CHAPITRE 6

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COMMENTAIRES 

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37.     Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Déliez : vous serez déliés.

 

 

  • Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés : négativement.

 

COMMENTAIRE N°1

Et cela peut être compris à la lumière de nos Sages : Ne juge pas ton ami jusqu’à ce que tu parviennes à sa place. Car sa place, au sens matériel, c’est-à-dire le milieu dans lequel il se trouve et son entourage, le conduit à fauter et par ailleurs, sa place au sens spirituel, c’est-à-dire la nature de son mauvais penchant, favorise la faute car son mauvais penchant brûle comme le four brûlant d’un boulanger dont la fréquence d’utilisation et l’intensité sont supérieures à celle d’un four ordinaire, comme il est écrit dans Hoshéa : Il brûle comme un feu flamboyant, etc… Le mauvais penchant n’est pas le même chez tout un chacun. Il y a celui dont le penchant est comme un feu flamboyant, passionné, ce qui n’est pas le cas chez un autre. Et comme l’ont dit nos Sages, de mémoire bénie, à propos d’A’her (Elicha ben Avouya) : Car il a connu ma gloire et s’est rebellé en connaissance de cause, sa faute est bien plus grande encore ! Aussi nos Sages ont-ils dit à propos des ignorants que les fautes délibérées leur sont comptées comme des fautes commises par inadvertance, puisqu’ils ne sont pas conscients de la gravité de la faute. Ce n’est pas comme la culpabilité de quiconque est proche de D.ieu, de sa Torah et de son service, sa culpabilité est bien plus grande que la culpabilité du kal chébekalim, le plus bas de ceux qui sont assis aux coins des rues, qui sont éloignés de D.ieu et de sa Torah. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 30) 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Néanmoins, malgré l’approche du Tanya, l’enseignement le plus adéquat pour obéir de façon parfaite aux ordres du Mashiah concernant le jugement trouvera son écho dans la Torah n°282 du Likouté Moharan, nommée Azamra, de Rabbi Na’hman de Breslev.

 

En effet, cette Torah extraordinaire traite de la façon de découvrir la vraie joie par la recherche des points positifs en nous, chez les autres et dans toutes les situations.

 

Il se peut qu'en commençant ton examen de conscience, tu aies l'impression de ne trouver aucun bien en toi. Tu te vois rempli de fautes et ainsi le mauvais penchant veut t'entraîner à la dépression et à la tristesse. Surtout, ne te démoralise pas ! Cherche jusqu'à ce que tu trouves en toi une parcelle de bien. En effet, comment se pourrait-il que tu n'aies pas accompli une seule mitsva ou fait du bien durant ta vie ? Si tu commences à examiner cette bonne action, tu pourrais aussi y trouver de nombreuses imperfections et un manque de pureté. Cependant, il n'est pas possible que cette mitsva ou cette bonne action ne comporte pas au moins une parcelle de bien ! Il doit sûrement exister un point positif ! Il faut continuer jusqu'à trouver un bon élément en toi même, ce qui t'aidera à récupérer ta vitalité originelle et accéder à la joie. En t'appliquant à découvrir en toi une autre parcelle de bien même attachée de défauts, extrais-en un autre point positif. Continue et collectionne les points positifs ! C'est ainsi que se composent les mélodies. La faculté de jugement est un outil très puissant au service de l'homme. Mal juger les autres peut détruire l'univers. Le problème est que la critique est aisée, beaucoup trop même ! On peut toujours trouver des fautes dans le comportement d'autrui. Nous devons savoir que chacun des mots que nous prononçons sur notre prochain constitue une forme de jugement sur lui mais aussi sur nous-mêmes. Recherchons le bien, seulement le bien. Il se peut que ce bien soit enseveli sous des couches d'écorces mais tout au fond, ce bien demeure intacte et pur car il émane de la divinité. Cessons de nous culpabiliser ou de passer notre temps à juger l'autre. Ayons confiance en nous. D.ieu n'est pas un tyran car même si on se trouve très éloigné de l'Eternel et que nous pensons transgresser à chaque instant sa volonté, sachons en revanche que chaque geste, même le plus infime, est fait pour nous élever de notre basse condition et nous rapprocher de D.ieu, est extrêmement précieux à ses yeux. (Rabbi Na’hman de Breslev, rapporté par les Éditions Keren Rabbi Israël).

 

Voilà ce qu'enseigne Rabbi Na'hman. Il l'a appliqué à lui-même en jugeant chacun avec indulgence, en se concentrant uniquement sur l'aspect positif de chacun. Il nous affirme que l'être le plus déchu apparemment, possède en lui-même une grandeur cachée, intacte et prête à s'épanouir, pour peu qu'on lui fasse confiance. Au lieu de briser les gens et de les affaiblir, montrons-leur combien ils sont forts et bons ! Disons-leur sans cesse combien D.ieu les aime : Courage ! Mon frère, mon ami. Tu peux y arriver ! D.ieu t’attend ; il t’aidera ! Il est déjà près de toi, en toi... Cherchons le bien, la parcelle de divinité qui réside en chacun et le monde sortira de sa déchéance !  La culpabilité, l'angoisse ronge et paralysent. On doit déployer tous les efforts pour être joyeux quoi qu'il arrive. (Rabbénou, Éditions Keren Rabbi Israël).

 

 

  • Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés : selon le principe de mida negued mida.

 

 

  • Déliez : vous serez déliés : et au frère du Mashiah de préciser : car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. (Yaakov 2 :13) et de là, il est aisé de comprendre l’importance d’être miséricordieux, bon, bienveillant, indulgent avec les autres, etc… La Torah d’Azamra de Rabbi Na’hman de Breslev est une pure merveille pour pouvoir vivre cet enseignement du Mashiah.