CHAPITRE 14

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COMMENTAIRES 

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23.     Il prend une coupe, remercie et leur donne. Ils en boivent tous.

 

 

  • Il prend une coupe : comme cela va être précisé dans les commentaires, il s’agit de la troisième coupe du Seder de Pessa’h. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

En croisant les références des Évangiles, nous pouvons voir le schéma suivant : 1] Yeshoua bénit tout d'abord une coupe de vin 2] puis il mange 3] puis il bénit et partage le pain 4] puis reprend une coupe après le dîner 5] puis chante le hallel.

1) Il s'agit de la seconde coupe du Seder. En effet, le Rabbi parle à ce moment-là de la venue du Royaume d'Hashem et dans la Haggadah de Pessah, nous disons juste avant de boire la seconde coupe : Nous te remercierons avec un chant nouveau pour notre rédemption et pour la délivrance de nos âmes : Tu es, source de bénédictions, Éternel, qui a libéré Israël.

2) Il s'agit du Choul’han 'Orekh, le repas de Pessa’h.

3) Ceci fait référence au tsafoune, lorsque l'afikomân est prise puis partagée entre les membres de la maison, en souvenir du korban Pessah. Or, comme on le sait, le Mashiah est appelé "le korban d'Hashem" dans les Écrits Nazaréens.

4) Il s'agit de la troisième coupe. Yeshoua, en prenant cette coupe, fait référence à l’Alliance Renouvelée en son sang et dans la Haggadah, il est écrit à propos de cette coupe : Je lève la coupe des délivrances [yeshouot en hébreu] et j'invoque le Nom de l’Éternel. (Téhilim 116 :13).

5) Il s'agit du hallel chanté juste après la troisième coupe.

Notre Maître a donc institué le minhag de nous souvenir de lui lors du tsafoune puis lors de la prise de la troisième coupe.

 

Voici donc ce que diront les Nazaréens, en souvenir de leur Rabbi :

 

  • nous prenons l'Afikomân, nous le partageons entre les membres de la maison, en donnant à chacun un kazayit [environ 30g] et proclamons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shémoto natân lanou Kapara : En souvenir du Roi Messie, dont sa mort nous procure l'expiation. Puis nous le mangeons accoudé sur le côté gauche [avant le milieu de la nuit] en disant : En souvenir du sacrifice de Pessa’h qui était mangé après qu'on soit rassasié.

  • nous levons la troisième coupe et nous disons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shédamo hanizraq méhadesh et-habrit avoténou, shékarat Adonaï lébeit Israël viYéoudah : En souvenir du Roi Messie, dont le sang aspergé renouvelle l’Alliance de nos pères qu'Hashem a tranché avec la maison d’Israël et de Yéhouda. Puis, nous disons le verset suivant :  Je lève la coupe des délivrances et j'invoque le Nom de l’Éternel. Ensuite, nous disons : Avec votre permission Messieurs, nous répondons "pour la vie" puis nous récitons la brakhah sur le vin et buvons la coupe, accoudé sur le côté gauche.

  • tout le reste du déroulement de la soirée de Pessa’h se réalise selon les lois établies par nos Maîtres et la lecture se fait à partir d'une Haggadah authentique d'Israël.

 

 

  • remercie et leur donne : Rabbi Yeshoua, comme un bon Juif, fait la brakhah sur le vin avant d’en boire : Baroukh Ata Adonaï Eloheinou, Melekh Haolam, boré péri haguefen. En français, cela donne : Béni sois-tu Éternel, notre D.ieu, Roi de l'Univers, qui a crée le fruit de la vigne.

 

 

  • Ils en boivent tous : afin de partager le Seder mais également d’instituer une nouvelle coutume Juive [Nazaréenne en souvenir du Rabbi].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24.     Il leur dit : Ceci est le sang, le mien, celui du pacte, versé pour beaucoup.

 

 

  • Il leur dit : Ceci est le sang, le mien : en référence au sacrifice [du sang] du Mashiah ben Yossef, l’Agneau de D.ieu immolé pour l’expiation du Am Israël et de tous Nazaréens. En termes plus simples, on parle bien évidemment, du sang de Yeshoua crucifié au mont Golgotha. 

