CHAPITRE 1

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COMMENTAIRES 

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26.     Au sixième mois, le messager Gabriél est envoyé par Elohîms dans une ville de Galil nommée Nasèrèt.

 

 

  • Au sixième mois, le messager Gabriél est envoyé par Elohîms : Gavriel est, selon les Écrits saints, le nom d’un ange céleste préposé au service divin.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Gavriel est l’un des quatre anges qui ont le privilège de se tenir face au Trône divin avec Mikhaël, Ouriel et Réfaël ; tout comme eux, il est préposé à monter la garde aux quatre coins du monde. Selon le Judaïsme, Gavriel chante des louanges devant Hashem, qui lui confie certaines missions à accomplir en faveur des hommes. Gavriel dans un cas similaire à celui de Myriam, fut par exemple, l’un des trois anges qui furent envoyés pour annoncer au Patriarche Avraham que lui naîtrait prochainement un fils.

Le terme "Gavriel" provient de la racine "guavar" traduit en français par force, rigueur ou encore justice car toujours selon le Judaïsme, Gavriel est nommé l’ange de la Justice et à ce titre, il se tient à la gauche de D.ieu ; le côté gauche représentant dans la mystique Juive, l’attribut de rigueur [le din]. Gavriel est donc celui qui exécute sur terre les sentences décrétées par Hashem au Ciel, c’est ainsi que Gavriel fut l’ange qui détruisit les villes de Sodome et Gomorrhe (Béréshit, chap. 19) ou encore celui qui décima la puissante armée du roi San’hériv, soit 185 000 hommes en une seule nuit. (II Melakhim 19 :35)

Ange du feu, Gavriel fut également mandaté par D.ieu pour sauver Avraham Avinou du bûcher dans lequel le roi Nimrod l’impie l’avait jeté, puis, bien plus tard, lorsque le roi Nabuchodonosor souhaita brûler ‘Hanania, Mishaël et Azaria dans une fournaise.

Enfin, dans plusieurs chants liturgiques Juifs, notamment dans celui de la Néila à Kippour, Gavriel apparait comme l’annonciateur de la délivrance finale, accompagné d’Elyahou le Prophète et de l’ange Mikhaël.

 

 

  • dans une ville de Galil nommée Nasèrèt : et comme on le sait, Rabbi Yeshoua de Natzeret était surnommé par le public Juif : le Nazaréen ; Yeshoua HaNotzri en hébreu. L’Apôtre Matityahou explique : il vint demeurer dans une ville appelée Natzeret, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par les Prophètes : Il sera appelé Nazaréen. (Matityahou 2 :23).

 

COMMENTAIRE N°2

 

Matityahou fait certainement référence aux prophéties de Yeshayahou HaNavi comme il est dit : Puis un rameau sortira du tronc d'Yichaï et un rejeton naîtra de ses racines. L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. (Yeshayahou 11 :1-2)

Dans ce cas précis, il est important d’expliquer pourquoi, il s’agit des prophéties de Yeshayahou HaNavi… En effet, dans ce verset, Matityahou prétend que Yeshoua a accompli une prophétie des Neviim et qu’en conséquence, le Mashiah sera appelé "le Nazaréen" [HaNotzri, en hébreu]. Or, lorsque vous cherchez la source de cette prophétie dans le Tanakh, vous n'en trouverez pas car elle n’existe pas ; du moins, elle n’existe pas d’un point vue purement littéral...

Matityahou est un Juif et parle comme un Juif ; c’est pourquoi, il fait une interprétation midrashique Juive d’un verset de Yeshayahou HaNavi.

Pour information, un Midrash est une méthode Juive d’interprétation qui cherche à répondre aux questions religieuses, pratiques et/ou théologiques en cherchant minutieusement les significations des mots, des phrases, des versets et/ou des thèmes dans les Écritures. Autrement dit, c’est une méthode herméneutique d’exégèse biblique. Or, longtemps réduit à une dimension folklorique et apparemment naïve, le Midrash connaît un regain d’intérêt lorsque des commentateurs redécouvrent derrière des exégèses apparemment extravagantes, plusieurs parallèles avec la Bible. 

