CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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1.     Volume des enfantements de Iéshoua‘, messie, bèn David bèn Abrahâm.

 

 

  • Volume des enfantements de Iéshoua‘, messie : en termes plus simples, il s’agit de la généalogie du Mashiah Yeshoua.

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’Évangile de Matityahou débute par la généalogie de Yeshoua et comme nous le verrons, ce choix est extrêmement important.

 

Néanmoins, pour commencer les commentaires de cet Évangile, il est important de préciser que déchiffrer les généalogies demeure un travail plutôt compliqué car celles-ci sont généralement longues mais aussi remplis de codes et de secrets ; au premier abord, Matityahou n’a donc pas fait le bon choix pour commencer à annoncer la Bonne Nouvelle du Mashiah… Or, les généalogies sont présentes et elles ont une réelle utilité ; elles sont inspirées comme toutes les autres passages de la Bible et peut-être même plus...  Nous devons donc considérer l’importance de toutes les généalogies afin d’en décoder la révélation qui est sous-entendue par leurs auteurs. En conclusion, bien qu’elles soient compliquées à lire et qu’on aimerait parfois les ignorer, le respect de la Parole de D.ieu inclut le respect des généalogies.

 

De plus, comme nous l’avons dit, le choix de Matityahou n’est pas anodin mais bien au contraire, il est d’une extrême importance afin de prouver la messianité de Yeshoua, issu de lignée davidique… En effet, comme on le sait, si Yeshoua n’était pas le descendant de David, il n’aurait jamais pu être le Mashiah et il n’aurait même pas pu prétendre être candidat à la messianité.  

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Chaque être humain reçoit un héritage biologique et spirituel. Par exemple, Adam et ‘Hava nous ont transmis par le péché, par leur désobéissance dans le Gan Eden un héritage corrompu. Par ce péché et cette désobéissance, la mort s'est étendue sur tous les hommes mais l’Évangile est présenté ici, comme un "biblos genenos" : un moyen pour tout redémarrer, un moyen pour enfanter de meilleurs fruits. En effet, la généalogie de Matityahou commence avec les termes grecs "biblos genesos" : le Rouleau, le Livre de la Généalogie, ou encore le Livre du Commencement selon les différentes traductions. Ces mots grecs sont plutôt intéressants car même si Matityahou cherche à démontrer la messianité de Yeshoua par son ascendance davidique, nous pourrions aussi voir dans cette expression, un message universel : un nouveau Béréshit, une nouvelle Création, un monde nouveau et renouvelé nous est offert par l’acceptation de l’Évangile, soit par le fait d’accepter Yeshoua comme étant le Mashiah d’Israël promis.

 

Ainsi, à la lumière de ces premières explications, on comprend aisément que l’Évangile nous conduit vers un processus de réparation du monde. Or, ce tikoun haolam offert en Yeshoua, éveille un désir en nous, un désir de nous détourner du péché et un désir d’œuvrer pour un monde de paix ; un monde ou régneraient la prospérité, la santé et la justice pour tous… L'importance de travailler individuellement et collectivement vers un monde meilleur, sera vitale pour tous talmidim de Yeshoua et nous définira comme de véritables enfants de D.ieu actifs et présents pour le bien-être de toute la Création.

 

En effet, la motivation pour un monde meilleur et réparée est inspirée du cœur même de l’Évangile et sera influencé par le Rouah Hakodesh tout au long de notre vie. Par nos téfilot au nom de Yeshoua, par notre sanctification permanente et par nos mitsvot, Hashem répare et perfectionne le monde. Or, il est vraiment important de comprendre que ce monde brisé a besoin de réparation et par l’intermédiaire du Mashiah, nous aurons la dévotion personnelle et intérieure nécessaire pour œuvrer dans cet objectif.     Comment influençons-nous le monde par nos choix moraux ? Comment participons-nous au tikoun haolam ? Chacun individuellement se doit de se poser et de répondre soi-même à ces questions.

 

Hashem a créé l’homme et le monde avec un manque mais lui a aussi octroyé le principe de complétude en lui offrant l’Évangile. Par le Rouah du Mashiah, on trouvera comme une sorte de programme en nous : le désir de réparer et non pas de survivre, de manger, de procréer ou encore de se protéger comme chez les animaux ; au contraire, le Rabbi nous a insufflé le souffle sacré nécessaire pour arranger et réparer le monde ! Ce désir est inhérent pour un véritable Nazaréen. 

 

La Création, l’humanité elle-même, est séparée du divin... Épouser cet esprit d’unité par l’Évangile avec Hashem nous permet donc de nous dégager de cette séparation. De plus, le tikoun haolam proposé par l’Alliance Renouvelée en Yeshoua, c’est aussi l’espoir de partager un but commun ! Comme le déclare le début de l’Évangile, tout véritable Nazaréen devra manifester la gloire de D.ieu dans le monde et faire avancer l’humanité en général ! Pour compléter ces propos, nous pourrions également déchiffrer un secret dans ce premier verset : la généalogie de Yeshoua remonte à Avraham mais contient des allusions à Adam Harichon, le premier homme représentant ainsi toute l’humanité. En utilisant les mots Avraham, David et Mashiah, nous avons également l’acrostiche d’Adam : en Yeshoua, en le reconnaissant comme Mashiah, la Création a reçu une nouvelle chance de réparer le monde et la force pour lutter contre le péché, engendrée par la faute du premier homme. Il nous faut donc nous saisir cet héritage spirituel et faire avancer l’humanité dans le bon sens !

 

 

  • bèn David : comme on le sait et comme l’enseigne Rabbi Na’hman dans le ‘Hayé Moharan, Rabbi Yeshoua de Natzeret, incluait en lui, la dimension du Mashiah ben Yossef et du Mashiah ben David [deux venues pour deux dévoilements différents]. Dans ce cas précis, cette expression fait référence au second dévoilement de "ben David" du Mashiah mais il est mis en premier par Matityahou car il s’agit du but ultime de la révélation messianique.

 

COMMENTAIRE N°3

 

Avez-vous pu constater un fait intéressant ? Les Évangiles ne commencent pas du tout de la même façon ! Loucas entame l’Évangile par le contexte historique et les événements entourant la nativité, Marcos débute avec l’histoire de Yochanan HaMatbil venu pour préparer le chemin du Mashiah et Yohanan commence avec Yeshoua présenté comme le "logos" fait chair [en d’autres termes, la Torah incarnée dans le Tsadik]. Le choix de Matityahou sera plutôt de dévoiler Yeshoua comme étant le Mashiah ben David, c’est le but de toute cette généalogie !

 

L’Évangile de Matityahou, comme tous les autres Livres de la Bible, est un écrit reflétant une réalité du Judaïsme : le Mashiah attendu par le Am Israël doit être un descendant de David ; Matityahou cherche donc dans un premier temps, à prouver que Yeshoua est bel et bien, le Mashiah issu de la lignée davidique.

 

Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Yeshoua criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! (Matityahou 21 :9)

 

Plusieurs fois dans les Écrits Nazaréens, nous entendons également les foules s’écriaient "Hosanna au Fils de David" et effectivement pour la plupart des gens, cette expression n’est pas tellement importante mais celle-ci est pourtant, porteuse d’un sens extrêmement fort d’un point de vue Juif ! Le titre "Fils de David" figure dans les prophéties du Tanakh pour désigner le Mashiah promis.

 

Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles et j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. (…) Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. Nathan rapporta à David toutes ces paroles et toute cette vision. (2 Shmouel 7 :12-16)

 

Question simple, comment Yeshoua peut-il être le Mashiah et le "Fils de David" alors qu’ils n’ont pas du tout vécu à la même époque ? La réponse est très simple, il faut tout simplement comprendre que Yeshoua est l’accomplissement de la prophétie concernant le trône davidique ; c’était la pensée de Matityahou. En effet, cette généalogie nous prouve que les Apôtres croyaient clairement qu’Hashem avait enfanté Yeshoua comme Mashiah, en tant qu’humain, étant descendant direct de David HaMelekh au travers de Yossef.

 

Comme pouvons également le voir dans d’autres récits, Rabbi Yeshoua est également appelé "Seigneur, Fils de David" par des hommes et des femmes, cherchant la miséricorde divine ou la guérison, comme la femme dont la fille était tourmentée par un démon ou encore comme Bar-Timaï.

 

Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. (Matityahou 15 :22)

 

Note importante : la femme cananéenne n’est pas une Juive mais elle est ici, la représentation de toutes les nations, de tous les non-Juifs recevant la guérison par l’intermédiaire du Mashiah ben David.   

 

Il entendit que c'était Yeshoua le Nazaréen et il se mit à crier : Fils de David, Yeshoua aie pitié de moi ! (Marcos 10 :47)

 

Le titre "ben David" qu’ils lui attribuent tous témoignent de leur foi en lui ; en l’appelant de cette façon, ces Juifs affirment qu’ils voient en Yeshoua, le Mashiah attendu par le Am Israël et comme nous pouvons le voir, cette reconnaissance leur apporte la pleine guérison !

