiments car Hashem ne laissera pas ses actes impunis.

 

COMMENTAIRE N°3

Et Rabbi Eléazar a dit : Tout homme dans lequel, il y a de l’hypocrisie tombe dans la Géhenne, comme il est dit : Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal. (Yeshayahou 5 :20). Qu’est-il écrit après ? Comme la flamme dévore le chaume ainsi votre racine sera dévorée et vos fleurs s’en iront dans la poussière. (Yeshayahou 5 :24). (Sotah 41b)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.    Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites ! Vous parcourez la mer et le continent pour faire un seul prosélyte. Et quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la Géhenne, deux fois pire que vous ! 

 

 

  • Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites : comme nous l’avons vu dans les versets précédents, beaucoup de proushim étaient des hypocrites, notamment chez ceux de Beit Shammaï.

 

 

  • Vous parcourez la mer et le continent pour faire un seul prosélyte : vous cherchez des hommes pour devenir comme vous afin d’accentuer votre pouvoir !

 

 

  • Et quand il l’est devenu : Juif.

 

  • vous en faites un fils de la Géhenne, deux fois pire que vous : car le prosélyte, en voyant vos œuvres mauvaises, les imitent et fais pire encore, de sorte qu’il devient, par votre faute, encore plus coupable que vous. (Rabbi Elie Soloveitchik sur Matityahou 23 :15 dans : La Bible, le Talmud et l’Évangile). Et aussi : Vous faites tout en votre pouvoir afin d’empêcher un homme de devenir prosélyte (Shabbat 31a) et une fois qu’il est devenu Juif, vous le traitez d’une telle manière qu’il songerait à retourner aux œuvres de la Géhenne, c’est-à-dire, le paganisme. (Béréshit Rabah 70 :5)

 

COMMENTAIRE N°1

Les trompeurs d’Ephraïm, qui par leurs interprétations frauduleuses et leur langue menteuse et leurs lèvres perfides, orientent à tord beaucoup de personnes, les rois, les princes, les prêtres et le peuple ensemble avec le prosélyte attaché à eux. Des villes et des sectes périront par leurs conseils, les nobles et les chefs tomberont à cause de la férocité de leurs langues. (Pécher Nahum 2 :8-10)

 
 
 
 

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23.    Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites ! Vous qui dîmez la menthe, le fenouil, le cumin ; mais vous laissez le plus grave de la tora : la justice, la merci, l’adhérence. Il faut faire ceci, sans laisser cela. 

 

 

  • Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites : comme nous l’avons vu dans les versets précédents, beaucoup de proushim étaient des hypocrites, notamment chez ceux de Beit Shammaï.

 

  • Vous qui dîmez la menthe, le fenouil, le cumin : la position de Beit Shammaï était de payer la dîme au détail près de chaque plante non seulement leurs graines mais aussi leurs feuilles, leurs gousses et leurs tiges. (Maas’rot 4 :5-6). En effet, ils donnaient le dixième de ces plantes, ainsi qu'il est stipulé dans la Mishna : celui qui décortique de l'orge, s’il en garde dans ses mains, il doit en donner le ma'asser [...] celui qui frotte les épis de blé et garde les grains, il doit en donner le ma'asser. (Maas'rot 4 :5) et Rabban Shimon ben Gamliel dit : les pousses de fenugrec, de moutarde et de haricot blanc requirent le maasser (Maas'rot 4 :6). Il faut savoir que la position de Beit Shammaï était toujours plus stricte dans son application des commandements. (Tossefta, Yom Kippourim 5 :2).

 

 

  • mais vous laissez le plus grave de la tora : dans votre zèle pour le détail, vous avez oublié le plus important de la Torah laissant ainsi, le péché pénétrait dans votre quotidien, soyez donc zélés mais pratiquez d’abord les choses les plus importantes comme l’amour de votre prochain !

  • la justice : du grec "krisis" …

 

Voici la définition du mot grec "krisis" :

 

  • le jugement : action de juger quelqu'un, une affaire, dans le respect des lois et règlements en vigueur,

  • ce mot peut aussi faire référence au jour du jugement.

