CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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2.     Au temps du grand desservant Hanân et Caïapha, c’est le dire d’Elohîms à Iohanân bèn Zekharyah, au désert.

 

 

  • Au temps du grand desservant Hanân et Caïapha : au moment où le Mashiah était encore en vie, Caïapha était le seul Cohen Gadol. Néanmoins, il est important que préciser ici que Hanân était le beau-père de Caïapha et ainsi, à cause de son lien de parenté avec lui, Hanân continuait à s’arroger dans un sens, le titre de Cohen Gadol ou en tout cas, de partager l’autorité sacerdotale avec son gendre comme il est dit : Ils l'emmenèrent d'abord chez Hanân car il était le beau-père de Caïapha, qui était Cohen Gadol cette année-là. (Yohanan 18 :13) ou encore : avec Hanân, le Cohen Gadol, Caïapha, Yohanan, Alexandros et tous ceux qui étaient de la race des principaux cohanim. (Actes 4 :6)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Hanân était un Cohen Gadol du Temple de Jérusalem. Comme on le sait au vue de nombreuses sources historiques, celui-ci était un ennemi du peuple Juif étant de branche saducéenne, branche du Judaïsme totalement corrompue au pouvoir romain.

Dans les Écrits Nazaréens, il apparait plusieurs fois notamment lors du procès de Yeshoua. En effet, c’est Caïapha, Cohen Gadol en fonction, qui présida le Sanhédrin contre le Mashiah comme il est dit : Ceux qui avaient saisi Yeshoua l'emmenèrent chez le Cohen Gadol Caïapha, où les scribes et les anciens étaient assemblés. (Matityahou 26 :57) mais il est intéressant de relever un détail présent dans l’Évangile de Yohanan car de façon paradoxale, le Mashiah est d’abord emmené devant Hanân comme il est dit : Ils l'emmenèrent d'abord chez Hanân car il était le beau-père de Caïapha, qui était Cohen Gadol cette année-là. (Yohanan 18 :13). Comme on peut le constater, l’Évangile de Yohanan précise qu’avant cette séance officielle du Sanhédrin, c’est devant Hanân que Yeshoua est mené de nuit, aussitôt après son arrestation en vue d’un interrogatoire préliminaire et officieux et ainsi, cela permet de mieux comprendre pourquoi Loucas nomme ensemble les cohanim Hanân et Caïapha. En fait, Hanân, personnalité puissante, put exercer une longue et profonde influence pendant le pontificat de ses successeurs, notamment sur celui de Caïapha étant donné qu’il était son beau-père.

Sa famille est mentionnée dans le Talmud comme étant influente mais agissant contre l'intérêt du peuple. (Mishna, Pessa’him 57a) ; le reproche suivant est ainsi rapporté au nom d'Abba Shaoul : Malheur sur moi à cause de la maison de Hanân ! (…) Ils sont grands prêtres, leurs fils sont trésoriers, leurs gendres administrateurs et leurs esclaves frappent le peuple à coups de bâton. (Pessa’him 57a)

À noter également que vers l’an 62, l'un de ses fils, le Cohen Gadol, Hanân ben Hanân, fait lapider Yaakov HaTsadik, Chef de la Kéhila Nazaréenne et frère de Yeshoua. (Simon Claude Mimouni, Les Chrétiens d'origine Juive dans l'antiquité, p. 137)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Caïapha est mentionné par Flavius Joseph ​​(Antiquités Juives 18 :95) et plusieurs fois dans les Écrits Nazaréens ; la Tossefta Yévamot mentionne également la maison de Caïapha comme une famille de grands prêtres. (Yévamot 1 :10). Ainsi, plusieurs sources historiques nous permettent de mieux comprendre le personnage et ces antécédents sacerdotaux saducéens influents : Yossef Caïapha était le gendre de Hanân, membre d'une puissante et importante famille sacerdotale à Jérusalem.