 

D’ailleurs, lorsqu’ils entendaient le peuple appeler "fils de David" Yeshoua, certains religieux corrompus comprenaient également la signification de ce titre mais contrairement au peuple, ils étaient tellement aveuglés par leur orgueil, qu’ils ne pouvaient même pas reconnaître leur Roi en face d’eux... Quelle tristesse ! Alors, lorsqu’ils ont entendu le peuple acclamer Yeshoua comme Mashiah ben David, ils ont comploté de le faire périr… En effet, plus d’une fois, Rabbi Yeshoua allait être couronné comme le Melekh HaMashiah par le peuple mais les dirigeants de l’époque en ont décidé autrement ! 

 

 

  • bèn Abrahâm : c’est un code pour désigner la Akéda, l’épreuve d’Avraham Avinou et la brakhah qu’Hashem lui a faite, soit celle de bénir toute l’humanité via sa postérité.   

 

COMMENTAIRE N°4

 

Les promesses pour Avraham sont rappelées dans l'alliance abrahamique dont les termes sont mentionnés dans le Sefer Béréshit ; les promesses sont celles d'une grande descendance, d’Eretz Israël et d’une brakhah extraordinaire répandue au milieu de toutes les nations.

 

Plus précisément, D.ieu a fait la promesse au Patriarche Avraham qu'il bénirait toutes les nations par l’intermédiaire de ses descendants. Ainsi, un événement dans la vie d'Avraham est d'une grande importance pour une bonne compréhension de la généalogie révélée par Matityahou.

 

Dans le Sefer Béréshit au chap. 22, le Maître du monde demande au Patriarche de sacrifier son fils unique : Its’hak, héritier des promesses du Am Israël. Or, lorsque Avraham accepta d'accomplir cette immense sacrifice par obéissance, D.ieu est intervenu et lui a alors donné un bélier afin qu’il soit sacrifié en remplacement de son fils tant aimé. Par conséquent, il faut bien saisir le fait que c’est uniquement par le mérite de cet acte, soit par la Akéda d’Its’hak qu’Hashem a pleinement béni toutes les nations de la terre ; c’est le secret de l’expression "parce que tu as obéis à ma voix" présente dans le verset 18 de ce  même chapitre, c’est-à-dire qu’Avraham lui a pleinement obéi en sacrifiant son fils.  

 

L'ange de l'Éternel appela une seconde fois Avraham des cieux et dit : Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel ! Parce que tu as fais cela et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :15-18)

 

Matityahou savait qu'il n'écrivait pas qu’une simple biographie de la vie de Yeshoua ; au contraire, l’Apôtre du Mashiah avait clairement en tête toutes les promesses qu’Hashem avait faites des années auparavant et va démontrer qu’elles se sont pleinement réalisées en Yeshoua.  En effet, l’Évangile de Matityahou commençant par les expressions "fils de David, fils d'Avraham" nous permet d’appréhender le Mashiah sous deux aspects : un, comme étant le fils souverain de David HaMelekh et l’autre, comme étant le fils sacrificiel d'Avraham bénissant toutes les nations ; une facette du lion de Juda [Mashiah ben David] et une facette du serviteur souffrant [Mashiah ben Yossef] prophétisé par Yeshayahou comme il est écrit : Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? (Yeshayahou 53 :6-8).

 

Il faut également savoir que le mot "Christ" est le mot grec équivalent au mot "Mashiah" en hébreu ; en français, on l'appellerait tout simplement l'Oint : celui ayant reçu l’onction ou celui ayant été désigné, pour accomplir une mission bien précise. En effet, dans le Tanakh, oindre avec de l'huile était le signe qu’Hashem "mettait de côté" un serviteur pour un rôle particulier ; le titre de "Mashiah" sur Yeshoua signifie qu’Hashem l’a oint et envoyé dans le monde pour être le Roi et le Sauveur de toute l’humanité. D’ailleurs, le nom de Yeshoua est le nom donné au Mashiah par Hashem lui-même car ce nom signifie "Yah sauve" ou encore "le salut" correspond ainsi, aux prophéties messianiques comme il est écrit : Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton D.ieu règne ! (Yeshayahou 52 :7). Par conséquent, beaucoup de Juifs crurent qu’Hashem avait envoyé Yeshoua pour délivrer Israël de l’occupation romaine et pour régner, par la suite, comme le Roi du monde. Or, ce plan n’a pas pu avoir lieu car Yeshoua n’a pas été reconnu comme le Mashiah par certains [et pas tous] dirigeants corrompus du Am Israël. Par un refus d’être considéré comme le Mashiah ben David, Yeshoua a été "résigné" dans la magnifique mission d’être le Mashiah ben Yossef, soit le Sauveur venu expier les péchés du monde entier… En effet, Rabbi Yeshoua de Natzeret par sa Akéda, a revêtu de la mission codé par l’expression "fils d’Avraham" [Mashiah ben Yossef/Mashiah ben Ephraïm dans d’autres codes Juifs] et a ainsi, apporté la délivrance sur tous péchés. De plus, son saint nom s’est également répandu parmi toutes les nations et cela correspond à ses paroles, prouvant ainsi sa prophétie : Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi. (Yohanan 12 :32)

 

En d’autres termes, Hashem s'est servi du sacrifice d’Avraham pour nous montrer plusieurs choses : le rachat du peuple de D.ieu et le salut des nations en général, nécessiterait le sacrifice de la postérité d'Avraham [comme ce fut le cas pour Its’hak]. Or, lorsque Yeshoua est monté sur la montagne de Golgotha, aucun bélier n’aurait pu le remplacer ; la raison est qu’Hashem a aussi envoyé le Mashiah pour être "l'Agneau de D.ieu" afin de bénir pleinement toute l’humanité, Juifs et non-Juifs, et cela correspond au secret contenu dans ce verset : D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8). En refusant de le reconnaître comme le Mashiah, certains Juifs n'avaient pas compris ce qu’ils venaient alors d’engendrer : Yeshoua viendra une fois comme le fils d'Avraham pour mourir en sacrifice [par une Akéda] et il reviendra comme Mashiah ben David pour régner sur toute l’humanité. 

 

Voici le plan d’Hashem incorporant les Juifs et les non-Juifs. De toute façon, même dans le Judaïsme traditionnel, le rôle du Mashiah s’étendra sur toute l’humanité ; ainsi, voici comment la bénédiction et la promesse d’Hashem pour Avraham s’est aussi révélée lors du premier dévoilement de Yeshoua. En lui, toutes les nations peuvent maintenant s’attacher au Maître du monde et devenir, par la émouna, fils d’Avraham ; c’était aussi la pensée de l’Apôtre Shaoul.

 

Or les promesses ont été faites à Avraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, le Mashiah. (Galates 3 :16)

 

Au travers du Tsadik, selon Matityahou, se réaliseront alors les deux promesses du Tanakh, une d’un point de vue davidique et une autre d’un point de vue abrahamique. Yeshoua a donc reçu cette autorité d’Hashem pour ramener l'ordre et la perfection dans toute la Création.  

 

Présentement, toujours selon cette interprétation, le monde déchu, présent dans la vie d’un Juif et d’un non-Juif, pourra ainsi, être pleinement restauré par l’intermédiaire de notre foi dans le Mashiah. En effet, dans nos vies personnelles, une fois qu’on a la certitude qu’Hashem nous a justifiés et rachetés en Yeshoua selon le principe ‘hassidique de l’attachement au Tsadik, le Mashiah doit aussi régner dans nos vies. Le but est de le couronner Roi du monde, la facette du Sauveur n’est pas suffisante ; les chrétiens ont d’ailleurs, idolâtré cette facette du Mashiah ben Yossef mais le monde continue pour autant de ne pas être réparé ! Beaucoup de "sauvés" selon les chrétiens et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! Beaucoup de "chrétiens" [religion n°1] et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! Il est donc aisé de comprendre que l’importance n’est pas de prêcher le salut mais plutôt le Royaume car celui-ci engendre, lui-même, le salut et la délivrance ; en d’autres termes, l’important est de témoigner de la facette du Mashiah ben David.

 

Allez, prêchez et dites : Le Royaume des cieux est proche. (Matityahou 10 :7)

 

Yeshoua est notre Roi. Yeshoua est ressuscité. Attachons-nous à lui et soumettons-lui notre vie, notre temps, notre argent et la totalité de notre cœur. Aucun sacrifice n'est trop grand envers celui qui s'est sacrifié pour nous et tout comme Avraham, puissions-nous, nous lever tôt comme il est dit : Avraham se leva de bon matin. (Béréshit 22 :3) et au commentaire de Rachi de préciser : Dans son zèle à accomplir la mitsva. (Pessa‘him 4a).  

 

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2.     Abrahâm fait enfanter Is’hac, Is’hac fait enfanter Ia‘acob. Ia‘acob fait enfanter Iehouda et ses frères.

 

 

  • Abrahâm fait enfanter Is’hac : Its’hak est le fils d’Avraham, le fils de la promesse divine comme cela est relatée dans la Torah : D.ieu dit : Certainement Sara, ta femme, t'enfantera un fils et tu l'appelleras du nom d'Its’hak. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. (Béréshit 17 :19)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Les liens entre Its’hak et Yeshoua sont assez nombreux car selon les secrets de la Torah, Its’hak est également considéré comme un Mashiah ben Yossef.