 

Il disait d'une voix forte : Craignez D.ieu et donnez-lui gloire car l'heure de son jugement est venue ; adorez celui qui a fait le Ciel et la terre, la mer et les sources d'eaux. (Révélation 14 :7)

 

  • la merci : du grec "eleos"…

 

Voici la définition du mot grec "eleos" :

  • la merci : pour évoquer la pitié, la miséricorde ou la grâce,

  • bonté ou bonne volonté envers le misérable et l'affligé,

  • exercer la vertu de miséricorde : pitié par laquelle on pardonne au coupable,

  • exercer la clémence : vertu qui consiste, de la part de qui dispose d'une autorité, à pardonner les offenses et à adoucir les châtiments.

Shalom et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle et sur l'Israël de D.ieu ! (Galates 6 :16)

Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des tsadikim mais des pécheurs. (Matityahou 9 :13)

 

 

  • l’adhérence : du grec "pistis"…

Voici la définition du mot grec "pistis" :

  • la foi : adhésion totale de l'homme à un idéal qui le dépasse, à une croyance religieuse,

  • la conviction : état d'esprit de quelqu'un qui croit fermement à la vérité de ce qu'il pense tel une certitude,

  • la conviction ou confiance concernant la relation avec D.ieu et les choses divines,

  • la conviction que D.ieu existe, qu'il est le Créateur et Maître de toutes choses, celui qui pourvoit et qui accorde le salut éternel.

  • la conviction que Yeshoua est bien le Mashiah, à travers qui nous obtenons le salut éternel dans le Royaume de D.ieu,

  • la conviction forte d’une vérité.

Qu'il vous soit fait selon votre émouna. (Matityahou 9 :29)

 

 

  • Il faut faire ceci, sans laisser cela : vous devez vous concentrer sur l'essentiel, votre relation au prochain, tout en continuant d'observer les halakhot, en donnant les bonnes priorités à chaque chose.

 

 

 

 

 

 

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25.    Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites ! Vous purifiez le dehors de la coupe et du plat, mais le dedans est plein de rapine, de voracité. 

 

 

  • Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites : comme nous l’avons vu dans les versets précédents, beaucoup de proushim étaient des hypocrites, notamment chez ceux de Beit Shammaï.

 

 

  • Vous purifiez le dehors de la coupe et du plat : Yeshoua fait référence à la tradition des proushim qui commençaient leurs repas avec une coupe de vin et du pain (Bérakhot 43a) et à la dispute entre Beit Shammaï et Beit Hillel. (Bérakhot 51b) : l’école de Shammaï voulaient imposer le lavage des mains avant de toucher la coupe de peur (Bérakhot 52 a-b) qu’elle ne soit souillée et qu’elle ne souille la personne. Or, Beit Hillel maintenait que l’on pouvait boire à partir de la coupe et que le lavage des mains devait se faire entre la coupe et la fraction du pain. Par conséquent, Beit Hillel considérait tous ceux qui ne se lavaient pas les mains avant de prendre la coupe comme mangeant les mains souillées ! Yeshoua défendant la position de Beit Hillel e s’opposa à l’hypocrisie de Beit Shammaï et à leur imposition sur le lavage des mains avant de toucher la coupe ; cet épisode est relaté dans le chap. 11 de Loucas.

 

 

  • mais le dedans est plein de rapine, de voracité : vous vous souciez de faire bonne figure devant les hommes tout en imposant vos halakhots concernant la purification, alors qu’en vous-même vous êtes remplis de péché, purifiez-vous donc d’abord intérieurement et suivra l’extérieur ! Rabban Gamliel II proclamait et disait : tout disciple dont l’intérieur n’est pas comme l’extérieur n’entrera pas dans la maison d’étude. (Bérakhot 28a)

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27.    Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites ! Vous ressemblez à des tombes chaulées qui, au-dehors, semblent belles, mais qui, au-dedans, sont pleines d’ossements de morts et de toutes les contaminations. 

 

 

  • Oïe, vous, Sopherîm et Peroushîm ! Hypocrites : comme nous l’avons vu dans les versets précédents, beaucoup de proushim étaient des hypocrites, notamment chez ceux de Beit Shammaï.

