CHAPITRE 12

Pour l'instant, 3 versets sont actuellement disponibles pour ce chapitre.

a898170403d6c1e14f37a5cc4e582f1b.png

COMMENTAIRES 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

29.     Iéshoua‘ répond : La première est : Entends Israël, IHVH-Adonaï, notre Elohîms, IHVH-Adonaï un.

 

 

  • Iéshoua‘ répond : La première est : loin d’abolir la Torah ou d’être trinitaire, Rabbi Yeshoua de Natzeret est entrain de témoigner que pour lui, la plus grande de toutes les mitsvot demeure le Chéma Israël, car tout y est contenu. Ceci est conforme avec les enseignements talmudiques comme il est écrit : la récitation du Chéma comprend une acceptation du joug du Ciel et des mitsvot et en tant que telle, constitue la base de tous les enseignements. (Bérakhot 2a)

 

  • Entends Israël, IHVH-Adonaï, notre Elohîms, IHVH-Adonaï un : comme nous venons de la voir au-dessus, cela fait référence au Chéma Israël.

COMMENTAIRE N°1

 

D.ieu est-il une entité unique [un] ou un pluriel [de trois dieux] ? Hashem est-il une trinité ? Le Mashiah Yeshoua est-il concrètement ou métaphoriquement, le Fils de D.ieu ? L’objet de cette étude sera de répondre à ces questions à la lumière du Tanakh, des sources Juives traditionnelles essentielles pour la bonne compréhension des Écrits Nazaréens.

Mais quoi ! D.ieu habiterait-il véritablement sur la terre ? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir ! (1 Melakhim 8 :27)

Ainsi parle l’Eternel : Le ciel est mon trône et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir et quel lieu me donneriez-vous pour demeure ? (Yeshayahou 66 :1)

Pour commencer dans les Écrits Nazaréens, Matityahou, Marcos et Loucas attestent unanimement que Yeshoua a été tenté dans le désert par le Satan ; ceci montre sans l'ombre d'un doute, qu'il ne pouvait être D.ieu puisque selon les dires de Yaakov :  D.ieu ne peut être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne (Yaakov 1 :13).  Comment d’ailleurs le Satan, une créature, aurait-il pu montrer au Créateur et D.ieu de toute la terre, tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dire : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores ? (Matityahou 4 :9-10). Sérieusement, D.ieu pourrait-il se prosterner devant le Satan ? Le récit de la tentation de Yeshoua rapporté dans les Évangiles est irréconciliable avec le dogme de l'incarnation, dont les idées sont blasphématoires.

Voici également plusieurs passages concernant la non-divinité de Yeshoua.