 

Voici plusieurs clés permettant de comparer ces deux illustres personnages.

 

D.ieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Its’hak ; va-t'en au pays de Moriah et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. (Béréshit 22 :2) 

 

Au premier abord, ce texte est extrêmement dur : si nous en restons au sens purement littéral, Hashem peut nous paraître "tortionnaire" et Avraham complétement "inhumain" … Or, il serait vraiment dommage de s'arrêter ici ; plus un texte nous rebute, plus nous devons faire attention à la façon dont nous le lisons et nous interroger sur ce qu'il veut réellement nous enseigner. Alors pourquoi Hashem demande-t-il au Patriarche de sacrifier Its’hak ? Comment comprendre une telle violence ? 

 

En réalité, la Torah nous apprend qu’Hashem a conduit Avraham dans une épreuve de foi d’un niveau extrêmement élevé car nous pouvons le comprendre aisément, cette épreuve était terrible pour Avraham car Its’hak était son fils et le fils héritier des promesses divines, celui attendu depuis fort longtemps… Tout d’abord, comment est-possible qu’Hashem permette le sacrifice humain ? Ensuite, comment est-il possible qu’Hashem permette la mort du fils détenant toutes les promesses du Am Israël en lui ? À la lumière de ces questions, il sera nécessaire d’en conclure que l’épreuve est souvent incompréhensible mais que malgré tout, comme Avraham, nous devons avoir confiance en Hashem…

 

Ainsi, analysons quelques clés du récit de la Akéda Its’hak rapidement et comparons-les avec la vie du Mashiah. 

 

Le troisième jour, Avraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. (Béréshit 22 :4)

 

Selon une interprétation Nazaréenne, l’expression "le lieu de loin" nous permet de comprendre qu’au loin, Avraham avait vu la résurrection de Yeshoua [étant parfaitement en lien avec l’ordre d’Hashem d’accomplir la Akéda et avec la notion d’un "fils" unique]. Ceci pourrait nous paraître "un peu tiré par les cheveux" mais Avraham n’était pas un homme simple, c’était un homme bien plus grand qu’un Prophète ; le Mashiah le savait et c’est pourquoi lui-même, n’a pas hésité à déclarer : Avraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour : il l'a vu et il s'est réjoui. (Yohanan 8 :56). De plus, il est intéressant de relever qu’il est précisé dans le Sefer Béréshit, le "troisième jour" et bien évidemment, ceci n’est pas un hasard car comme on le sait, le Rabbi est ressuscité le troisième jour. (Actes 10 :40)  

 

Et Avraham dit à ses serviteurs : (…) Nous reviendrons auprès de vous. (Béréshit 22 :5)

 

Selon Rachi, Avraham avait prophétisé qu’ils reviendraient tous les deux, Its’hak et lui ; ainsi, toujours selon une interprétation Nazaréenne, en poussant un peu plus loin la prophétie d’Avraham, on pourrait déclarer qu’Avraham Avinou avait clairement compris que le Mashiah se lèverait du monde des morts après sa Akéda tout comme Its’hak s’en est également relevé. Tout ceci est en adéquation parfaite avec la Guémara qui parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Avraham répondit : Mon fils, D.ieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. (Béréshit 22 :8)

 

De nouveau, cette parole prophétique d’Avraham sera pleinement réalisée par Yeshoua, considéré comme étant l’Agneau de D.ieu offert en sacrifice pour toute l’humanité, Juifs et non-Juifs. Tous les codes sont présents pour relier la Akéda d’Its’hak avec la Akéda de Yeshoua.

 

Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. (Yeshayahou 53 :7)

 

En effet, le schéma est plutôt simple.

 

ITS’HAK = AVRAHAM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

YESHOUA = HASHEM OFFRE LE FILS UNIQUE = LE FILS UNIQUE ACCEPTE VOLONTIERS DE MOURIR POUR RESPECTER LA VOLONTÉ DE D.IEU = LE FILS TRANSPORTE LUI-MEME LE BOIS [LA CROIX] TOUT EN ALLANT VERS LA MORT

 

Car D.ieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. (Yohanan 3 :16)

 

De plus, au niveau de la Akéda, comme ce fut le cas pour Yeshoua, on s’aperçoit qu’Its’hak n'est pas mort ; contre toute attente, Its’hak est bel et bien vivant, on pourrait même dire dans un sens, qu'il fut le premier des ressuscités car selon le chap. 31 du Pirké deRabbi Eliézer, Its’hak est véritablement mort au moment de la Akéda et c’est Hashem qui lui rendu son âme ! Comme nous pouvons alors le constater, Its’hak est une préfiguration parfaite de Yeshoua ; plus précisément, la Akéda d’Its’hak est une préfiguration parfaite de la Akéda du véritable Mashiah ben Yossef, bien que la seconde soit allée encore plus loin, étant bien plus profonde et porteuse d’un plus grand projet divin. Et comme nous l’enseigne Rachi, Its’hak avait également comprit qu’il allait être le sacrifice mais il continua tout de même à marcher avec Avraham d’un même cœur ; cela fait même un peu "gros" pour ne pas saisir qu’on parle du Rabbi de Natzeret !

 

Dans le même élan, le Midrash Pesiqta Rabbati rapporte également que ce sera de son plein gré que le Mashiah ben Yossef acceptera de se faire humilier et exécuter par les nations afin d’expier les péchés d’Israël. 

 

Maître des mondes, c’est avec joie et réjouissance en mon cœur que j’accepte cette souffrance pour qu’aucun en Israël ne soit perdu et seront sauvés en mes jours, non seulement ceux qui vivent mais aussi ceux qui sont dissimulés dans la poussière ; seront sauvés en mes jours non seulement ceux qui meurent mais aussi tous ceux qui sont morts depuis le premier Adam jusqu’à maintenant ; et pas seulement eux mais aussi les morts nés et pas seulement les morts nés mais aussi ceux qui sont montés dans ta pensée pour être créés mais qui n’ont pas encore été créés. Si c’est ainsi, je le veux, si c’est ainsi, j’accepte le joug sur moi. (Pesiqta Rabbati 161-162)

 

  • Is’hac fait enfanter Ia‘acob : comme cela est relaté dans le chap. 25 du Sefer Béréshit.

 

Voici la postérité d'Its’hak, fils d'Avraham. Avraham engendra Its’hak. Its’hak était âgé de quarante ans, quand il prit pour femme Rivka, fille de Bethuel, l'Araméen, de Paddan Aram et sœur de Lavan, l'Araméen. Its’hak implora l'Éternel pour sa femme car elle était stérile et l'Éternel l'exauça : Rivka, sa femme, devint enceinte.  Les enfants se heurtaient dans son sein et elle dit : S'il en est ainsi, pourquoi suis-je enceinte ? Elle alla consulter l'Éternel. Et l'Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles ; un de ces peuples sera plus fort que l'autre et le plus grand sera assujetti au plus petit. Les jours où elle devait accoucher s'accomplirent et voici, il y avait deux jumeaux dans son ventre. Le premier sortit entièrement roux, comme un manteau de poil et on lui donna le nom d'Essav. Ensuite sortit son frère, dont la main tenait le talon d'Essav et on lui donna le nom de Yaakov. Its’hak était âgé de soixante ans, lorsqu'ils naquirent. Ces enfants grandirent. Essav devint un habile chasseur, un homme des champs mais Yaakov fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Its’hak aimait Essav, parce qu'il mangeait du gibier et Rivka aimait Yaakov. (Béréshit 25 :19-28)

 

 

  • Ia‘acob fait enfanter Iehouda et ses frères : Matityahou fait référence aux douze tribus d’Israël.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Le sceptre n'échappera point à Yéhouda, ni l'autorité à sa descendance, jusqu'à l'avènement du Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

 

Voici les commentaires de Rachi :

 

  • Shiloh : c’est le Mashiah car la Royauté lui a été donnée par David. (Béréshit Rabah 99 :8)

 

Selon Rachi, le mot "Shiloh" fait référence au Mashiah. Or, ce qui est extraordinaire, c’est que dans l’hébreu, en prenant les lettres de l'expression "Shiloh, auquel obéiront les peuples" nous trouvons le nom de Yeshoua.  

 

 

 

 

Le mot "Shiloh" peut être également traduit par "le Pacifique" : cela nous rappellera le shalom manifesté dans la vie de Yeshoua et toute la générosité qu’il a dévoilée pour le bien d’autrui.

 

À ce stade, il est également intéressant de rappeler que les lettres hébraïques détiennent une valeur numérique mais également un sens. Par exemple, le aleph peut représenter le bœuf, le beith peut représenter la maison ou l’intériorité, etc… Ainsi, dans le nom de Yeshoua, on retrouvera :

 

  • le "yod" : la main de D.ieu.

  • le "shin" une lettre détenant 3 branches : Hashem, Yeshoua et le Rouah Hakodesh.