 

 

  • Vous ressemblez à des tombes chaulées : des sépulcres blanchis.

 

 

  • qui, au-dehors, semblent belles : beaux d’un point de vue extérieur.

 

 

  • mais qui, au-dedans, sont pleines d’ossements de morts : à ce sujet, le Rabbi de Ktosk disait : Avant de ressusciter les morts, il faut ressusciter les vivants !

 

  • et de toutes les contaminations : de toutes impuretés.

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’essentiel du combat de l’homme s’adresse à son mauvais penchant, et sa plus grande aspiration doit être que l’intérieur soit semblable à l’extérieur (Bérakhot 28a ; Shabbat 16b ; Yoma 72b). Nous savons en effet, que vis-à-vis de l’extérieur, il est très facile de prendre des airs vertueux, d’accomplir de bonnes actions en public et de tromper ainsi tout le monde. Il arrive même parfois que l’homme se convainque lui-même qu’il est un grand Tsadik, alors qu’en réalité, il n’y a dans son cœur ni Torah, ni crainte du Ciel, ni amour pour les créatures ni amour pour D.ieu. Il ressemble au puits vide et sans eau dont parle la Torah (Béréshit 37 :24) qui certes, ne contient pas d’eau mais fourmille de serpents et de scorpions (Shabbat 22 et Rachi). Qu’est-ce que cela signifie ? Les Sages ont dit (Bava Kama 17a, Béréshit Rabah 84 :16) que l’eau représente toujours la Torah, comme l’indique le verset : Vous tous qui avez soif, allez vers l’eau. (Yeshayahou 55 :1). Or le puits dont nous parlons, non seulement ne contient pas de paroles de Torah comparées à l’eau mais est rempli de forces mauvaises, comparées aux serpents et aux scorpions. (Pirké de Rabbi Eliézer 13 ; Zohar I 35b ; Tikouné Zohar 13, 29b).  Le fait que l’Arche se soit trouvée à l’intérieur du Temple et non à l’extérieur nous enseigne que l’essentiel de l’étude se passe à l’intérieur de l’homme : la Torah doit vraiment faire partie de son corps. Et de même que l’Arche était recouverte d’or à l’intérieur comme à l’extérieur (Shemot 25 :11), l’intérieur de l’homme doit être aussi beau que l’extérieur (Yoma 72b). (Rabbi ‘Hanania David Pinto)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28.    Ainsi de vous-mêmes : au-dehors vous semblez justes pour les hommes, mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et sans tora ! 

 

 

  • Ainsi de vous-mêmes : au-dehors vous semblez justes pour les hommes : mais ce n’est pas le bon chemin, ainsi qu’il est écrit : l’intérieur et à l’extérieur tu la recouvrira. (Shemot 25 :11). Rava dit : tout Sage de la Torah dont l’intérieur n’est pas comme l’extérieur, n’est pas un Sage. (Yoma 72b)

 

 

  • mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et sans tora : et c’est pourtant le dedans qu’il faut changer ! 

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37.     Ieroushalaîm, Ieroushalaîm, tueuse d’inspirés, lapideuse de ceux qui te sont envoyés ! Que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, comme un oiseau rassemble ses oisillons sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! 

 

 

  • Ieroushalaîm, Ieroushalaîm : bien qu’il s’agisse ici d’une réprimande extrêmement dure de la part du Mashiah, comme l’enseigne Rachi, c'est une marque d'amour que de répéter le nom à deux reprises (Rachi sur le Sefer Béréshit 22 :11) et selon un autre angle d’interprétation, c’est aussi le signe que la personne ou la ville existera toujours dans le Olam Haba.  

 

 

  • tueuse d’inspirés, lapideuse de ceux qui te sont envoyés : cela fait référence aux Neviim du Tanakh comme Yrmeyahou, Yeshayahou, Elyahou, etc… tous rejetés en leur temps. C’est une émouvante déclaration de Yeshoua, un profond cri de douleur qui s’échappe de son âme en prenant congé du peuple Juif tant aimé et qui l’a pourtant rejeté !

