CHAPITRE 4

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COMMENTAIRES 

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9.     Il le conduit à Ieroushalaîm, il le met au faîte du sanctuaire ; il lui dit: Si tu es Bèn Elohîms, jette-toi d’ici en bas.

 

 

  • Il le conduit à Ieroushalaîm, il le met au faîte du sanctuaire : cela fait référence au Second Temple.

 

 

  • il lui dit : Si tu es Bèn Elohîms, jette-toi d’ici en bas : le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Iéshoua‘ revient en Galil dans la puissance du souffle. La rumeur sort dans tout le pays d’alentour autour de lui.

 

 

  • Iéshoua‘ revient en Galil dans la puissance du souffle : le Mashiah était revêtu du Rouah Hakodesh comme il est dit : Puis un rameau sortira du tronc d'Yichaï et un rejeton naîtra de ses racines. L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. (Yeshayahou 11 :1-2)

 

 

  • La rumeur sort dans tout le pays d’alentour autour de lui : sa renommée s’est répandue dans tout Israël.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Il y a environ 2000 ans, un Rabbi de Galil, Rabbi Yeshoua de Natzeret se leva parmi le peuple d’Israël pour essayer d’enrayer la haine gratuite qui, selon nos Maîtres dans le Talmud, provoqua la destruction du Temple de Jérusalem. Fondant sa communauté orthodoxe sur la Torah Écrite et Orale que Moshé avait reçu sur le Mont Sinaï, il fut vendu par les saducéens à Rome et défiguré par les non-Juifs ; la Torah de Yeshoua fut abolie et ses enseignements pervertis par les chrétiens… Néanmoins, la lumière d’un Tsadik est éternelle et même au sein de l’obscurité, elle continue de briller et d’illuminer le monde. Depuis le début de l’exil d’Israël, cette lumière messianique pousse parmi les non-Juifs et en particulier chez Edom, le monde occidental chrétien. Chose fascinante, un Midrash enseigne que le Roi Messie sortira de chez eux selon le principe spirituel : tes destructeurs sortiront de toi. (Yeshayahou 49 :17) ; le monde vit aujourd’hui, le début de la restauration de toute choses prophétisée dans le chap. 3 du Livre des Actes. (Actes 3 :21). Le peuple Juif revient sur sa Terre, Jérusalem redevient la capitale éternelle indivisible des descendants de Yaakov et le Tsadik de vérité, le Roi Messie, Rabbi Yeshoua revient dans le giron du Judaïsme orthodoxe, de la Torah authentique d’Israël.

 

Qu’Hashem continue de nous bénir et d’ouvrir les portes de la guéoula en abondance !

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16.     Il vient à Nasèrèt, où il a grandi. Il entre le jour du shabat dans la synagogue, selon son habitude, et se lève pour lire.

 

 

  • Il vient à Nasèrèt, où il a grandi : Natzeret était un village de Galil, en Israël.

 

 

  • Il entre le jour du shabat dans la synagogue, selon son habitude : comme on le sait, Rabbi Yeshoua, comme un bon Juif, vivait dans un contexte Juif et allait dans les synagogues tous les Shabbats. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici un commentaire Juif sur Yeshoua et le contexte Juif, dans lequel, le Mashiah a grandit et évolué.

 

Dans l’ancien Évangile, un homme avec de nobles traits se tient devant nous. Il vécut sur la terre des Juifs pendant des jours agités et remplis de tension, il travailla et aida, il souffrit et mourut ; un homme du peuple Juif, qui vécut selon les voies Juives, dans la foi et l’espérance Juive. Son esprit demeurait dans les Saintes Écritures, il pensait et créait en elles. Il annonça la parole de D.ieu et l’enseigna, parce que D.ieu lui avait donné le don de l’écoute et de la prédication de la parole. Devant nous, se tient un homme qui gagna beaucoup de disciples parmi son peuple ; ils recherchaient le Messie, le fils de David, celui qui était promis et ils le trouvèrent en Jésus et ils s’accrochèrent à lui. Ils crurent en lui (…) et il entra dans sa mission ainsi que sur le devant de la scène de l’histoire du monde. Il visita ses disciples et ceux-ci crurent en lui, même après sa mort, de telle manière qu’il en devint la plus grande certitude de leur existence qu’il était, comme les prophètes l’avaient annoncé : ressuscité d’entre les morts au troisième jour. Dans cette ancienne tradition, nous voyons un homme se tenant devant nous, démontrant l’empreinte Juive dans toutes les lignes et les marques de son être, révélant par elles avec une particulière clarté tout ce qui est pur et tout ce qui est bon dans le Judaïsme.  Un homme qui, étant ce qu’il était, ne pouvait germer que du sol du Judaïsme ; c’est seulement dans cette terre qu’il aurait pu avoir tant de disciples et d’admirateurs. Un homme qui seulement à cet endroit, dans le domaine Juif, dans l’espérance et l’ardent désir Juif, pouvait traverser la vie jusque dans la mort, un Juif parmi les Juifs. L’histoire Juive et la pensée Juive ne peuvent passer à côté de lui et ne peuvent le négliger non plus. Depuis qu’il vécut, aucun siècle n’a été sans lui et dans les siècles à venir, il sera le point de départ. (Leo Baeck, Das Evangelium, p. 69)

 

 

  • et se lève pour lire : la haftara tombée ce Shabbat était celle de Yeshayahou chap. 61.