 

 

  • celui du pacte : cette coupe étant, la représentation de l’Alliance d’Hashem renouvelée en Yeshoua comme cela avait été prophétisé : Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte, alliance qu'ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l'Éternel. Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma Torah au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur cœur et je serai leur D.ieu et ils seront mon peuple. (Yrmeyahou 31 :31-33)

 

 

  • versé pour beaucoup : ainsi, en souvenir du Rabbi, le soir du Seder de Pessa’h, nous levons la troisième coupe et nous disons : LéZékhèr HaMelekh HaMashiah, shédamo hanizraq méhadesh et-habrit avoténou, shékarat Adonaï lébeit Israël viYoudah : En souvenir du Roi Messie, dont le sang aspergé renouvelle l’Alliance de nos pères qu'Hashem a tranché avec la maison d’Israël et de Yéhouda. Puis, nous disons le verset suivant :  Je lève la coupe des délivrances et j'invoque le Nom de l’Éternel. (Téhilim 116 :13).

 

 

 

 

 

 

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62.     Iéshoua‘ dit : Moi, je suis. Vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la Puissance. Il vient avec les nuées du ciel. 

 

 

  • Iéshoua‘ dit : Moi, je suis : Rabbi Yeshoua confirme bien être le Mashiah [ben David] attendu par le Am Israël devant le Sanhédrin.

 

 

  • Vous verrez le fils de l’homme :  cela fait référence au Mashiah, selon la description du Livre de Daniel.

 

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

 

 

  • assis à la droite de la Puissance : et c’est pourquoi, il est enseigné : Le Mashiah est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de D.ieu et il intercède pour nous ! (Romains 8 :34) ou encore : Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel Cohen Gadol, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux. (Hébreux 8 :1).

 

 

  • Il vient avec les nuées du ciel : dans le même élan que Rabbi Yeshoua, la Guémara parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Rabbi Yeshoua étant Mashiah s’est associé lui-même aux prophéties [chap. 7] du Livre de Daniel. Clairement, Yeshoua savait qu’il allait mourir mais cela ne l’a pas empêché de déclarer d’une certaine façon : Même si vous me tuez, comme vous le savez, on enseigne qu’un Mashiah, appelé Daniel, se réveillera d’entre les morts et selon la prophétie, on me reverra sur les nuées du ciel…

Lorsque la Guémara parle de Daniel, on pourrait ainsi comprendre qu’elle parle, par l’intermédiaire d’un code [le Mashiah dont parle Daniel] :  le Fils de l’homme [Yeshoua] viendra [d’entre les morts] pour recevoir une domination éternelle !

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

Caïapha étant Cohen Gadol et surtout un Juif sadducéen, n’a pas supporter cette révélation et a fait exécuter Yeshoua. De plus, les tzedoukim [sadducéens] ne croyaient pas à la résurrection des morts alors encore bien moins, à un Mashiah relevé d’entre les morts… 

 

Les tzedoukim disent qu'il n'y a point de résurrection et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les proushim affirment les deux choses. (Actes 23 :8)

Ceci confirme également les enseignements du Rabbi : "tsadikim nikraïm haïm bémitatam" les tsadikim sont appelés vivants même dans leur mort…

Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que D.ieu vous a dit : Je suis le D.ieu d'Avraham, le D.ieu d'Its’hak et le D.ieu de Yaakov ? D.ieu n'est pas D.ieu des morts mais des vivants. La foule, qui écoutait, fut frappée de l'enseignement de Yeshoua. (Matityahou 22 :31-32)

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît ; le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

Sa royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux meshi’him : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12) ; le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence au Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours ; l’œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. (Yeshayahou 53 :10)

Il y a, dans le Gan Eden, un palais appelé le "palais des fils de la maladie"... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui. Et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié. (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (Zekharia 12 :10)

Ce verset du Livre de Zekharia fait référence au Mashiah, comme cela est rapporté par un avis du Talmud.

Le pays sera dans le deuil, chaque famille séparément. Pourquoi sont-ils dans le deuil ? (…) L'un dit que cela se rapporte au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukkah 52a)

Mashiah ben Yossef : bien évidemment, il s’agit ici de Yeshoua ben Yossef.

Le Mashiah fut donc retranché mais non pour lui-même car comme on le sait, Rabbi Yeshoua n’avait commis aucune faute ; il s’est livré à la mort en faveur des autres mais baroukh Hashem, nous le reverrons bientôt…

Voici, votre maison vous sera laissée déserte car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Baroukh Haba Beshem Adonaï ! (Matityahou 23 :38-39)