CHAPITRE 14

Pour l'instant, 4 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

19.     Il ordonne aux foules de s’installer sur l’herbe. Il prend les cinq pains et les deux poissons, il lève son regard vers les ciels, il bénit et partage les pains. Il les donne aux adeptes et les adeptes aux foules.

 

 

  • Il ordonne aux foules de s’installer sur l’herbe : afin qu’ils puissent bientôt manger [confortablement].

 

  • Il prend les cinq pains et les deux poissons : et par miracle, le Rabbi va les multiplier et nourrir tout le monde…  

 

  • il lève son regard vers les ciels : vers Hashem, le Maître du monde.

 

  • il bénit et partage les pains : Rabbi Yeshoua, comme un bon Juif, fait la brakhah sur le pain avant d’en manger : Baroukh Ata Adonaï Eloheinou, Melekh Haolam, Hamotsi le'hem min haaretz. En français, cela donne : Béni sois-tu Éternel, notre D.ieu, Roi de l'Univers, qui fait sortir le pain de la terre.

 

COMMENTAIRE N°1

 

De nos jours, d’un point de vue halakhique, avant de consommer un repas avec du pain, nous procédons aux ablutions des mains, netilat yadayim en hébreu.

 

Pour information, si l'on mange entre 0 et 26g de pain, il n'y a pas d'obligation de faire netilat yadayim ; si l'on mange entre 27 et 50, 4g de pain, il faut faire netilat yadayim sans bénédictions et si l'on mange plus de 50,4 g de pain, il faut faire netilat yadayim avec la bénédiction.

 

Pour ce faire, nous prenons un kéli, un récipient, qu’il faut remplir d'eau et ensuite, de ce récipient, nous versons de l’eau à trois reprises sur la main droite puis à trois reprises sur la main gauche. Nous levons nos mains encore mouillées à hauteur de notre visage et prononçons la bénédiction suivante avant de les essuyer : Baroukh Ata Adonaï Eloheinou, Melekh Haolam, acher kidéchanou bemitsvotav vetsivanou al netilat yadaim. En français, cela donne : Béni sois-tu Éternel, notre D.ieu, Roi de l'Univers, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d'élever les mains. Ensuite, sans s'interrompre, on prend le pain dans les mains et l'on dit : Baroukh Ata Adonaï Eloheinou, Melekh Haolam, Hamotsi le'hem min haaretz, comme l’a fait le Rabbi.

 

 

  • Il les donne aux adeptes et les adeptes aux foules : par amour pour eux et également afin de montrer toute sa puissance ; le Tsadik étant le pain descendue du Ciel.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

23.     Il renvoie les foules et monte sur la montagne, à part, pour prier. Le soir venu, il est seul, là.

 

 

  • Il renvoie les foules et monte sur la montagne : pour faire hitbodedout.

 

 

  • à part, pour prier. Le soir venu, il est seul, là : comme il est enseigné : Comment se pratique la hitbodedout ? Il faut, au préliminaire, se libérer de ses occupations et ensuite, aller dans une forêt ou dans un endroit aéré et tranquille. (Rav Yossef Haïm Benhamou)

 

COMMENTAIRE N°1

                                                                                                       

Le Baal Chem Tov, ses Maîtres et ses talmidim, tous les Tsadikim cachés qui ont révélé au monde un enseignement messianique, ont passé le plus clair de leur temps à s'isoler dans les forêts. Qu'y faisaient-ils ? Certes, de l'étude de la Torah mais l'essentiel était leur recherche du Créateur au moyen de la prière. Trente ans plus tard, le jeune Rabbi Na'hman suivait l'exemple de son aïeul et quittait la ville pour la forêt ou la rivière, sur une petite barque ; il y épancha son âme pure et travailla jusqu'à atteindre, par ce moyen, les plus hauts degrés de sainteté. (Enseignements rapportés par le Rav Israël Its’hak Besançon)

 

Comme cela est relaté par le Rav Besançon, Rabbi Na’hman de Breslev, Tsadik Yessod Olam, affectionnait les prairies et les bois pour prier, et le Rebbe en a dévoilé la raison : Chaque arbre, chaque plante jusqu'à la plus humble des herbes adresse des louanges au Créateur. Lorsque nous nous trouvons parmi eux, parmi elles, dans cette symphonie à la gloire divine ; il nous est plus facile d'ouvrir notre cœur. Le chant de la prairie se mêle au nôtre et monte en harmonie vers celui qui a tout créé.

 

À la lumière de toutes ces explications, il est aisé de comprendre pourquoi le Mashiah est allé s’isoler dans la montagne, lieu où il y a une multitudes d’arbres, d’herbes ou encore de plantes.