Dans cet Évangile, comme nous l’avons dit, Matityahou utilise une méthode midrashique pour étayer cette déclaration : le Mashiah sera appelé le Nazaréen. En fait, la clé pour comprendre réside dans le mot "Natzeret" … En effet, le mot racine pour "Natzeret" est "netzer" ce qui signifie également la branche, le sarment ou dans d’autres versions, le rejeton comme c’est le cas dans Yeshayahou. Par conséquent, Matityahou relie le mot racine "netzer" au Mashiah, la "branche/sarment" d’Yichaï, du Roi David…

Puis un rameau sortira du tronc d'Yichaï et un rejeton naîtra de ses racines. (Yeshayahou 11 :1)

Un rejeton ou une branche, un "netzer" [lié au Notzri, au Nazaréen en français] naîtra des racines d’Yichaï… Le Mashiah Yeshoua est alors ce fameux "Nazaréen/Notzri" de la lignée de David et également celui qui vient de Natzeret ; voilà pourquoi Matityahou utilise cette prophétie de Yeshayahou pour parler du Rabbi. 

Voici, je ferai venir mon serviteur, le germe. (Zekharia 3 :8)

Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. (Yrmeyahou 23 :5)

Dans ces deux versets précédemment cités, deux des Prophètes les plus célèbres d'Israël utilisent également le mot "branche/germe" comme titre pour parler du Mashiah. Cependant, dans ces versets, ils utilisent un mot différent pour branche/germe, il s’agit du mot "tzema’h" en hébreu … Or, il faut savoir que "netzer" et "tzema’h" sont synonymes ; ils signifient dans un sens, la même chose. Matityahou, en utilisant l'exégèse midrashique, relie le Mashiah à "netzer" et "tzema’h" ; tout cela également relié à la ville de Natzeret et au nom "Nazaréen/Notzri" attribué à Yeshoua… En réalité, l’Apôtre Matityahou dit à ses lecteurs que les Prophètes ont utilisé un code pour identifier le Mashiah dans le mot "netzer" ou "tzema’h" : une branche, un germe qui sortira de la lignée de David. En l’occurrence, il s’agit de Yeshoua, nommé le Nazaréen [HaNotzri]. 

À noter que l’expression "Rabbi Yeshoua de Natzeret" est aujourd’hui une façon vraiment Juif de l'appeler [le nom du Rabbi + une ville bien précise] comme c’est le cas chez les ‘habad lorsqu’il parle du "Rabbi de Loubavitch" ou encore chez Breslev avec "Rabbi Na’hman de Breslev" ou encore même chez les mitnagdim avec le "Gaon de Vilna" …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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32.     Tu crieras son nom : Iéshoua‘. Il sera grand et sera appelé Bèn ‘Éliôn ­ fils du Suprême. IHVH-Adonaï Elohîms lui donnera le trône de David, son père.

 

 

  • Tu crieras son nom : Iéshoua‘ : cet enfant doit être nommé "Yeshoua" selon l’ordre de l’Éternel.

COMMENTAIRE N°1

Quel était le vrai nom du Rabbi de Natzeret ? Était-ce Jésus ? Pour information, le nom de Jésus, en hébreu, est "Yeshoua" : celui-ci provient du nom Juif "Yéhochoua" traduit par "Josué" en français et dans la plupart des Bibles.

Par exemple, il est intéressant de noter qu’en grec, notamment dans la Septante, le nom "Josué" a été également traduit par "Iesous" [Jésus] et dans les Évangiles, c’est exactement le même nom qui est utilisé pour parler de Yeshoua et de là, on comprendra aisément qu’il s’agit d’une même racine ! Et effectivement, le nom de "Yéhochoua" a été contracté en "Yeshoua" ; d’ailleurs, nous en avons un exemple dans le Livre d’Ezra et de Nehemia. En effet, le nom "Yeshoua" est un dérivé, soit une contraction du nom "Yéhochoua" avec la lettre "hé" en moins. 

Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Yeshoua ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. (Matityahou 1 :21)

Pour compléter ces propos, il est aussi intéressant de remarquer que l’ange Gavriel fera en quelques sortes, un jeu de mots avec le nom du Mashiah ; comme on peut le constater, il est dit que Yeshoua sauvera "yoshia" en hébreu, le peuple Juif de ses péchés. Or, les mots Yéhochoua, Yeshoua et "yoshia" ont une racine commune au niveau de l’alphabet hébraïque, via les lettres yod, shin et ayin.

COMMENTAIRE N°2

Que faut-il choisir : "Jésus" ou "Yeshoua" pour parler du Rabbi ? Il en va de soi que le prénom originel doit être favorisé, Rabbi Yeshoua de Natzeret n’a jamais été appelé "Jésus-Christ" par son entourage… De plus, en règle générale, lorsqu’on a un nom, on aime bien le garder sous sa forme originelle et ce, quel que soit le pays où l’on se trouve ! Et nous de nous-mêmes, appellerions-nous quelqu’un par un prénom qui n’est pas le sien ? Connaissez-vous des "Guillaume" qui ont voyagé de France devenir des "Vilmos" en Hongrie ou des "Wilhelm" en Norvège ? On voit bien que le nom, soit l’identité même de la personne n’a plus rien à voir avec son origine dans certains cas et voilà, une des raisons pour lesquelles, il faut toujours préserver le nom originel d’une personne car justement, cela conserve son identité et sa racine !

Cela étant dit, il est important de dévoiler que pour la plupart des chrétiens, le nom de "Jésus" est le nom le plus souvent utilisé car celui-ci fait justement chrétien et en effet, le véritable "Jésus" historique, aux yeux du monde n’est plus Juif mais chrétien ! Or, ceci est le plus gros mensonge de toute notre histoire ! Les chrétiens ont rejeté tout le Judaïsme de Yeshoua, un homme de Torah, afin de créer le christianisme et voilà pourquoi, de nombreux chrétiens ont du mal à dire "Yeshoua" … Étant donné qu’il s’agit de son prénom d’origine, les chrétiens devraient pourtant s’en réjouir, revenir à l’origine du contexte dans lequel était dispensé ses enseignements : synagogues, Shabbats, fêtes de Rosh Hashana, de Pessa’h, etc… mais ce n’est pas le cas. Quelle en est la véritable raison ?

Les Maîtres d’Israël nous enseignent que le nom a une influence sur l’être car dans la Torah, le nom représente la mission d’une personne dans ce monde et c’est la raison pour laquelle, on trouve parfois des changements de nom. Par exemple, nous avons Avram qui devient Avraham comme il est dit : On ne t'appellera plus Avram mais ton nom sera Avraham car je te rends père d'une multitude de nations. (Béréshit 17 :5). Comme nous pouvons le constater dans le Sefer Béréshit, le nom d’Avram fut changé en Avraham… Pourquoi ? Car tant qu'il est Avram, il est le fils de Téra’h et le prince d'Aram mais en étant nommé par D.ieu, Avraham, il devient le géniteur de la civilisation d'Israël : la destinée du Patriarche exigeait une modification de son nom !

On voit donc bien que pour D.ieu, le nom est extrêmement important car autrement, pourquoi remplacer celui d’Avram ou encore pourquoi appeler Yeshoua de cette façon ? De plus, afin d’approfondir cette notion, il suffit simplement d’analyser l’histoire et le comportement humain. Comment les nazis se comportaient-ils avec les Juifs ? Lors de la 2ème Guerre mondiale, pour les déshumaniser au maximum, les Nazis avaient compris que remplacer le nom d’un Juif par un "numéro" avait un impact considérable…

Tout ceci est en adéquation parfaite avec un fascinant Midrash qui nous raconte qu’à la fin de notre existence, lorsque nous passerons devant D.ieu, l’une des premières questions qui nous sera posée sera : As-tu été digne de ton nom ? 