Comme on le sait de source historique et également Nazaréenne, Yossef Caïapha était Cohen Gadol du Temple de Jérusalem au moment du ministère de Yeshoua. Bien que peu d'éléments de sa vie nous soient connus, les historiens supposent qu'il entretenait de bonnes relations avec le pouvoir romain et en particulier avec Ponce Pilate, compte tenu du fait qu'il occupa la fonction de Cohen Gadol pendant près de 20 ans. En effet, Ponce Pilate a eu des rapports plutôt conflictuels avec la population Juive mais ses relations avec les milieux sacerdotaux semblent avoir été bien meilleures ; en fait, Caïapha n'aurait certainement pas pu se maintenir en place aussi longtemps s'il n'avait pas été en bons termes avec Pilate.

 

 

  • c’est le dire d’Elohîms à Iohanân bèn Zekharyah, au désert : la parole de l’Éternel fut adressée au fils de Zekharia, Yohanan HaMatbil.

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Zekharia et Elishéva [l’oncle et la tante de Rabbi Yeshoua] avaient un fils, Yohanan ; celui-ci décida de suivre les traces de ses parents afin de servir également le Maître du monde. En effet, comme on le verra tout au long des Évangiles, Yohanan reçu plusieurs révélations surnaturelles et prophétiques, tout en vivant dans le désert à la recherche de D.ieu.

 

Et du temps des cohanim Anan et Caïapha, la parole de D.ieu fut adressée à Yohanan, fils de Zekharia, dans le désert. (Loucas 3 :2)

 

Dans le chap. 3 de l’Évangile de Loucas, on peut constater de façon plus concrète que nous sommes face à un grand homme de D.ieu, étant donné que nous lisons cette expression : la parole de D.ieu fut adressée à Yohanan dans le désert. En effet, si vous n'êtes pas familier avec le Tanakh, vous ne saisirez jamais cette poignante introduction de Loucas sur Yohanan ; l’expression "la parole du Seigneur fut adressée" est souvent utilisée lorsqu'on parle de prophétie. En d'autres termes, Loucas relie Yohanan au merveilleux groupe d'hommes connus sous le nom de "Neviim" en utilisant cette phrase toute particulière.

 

Selon les normes modernes de notre génération, Yohanan serait un fou reclus, exclu et ultra-orthodoxe car comme on le sait, Yohanan avait un vêtement de poils de chameau, une ceinture de cuir autour des reins et se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. (Matityahou 3 :4). De plus, comme cela nous est également précisé, il s’est abstenu de vin tout sa vie (Loucas 7 :33) indiquant ainsi, qu’il était soumis à un vœu de naziréat. Cet homme était un homme sérieux dans sa relation avec Hashem, il a cherché le Maître du monde de toutes ses forces de la même manière que tous les Prophètes Juifs et c’est pourquoi, Yohanan avait un message pour Israël… Or, ce message était le même message que tous les Prophètes avant lui pour Israël : Repentez-vous !

 

En hébreu, le mot pour se repentir est "téchouva" traduit par le fait de "revenir vers D.ieu" ou encore de "faire un demi-tour face à nos fautes" : la téchouva est une expérience profondément spirituelle et déchirante. En effet, celui qui fait "téchouva" renonce à ses voies anti-bibliques afin de revenir sur le chemin de la pureté et de la sainteté selon la Torah.

 

En signe d’un changement intérieur exigé par la téchouva, Yohanan plongeait dans l’eau [notion du mikvé dans le Judaïsme] ceux qui désiraient sincèrement transformer leurs vies… Ainsi, comme on le sait, il faisait ça dans le Jourdain.

 

À noter que beaucoup dans la chrétienté universelle ont interprété tous ces passages des Évangiles comme si Yohanan avait introduit la notion du "baptême" dans le monde mais bien évidemment, ce n’est pas le cas car Yohanan HaMatbil n'a présenté le baptême à personne ; l’immersion est et a toujours été une pratique courante dans le Judaïsme depuis fort longtemps et ce, pour de nombreuses raisons différentes. Par exemple, l’immersion [le mikvé] est toujours selon le Judaïsme, une partie intégrante du processus de conversion lorsqu'un non-Juif émet le souhait de se convertir au Judaïsme…

 

Évidemment, il est important de noter que l'expérience de l’immersion en elle-même n'est pas magique, elle est symbolique car la vraie repentance [avec la confession] ne peut se faire que dans le cœur d’une personne. L'immersion symbolise plutôt le lavage spirituel extérieur qui se mérite par la véritable téchouva sincère, à l’intérieur du cœur.