 

Par conséquent, tout comme le Mashiah et tous nos grands Maîtres, s'il nous est possible de le faire, nous rechercherons la verdure, au moins de temps à autre mais, en attendant, il faut mamash savoir que tous les endroits sont propices pour parler avec D.ieu en hitbodedout : isolons-nous où nous pouvons ! Rabbi Na'hman est allé jusqu’à dire que nous pouvons crier à voix basse et que nous pouvons nous isoler, même au sein de la foule. Alors parlons avec D.ieu devant un livre, à la synagogue, en marchant dans la rue, chez soi, dans un coin tranquille ou même encore comme le Roi David dans notre lit jusqu'à ce que notre couche soit inondée de nos larmes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

33.     Ceux de la barque se prosternent devant lui et disent : Vrai, tu es bèn Elohîms ­ fils d’Elohîms ! 

 

 

  • Ceux de la barque se prosternent devant lui : cela fait référence aux Apôtres.

 

  • et disent : Vrai, tu es bèn Elohîms ­ fils d’Elohîms : le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

36.     Ils le supplient seulement de toucher les sisit de son manteau. Tous ceux qui le touchent sont sauvés.

 

 

  • Ils le supplient seulement de toucher les sisit de son manteau : les tzitzits.

 

  • Tous ceux qui le touchent sont sauvés : délivrés, guéris, bénis, etc… Cela nous montre combien la kédoucha du Mashiah est immense !

 

COMMENTAIRE N°1

Chacune des ordonnances de la Torah regorgent de bénédictions spirituelles et en effet, le port des tzitzits/tzitziyot (franges) est un commandement qui est loin d’être une simple prescription vestimentaire… Il suffit de regarder l’impact des tzitzits du Mashiah pour voir combien, les commandements divins sont bénissants !

La mitsva de porter les tzitzits a été prescrite par Hashem dans le Sefer Bamidbar. Ces franges, spécialement tissées et filées, ont pour but de nous rappeler l’importance de toutes les mitsvot de la Torah.

L’Éternel dit à Moshé : Parle aux enfants d’Israël et dis-leur qu’ils se fassent des tzitzits aux coins de leurs vêtements, dans toutes leurs générations et d'ajouter à la frange de chaque coin un cordon d'azur. Cela formera pour vous des tzitzits dont la vue vous rappellera tous les commandements de l'Éternel, afin que vous les exécutiez et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux, qui vous entraînent à l'infidélité. Vous vous rappellerez ainsi et vous accomplirez tous mes commandements et vous serez saints pour votre D.ieu. (Bamidbar 15 :38-41)

On peut accomplir cette mitsva via un talith katan, porté sous notre vêtement ; le talith katan (petite cape) est un vêtement spécial (comme un t-shirt) disposant de 4 coins où sont fixés les tzitzits. Il est vivement recommandé d’en prendre/acheter un car nous accomplissons une mitsva à chaque fois que nous le portons… Ainsi, en mettant notre Talith, nous devons constamment nous rappeler de l’importance des commandements divins, afin de mettre en pratique la Torah et éviter bien des égarements.

Comme nous l’avons vu, Rabbi Yeshoua lui-même portait des tzitzits.   

Ils le suppliaient de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement et tous ceux qui le touchèrent furent guéris. (Matityahou 14 :36)

En quelque lieu qu'il arrive, dans les villages, dans les villes ou dans les campagnes, on mettait les malades sur les places publiques et on le priait de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris. (Marcos 6 :56)

Dans les Écrits Nazaréens, le mot "bord" utilisé provient du grec "kraspedon" traduit en français par "la frange d'un vêtement" : les Juifs, comme Yeshoua, avaient de tels "accessoires" fixés aux vêtements et étant les talmidim du Rabbi, nous sommes appelés à être ses plus fervents imitateurs. 

Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. (1 Yohanan 2 :6)

Les Maîtres d’Israël nous ont enseigné que les tzitzits sont suspendues comme une ligne de vie qu’il nous appartient de saisir ! Or, dans l’Évangile de Matityahou, c’est précisément ce qu’a fait la femme atteinte d’une perte de sang en saisissant les franges du Mashiah !

Et voici, une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans s'approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement. Car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. Yeshoua se retourna et dit, en la voyant : Prends courage, ma fille, ta foi t'a guérie. Et cette femme fut guérie à l'heure même. (Matityahou 9 :20-22)

À la lumière de toutes ces explications, une question se pose : comment avoir des tzitzits aussi puissants que ceux de Yeshoua ? En réalité, comme nous l’avons compris, ce n’est pas le vêtement en soi qui guérit, bien qu’il soit un objet kadosh (saint) ; le vrai miracle réside plutôt dans l’intériorité de celui qui les porte car comme l’enseignent nos Maîtres, celui qui observe les mitsvot capte la puissance d’Hashem ! Ainsi, il est aisé de comprendre que Yeshoua, n’ayant jamais péché, observait parfaitement toutes les mitsvot et avait ainsi, capté toutes les énergies, puissances divines nécessaires pour faire "éclater" des miracles et des prodiges au milieu des foules… Par conséquent, ses tzitzits n’étaient plus de simples morceaux de franges mais devenaient, comme nous l’avons rapporté plus haut, de véritables lignes de vie : la femme fut guérie instantanément ! 