Puis un rameau sortira du tronc d'Yichaï et un rejeton naîtra de ses racines. L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui : (…) Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. (Yeshayahou 11 :1-2). Si le Messie est l’Éternel, pourquoi craindrait-il un quelconque châtiment ? D'ailleurs, l’Éternel craint-il l’Éternel ? S'asseoir à ma droite et à ma gauche, dit Yeshoua, ne dépend pas de moi mais du Père. (Matityahou 20 :23) ; ce qui n’a de sens uniquement que s’il n’est pas Hashem ? Autre fait intéressant, Yeshoua lui-même reconnait ne pas posséder l’attribut divin de l’omniscience : pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils mais le Père seul. (Matityahou 24 :36). Le fait que le Mashiah ne sache pas les mêmes choses qu’Hashem est la preuve supplémentaire qu'ils ne peuvent pas être la même personne… Nous pouvons également lire dans le Jardin de Gethsémané des passages intéressants afin de conforter notre opinion : Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face et pria ainsi : Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux. (Matityahou 26 :39). Ainsi, Yeshoua était doué d’une volonté distincte de celle d’Hashem, on ne peut que comprendre que le Rabbi était une personne différente du Père et d’autre part, que lui et D.ieu n’avaient pas toujours la même volonté. Matityahou et Marcos relatent également qu'au moment de la crucifixion, Yeshoua s'écria d'une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c'est-à-dire : Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? (Matityahou 27 :46).  D.ieu n’ayant pas de D.ieu, les Écritures témoignent bien de la non-divinité de Yeshoua, prétendre le contraire serait suggérer l’existence de plusieurs divinités ; une croyance à laquelle Yeshoua, en tant que Rabbi et Juif, n’adhérait pas : Quel est le premier de tous les commandements ? Yeshoua répondit : Voici le premier : Ecoute Israël, le Seigneur notre D.ieu est l'unique Seigneur et : Tu aimeras le Seigneur, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. (Marcos 12 :28-30). De plus, concernant la prière, le Rabbi n’a jamais dit à ses talmidim de lui rendre un culte mais au contraire, il leur a demandé de prier : notre Père qui est aux cieux ! (Matityahou 6 :9). Et une autre fois, Yeshoua nia même être aussi bon qu’Hashem... Pourquoi m'appelles-tu bon ? Il n'y a de bon que D.ieu seul. (Marcos 10 :18). Contrairement aux avis chrétiens trinitaires, les Épîtres universelles n’enseignent pas non plus la divinité de Yeshoua. Dans la Lettre de Shimon Kéfa, il est dit : Béni soit D.ieu, le Père de notre Seigneur et Mashiah Yeshoua. (1 Kéfa 1 :3). Hashem est donc le Père de Yeshoua et non Yeshoua lui-même… Nous pourrons lire également qu’Hashem a ressuscité Yeshoua des morts et lui a donné la gloire. (1 Kéfa 1 :21). Or, comment D.ieu pourrait-il se donner une gloire qu’il possède déjà depuis la Création du monde ? Autres faits intéressants, au chap. 2 de cette Lettre, Yeshoua est appelé la pierre vivante choisie par D.ieu et il est aussi décrit comme étant assis à droite de D.ieu… De toute évidence, Yeshoua n’a pas l’air d’être D.ieu car selon les Écrits de Shimon Kéfa, il y a une claire et nette différence entre les deux personnages. De plus, si Yeshoua était D.ieu, il ne pourrait tout simplement pas être à sa propre droite, il ne pourrait tout simplement pas se choisir lui-même comme pierre angulaire et bien évidemment, il ne pourrait tout simplement pas être son propre Père et/ou Fils, etc… Comme on le sait, la doctrine chrétienne trinitaire a mélangé bien trop de concepts et est tombée dans l’idolâtrie (3 dieux : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit).  En complément de cette Lettre de Shimon Kéfa, nous pourrons aussi utiliser les Lettres de Yohanan. En effet, une distinction claire et nette est aussi établie entre Hashem et Yeshoua. Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès d’Hashem, le Mashiah Yeshoua HaTsadik. (1 Yohanan 2 :1). Notons que personne ne peut être simultanément l’avocat et le Juge. En précisant le rôle d’avocat de Yeshoua, le texte différencie nettement Yeshoua et Hashem [le véritable Juge] … Personne n'a jamais vu D.ieu. (1 Yohanan 4 :12). Si Yohanan, après la mort de Yeshoua, écrit que personne n’a jamais vu D.ieu, comment Yeshoua, qui a vécu sur terre et qui a été vu et même touché, pourrait-il être D.ieu ? Et moi, je prierai le Père. (Yohanan 14 :16). Pour les chrétiens, Jésus est D.ieu. Pourquoi l'a-t-on alors souvent vu en train de prier ? Quelle idée de se prier soi-même ! Yeshoua a été transformé en D.ieu par l’église catholique à son insu, alors qu’il a tout simplement vécu une vie d’homme ordinaire avec toutes ses limites physiques ; même la souffrance et la mort la plus ignoble ne lui ont pas été épargnées.

En complément des Écrits Nazaréens, bien que plutôt clairs ; voici une vision rabbinique sur le sujet.

Le Judaïsme rejette emphatiquement tout concept de pluralité à l'égard de D.ieu dont la doctrine chrétienne de la trinité, dans laquelle, D.ieu est décrit comme trois personnes en une, qui correspondent à ses manifestations dans la Création, la rédemption et la révélation. (…) En tant que Créateur, le pouvoir de D.ieu dans le monde est illimité. Par conséquent, nous disons de D.ieu qu'il est omnipotent mais nous n'attribuons pas à D.ieu le pouvoir de faire ce qui est catégoriquement impossible pour lui, comme se dupliquer, s'annihiler, se corporifier ou changer. Le Judaïsme rejette ainsi la possibilité que D.ieu ait pu prendre forme humaine. (Rav Aryeh Kaplan)

Contrairement à ce que l'on entend parfois des missionnaires chrétiens, la croyance en l’unicité absolue de D.ieu, laquelle exclut toute notion de pluralité divine, n’est pas le produit d’un Judaïsme tardif en opposition avec un Judaïsme antique trinitaire. 

Pour confirmer ces propos, continuons dans les positions rabbiniques.

