CHAPITRE 18

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COMMENTAIRES 

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8.     Je vous dis : il leur fera justice promptement. Cependant, quand le fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de l’adhérence sur la terre ?

 

  • Je vous dis : il leur fera justice promptement : Hashem exaucera ses élus, comme cela est promis dans Yeshayahou.

 

Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai ; avant qu'ils aient cessé de parler, j'exaucerai. (Yeshayahou 65 :24)

 

  • Cependant, quand le fils de l’homme viendra : cela fait référence au Mashiah, selon la description du Livre de Daniel.

 

  • trouvera-t-il de l’adhérence sur la terre : de la émouna ?

 

COMMENTAIRE N°1

 

La rédemption provient essentiellement de la foi. La cause profonde de l'exil est simplement un manque de foi. (Likouté Etsot de Rabbi Na’hman de Breslev, chap. Vérité et Foi)

 

 

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14.     Je vous dis : celui-ci descend justifié dans sa maison, celui-là non. Tout homme qui s’élève est humilié, qui s’humilie est élevé. 

 

  • Je vous dis : celui-ci descend justifié dans sa maison : cela fait référence au gabelou.

 

Quelle était l’excellente attitude de cette homme ? Intercéder les yeux vers le Ciel tout en recherchant la miséricorde [gratuite] d’Hashem…

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’enseignement du Mashiah Yeshoua est comparable aux enseignements de la Paracha Vaet’hanan. En effet, il est extrêmement intéressant d’examiner l’attitude de Moshé Rabbénou lors de cette paracha ; pour ce faire, nous pourrons nous inspirer des commentaires du Rav Shalom Aroush.

 

Moshé Rabbénou, au début de la paracha, nous apparait dans une dimension presque surhumaine, plus qu'un ange. Combien a-t-il œuvré pour D.ieu et pour le peuple d'Israël ? Combien d'années a-t-il dû travailler avant d'arriver à ce grand moment ? Lorsqu’il était en Égypte, il avait promis au peuple d'Israël qu'ils sortiraient et arriveraient à la destination tant convoitée : la Terre d'Israël. Et pendant quarante ans, il a œuvré avec dévotion dans l'attente de voir la réalisation de son immense aspiration : rentrer en Israël. Pourtant, il essuya un tranchant refus divin… Mais Moshé n'a été ni blessé, ni fâché, ni en colère contre D.ieu et il ne s’est pas lamenté. Comment savons-nous cela ? Du fait qu'il continua à prier, à supplier et à implorer encore et encore. Il n'arrêta pas de croire une seconde que sa prière porterait ses fruits et à chaque fois que la prière ne s’est pas exaucée, il n'a pas été déçu, il a continué son œuvre et s'est acquitté de tous ses devoirs en toute loyauté. 

 

Alors quoi ? Moshé Rabbénou n'avait-il aucune émotion humaine !? Comment n'a-t-il pas été blessé au plus profond de son âme ? 

 

En fait, Moshé Rabbénou vécu toute sa vie en sachant qu'il ne méritait rien… Il pensait qu'il ne méritait rien, c'est pourquoi il formulait sa prière comme une demande de cadeau gratuit. S'il avait eu la pensée qu'il avait mérité, la Torah n'aurait pas dit : J'ai quémandé. Et il est clair que Moshé Rabbénou aurait pu avoir toutes sortes de pensées difficiles et sentiments de déception.

 

Or, Moshé Rabbénou ne s'est pas assis pour écrire son "CV" spirituel en ajoutant chaque jour quelques lignes avec des titres comme "Quel bien ai-je fait aujourd'hui" ; "Combien ai-je donné de ma vie aujourd'hui" ; "Combien ai-je prié aujourd'hui" et ainsi de suite…   Il ne s'est jamais attribué de mérite car il attribuait tout à D.ieu et voyait tout comme un cadeau gratuit. Il vivait parfaitement la réalité que chaque souffle est simplement une bonté divine, ainsi que toute sa nourriture. Comme nous le disons dans la prière : D.ieu nourrit toute vie par la grâce. D.ieu nourrit le monde entier et personne au monde ne peut dire qu'il mérite que D.ieu le nourrisse. C'est une pure bonté et un cadeau gratuit.