Les Écrits Nazaréens, loin d’abolir la Torah, veulent ici attirer notre attention sur les bénédictions évidentes découlant de l’observation de la mitsva des tzitzits, représentant les 613 commandements de D.ieu. En effet, les Écrits Nazaréens viennent nous enseigner une clé fondamentale : l’observation des mitsvot apporte la guérison, la protection et la délivrance aux autres ! Nous devons donc suivre les commandements divins avec obéissance et amour : c’est avec cette disposition de cœur qu’Hashem nous aidera et nous bénira au-delà de nos espérances. Qui sait ? Peut-être qu’un malade attend également la guérison au travers de tes tzitzits ? En effet, tel il est et tels nous sommes aussi dans ce monde. (1 Yohanan 4 :17)

Comme nous l’avons dit, la Torah de Moshé comporte 613 mitsvot. Or, un tzitzit est composé de 8 fils et de 5 nœuds ; les Maîtres d’Israël nous ont donc fait remarquer une chose des plus intéressantes : en hébreu, la guématria du mot "tzitzit" est de 600 ; additionnons les 8 fils et les 5 nœuds et nous obtenons précisément le nombre 613 qui correspond aux mitsvot de la Torah.

Yaakov dit : J'ai habité chez Lavan et prolongé mon séjour jusqu'à présent. J'ai acquis des bœufs et des ânes, menu bétail, esclaves mâles et femelles ; je l'envoie annoncer à mon seigneur, pour obtenir faveur à ses yeux. (Béréshit 32 :5)

 

L’expression "j’ai habité, séjourné" en hébreu est "guarti" et celle-ci détient également une guématria de 613 : cela nous apprend que malgré tout le temps passé chez ce voleur et hypocrite de Lavan, Yaakov n'a jamais cessé d'observer et de pratiquer les 613 mitsvot de la Torah ! Ainsi, à l’image de notre patriarche, la Kéhila Nazaréenne, en exil plus que jamais au sein d’Edom, contient des individus qui n’ont pas renoncé aux 613 mitsvot selon le principe spirituel qu’Hashem se conserve toujours un reste ! (1 Melakhim 19 :8) 

 

De plus, pour lier cette étude à l’actualité… Quelle est la guématria du mot "corona" ? C’est simple : "qof, vav, reish, noun, hé" soit le nombre total de 361… En réalité, ce nombre fait allusion aux nombres de mitsvot (613) de la Torah ; les chiffres sont simplement perturbés et désordonnés ; ce qui sous-entend que l'origine de l'épidémie "corona" est lié à la perturbation des 613 mitsvot de la Torah et en effet, l’Apôtre Shaoul nous dit que la Création attend avec un ardent désir la révélation des fils de D.ieu. (Romain 8 :19). Or, qu’enseigne le monde religieux dont les rites sont centrés sur Yeshoua ? Renoncer aux mitsvot, modifiez les paroles du Rabbi de Galil car la loi des Juifs est trop lourde ! On comprend donc la mission d’un Nazaréen : celle de tout rétablir et de tout kashériser à l’image de Yaakov Avinou enfermé au plus profond de l’obscurité chez Lavan ! Et comment kashérise t-on ? En gardant précisément la Torah comme nous l’enseigne Rachi : Yaakov a dit : Tout en séjournant chez Lavan l’impie, j’ai continué d’observer les 613 commandements de mon D.ieu et je ne suis pas allé dans de mauvaises voies ! (Rachi)

Concernant les Nazaréens d’origine non-Juive, nous pouvons nous inspirer de la Méguila de Routh afin d’aller dans ce sens. En effet, dans le Judaïsme actuel, il est enseigné que tous les êtres humains ont l'obligation de respecter les 7 lois de Noa’h. Or, originaire de Moav, Routh était dans l’obligation de vivre avec ces lois mais analysons plus profondément, le nom même de Routh : il est composé des lettres "resh, vav et tav" et détient une guématria de 606… Ainsi, lorsqu’on additionne 7 au nom de Routh, on obtient 613 : le nombre des commandements de la Torah. Ces enseignements ont uniquement pour but de nous montrer l'essence de Routh, de l’énergie vitale de cette femme : elle est partie à la découverte des 606 commandements manquants ; ce qui fait de Routh, une convertie de Torah par excellence ! Nous voyons donc qu’en complément du Rouah Hakodesh, tout croyant en Yeshoua (et surtout en Jésus) doit partir en guerre contre son Yetser Hara et pratiquer les mitsvot… Dans ce monde, il n’y a absolument aucune autre finalité que la Torah d’Israël et c’est d’ailleurs ce que voulait nous enseigner le chef de la Kéhila : car depuis bien des générations, Moshé a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de Shabbat dans les synagogues. (Actes 15 :21)

Un homme s'approcha et dit à Yeshoua : Rabbi, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? Il répondit : Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les mitsvot. (Matityahou 19 :16-17)