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18.     Le souffle de IHVH-Adonaï est sur moi ; il m’a messié pour annoncer le message aux pauvres, pour proclamer aux captifs : Libération ! aux aveugles : Voyez ! pour renvoyer libres les opprimés.

 

 

  • Le souffle de IHVH-Adonaï est sur moi : cela fait référence au Rouah Hakodesh.

 

 

  • il m’a messié pour annoncer le message aux pauvres : et comme le dit Rabbi Yehoshua ben Levi : L'humilité est plus grande que tout comme cela est enseigné dans Yeshayahou : L’Esprit du Seigneur D.ieu est sur moi parce que le Seigneur m'a oint pour apporter de bonnes nouvelles aux humbles. (Yeshayahou 61 :1). Puisque l’homme pieux n'est pas mis en avant mais plutôt l’homme humble, on apprend de là que l'humilité est plus grande que tout. (Avoda Zara 20b)

COMMENTAIRE N°1

Le mot "pauvres" fut emprunté selon certaines sources chrétiennes à la version des Septante, celui-ci doit s’entendre, bien évidemment, à la fois dans son sens littéral et spirituel. Or, en hébreu, le terme est traduit comme nous l’avons vu dans la Guémara, en référence avec des notions d’humilité.  

COMMENTAIRE N°2

La réelle onction du Mashiah correspond précisément au moment de l’immersion de Yeshoua dans les eaux du Jourdain et non, comme l’affirment certains au moment de sa naissance. En effet, l’on ne peut parler de la venue de l’Oint d’Hashem qu’au moment où D.ieu lui a véritablement accordé l’âme du Mashiah et non à sa naissance, tout comme Moshé n’est venu pour Israël en son rôle de rédempteur qu’après l’épisode du buisson ardent bien que sa naissance soit également extraordinaire. 

À noter que Daniel, dans ses prophéties, nomme le grand Rédempteur final "Mashiah" et ce, bien avant une quelconque onction par les hommes. (Daniel 9 :25). Par conséquent, l’on pourrait en déduire que ce n’est pas forcément l’onction humaine qui octroie au Mashiah, le titre de Messie mais au contraire, il est fort probable qu’il s’agisse plutôt d’une onction d’une toute autre nature et d’une toute autre provenance, comme celle évoquée par Yeshayahou : L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi car l'Éternel m'a oint pour porter. (Yeshayahou 61 :1) et à Rachi de commenter dans ce sens : Cette onction n'est rien d'autre qu'une réelle expression de noblesse et de grandeur. (Rachi sur Yeshayahou 61 :1)

 

 

  • pour proclamer aux captifs : Libération : leur apporter la nouvelle de la rédemption. (Rachi sur Yeshayahou 61 :1) et cela correspond aux paroles du Mashiah : Dès ce moment Yeshoua commença à prêcher et à dire : Faites téchouva car le Royaume des cieux est proche. (Matityahou 4 :17).

 

COMMENTAIRE N°3

Pour information, il manque l’expression pour "guérir ceux qui ont le cœur brisé" dans cet Évangile car cette parole, pourtant l’une des plus belles de cette prophétie, manque dans le Codex Sinaïticus. Or, toutes les critiques modernes l’omettent mais comme elle est présente dans l’hébreu comme dans la version grecque des Septante ; en conséquence, elle ne peut avoir été omise ici que par une inadvertance des copistes.

 

  • aux aveugles : Voyez : cette parole présente une promesse présente également ailleurs dans les Prophètes comme il est enseigné : Alors s'ouvriront les yeux des aveugles, s'ouvriront les oreilles des sourds. (Yeshayahou 35 :5) ; Rachi la commente de cette façon : Ceux sont ceux qui n'ont pas écouté la voix des Prophètes jusqu'à présent, je leur donnerai un esprit approprié pour me craindre et tout cela a été dit au sujet d’Israël, appelé aveugle et sourd. (Rachi sur Yeshayahou 35 :5). Or, nous pouvons prendre cette prophétie dans les deux sens car comme on le sait, le Mashiah a fréquemment accomplie physiquement et spirituellement des miracles pour les aveugles de sa génération.

 

 

  • pour renvoyer libres les opprimés : dans le sens d’accorder la liberté à tous ceux qui sont froissés, foulés ou encore brisés par leur vie, par leur nature, leur Yetser Hara, leur découragement, leur liens spirituels ou encore héréditaires, etc.... Cette parole d’une si belle signification, ne se trouve ni dans l’hébreu ni dans la Septante ; elle a été certainement empruntée au chap. 58 du Livre de Yeshayahou comme il est dit : Renvoie libres les opprimés. (Yeshayahou 58 :6).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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44.     Il le clame dans les synagogues de Iehouda.

 

 

  • Il le clame : du grec "kerusso" …

 

Voici la définition du mot grec "kerusso" :

  • publier : rendre une annonce publique, la faire connaître officiellement ; de nos jours, cela peut être par voie d'affichage, d'impression, via internet, etc…

  • prêcher : annoncer la parole de D.ieu sous forme de sermon,

  • crier : pousser des cris sous l'effet d'un appel divin ou d'une sensation spirituelle intense,

  • proclamer ouvertement à la manière d'un héraut : dans les milieux grecs et romains, il s’agissait par exemple d’un messager chargé de porter les ordres du roi, de partager diverses annonces dans les assemblées et/ou de déclarer la guerre.

Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée [kerusso] dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matityahou 24 :14)

 

 

  • dans les synagogues de Iehouda : bien avant d’être considéré comme un chrétien, le Mashiah était accueillit dans les synagogues comme un grand Rabbi.