 

Une personne pense qu'elle a des mérites parce qu'elle étudie la Torah, parce qu'elle fait des mitsvot, parce qu'elle est conciliante, domine sa colère, parce qu'elle est dévouée à la Torah, qu'elle prie ou pour toute autre raison mais tout cela est vraiment une distorsion de la réalité. Vous devez comprendre que garder les mitsvot ou étudier la Torah, est un puissant cadeau de D.ieu. Non seulement vous ne le méritez pas à cause de vos actions mais vous êtes redevables à D.ieu qui vous a donné de tels présents. Vous recevez un énorme cadeau et vous continuez à espérer que vous méritez quelque chose à cause de cela ?! C'est une grosse erreur !

 

En fait, même la dévotion dans la prière est un don de D.ieu.  D.ieu vous autorise à le prier.  D.ieu vous autorise à atteindre des hauts niveaux de téchouva et d'humilité.  Et parce que vous recevez de tels cadeaux et arrivez à de tels niveaux, vous osez penser que vous méritez quelque chose ?  Moshé Rabbénou était l'homme le plus humble de toute la terre et bien qu’il eût les plus grands droits au monde, il ressentait pourtant que tout ce qu'il faisait ne venait pas de lui mais du Ciel. On lui donnait des cadeaux, on lui donnait le droit de le faire et plus Moshé agissait ainsi, plus il devenait humble, parce qu'il se sentait de plus en plus reconnaissant envers D.ieu. Comme notre ancêtre Yaakov l'a dit : Je suis trop petit pour tous les bienfaits dont tu me combles, tous les bienfaits que tu m'as accordés me font sentir encore plus petit et plus humble.  Et quel est le plus beau cadeau, quel est le plus grand bienfait ? Le plus grand cadeau est la prière. Moshé Rabbénou a vu la vérité telle qu'elle est. Il s'est rendu compte que se tenir devant le Créateur du monde dans la prière est un don sublime. À chaque prière, il se sentait si reconnaissant qu'il ne lui vint jamais à l'esprit qu'il méritait, en plus de recevoir, quelque chose en retour. Et s’il demandait quelque chose après avoir tant reçu, c'était uniquement sous forme de cadeau gratuit.

 

Par conséquent, Moshé n'a pas été offensé et surtout il n'a pas arrêté de prier. Il considérait la prière comme un plaisir, un but et un cadeau en soi, alors pourquoi aurait-il arrêté de prier ? Il ne pouvait pas entrer en Terre d'Israël mais il continua de prier aussi longtemps que le Ciel lui en donna le droit et l'opportunité. Et après 515 prières, on lui dit : Cela suffit. Et Moshé accepta, bien sûr. Et c'est là, le secret de la prière. Si vous priez et développez des attentes et des pensées que l'on vous doit quelque chose, vous serez très déçu, vous serez plein de ressentiments et vous arrêterez finalement de prier. Cela ne sert à rien de dire que telle ou telle prière n'est pas acceptée car cette prière était basée sur un mensonge. Mais si vous vivez dans la vérité que tout est bonté gratuite, votre prière est basée sur la vérité et vous pouvez prier et prier encore à l'infini. Ne vous arrêtez jamais, la prière est votre plus beau cadeau !

 

 

  • celui-là non : cela fait référence au paroush.

 

Quelle était l’erreur de cet homme ? Se considérer comme juste et chercher l’approbation d’Hashem par l’intermédiaire de ses propres mérites.

 

 

  • Tout homme qui s’élève est humilié, qui s’humilie est élevé : comme cela est également relaté dans le Tanakh.

 

L'orgueil d'un homme l'abaisse mais celui qui est humble d'esprit obtient la gloire. (Mishlé 29 :23)