Rabbi Abbahu a dit : Un roi de chair et de sang a un père, un frère ou un fils mais le Saint Béni soit-Il a dit : Je ne suis pas ainsi. Je suis le premier et je suis le dernier et en dehors de moi, il n’y a point de D.ieu. Je suis le premier car je n’ai pas de père et le dernier car je n’ai pas de fils et en dehors de moi, il n’y a point de D.ieu car je n’ai pas non plus de de frère. (Shemot Rabah 29 :4)

Mon fils, crains l'Éternel et le roi ; ne te mêle pas avec les hommes remuants. (Mishlei 24 :21). Avec ceux qui disent qu’il existe un second (chéni) D.ieu, ne te mêle pas... Rabbi Yéhouda bar Shimon dit : Dans tout le pays, dit l'Éternel, les deux tiers seront exterminés et périront. (Zekharia 13 :8) Les bouches qui déclarent qu'il existe deux divinités seront exterminées et périront. Et qui subsistera dans le futur ? Et l'autre tiers restera et il s’agit d’Israël. Il n’a ni fils ni frère : Écoute Israël, l’Éternel est notre D.ieu, l’Éternel est un. (Devarim 6 :4) (Devarim Rabah 2 :34)

Ces textes constituent la preuve que déjà à l’époque, les Juifs croyaient en une unicité divine absolue. En outre, D.ieu, pour les rabanim, n’engendre pas et n’a pas été engendré. L’expression "fils de D.ieu" que le Tanakh applique aux Israélites n'est qu'une métaphore qui exprime l'affection du Créateur envers son peuple et de même, cette expression est aussi utilisée pour Yeshoua dans les Téhilim du Roi David pour désigner le Mashiah, dans son rôle de "fils premier" mais non dans une essence divine.

Continuons dans la tradition Juive.

Les hérétiques demandèrent à Rabbi Simlaï : Combien de divinités firent le monde ? (…) N’est-il pas écrit qu’au commencement Elohim (pluriel) créa ? Il leur dit : Il n’est pas dit : Ils créèrent mais : Il créa.  Rabbi Simlaï dit : Au sujet de tous les passages que citent les hérétiques, la réponse est à portée de main. (Yéroushalmi, Bérakhot 62b)

Rabbi Yohanan dit : Pour tous les textes sur lesquels se fondent les hérétiques, la réfutation est à portée de main. Le verset : Nous ferons (pluriel) l’homme à notre image. (Béréshit 1 :26) trouve sa réponse dans : Et D.ieu fit (singulier) l’homme à son image. (Béréshit 1 :27). Le passage : Allons, descendons (pluriel) et là confondons leur langage. (Béréshit 11 :7) dans :  Alors l’Éternel descendit (singulier) pour voir. (Béréshit 11 :5). Le verset : Car c’est là que les dieux se sont révélés (pluriel) à lui. (Béréshit 35 :7) dans : Au D.ieu qui m’a répondu (singulier) au jour de ma détresse. (Béréshit 35 :3).  (…) Le passage : pendant que l'on plaçait des trônes. (Daniel 7 :9) dans la suite : Et l'Ancien des jours s'assit. Pourquoi ces pluriels sont-ils nécessaires ? Comme l’a enseigné Rabbi Yohanan : Le Saint Béni soit-Il, ne fait rien sans consulter son tribunal céleste car il est écrit : Cette sentence est un décret des anges veilleurs, cette résolution est un ordre des saints. (Daniel 4 :17). (Sanhédrin 38a)

Les chrétiens trinitaires citent aussi parfois : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! (Yeshayahou 6 :3). Ils prétendent que le mot "saint" est répété trois fois par rapport à la trinité mais ce serait oublier qu’il est commun, dans la Bible hébraïque, de répéter trois fois les expressions pour marquer l'emphase et non la pluralité :  Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant : C'est ici le Temple de l'Éternel, le Temple de l'Éternel, le Temple de l’Éternel ! (Yrmeyahou 7 :4) ou encore : Terre, terre, terre, écoute la parole de l'Éternel ! (Yrmeyahou 22 :29) ou pour compléter :  J'en ferai une ruine, une ruine, une ruine. Mais cela n'aura lieu qu'à la venue de celui à qui appartient le jugement et à qui je le remettrai. (Yehezqel 21 :27)

À la lumière de toutes ces références, on ne s’étonnera pas des propos du Ramban, qui a déclaré, lors de la "Dispute de Barcelone" que la pensée d'un Juif, ou de toute autre personne, ne peut tolérer l'assertion que le Créateur du ciel et de la terre est allé séjourner dans le ventre d'une certaine femme Juive, qu’il s’y est développé pendant neuf mois, est né en tant que nourrisson et que par la suite, il a grandi et a été livré aux mains de ses ennemis qui l'ont condamné à mort et l'ont exécuté pour qu’il revienne finalement à la vie dans son lieu d'origine… Dans le même élan, Tryphon le Juif, au IIème siècle a dit à Justin, un père de l'église catholique :  Vous prétendez que votre Christ est Dieu, qu'il a existé avant les siècles, qu'il a bien voulu naître, s'incarner et qu'il s'est fait homme sans être né de l'homme. Ce n'est pas seulement un paradoxe qui choque toutes les idées reçues mais encore une absurdité. (Dialogue avec Tryphon, chap. 48). Et il est aussi enseigné dans le Talmud de Jérusalem que si un homme te dit : Je suis D.ieu, c'est un menteur. (Yéroushalmi, Taanit 2a).