 

Beaucoup de Juifs dans les premiers chapitres des Évangiles, ont été émus par le message de Yohanan lorsqu'il a appelé le peuple d’Israël à la téchouva. Beaucoup ont été lavés par D.ieu de leurs péchés et réunis avec lui, notamment pour accueillir le Mashiah. Ainsi, lorsque nous lisons l’histoire de Yohanan, nous ne lisons pas les premières étapes du christianisme, nous lisons la continuité du Tanakh et du message prophétique lié à la sanctification permanente du peuple de D.ieu.

 

Nous sommes en train de voir un aperçu de l'appel d’un Prophète Juif du premier siècle à revenir à la Torah et dont le rôle était d'encourager tout Israël à vivre une vie juste et influencée par Hashem. Le message a toujours été le même des Prophètes jusqu’à Yohanan et ce sera également celui de Yeshoua après lui : Repentez-vous !

 

Dès ce moment Yeshoua commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le Royaume des cieux est proche. (Matityahou 4 :17)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Il vient dans le cirque du Iardèn. Il proclame l’immersion du retour pour la rémission des fautes.

 

 

  • Il vient dans le cirque du Iardèn : dans toute la contrée du Jourdain.

 

 

  • Il proclame : du grec "kerusso" …

 

Voici la définition du mot grec "kerusso" :

  • publier : rendre une annonce publique, la faire connaître officiellement ; de nos jours, cela peut être par voie d'affichage, d'impression, via internet, etc…

  • prêcher : annoncer la parole de D.ieu sous forme de sermon,

  • crier : pousser des cris sous l'effet d'un appel divin ou d'une sensation spirituelle intense,

  • proclamer ouvertement à la manière d'un héraut : dans les milieux grecs et romains, il s’agissait par exemple d’un messager chargé de porter les ordres du roi, de partager diverses annonces dans les assemblées et/ou de déclarer la guerre.

Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée [kerusso] dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matityahou 24 :14)

 

 

  • l’immersion du retour pour la rémission des fautes : un mikvé dans le but de se purifier et en signe de téchouva.

 

COMMENTAIRE N°1

Qu’est-ce que le téchouva ? Pour faire simple, la téchouva en français, c’est la repentance, c’est le fait d’abandonner sa faute et de se résoudre à ne jamais récidiver, comme il est dit : Que le pervers abandonne sa voie. (Yeshayahou 55 :7) ; l'appel à la repentance a toujours été et sera toujours l'un des messages centraux de la Torah et plus précisément, de tous les grands Prophètes. En réalité, il s’agit de la clé du succès dans la Avodat Hashem et c’est ce que souhaitait partager Yohanan HaMatbil comme il est dit : Yohanan parut, immergeant dans le désert et prêchant une immersion pour la téchouva, pour la rémission des péchés. (Marcos 1 :4)

Le Judaïsme, la religion de Yohanan HaMatbil et de Yeshoua, enseigne que la vraie repentance [téchouva] est un moyen efficace pour retrouver la paix intérieure. En effet, la repentance sincère est véritablement tout ce qui est recommandé par la Bible pour retrouver le bon chemin, c’est l'une des principales façons dont l'homme peut réellement se rapprocher de D.ieu.

 

Par exemple, le Roi David lui-même priait : Lave-moi minutieusement de mon iniquité et purifie-moi de mon péché. (Téhilim 51 :2) ou encore : Purifie-moi avec l’hysope et je serai pur. (Téhilim 51 :7) ; regardons également le Prophète Yrmeyahou ayant imploré de nombreuses fois le Am Israël de faire téchouva : Lave ton cœur du mal, ô Jérusalem, afin que tu sois sauvé. (Yrmeyahou 4 :14) et de là, il est aisé de comprendre que le message de repentance de Yohanan était le même message que tous les autres Prophètes Juifs. Pourquoi ? Car la repentance fonctionne et rapproche de D.ieu, elle permet de recevoir la délivrance totale, individuellement comme collectivement. 