 

Note importante : malgré l’association de trois acteurs dans le dévoilement de la divinité, nous ne parlons pas du tout de la trinité dans cette étude. Pour mieux appréhender cette association décrite au travers de la lettre shin, il sera nécessaire d’étudier la ‘Hassidout Breslev décrivant de façon parfaite l’unité entre Hashem, le Tsadik et la Shekhina.  

 

  • le "vav" : le clou, représentant la crucifixion du Mashiah [ben Yossef].

  • le "ayin" : l’œil ou le regard, détenant une guématria de 70 afin de nous montrer qu’au travers du sacrifice de Yeshoua, Hashem a accordé de nombreux bienfaits aux non-Juifs et cela correspond ainsi, au secret du verset cité plus haut : Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Iehouda fait enfanter Pèrès et Zèrah de Tamar, Pèrès fait enfanter Hèsrôn, Hèsrôn fait enfanter Arâm.

 

 

  • Iehouda fait enfanter Pèrès et Zèrah de Tamar : comme il est relaté dans la Torah : Environ trois mois après, on vint dire à Yéhouda : Tamar, ta belle-fille, s'est prostituée et même la voilà enceinte à la suite de sa prostitution. Et Yéhouda dit : Faites-la sortir et qu'elle soit brûlée. Comme on l'amenait dehors, elle fit dire à son beau-père : C'est de l'homme à qui ces choses appartiennent que je suis enceinte ; reconnais, je te prie, à qui sont ce cachet, ces cordons et ce bâton. Yéhouda les reconnut et dit : Elle est moins coupable que moi, puisque je ne l'ai pas donnée à Schéla, mon fils. Et il ne la connut plus. Quand elle fut au moment d'accoucher, voici, il y avait deux jumeaux dans son ventre. Et pendant l'accouchement il y en eut un qui présenta la main ; la sage-femme la prit et y attacha un fil cramoisi, en disant : Celui-ci sort le premier. Mais il retira la main et son frère sortit. Alors la sage-femme dit : Quelle brèche tu as faite ! Et elle lui donna le nom de Peretz. Ensuite sortit son frère, qui avait à la main le fil cramoisi et on lui donna le nom de Zérah. (Béréshit 38 :24-30)

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’accouchement de Tamar est assez curieux… Le premier enfant sort sa main et la sage-femme lui attache un fil rouge en disant qu’il est l’aîné, Zérah. Ensuite, il disparaît et le second débarque avec fracas et la sage-femme l’appelle Peretz car il est apparu brutalement et avec surprise… En fait, il faut savoir que tout le processus de la délivrance finale est caché dans ces versets. (Rav ‘Haïm Dynovisz)

 


COMMENTAIRE N°2

L’histoire du Mashiah est liée avec celle de Yéhouda et de Tamar. Pour mieux le comprendre, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rav ‘Haïm Dynovisz.

Tamar a vécu durant des années à côté de son beau-père et pourtant, il ne connaissait pas son visage ; il est par conséquent, inutile de décrire le niveau de pudeur de Tamar ! Nous ressentons déjà que nous avons à faire à une femme très élevée et effectivement, c’est elle qui a reçu la mission de faire descendre l’âme du Mashiah ; il est donc clair que son action, à n’en pas douter, était d’une pureté hors du commun. Concernant Yéhouda, il n’est bien évidemment pas un débauché, il est simplement dans une période difficile, il est au plus bas spirituellement, il vit un grand désespoir et dans sa chute, a besoin de réconfort : c’est la rencontre de la sainteté et du désespoir, de la lumière et de l’obscurité.

Pourquoi le Mashiah doit-il sortir de cette situation si ambigüe ? Pourquoi l’obscurité morale d’un côté et de l’autre, l’exaltation totale ? Pourquoi la lumière doit-elle descendre à l’intérieur de l’obscurité ? Pourquoi Zérah sort la main en premier ? Pourquoi ensuite apparaît un enfant qui amène la surprise ? Pourquoi ce jeu d’ombres et lumières ?

Peretz, qui veut dire en hébreu, jaillir avec force, est comparé à un ressort contracté qui est ensuite relâché… Il semble qu’il y ait une opposition réelle entre Peretz qui est le vrai premier et Zérah, son frère jumeau. Or, pourquoi le Mashiah est relié à une telle opposition ?

Le Rabbi de Loubavitch avait coutume de dire que l’exil était le début de la délivrance finale. À la lumière de cette parole et de ce que nous avons relaté plus haut, on comprendra aisément que les épreuves et les obstacles nous permettent tout simplement d’exister. Ainsi, nous pouvons mieux comprendre la rencontre entre la lumière et la nuit, entre Tamar et Yéhouda : D.ieu réunit deux extrêmes et ces deux extrêmes font naître le principe de la délivrance !

Prenons également l’exemple du Roi David…

Le Roi David naît aussi dans des conditions très particulières. Yichaï, son père, était un géant en Torah mais celui-ci venait de Routh, la convertie… Or, une majorité de Juifs de l’époque pensaient que la conversion de Routh n’était pas valable. En effet, la discussion faisait rage et Yichaï s’est donc séparé mais sans divorcer de sa femme. Un jour, Yichaï était seul et a proposé à une de ses servantes de le rejoindre mais cette servante est en réalité, allait prévenir sa femme qui a pris sa place lors de l’union ; ils étaient tellement pudiques qu’ils ne se sont pas reconnus... Après 3 mois, Yichaï a découvert que sa femme était enceinte et la chassait. Or, que va faire cette femme ? Elle partira sans mot dire ! Tiens, l’histoire se répète : David va grandir comme un bâtard, abandonné des autres mais lorsque Shmouel HaNavi doit désigner le nouveau Roi d’Israël, D.ieu lui a dit d’aller le chercher dans la famille de Yichaï. Tous les enfants vont défiler mais personne ne va correspondre au profil du Prophète. Mais pourquoi pas David ? Ah non, pas lui, ce bâtard et ce petit berger ! Et pourtant…. C’est lui, c’est lui l’élu de D.ieu ! Plus c’est obscur et plus le dévoilement est puissant !

À la lumière de ces explications, on comprend alors qu’il y a la lumière de la délivrance et le libérateur, ce sont des jumeaux, ils sont dans le même ventre mais ne sont pas exactement les mêmes. Pour pouvoir arriver au sens de l’existence, il nous faut passer par la contraction de l’obscurité… Nous n’avons pas le droit de nous effondrer devant l’adversité, au contraire, nous devons être à la hauteur de la délivrance ! Remarquons également qu’après la victoire de David contre Goliath, tous se sont étonnés et se sont demandé : Mais d’où vient cet homme ? Qui est ce David ? Quel est son origine ? Shaoul HaMelekh savait que David venait de la tribu de Yéhouda mais il s’est en réalité demandé, s’il était issu de Peretz, le représentant de la caste des Rois au sein de la tribu de Yéhouda. En effet, comme nous l’avons dit, le nom de "Peretz" vient de "lifrots" : faire tomber, faire exploser les limites et comme on le sait, David était bien de Peretz… David HaMelekh nous l’a prouvé : le Roi est celui qu’aucun obstacle ne peut venir arrêter, il est la lumière qui chasse l’obscurité tout en étant né dedans !

Voilà d’où vient le Mashiah.

Généalogie du Mashiah Yeshoua. (…)  Peretz engendra (…) Yossef, l'époux de Myriam, de laquelle est né Yeshoua, qui est appelé le Mashiah. (Matityahou 1 :1-16)

 

COMMENTAIRE N°3

 

Les Maîtres d’Israël nous ont enseigné que dans la Torah, tous les mots "toledot" sont écrits sans la lettre "vav" sauf dans deux passages : Voici les origines [toledot] des Cieux et de la terre, lorsqu’ils furent créés. (Béréshit 2 :4) et : Voici la postérité [toledot] de Peretz. (Routh 4 :18) … Le premier verset décrit le début de la Création avant l'apparition de l'ange de la mort. Au moment de l’origine de la Création, le mot "toledot" était encore complet mais avec la faute d'Adam et Hava, Hashem a réduit tous les mots "toledot" en leur ôtant le "vav" ... Cependant, le mot "toledot" avec Peretz est écrit avec un "vav" car il est l’ancêtre du Mashiah ! En effet, Hashem "anéantira la mort" [l’ange de la mort] par le Mashiah ! (Yeshayahou 25 :8) (Méam Loez Routh 4 : 18)

 

Cet enseignement est une richesse d’inspiration infinie. Les deux passages cités dans le Meam Loez sont une clé pour comprendre les deux venues de Yeshoua. 

 

1ère VENUE : "VOICI LES ORIGINES DES CIEUX ET DE LA TERRE, LORSQU’ILS FURENT CRÉÉS"

 

Au départ, Adam et Hava étaient libres mais les deux ont péché en désobéissant au Maître du monde, ils ont donc perdu une partie de leur communion avec D.ieu [le vav] et ont hérité d’un corps mortel. Étant les descendants d’Adam et de Hava, nous avons également hérité de cette nature mortelle et pécheresse…  Or, le Mashiah Yeshoua, appelé également le second Adam dans les codes Nazaréens, est venu rétablir toutes choses. En effet, le Tsadik est venu réparer la faute de l’humanité et récupérer les clés de la mort afin de nous réconcilier avec D.ieu comme il est dit : Nous vous en supplions au nom du Mashiah : Soyez réconciliés avec D.ieu ! (2 Corinthiens 5 :20)

 

Comment est-ce possible ? Le Mashiah a soi-disant vaincu la mort et pourtant, nous continuons de mourir… En effet, tous les Juifs et non-Juifs, et même tous les talmidim de Yeshoua continuent de mourir. Yeshoua aurait-il vraiment anéanti la mort ?

