CHAPITRE 19

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COMMENTAIRES 

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4.     Il répond et leur dit : N’avez-vous pas lu : Entête, le créateur, mâle et femelle les fit ? 

 

 

  • Il répond et leur dit : N’avez-vous pas lu : dans le Sefer Béréshit.


D.ieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de D.ieu, il créa l'homme et la femme. (Béréshit 1 :27)

Il créa l'homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme, lorsqu'ils furent créés. (Béréshit 5 :2)

 

  • Entête, le créateur, mâle et femelle les fit : D.ieu a créé Adam, une créature za’har vénékéva, unique dans l’histoire, qui comportait en lui un homme et une femme ; puis D.ieu les a séparés. (Rav ‘Haim Dynovisz)

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21.     Iéshoua’ lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends tes biens et donne-les à des pauvres : tu auras un trésor dans les ciels. Puis, ici, suis-moi. 

 

  • Iéshoua’ lui dit : Si tu veux être parfait : le Rabbi souhaitait lui montrer comment parvenir aux degrés les plus hauts de la sainteté…

 

  • va, vends tes biens et donne-les à des pauvres : atteindre le plus haut niveau de kédoucha nécessite un investissement [important] dans la mitsva de tsédaka.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Et à la lumière de ce qui a été dit, on comprendra le fait que nos Sages ont si grandement exalté la vertu de la charité, en disant qu’elle équivaut à toutes les mitsvot. Dans tout le Talmud de Jérusalem, la charité est désignée par l’appellation "le commandement" sans autre précision car tel était l’usage parlé, d’appeler la charité "le commandement" tout court parce que la charité est l’essence des mitsvot pratiques et elle les surpasse toutes… Car toutes les mitsvot ont pour seul but d’élever l’âme animale vers D.ieu, puisque c’est cette âme vitale qui accomplit les mitsvot et qui s’en revêt, pour être absorbée dans la lumière du Ein Sof revêtue de ces mitsvot. Or, il n’y a pas d’autre mitsva dans laquelle l’âme animale se revêt tellement, comme dans la mitsva de charité car dans toutes les autres mitsvot, seule une faculté de l’âme vitale se revêt de la mitsva ; par exemple, la faculté de la main qui pose les tefillin ou qui tient un étrog et ce, au moment de l’accomplissement de la mitsva uniquement, alors que dans le cas de la charité, qu’un homme donne du labeur de ses mains, toute la force de son âme vitale est revêtue (c’est-à-dire impliquée) dans l’exécution de son travail ou autre occupation par laquelle, il a gagné cette somme d’argent, et quand il donne cet argent pour lequel il a appliqué toutes ses forces à la charité, toute son âme vitale s’élève vers D.ieu. C’est en cela que réside la supériorité de la mitsva de la tsédaka, qui implique toutes les forces de l’âme vitale animale et permet ainsi leur élévation. Qu’en est-il, cependant, du don à la tsédaka d’une somme d’argent qui n’est pas le résultat d’un travail ? Et même celui qui ne gagne pas sa vie au prix de son labeur ; néanmoins, dès lors qu’il aurait pu acheter avec cette somme d’argent dont il fait don, voilà que par le don de cette somme à la charité, il donne la vie de son âme à D.ieu. La charité empreint donc, en tout état de cause, l’âme vitale plus que toute autre mitsva pratique. Et c’est pourquoi nos Sages ont dit que la charité rapproche la rédemption messianique. Car par un seul acte de charité, on élève beaucoup de l’âme vitale ; autant de forces et de facultés que l’on n’aurait pas pu élever par l’accomplissement de multiples autres mitsvot pratiques. Comme expliqué précédemment, l’ère messianique dépend de l’aboutissement du travail spirituel d’Israël, plus précisément de l’élévation de l’âme vitale d’Israël par les mitsvot qui relèvent de l’action. La charité, qui conduit à une telle élévation plus que toute autre mitsva pratique, hâte donc l’avènement de la rédemption. La charité dépasse ainsi toutes les autres mitsvot, y compris l’étude de la Torah. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 37)

 

 

  • tu auras un trésor dans les ciels. Puis, ici, suis-moi : la tsédaka plus le fait de s’attacher au Tsadik, source de toutes bénédictions…