 

Maintenant, posons-nous la question : le Mashiah Yeshoua est-il en accord avec le fait que la repentance soit un moyen efficace pour retrouver le pardon et la paix auprès d’Hashem ? Nous le lisons dans l’Évangile de Matityahou dans lequel, il est dit : Repentez-vous car le Royaume des Cieux est proche. (Matityahou 4 :17) et dans le même élan, Loucas nous enseigne également que Yeshoua a proclamé à tout Israël qu’il y avait plus de joie dans le Ciel pour un pécheur qui se repentait que pour plus de quatre-vingt-dix-neuf justes qui ne se repentaient pas. (Loucas 15 :7). N’est-ce pas extraordinaire ? De même, Rav Adda bar Ahava a dit : Une personne qui commet une transgression, qui se confesse mais ne se repent pas de son péché, à quoi est-elle comparable ? À une personne qui tient dans sa main un animal rampant mort, ce qui la rend rituellement impur et même si elle se plongeait dans toutes les eaux du monde, son immersion serait inefficace pour elle tant que la source de son impureté resterait dans sa main. Cependant, si elle a jeté l'animal de sa main, une fois qu'elle s'est immergée dans un bain rituel, l'immersion est effective immédiatement pour elle comme il est dit : Celui qui couvre ses transgressions ne prospérera pas mais celui qui les avoue et les abandonne obtiendra miséricorde. (Mishlei 28 :13) ; autrement dit, la confession seule est futile mais celui qui abandonne réellement ses transgressions recevra miséricorde. (Taanit 16a)

 

Quel est le but de tous ces messages de téchouva ? C’est que la repentance est une vérité éternelle, un moyen efficace de retrouver le bon chemin ! Puissions-nous tous l’emprunter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8.     Faites donc des fruits qui vaillent pour le retour ! Ne commencez pas à dire en vous-mêmes : Pour père nous avons Abrahâm. Oui, je vous dis : de ces pierres, Elohîms peut réveiller des fils à Abrahâm.

 

 

  • Faites donc des fruits qui vaillent pour le retour : dignes d’une vraie téchouva.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre l’injonction de Yohanan HaMatbil, nous pourrons nous inspirer des enseignements du Rambam comme il est dit dans le Mishné Torah : Qu’est-ce qu’un vrai repentir ? C’est lorsque le fauteur se retrouve dans la même situation qu’auparavant, avec l’opportunité de commettre la même faute et malgré tout, se refuse à elle du fait de sa téchouva. Comment cela s'applique-t-il concrètement ? S’il a eu des rapports interdits avec une femme et après un certain temps, se retrouve de nouveau isolé avec elle et alors qu’il éprouve le même sentiment d’amour, il s’abstient de transgresser, c’est un parfait repenti. (Mishné Torah du Rambam, Hilkhot Téchouva, chap. 2)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Toujours pour mieux comprendre l’injonction pressante de Yohanan HaMatbil, nous pourrons nous inspirer également des enseignements du Talmud. 

 

Rav Adda bar Ahava a enseigné : Une personne qui commet une transgression, qui se confesse mais ne se repent pas de son péché, à quoi est-elle comparable ? À une personne qui tient dans sa main un animal rampant mort, ce qui la rend rituellement impure et même si elle se plongeait dans toutes les eaux du monde, son immersion serait inefficace pour elle tant que la source de son impureté resterait dans sa main. Cependant, si elle a jeté l'animal de sa main, une fois qu'elle s'est immergée dans un bain rituel, l'immersion est effective immédiatement pour elle comme il est dit : Celui qui couvre ses transgressions ne prospérera pas mais celui qui les avoue et les abandonne obtiendra miséricorde. (Mishlei 28 :13) ; autrement dit, la confession seule est futile mais celui qui abandonne réellement ses transgressions recevra miséricorde. (Taanit 16a)

 

 

  • Ne commencez pas à dire en vous-mêmes : en votre fort intérieur. 