 

VAINCU LA MORT DANS CE MONDE.

 

Pour commencer, Yeshoua peut parfaitement "ressusciter" d’une mort spirituelle tous les adhérents en la foi Nazaréenne. En d’autres termes, le Mashiah nous envoie le Rouah Hakodesh pour nous sauver, nous donner un cœur nouveau comme acompte de la vie éternelle, au milieu de cette génération perverse. En effet, nous vivons dans un monde périlleux, un monde pervers et rempli de péchés ! Ainsi, nous devons aussi nous détourner nous-mêmes de cette génération perverse et pour cela, il est essentiel d’être accroché au Tsadik, de marcher dans la droiture et d’avoir une vie sainte sous le regard bienveillant d’Hashem.   

 

Voici le premier anéantissement de la mort par le Mashiah : créer une Kéhila sanctifiée, remplie d’hommes et de femmes luttant contre le péché de ce monde ! En effet, en ces temps proches de la fin, ce n'est pas le moment de nous arrêter et de mettre la tête dans le sable comme le font certains. Nous devons nous impliquer pour "gagner des âmes" ou bien nous lever par nous-mêmes, afin de partager l'Évangile. Nous attendons le retour prochain de notre Seigneur, il nous faut ainsi persévérer ! Se détourner du péché doit être un but constant pour le Nazaréen. En effet, étant rachetés par le Tsadik, notre esprit a été régénéré et nous devenons ainsi, une nouvelle créature souhaitant marcher ardemment dans les chemins de la Torah.

 

Si quelqu'un est dans le Mashiah, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. (2 Corinthiens 5 :17)

 

 

VAINCU LA MORT DE L’AUTRE MONDE.

 

L’entrée du péché dans le monde a fait entrer le pouvoir de la mort et étant les héritiers du péché originel, la plupart des êtres humains ne souhaitent plus respecter les lois divines et se sont ainsi, complétement détournés d’Hashem. Or, le péché en entraînant bien d’autres, nous sépare de D.ieu… Hashem nous aime profondément mais étant parfaitement kadosh, le Maître du monde ne peut tolérer la faute. Étant parfaitement blanc de sainteté, le Maître du monde ne peut tolérer la noirceur du péché. L'abîme entre D.ieu et les êtres humains est une réalité : le péché empêche l’homme de connaître D.ieu et d'expérimenter son amour parfait et voilà pourquoi, celui-ci a besoin de la miséricorde divine.

 

Tous ont péché et sont privés de la gloire de D.ieu. (Romains 3 :23)

 

Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre D.ieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l'empêchent de vous écouter. (Yeshayahou 59 :2)

 

Les êtres humains sont-ils alors condamnés ? Nous l’avons vu, tous ont péché… D.ieu est-il alors un Juge stricte et rigoureux abandonnant les êtres humains et les punissant volontiers, comme parfois, ils en ont malheureusement l'image ? Non ! Hashem nous aime réellement et afin qu’on puisse le rencontrer pleinement et ce malgré la présence du péché dans le monde, le seul vrai D.ieu, le D.ieu d’Israël, nous a donné Yeshoua comme Roi et Sauveur comme il est dit : Car le salaire du péché, c'est la mort mais le don gratuit de D.ieu, c'est la vie éternelle dans le Mashiah Yeshoua, notre Seigneur. (Romains 6 :23)

 

La mort dont parle l’Apôtre Shaoul, est la mort du corps mais surtout la mort de l’âme, la mort spirituelle, la séparation dans l’éternité divine. Comme on le sait, nos fautes engendrent plusieurs conséquences néfastes, nos péchés encourent donc forcément, une peine réparatrice [un tikoun] … Lors d’un crime odieux, nous réclamons spontanément "justice" ou même "punition" : le coupable doit être puni ! Sommes-nous également capables de reconnaître nos erreurs et d’accepter notre sanction ?

 

La convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché et le péché, étant consommé, produit la mort. (Yaakov 1 :15)

 

PÉCHÉ = CASSURE = ET CELA NÉCÉSSITE FORCÉMENT UNE RÉPARATION

 

La puissante emprise du péché, les fautes et les erreurs commises, nous enracinent dans une morale corrompue et nous rendent esclaves du pouvoir de la mort ; le Mashiah s’est donc donné volontairement pour chacun d’entre nous en subissant la croix, un châtiment infligée par le péché d’hommes également sanctionnables. En fait, comme l’enseignera de façon extraordinaire, l’Apôtre Shaoul, le châtiment réparateur dans le Guey-Hinnom a totalement été pris en charge par le Tsadik et Mashiah, Rabbi Yeshoua de Natzeret. Dans la lagunage de Shaoul, il est parlé de la justification par la foi. Or, tout ceci avait été prophétisé par les Neviim, dont Yeshayahou HaNavi comme il est dit : Ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de D.ieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, a une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment ; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? (Yeshayahou 53 :4-8)

 

Yeshoua a vaincu le Guey-Hinnom et par conséquent, l’influence de l’ange de la mort. Tous comparaîtront devant D.ieu pour être jugés. Toutefois, pour les réels talmidim du Mashiah, on parlera non pas de reproches mais plutôt de récompenses, non pas qu’ils ont mérité le salut mais plutôt parce qu’ils se seront repentis et auront cru en l’œuvre de miséricorde accomplie par le Mashiah en leur faveur.

 

Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné mais que je le ressuscite au dernier jour. La volonté d’Hashem, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. (Yochanan 6 :39-40)

 

En ressuscitant Yeshoua, D.ieu a déclaré au monde entier qu’il était pleinement satisfait du sacrifice accompli par le Mashiah en faveur des hommes et ce sacrifice, il faut s’en saisir de façon totale afin d’être justifié par la foi. La gravité du péché d’Adam et de Hava a été réglée par Yeshoua car le Mashiah, appelé le second Adam, est remonté au niveau du Gan Eden, au niveau d’avant la chute et peut ainsi, réparer tout homme qui s’est attaché à lui ; ceci est lien avec la notion de l’attachement au Tsadik dans le milieu de la Hassidout.

 

Puisque la mort est venue par un homme, c'est aussi par un homme qu'est venue la résurrection des morts. (1 Corinthiens 15 :21)

 

2EME VENUE : "VOICI LA POSTÉRITÉ DE PERETZ"

 

Le second enseignement du Meam Loez nous parle du Mashiah, comme étant le futur "anéantisseur" de la mort, selon une prophétie de Yeshayahou HaNavi.

 

Il anéantit la mort pour toujours ; le Seigneur, l'Éternel, essuie les larmes de tous les visages, il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple car l'Éternel a parlé. (Yeshayahou 25 :8)

 

Rachi commente : Dans les temps futurs, on ne mourra plus car le Mashiah recouvrira pleinement la mort et l’occultera pour toujours !

 

Ce verset traite ainsi, de la période de la Résurrection et à ce sujet, il est dit de tous les authentiques Nazaréens : Celui qui a ressuscité le Seigneur Yeshoua nous ressuscitera aussi avec Yeshoua et nous fera paraître en sa présence. (2 Corinthiens 4 :14) ou encore : Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange et au son du shofar de D.ieu, descendra du Ciel et les morts dans le Mashiah ressusciteront premièrement. (1 Thessaloniciens 4 :16)

 

Selon le Judaïsme, les morts reviendront lors de la période, appelée Te’hiyat HaMétim, la Résurrection des morts en français ; les êtres humains ne mourront plus et vivront éternellement…

 

En contrepied des commentaires de Rachi, il faut savoir que le Rambam a enseigné que la mort subsistera encore, étant donné que la mort en soi, est une nécessité de l’existence ; l’homme doit nécessairement mourir, se désagréger et revenir aux éléments le composant. Selon cette fausse conception, même le Mashiah mourra, son fils lui succédera sur le trône, puis son petit-fils. Or, cette opinion du Rambam a été vigoureusement repoussée par de nombreux Maîtres d’Israël… En effet, Na’hmanide indigné par cet avis, a écrit : Se peut-il qu’un Rav, de mémoire bénie, est décrété la mort sur le Mashiah et sur sa génération ? Ainsi, Na’hmanide tranche un avis complétement contraire, la finalité sera bien le monde de la Résurrection, dans lequel tous vivront éternellement…

 

Bien évidemment, les Écrits Nazaréens ont tranché Na’hmanide ! Yeshoua sera bien Roi pour toute l’éternité, ni son fils, ni son petit-fils ne régneront. La Kabbale et la ‘Hassidout tranchent aussi selon l’avis de Na’hmanide, la mort disparaîtra du monde dans les temps futurs car le monde de la Résurrection constitue l’aboutissement final et la perfection ultime de la Création. 