Quoi qu’il en soit, le Judaïsme a de tout temps maintenu que D.ieu est unique [est un] et ne peut engendrer lui-même de fils, qu’il n’a ni corps, ni forme visible et qu'il n'est pas, ni ne deviendra jamais un mortel de chair et de sang ! Cette avis fut d’ailleurs repris par les musulmans.

Certes, le mot "elohim" utilisé dans la Bible hébraïque pour se référer à D.ieu est au pluriel mais le pluriel, en hébreu, n’implique pas toujours une pluralité au sein de ce qu’il désigne. Baal, Dagon, Kémosh et Astarté, des divinités païennes singulières, sont chacun appelés "elohim" également. (1 Shmouel 5 :7 ; 1 Melakhim 11 :5 / 11 :33 / 18 :24). De plus, dans Béréshit, le fait que la Torah ne dise pas qu’Elohim "créèrent" (barou Elohim) mais "créa" (bara) Elohim est la preuve que le mot "elohim" appliqué à D.ieu ne se réfère qu'à une seule personne…

Qu’Hashem nous aide à rétablir les vérités de base de la foi Juive des Évangiles !

 

COMMENTAIRE N°2

 

Continuons dans les enseignements du Rambam retranscrits dans son Mishné Torah, concernant l’existence unique d’Hashem… Pour information, les paroles de ce grand décisionnaire Juif vont à l’encontre totale de la foi chrétienne trinitaire. Puissions-nous nous en inspirer.

Ce D.ieu est Un. Il n’est pas deux ou plus, mais Un ; son unité est différente de toute unité existante en le monde, c'est-à-dire qu’il n’est pas Un comme une catégorie générale qui inclus plusieurs entité, ni Un à la manière d’un corps qui est divisé en différentes parties et dimensions. Son unité ne trouve pas d’exemple dans le monde. S’il y avait une pluralité de dieux, ils auraient un corps et une forme car toutes les entités semblables ne se distinguent que par les attributs liés au corps et aux formes. Et si le Créateur avait un corps et une forme, il aurait une fin et une limite car il est impossible qu’un corps soit infini. Et tout être dont le corps est fini et limité, sa force est également finie et limitée. Or, notre D.ieu, Béni soit son Nom, possède une force infinie et incessante, puisque la sphère continue de tourner, sa force n’est pas une force corporelle. Et étant donné qu’il n’est pas un corps, les propriétés du corps qui créent la division et la séparation ne lui sont pas associées. Par conséquent, il est impossible qu’il soit autre qu’Un. La connaissance de ce concept est un commandement positif, comme il est dit : l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un. (Devarim 6 :4). Cette doctrine, à savoir que le Saint Béni soit-Il n’a pas de corps, ni de forme, est exprimée dans la Torah et les Prophètes comme il est dit : que l’Eternel est D.ieu, dans les Cieux en haut et ici-bas sur Terre ; or, un corps ne peut se trouver en deux endroits en même temps. Et il est dit : car vous n’avez vu aucune image, et il est dit : À qui m’assimileriez-vous, à qui ressemblerai-Je ? ; s’il avait un corps, il ressemblerait aux autres corps. (Mishné Torah du Rambam, Yessodei HaTorah, chap. 1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

41.     Il s’assoit devant le trésor et regarde la foule jeter des monnaies dans le trésor.

 

 

  • Il s’assoit devant le trésor et regarde la foule : pour voir "comment" et non "combien" la foule y mettait de l’argent ; l’importance étant l’intériorité du cœur pour le Rabbi.

 

COMMENTAIRE N°1

Il s’agit ici d’un enseignement particulier de Yeshoua. En règle générale, comme on le sait, selon la loi stricte, il faut donner le maasser, la dîme, de tous ses revenus, soit 10% selon la loi et 20% si possible. Dans le Judaïsme, il est enseigné que celui qui donne 10% ne sera jamais pauvre et que celui qui donne 20% deviendra riche.