 

 

  • Que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants : afin qu’Israël soit la lumière du monde de façon officielle et mondiale. Désormais, nous suivons cet adage : Rav a dit : Toutes les dates sont passées et la chose ne dépend que de la repentance et des bonnes œuvres. (Sanhédrin 97b). En effet, l’on peut ainsi comprendre que selon le point de vue de Rav, si toutes les dates sont passées et bien évidemment pour nous, Juifs Nazaréens, elle est passée ; il ne reste plus au peuple Juif que de se repentir et de supplier Hashem afin que dans sa grande miséricorde, il fasse advenir la guéoula.  En ce qui concerne le pluriel du mot "kitsin" utilisée par la Guémara en hébreu ; celui-ci s’explique aisément par le fait que plusieurs dates ont été prophétisées pour la rédemption finale, et que si elle ne s’est pas produite à l’occasion de l’une en raison des péchés du peuple Juif, elle aurait pu avoir lieu à l’occasion d’une autre ; d’où le fait que le Mashiah déclare : Que de fois j’ai voulu. (Matityahou 23 :37).

 

 

  • comme un oiseau rassemble ses oisillons sous ses ailes : dans le Likouté Amarim de la ‘Hassidout Habad, l’amour et la crainte divine représentent les "ailes" par lesquelles la Torah et mitsvot accomplies sont portées vers le Ciel. En l’absence de celles-ci, aucune élévation n’est possible. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 39)

 

 

  • et vous n’avez pas voulu : en l’occurrence, le peuple Juif ayant rejeté le Mashiah se voit contraindre d’être exilé… Pour information, nous sommes toujours dans cet exil, codé sous le nom d’exil d’Edom selon les Maîtres d’Israël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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38.     Voici, votre maison vous est laissée déserte. 

 

 

  • Voici, votre maison : cela fait référence au Temple.

 

 

  • vous est laissée déserte : comme le Mashiah l’a malheureusement prophétisé, l’empereur Titus a détruit la maison de Jérusalem vers l’an 70.

 

 

 

 

 

 

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39.     Oui, je vous dis : désormais, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez : Il est béni, qui vient au nom de IHVH-Adonaï’. 

 

 

  • Oui, je vous dis : désormais, vous ne me verrez plus : comme il est enseigné dans la Torah Orale : mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît ; le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

 

 

  • jusqu’à ce que : comme il est enseigné également : sa Royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

 

 

  • vous disiez : Il est béni, qui vient au nom de IHVH-Adonaï’ : comme cela nous a été transmis par le Rouah Hakodesh dans les Téhilim : Béni soit celui qui vient au nom de l'Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l'Éternel. (Téhilim 118 :26)

 

COMMENTAIRE N°1

 

On pourrait également l’entendre de cette façon : Jusqu’à ce que les autorités spirituelles d'Israël reconnaissent Rabbi Yeshoua comme le Mashiah, étant la pierre angulaire de la vérité divine. Cela rejoint la traduction araméenne du verset des Téhilim cité précédemment est : Source de bénédiction est celui qui vient dans le nom de la parole de l’Éternel, disent les bâtisseurs. (Targoum Téhilim 118 :26).

 

COMMENTAIRE N°2

Puissions-nous également nous inspirer d’un discours du Rabbi de Loubavitch pour mieux comprendre l’injonction d’appeler le Mashiah en tout temps.

Un Juif peut se trouver dans une situation bonne et élevée, à la fois matériellement et spirituellement, étudier la Torah et mettre en pratique les mitsvot dans la largesse. Malgré tout cela, comment rester calme et tranquille, alors que la délivrance véritable et complète n'est pas encore effective ? Peut-on imaginer que l'on ne fasse pas trembler les mondes en criant : Mashiah Now ? Pendant la prière ou bien pendant le Chéma Israël du coucher, on doit certes, crier : Chéma Israël !  En revanche, à tous les autres moments, il faut crier : Mashiah Now ! (Discours du Rabbi, Chabbat Paracha Tsav 5745/1985)