 

Yeshoua lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? (Yohanan 11 :25-26)

 

Les Maîtres d’Israël enseignent également que la faute et le châtiment d’Adam disparaîtront lors des temps futurs. En effet, par la venue du Mashiah, la mort [la faute] disparaîtra de chacun mais en revanche, il faut noter que pour les Maîtres eux-mêmes, du Mashiah lui-même, la faute d’Adam sera totalement absente et c’est d’ailleurs pour cela, qu’il peut la réparer de façon parfaite chez les autres.

 

Lui qui n'a point commis de péché. (1 Kéfa 2 :22)

On comprend alors aisément que la seconde étape de l’éradication du mal par Yeshoua aura lieu lors de la période de Te’hiyat HaMétim. Comme nous l’avons vu et comme cela est également enseigné chez les Maîtres d’Israël, le mal disparaîtra totalement et ne perdurera pas !

Par conséquent, voici les trois étapes de l’anéantissement de la mort dirigé par le Mashiah [en deux dévoilements] rejoignant ainsi, les enseignements du Meam Loez :

- créer une Kéhila sanctifiée capable d’avertir et d’alerter tous hommes, leur annonçant le salut et la repentance afin d’être une lumière dans l’obscurité. Il s’agit ici, de l’anéantissement de la mort dans le concret [dans ce monde] par l’intermédiaire de ses talmidim.  

 

- la justification par la foi [soit l’anéantissement de la mort dans l’autre monde] car le Mashiah n’ayant jamais péché, est remonté au niveau d’avant la faute d’Adam Harichon et a ainsi, récupéré tout pouvoir pour justifier ceux encore sous la malédiction du péché originel. Cet enseignement est détaillé de façon parfaite dans les milieux ‘hassidiques comme il est dit : Les vrais Tsadikim procurent l'expiation des fautes comme il est écrit : et l'homme sage lui en procurera l’expiation. (Torah n°4 du Likouté Moharan I) ou encore : Tout comme la vache rousse apporte l’expiation ; de même, la mort des Tsadikim apporte également l’expiation. Si la vache rousse a permis d’obtenir l’expiation de la faute la plus grave, celle du veau d’or ; combien la mort du Tsadik a, elle aussi, une valeur expiatoire particulièrement profonde. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28) ou encore : Le décès d’un Tsadik accomplit des merveilles jusqu’au fin fond de la terre, il rachète les fautes de la génération, y compris celles qui ont été commises intentionnellement. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 28).

 

- au moment où Rabbi Yeshoua se dévoilera comme Mashiah ben David, il anéantira la mort de façon totale et parfaite comme il est dit : Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur car les premières choses ont disparu. (Révélation 21 :4)

 

 

  • Pèrès fait enfanter Hèsrôn, Hèsrôn fait enfanter Arâm : comme cela est relaté dans le chap. 4 du Livre de Routh : Voici la postérité de Peretz. Peretz engendra Hetzron ; Hetzron engendra Ram ; Ram engendra Amminadav ; Amminadav engendra Nahchon ; Nahchon engendra Salmon ; Salmon engendra Boaz ; Boaz engendra Oved ; Oved engendra Yichaï et Yichaï engendra David. (Routh 4 :18-22)

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4.     Arâm fait enfanter ‘Aminadab, ‘Aminadab fait enfanter Nahshôn, Nahshôn fait enfanter Salmôn.

 

 

  • Arâm fait enfanter ‘Aminadab, ‘Aminadab fait enfanter Nahshôn : comme cela est relaté dans le Livre des Chroniques : Ram engendra Amminadav. Amminadav engendra Nahchon, prince des fils de Juda. (1 Divré Hayamim 2 :10)

 

 

  • Nahshôn fait enfanter Salmôn : ceci est également relaté dans le chap. 4 du Livre de Routh : Nahchon engendra Salmôn. (Routh 4 :20)

 

​COMMENTAIRE N°1

 

Salmôn, qui veut dire "vêtement" a été nommé ainsi parce qu'il a enveloppé son âme d'un magnifique vêtement de bonnes actions. (…) Le nom "Salmôn" est dérivé du mot "soulam" signifiant, échelle ; celui-ci est composé des mêmes lettres que Shlomo. (Meam Loez Routh 4 :19-20).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5.     Salmôn fait enfanter Bo‘az de Rahab, Bo‘az fait enfanter ‘Obéd de Rout, ‘Obéd fait enfanter Ishaï.

 

 

  • Salmôn fait enfanter Bo‘az de Rahab : ceci est relaté dans le chap. 4 du Livre de Routh : Salmon engendra Boaz. (Routh 4 :21)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Le nom de "Rahav" n’apparaît pas dans une autre version des Évangiles, la version de Nestor. Cette absence du nom de Rahav rejoindrait ainsi, la Torah Orale étant donné que selon nos Maîtres, Rahav s'est mariée avec Yéhochoua et non avec Salmôn. En effet, le Talmud rapporte que sa descendance comprend de grands Prophètes, dont Yrmeyahou et non les Rois d'Israël.

 

À la lumière de ces révélations, il conviendrait de supprimer le nom de "Rahav" de toutes versions grecques du Nouveau Testament, dont celle de Chouraqui.

 

 

  • Bo‘az fait enfanter ‘Obéd de Rout : ceci est également relaté dans le chap. 4 du Livre de Routh : Salmon Boaz engendra Oved. (Routh 4 :21)

 

 

  • ‘Obéd fait enfanter Ishaï : comme cela est relaté dans le Livre des Chroniques : Boaz engendra Oved. Oved engendra Yichaï. (1 Divré Hayamim 2 :12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Ishaï fait enfanter David, le roi. David fait enfanter Shelomo de celle d’Ouryah.

 

 

  • Ishaï fait enfanter David, le roi : ceci est relaté dans le chap. 4 du Livre de Routh : Oved engendra Yichaï et Yichaï engendra David. (Routh 4 :22)

 

COMMENTAIRE N°1

Voici de nouveau le commentaire du Rav ‘Haïm Dynovisz cité dans les commentaires précédents, sur la naissance du Roi David.

Le Roi David est né dans des conditions très particulières. Yichaï, son père, était un géant en Torah mais celui-ci venait de Routh, la convertie… Or, une majorité de Juifs de l’époque pensaient que la conversion de Routh n’était pas valable. En effet, la discussion faisait rage et Yichaï s’est donc séparé mais sans divorcer de sa femme. Un jour, Yichaï était seul et a proposé à une de ses servantes de le rejoindre mais cette servante est en réalité, allait prévenir sa femme qui a pris sa place lors de l’union ; ils étaient tellement pudiques qu’ils ne se sont pas reconnus... Après 3 mois, Yichaï a découvert que sa femme était enceinte et la chassait. Or, que va faire cette femme ? Elle partira sans mot dire ! David va grandir comme un bâtard, abandonné des autres mais lorsque Shmouel HaNavi doit désigner le nouveau Roi d’Israël, D.ieu lui a dit d’aller le chercher dans la famille de Yichaï. Tous les enfants vont défiler mais personne ne va correspondre au profil du Prophète. Mais pourquoi pas David ? Ah non, pas lui, ce bâtard et ce petit berger ! Et pourtant…. C’est lui, c’est lui l’élu de D.ieu ! Plus c’est obscur et plus le dévoilement est puissant ! (Rav Haïm Dynovisz)

 

  • David fait enfanter Shelomo de celle d’Ouryah : comme il est dit : David consola Batchéva, sa femme et il alla auprès d'elle et coucha avec elle. Elle enfanta un fils qu'il appela Shlomo et qui fut aimé de l'Éternel. (2 Shmouel 12 :24)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Pour information, l’expression "de la femme d’Ouri" n’apparaît pas dans une autre version des Évangiles, la version de Nestor.

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21.     Elle enfantera un fils. Crie son nom : Iéshoua‘, parce qu’il sauvera son peuple de ses fautes.

 

 

  • Elle enfantera un fils : l’ange Gavriel parle de Myriam.

 

  • Crie son nom : Iéshoua‘ : cet enfant doit être nommé "Yeshoua" selon l’ordre de l’Éternel.

COMMENTAIRE N°1

Quel était le vrai nom du Rabbi de Natzeret ? Était-ce Jésus ? Pour information, le nom de Jésus, en hébreu, est "Yeshoua" : celui-ci provient du nom Juif "Yéhochoua" traduit par "Josué" en français et dans la plupart des Bibles.

Par exemple, il est intéressant de noter qu’en grec, notamment dans la Septante, le nom "Josué" a été également traduit par "Iesous" [Jésus] et dans les Évangiles, c’est exactement le même nom qui est utilisé pour parler de Yeshoua et de là, on comprendra aisément qu’il s’agit d’une même racine ! Et effectivement, le nom de "Yéhochoua" a été contracté en "Yeshoua" ; d’ailleurs, nous en avons un exemple dans le Livre d’Ezra et de Nehemia. En effet, le nom "Yeshoua" est un dérivé, soit une contraction du nom "Yéhochoua" avec la lettre "hé" en moins. 

Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Yeshoua ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. (Matityahou 1 :21)

Pour compléter ces propos, il est aussi intéressant de remarquer que l’ange Gavriel fera en quelques sortes, un jeu de mots avec le nom du Mashiah ; comme on peut le constater, il est dit que Yeshoua sauvera "yoshia" en hébreu, le peuple Juif de ses péchés. Or, les mots Yéhochoua, Yeshoua et "yoshia" ont une racine commune au niveau de l’alphabet hébraïque, via les lettres yod, shin et ayin.

COMMENTAIRE N°2

Que faut-il choisir : "Jésus" ou "Yeshoua" pour parler du Rabbi ? Il en va de soi que le prénom originel doit être favorisé, Rabbi Yeshoua de Natzeret n’a jamais été appelé "Jésus-Christ" par son entourage… De plus, en règle générale, lorsqu’on a un nom, on aime bien le garder sous sa forme originelle et ce, quel que soit le pays où l’on se trouve ! Et nous de nous-mêmes, appellerions-nous quelqu’un par un prénom qui n’est pas le sien ? Connaissez-vous des "Guillaume" qui ont voyagé de France devenir des "Vilmos" en Hongrie ou des "Wilhelm" en Norvège ? On voit bien que le nom, soit l’identité même de la personne n’a plus rien à voir avec son origine dans certains cas et voilà, une des raisons pour lesquelles, il faut toujours préserver le nom originel d’une personne car justement, cela conserve son identité et sa racine !

Cela étant dit, il est important de dévoiler que pour la plupart des chrétiens, le nom de "Jésus" est le nom le plus souvent utilisé car celui-ci fait justement chrétien et en effet, le véritable "Jésus" historique, aux yeux du monde n’est plus Juif mais chrétien ! Or, ceci est le plus gros mensonge de toute notre histoire ! Les chrétiens ont rejeté tout le Judaïsme de Yeshoua, un homme de Torah, afin de créer le christianisme et voilà pourquoi, de nombreux chrétiens ont du mal à dire "Yeshoua" … Étant donné qu’il s’agit de son prénom d’origine, les chrétiens devraient pourtant s’en réjouir, revenir à l’origine du contexte dans lequel était dispensé ses enseignements : synagogues, Shabbats, fêtes de Rosh Hashana, de Pessa’h, etc… mais ce n’est pas le cas. Quelle en est la véritable raison ?

Les Maîtres d’Israël nous enseignent que le nom a une influence sur l’être car dans la Torah, le nom représente la mission d’une personne dans ce monde et c’est la raison pour laquelle, on trouve parfois des changements de nom. Par exemple, nous avons Avram qui devient Avraham comme il est dit : On ne t'appellera plus Avram mais ton nom sera Avraham car je te rends père d'une multitude de nations. (Béréshit 17 :5). Comme nous pouvons le constater dans le Sefer Béréshit, le nom d’Avram fut changé en Avraham… Pourquoi ? Car tant qu'il est Avram, il est le fils de Téra’h et le prince d'Aram mais en étant nommé par D.ieu, Avraham, il devient le géniteur de la civilisation d'Israël : la destinée du Patriarche exigeait une modification de son nom !

On voit donc bien que pour D.ieu, le nom est extrêmement important car autrement, pourquoi remplacer celui d’Avram ou encore pourquoi appeler Yeshoua de cette façon ? De plus, afin d’approfondir cette notion, il suffit simplement d’analyser l’histoire et le comportement humain. Comment les nazis se comportaient-ils avec les Juifs ? Lors de la 2ème Guerre mondiale, pour les déshumaniser au maximum, les Nazis avaient compris que remplacer le nom d’un Juif par un "numéro" avait un impact considérable…

Tout ceci est en adéquation parfaite avec un fascinant Midrash qui nous raconte qu’à la fin de notre existence, lorsque nous passerons devant D.ieu, l’une des premières questions qui nous sera posée sera : As-tu été digne de ton nom ? 

Et à propos du Mashiah ? Le nom de "Yeshoua" porte parfaitement toute l’étendue de sa mission accomplie à la perfection ; celui-ci signifie "Yah sauve" : la vie et l’œuvre du personnage matérialisent parfaitement la mission divine d’un Sauveur comme il est dit : D.ieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Yohanan 3 :17) ou encore : C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que le Mashiah Yeshoua est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. (1 Timotheos 1 :15)

Pour compléter tous les propos cités plus haut, il est également important que le nom de Yeshoua soit privilégié à celui de "Jésus" car il s’agit tout simplement du nom donné par ses deux parents qui sont Yossef et Myriam [et non Joseph et Marie]. De plus, Yeshoua fait référence au véritable personnage biblique, censé être le modèle de tout homme… Or, ce modèle était Juif, Yeshoua n’a jamais été chrétien et ses talmidim non plus ; mieux, Yeshoua n’a jamais fondé le christianisme ! Le christianisme a été fondé de lui-même, à partir de la véritable religion de Yeshoua qui était Juif et en effet, Yeshoua en tant que Juif et Rabbin, observait le Shabbat, les fêtes de l’Éternel et portait même des tzitzits. Plus globalement, il respectait la Torah de Moshé tout en enseignant à ses talmidim à faire de même…

À ce sujet, il suffit d’étudier les Écrits Nazaréens.

  • Yeshoua faisait Shabbat,

Yeshoua enseignait dans une des synagogues, le jour du Shabbat. (Loucas 13 :10)

Il se rendit à Natzeret, où il avait été élevé et d’après sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du Shabbat. Il se leva pour faire la lecture. (Loucas 4 :10)

 

  • Pour les fêtes Juives, Yeshoua montait à Jérusalem,

Pendant que Yeshoua était à Jérusalem, à la fête de Pessa’h, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. (Yohanan 2 :23)

Après cela, il y eut une fête des Juifs et Yeshoua monta à Jérusalem. (Yohanan 5 :1)

 

  • Yeshoua respectait la Torah de Moshé et n’est jamais venu l’abolir,

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Torah ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. (Matityahou 5 :17)

 

  • Yeshoua portait des tzitzits,

Une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha les tzitzits de son vêtement car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. (Matityahou 9 :20-21)

Les tzitzits sont des "franges" ou des "tresses" façonnées au coin des vêtements portés par les Juifs, c’est une mitsva de la Torah relatée dans le Sefer Devarim au chap. 22. Dans les Écrits Nazaréens, le mot français pour "franges/tresses" est "kraspedo" en grec, en référence aux tzitzits : les Juifs, comme Yeshoua, avaient de tels accessoires fixés à leurs vêtements pour rappeler ouvertement, les 613 commandements de la Torah.

En réalité, le nom chrétien "Jésus" fait référence à la culture gréco-romaine et beaucoup de ceux qui l’appellent ainsi, dépeignent un modèle semblable au Jésus catholique : un Jésus qui ne connait plus le Shabbat, qui ne porte plus de tzitzits ou encore un Jésus qui fête Noël en oubliant les vrais fêtes bibliques de l’Éternel… La vérité est que "Jésus" conduit à une abolition de la Torah et des coutumes Juives. Or, même l’Apôtre Shaoul accusé également d’avoir aboli toute la Torah, a déclaré ne jamais avoir levé le petit doigt contre une seule d’entre elles !

Au bout de trois jours, Shaoul convoqua les principaux des Juifs et quand ils furent réunis, il leur adressa ces paroles : Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères, j'ai été mis en prison à Jérusalem et livré de là entre les mains des Romains. (Actes 28 :17)

La Torah du D.ieu d’Israël nous permet d’affirmer sans l’ombre d’un doute, la réalité de l’impact et de la portée spirituelle des noms que l’on attribue aux personnes et particulièrement sur celui du Mashiah car "Yeshoua" et "Jésus" ne sont finalement, pas du tout la même personne !

 

  • parce qu’il sauvera son peuple de ses fautes : le rôle du Mashiah est d’ôter la faute du peuple Juif afin qu’Israël puisse guider le monde entier dans les chemins de la Torah ; ce rôle du Mashiah sera assumé en deux dévoilements par Yeshoua : une fois, comme Mashiah ben Yossef et une autre fois, comme Mashiah ben David.

 

L'Éternel des armées prépare à tous les peuples, sur cette montagne, un festin de mets succulents, un festin de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. Et sur cette montagne, il anéantit le voile qui voile tous les peuples, la couverture qui couvre toutes les nations ; il anéantit la mort pour toujours ; le Seigneur, l'Éternel, essuie les larmes de tous les visages, il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple car l'Éternel a parlé. (Yeshayahou 25 :6-8) 

 

COMMENTAIRE N°3

Sur ce point, le Rav Tzadok HaCohen de Lublin expose une vision plutôt large et relie le Mashiah au repentir d’Israël et du monde : La vérité est que le Roi Messie sera le seul à se repentir et le monde entier sera pardonné à cause de lui. Le Rav Tzadok fonde cette interprétation plutôt incroyable avec un autre verset : Je guérirai leurs rétrogradations, je les aimerai librement car ma colère s'est détournée de lui. (Hoshéa 14 :4). Ce verset indique clairement que D.ieu détourne sa colère d'eux à cause de lui ; ce dernier, selon le Rav Tzadok, étant le Roi Messie. (Pri Tsadik, Shemot, Parachat HaHodesh 3)

 

 

 

 

 

 

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22.     Or tout cela est advenu pour accomplir ce qu’a dit IHVH-Adonaï par son inspiré. Il a dit.