Il s’agit ici d’un enseignement particulier de Yeshoua. En règle générale, comme on le sait, selon la loi stricte, il faut donner le maasser, la dîme, de tous ses revenus, soit 10% selon la loi et 20% si possible. Dans le Judaïsme, il est enseigné que celui qui donne 10% ne sera jamais pauvre et que celui qui donne 20% deviendra riche. En effet, celui qui multiplie la tsédaka (la charité) verra nombres bénédictions dans ses affaires.

À cause des paroles vaines et de la médisance, et de l'orgueil, vient la pauvreté, qui peut se rectifier par la tsédaka, qui enrichit également. (Sefer Hamidot 4 :8)

Si l'homme voit que ses moyens de subsistance sont restreints, qu'il en consacre une partie pour la tsédaka car grâce à la charité, il répare son argent, de sorte qu'il aura de l'argent et un généreux gagne-pain. (Torah n°69 du Likouté Moharan I)

 

  • jeter des monnaies dans le trésor : cela fait référence aux dons.   

 

  • Beaucoup de riches en jettent beaucoup : comme l’enseignement est rapporté, cela peut paraître assez négatif pour les riches mais l’accent des Écrits Nazaréens était de montrer comment véritablement "donner" au Maître du monde. Comme nous l’avons précisé plus haut, la priorité est mise sur la kavana, l’intériorité des cœurs. Or, il est évident qu’un riche qui donne beaucoup de tsédaka pour Hashem sera considéré comme un homme béni du Ciel ; l’Évangile n’est pas uniquement adressé aux pauvres. 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

44.     Oui, tous ont jeté de leur abondance ; mais, elle, dans sa pénurie, y a jeté tout ce qu’elle avait, toute sa vie. 

 

  • Oui, tous ont jeté de leur abondance : de leur superflu.

 

  • mais, elle, dans sa pénurie : dans sa pauvreté extrême…

 

  • y a jeté tout ce qu’elle avait, toute sa vie : cette femme a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. N’est-ce pas un enseignement extraordinaire ? Quelle exemple ! Puissions-nous tous être comme cette femme ! Amen.

 

COMMENTAIRE N°1

La notion "du don" nous est largement détaillée par le Rav Avraham Ifra’h et nous permettra de mieux comprendre l’amour du Mashiah envers cette femme.

 

L’homme est un prélèvement d’Hashem. Adam, le premier homme, n’a pas été créé à partir d’une quelconque matière extérieure mais à partir des étincelles d’Hashem lui-même ; c’est la raison pour laquelle, l’homme est une créature dotée d’une âme, de désirs, de rêves et de connexion au divin. Puisque l’homme est un prélèvement d’Hashem, la réunion de tous les hommes aboutit à la manifestation parfaite d’Hashem. Cette notion de prélèvement est une notion essentielle afin de comprendre la notion de ‘hessed et plus largement, de don. L’essence véritable du don réside dans la notion de prélèvement, c’est-à-dire qu’à la manière d’un prélèvement sur l’élément en lui-même, donner consiste à prélever sur notre essence même. Donner, c’est prélever et donner, c’est offrir ce dont nous ne disposons pas. Les plus grands changements dans l’histoire de l’humanité furent réalisables et réalisés par des individus qui ne se contentèrent pas de donner le superflu mais qui osèrent donner ce qu’ils n’avaient pas !  Certains donnèrent de leur temps, leur argent, de leur amour et de leur vie ; le monde ne s’est pas fait grâce à des personnes qui donnèrent du superflu, qui "offrirent ce qui dépasse" … Le monde change lorsque les gens font cette folie saine de donner ce qu’ils n’ont pas. Là où tout est fini, tout commence ! Le vrai Yom Kippour, c’est à la fin du jeûne, lorsque l’aspect officiel disparaît… Si vous souhaitez décrocher des niveaux, vous devrez vous dépasser. Les Tsadikim, ce sont ceux qui parvinrent à s’abstenir de manger lorsqu’ils avaient faim, qui se levèrent lorsqu’ils avaient sommeil, qui donnèrent cours lorsque la fatigue les prenaient aux tripes. Les vraies énergies commencent lorsque nous n’en pouvons plus car c’est alors qu’elles deviennent divines. Quand tu ne peux pas, fais un peu. Et ce petit peu va te propulser. Lorsqu’Hashem demanda de construire le Mishkane, il fut exigé que chacun donne le demi-sicle et en supplément, un don au gré de leur envie mais c’est ça, le prélèvement !  Dépassez votre norme, prélevez, donnez ce que vous n’avez pas ! Peu importe s’il s’agit d’argent, de temps ou d’amour, donnez ! (Rav Avraham Ifra’h)