 

  • Pour père nous avons Abrahâm : cela fait référence au mérite d’Avraham.

 

COMMENTAIRE N°3

 

Non pas que le mérite d’Avraham ou de nos Patriarches soient insuffisants pour nous sauver mais Yohanan HaMatbil souhaitait appuyer son appel à la repentance sur un point précis : certains hommes mauvais, dans leur arrogance s’arrogeaient le titre de fils d’Avraham et s’imaginaient que leurs privilèges filiales suffisaient pour leur assurer le salut en dépit de toutes leurs mauvaises actions. Or, Yohanan souhaitait créer des cœurs repentants et non pas des cœurs "en paix" dans leurs fautes, autrement comment le Mashiah se dévoilerait-il au milieu de toutes ces kavanot ?

 

 

  • Oui, je vous dis : de ces pierres, Elohîms peut réveiller des fils à Abrahâm : Yohanan HaMatbil souhaitait leur faire comprendre qu’Hashem est libre dans la dispensation de sa grâce ; il peut en rejeter certains de son Royaume et de ces pierres-là, que Yohanan montrait au bord du Jourdain, en référence aux hommes les plus endurcis ou les plus méprisés ; Hashem peut susciter, par sa miséricorde, de vrais enfants dignes de la foi d’Avraham Avinou et les élever de façon bien plus parfaites que les soi-disant grands religieux en Torah.

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Iohanân répond et dit à tous : Moi, je vous immerge dans l’eau, mais vient un plus fort que moi. Je ne vaux pas pour délier la lanière de ses sandales. Lui, il vous immergera dans le souffle sacré et le feu.

 

  • Iohanân répond et dit à tous : Moi, je vous immerge dans l’eau : du mikvé. 

 

  • mais vient un plus fort que moi : cela fait référence au Mashiah.

 

  • Je ne vaux pas pour délier la lanière de ses sandales : par ce verset, nous pouvons constater l’extrême humilité de Yohanan HaMatbil.

 

  • Lui, il vous immergera dans le souffle sacré : le Rouah Hakodesh.  

 

  • et le feu : Loucas parle de l’immersion dans le feu [du Rouah Hakodesh].

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux comprendre l’immersion dans le feu, on pourra s’inspirer, bien qu’il s’agisse d’un feu spirituel dans le cas présenté par Yohanan HaMatbil, du Talmud. En effet, celui-ci relate les notions d’une immersion dans le feu ; cette immersion est divine et est censé nous débarrasser de toutes impuretés, de toutes substances non kasher.

 

Un certain hérétique dit au Rav Abbahu : Ton D.ieu est un prêtre, comme il est écrit : Qu'ils prennent pour moi une offrande [teruma]. (Shemot 25 :2) et la teruma est donnée aux prêtres. Il demanda sarcastiquement : Quand il enterra Moshé, dans quel bain rituel a-t-il plongé ? Un prêtre qui contracte l'impureté d'un cadavre doit s’immerger pour pouvoir participer à des teruma. Et si vous disiez qu'il a plongé dans l'eau mais n'est-il pas écrit : Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main. (Yeshayahou 40 :12). Si toutes les eaux du monde s'intègrent dans la paume de D.ieu, donc il ne pouvait pas s'immerger dedans. Rabbi Abbahu lui a dit : Il s’est immergé dans le feu, comme il est écrit : Car, voici, le Seigneur viendra en feu. (Yeshayahou 66 :15). L ' hérétique lui dit : Mais l'immersion dans le feu est-elle efficace ? Rabbi Abbahu lui a dit : Au contraire, la forme principale d'immersion est en feu, comme il est écrit en ce qui concerne l'élimination des substances non kasher absorbées : Et tout ce qui ne peut aller au feu ; vous le ferez passer dans l'eau. (Bamidbar 31 :23). Ceci indique que le feu purifie plus que l'eau. (Sanhédrin 39a)