 

  • Or tout cela est advenu pour accomplir : les prophéties.

 

 

  • ce qu’a dit IHVH-Adonaï par son inspiré. Il a dit : Matityahou fait référence aux prophéties de Yeshayahou HaNavi.  

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

L'Évangile de Matityahou est un pont parfait entre le Tanakh et la foi Nazaréenne. Il suffit pour s'en convaincre d'être attentif aux nombreuses références du Tanakh rapportées par l'auteur dans ce premier Évangile. En effet, Matityahou souhaite prouver ce qu'il avance concernant Yeshoua en utilisant, la plupart du temps, des prophéties : l’expression "voici ce qui a été annoncé par le Prophète" est une de ces expressions préférées.

 

Afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le Prophète. (Matityahou 2 :15)

 

Afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Yeshayahou HaNavi. (Matityahou 4 :14)

 

Afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par le Prophète. (Matityahou 13 :35)

 

En fait, il est donc aisé dès le départ, de comprendre que les premiers Juifs Nazaréens n’utilisaient pas le "Nouveau Testament" comme Bible mais bien l’Ancien…

 

La lecture de "l’Ancien Testament" est une source d’interrogations pour tous les chrétiens mais au départ, comme nous venons le déclarer, les premiers talmidim de Yeshoua n’avaient pas de "Nouveau Testament" ... Par conséquent, ils n’avaient donc pas de débat entre Ancien et Nouveau ; la Bible des premiers talmidim de Yeshoua était tout simplement le Tanakh ! Par exemple, nous pouvons déclarer avec certitude que l’Apôtre Shimon Kéfa, appelé Pierre dans le langage chrétien n’a jamais étudié l’Épître aux Romains comme il aurait pu étudier le Sefer Devarim [le Livre du Deutéronome] … Shaoul, appelé Paul, n’a certainement pas étudié ou considéré ses propres Écrits comme "Nouveau Testament" de D.ieu. Notre conscience est empreinte de la dérive chrétienne, souhaitée par l’empereur Constantin, un édomite romain.

 

QUESTION : Yeshoua a-t-il étudié l’Ancien ou le Nouveau Testament ?

 

RÉPONSE : L’Ancien Testament. 

 

QUESTION : Yeshoua a-t-il étudié le Nouveau Testament ?

 

RÉPONSE : Non.  

 

En réalité, les Nazaréens, les premiers Juifs Messianiques ont simplement écrit un ensemble de Lettres, dont la caractéristique commune, était de présenter Yeshoua comme le Mashiah du Am Israël. Or, le recueil de ces Lettres, communément nommé "canon biblique" a été constitué par l’église paganisée mis en place par les dérives chrétiennes mais les Apôtres eux-mêmes, n’ont jamais prétendu vouloir écrire une "nouvelle" Torah… Le "Nouveau Testament" est un recueil de Lettres écrites pour guider les Nazaréens dans la foi messianique, et non une nouvelle Bible… Arrêtons-nous également un instant sur le mot "Testament" … Quel est le sens exact de ce terme ? Celui-ci est la traduction du grec "diatheke" : une alliance. En d’autres termes, la Bible est donc formée d’une partie d’Écrits constitués sous l’Ancienne Alliance et d’une autre partie constitués sous l’Alliance Renouvelée [Brit Hadasha] en Yeshoua.

 

Quel est donc la dérive de la chrétienté ? La dérive est d’ôter la Torah comme pilier de la foi…

 

Voici la traduction la plus adaptée. 

 

  • Ancien Testament : La Torah et les Écrits des Neviim, appelé le Tanakh dans un langage Juif.

  • Nouveau Testament : Les Écrits Nazaréens.

 

  • Ancien Testament : Comme vivre la Torah ?

  • Nouveau Testament : Comme vivre la Torah centré autour de notre foi dans le Mashiah Yeshoua ?

 

Or, les chrétiens ont enlevé le mot "Torah" … Par conséquent, cela donne : Comment vivre avec Yeshoua ?  Cependant, le Mashiah [un concept d’origine Juif] et la Torah sont indissociables. Vivre le "Nouveau Testament" en dehors d’Israël, des lois d’Israël, des convictions d’Israël a transformé Yeshoua en Jésus, le Mashiah en Christ, Jérusalem en Rome, etc… Les nations ont des lois païennes, des traditions païennes, des croyances païennes et mettre le Nouveau Testament dans ce réceptacle a engendré une nouvelle religion : le christianisme.

 

YESHOUA N’ÉTAIT PAS CHRÉTIEN, YESHOUA ÉTAIT JUIF ! YESHOUA N’A PAS CRÉÉ LE CHRISTIANISME ! MIEUX, YESHOUA ÉTAIT UN RABBIN !

 

Netanél répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de D.ieu, tu es le Roi d'Israël. (Yohanan 1 :49)

 

Par définition, un Rabbin est un homme dévoué dans l’étude de la Torah. Au vu de l’importance de celle-ci, le Rabbin est depuis longtemps, la figure communautaire dominante du Judaïsme [et non du christianisme]. Les chrétiens ont perdu cette notion, ils ont gardé Yeshoua [Jésus] mais n’ont plus la Torah comme pilier de leur foi ! Or, comment est-il possible de mettre un Rabbin au centre de notre vie alors qu’il n’a plus aucun lien avec le mot "Torah" ?

 

YESHOUA = CHRÉTIEN : C’EST FAUX ! LE PLUS GROS MENSONGE DE L’HISTOIRE !

 

Voici le tableau de deux conceptions extrêmement différentes…

 

YESHOUA = CHRÉTIEN = ÉGLISE = PRÊTRE = ON MANGE DU PORC = JOUR DU DIMANCHE = FÊTE DE NOËL

 

YESHOUA = JUIF = SYNAGOGUE = RABBIN = ON MANGE KASHER = JOUR DU SHABBAT = HANNOUKA

 

Le but de tous les Écrits Nazaréens était de présenter aux Juifs et aux nations, Yeshoua, comme étant le Mashiah du Am Israël. En aucun cas, le but n’était de créer une nouvelle religion…

 

Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Yeshoua est le Mashiah, le Fils de D.ieu et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. (Yohanan 20 :31)

 

Pour confirmer ces dires, voici le témoignage de Simon Claude Mimouni, un directeur d’études de sciences religieuses : Autrefois, tout le mouvement des disciples de Yeshoua a été judéo-chrétien, la composante païenne n'étant pas encore définitivement autonome. En effet, la croyance messianique en Yeshoua a inspiré des hommes et des femmes a pratiqué la Torah de Moïse. Les codes de la loi Juive inspirait chacun des aspects de leur vie… Le terme "Nazaréen" est le terme le plus approprié pour recouvrir les réalités du réel mouvement des disciples de Yeshoua en toutes ses composantes. Avant l’an 70, le christianisme est dans le Judaïsme ; autrement dit, les chrétiens d'origine Juive comme d’origine païenne, forment une faction dans le Judaïsme. Avant l’an 70, on pourra trouver des Juifs Nazaréens, des Juifs pharisiens, des Juifs saducéens, des Juifs esséniens, etc… (Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d’origine Juive dans l’antiquité).

 

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Torah ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. (Matityahou 5 :17)

 

Le Mashiah précise l’accomplissement mais dénonce l’abolissement ! Les chrétiens associent pourtant les deux car pour eux, Yeshoua a tout accompli mais cet accomplissement a aussi entrainé l’abolissement… C’est fou ! Le Mashiah, lui-même, dénonce cet acte !

 

NON POUR ABOLIR MAIS POUR ACCOMPLIR ! L’ACCOMPLISSEMENT NE PEUT DONC PAS ABOLIR !

 

Le Rouah Hakodesh de Moshé était divin, le Rouah Hakodesh de Shmouel était divin, le Rouah Hakodesh de David HaMelekh était divin, le Rouah Hakodesh de Shlomo était divin… Et bien, le Rouah Hakodesh s’est tout simplement exprimé également dans les Écrits de Shaoul, de Yaakov ou encore de Shimon Kéfa. Les Écrits Nazaréens s’inscrivent ainsi, parfaitement dans la postérité des Écrits Juifs inspirés, puisqu’ils sont tout simplement tous aussi Juifs et inspirés !

 

Alors Yeshoua leur dit : O hommes sans intelligence et dont le cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Mashiah souffrît ces choses et qu'il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moshé et par tous les Prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.  (Loucas 24 :25-27)

 

QUESTION : Yeshoua a-t-il expliqué aux disciples d’Emmaüs le Nouveau Testament ?

 

RÉPONSE : Non mais bien l’Ancien.

 

QUESTION : Le Mashiah commence-t-il son explication par l’Évangile de Matityahou ?

 

RÉPONSE : Non. Yeshoua peut être compris en commençant par la Torah de Moshé. 

 

Pour reprendre le sujet du départ, l’expression "voici ce qui a été annoncé par le Navi" doit aussi être, comme pour Matityahou, une de nos expressions préférées.