Et à propos du Mashiah ? Le nom de "Yeshoua" porte parfaitement toute l’étendue de sa mission accomplie à la perfection ; celui-ci signifie "Yah sauve" : la vie et l’œuvre du personnage matérialisent parfaitement la mission divine d’un Sauveur comme il est dit : D.ieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Yohanan 3 :17) ou encore : C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que le Mashiah Yeshoua est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. (1 Timotheos 1 :15)

Pour compléter tous les propos cités plus haut, il est également important que le nom de Yeshoua soit privilégié à celui de "Jésus" car il s’agit tout simplement du nom donné par ses deux parents qui sont Yossef et Myriam [et non Joseph et Marie]. De plus, Yeshoua fait référence au véritable personnage biblique, censé être le modèle de tout homme… Or, ce modèle était Juif, Yeshoua n’a jamais été chrétien et ses talmidim non plus ; mieux, Yeshoua n’a jamais fondé le christianisme ! Le christianisme a été fondé de lui-même, à partir de la véritable religion de Yeshoua qui était Juif et en effet, Yeshoua en tant que Juif et Rabbin, observait le Shabbat, les fêtes de l’Éternel et portait même des tzitzits. Plus globalement, il respectait la Torah de Moshé tout en enseignant à ses talmidim à faire de même…

À ce sujet, il suffit d’étudier les Écrits Nazaréens.

  • Yeshoua faisait Shabbat,

Yeshoua enseignait dans une des synagogues, le jour du Shabbat. (Loucas 13 :10)

Il se rendit à Natzeret, où il avait été élevé et d’après sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du Shabbat. Il se leva pour faire la lecture. (Loucas 4 :10)

 

  • Pour les fêtes Juives, Yeshoua montait à Jérusalem,

Pendant que Yeshoua était à Jérusalem, à la fête de Pessa’h, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. (Yohanan 2 :23)

Après cela, il y eut une fête des Juifs et Yeshoua monta à Jérusalem. (Yohanan 5 :1)

 

  • Yeshoua respectait la Torah de Moshé et n’est jamais venu l’abolir,

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Torah ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. (Matityahou 5 :17)

 

  • Yeshoua portait des tzitzits,

Une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha les tzitzits de son vêtement car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. (Matityahou 9 :20-21)

Les tzitzits sont des "franges" ou des "tresses" façonnées au coin des vêtements portés par les Juifs, c’est une mitsva de la Torah relatée dans le Sefer Devarim au chap. 22. Dans les Écrits Nazaréens, le mot français pour "franges/tresses" est "kraspedo" en grec, en référence aux tzitzits : les Juifs, comme Yeshoua, avaient de tels accessoires fixés à leurs vêtements pour rappeler ouvertement, les 613 commandements de la Torah.

En réalité, le nom chrétien "Jésus" fait référence à la culture gréco-romaine et beaucoup de ceux qui l’appellent ainsi, dépeignent un modèle semblable au Jésus catholique : un Jésus qui ne connait plus le Shabbat, qui ne porte plus de tzitzits ou encore un Jésus qui fête Noël en oubliant les vrais fêtes bibliques de l’Éternel… La vérité est que "Jésus" conduit à une abolition de la Torah et des coutumes Juives. Or, même l’Apôtre Shaoul accusé également d’avoir aboli toute la Torah, a déclaré ne jamais avoir levé le petit doigt contre une seule d’entre elles !

Au bout de trois jours, Shaoul convoqua les principaux des Juifs et quand ils furent réunis, il leur adressa ces paroles : Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères, j'ai été mis en prison à Jérusalem et livré de là entre les mains des Romains. (Actes 28 :17)

La Torah du D.ieu d’Israël nous permet d’affirmer sans l’ombre d’un doute, la réalité de l’impact et de la portée spirituelle des noms que l’on attribue aux personnes et particulièrement sur celui du Mashiah car "Yeshoua" et "Jésus" ne sont finalement, pas du tout la même personne !

 

 

  • Il sera grand et sera appelé Bèn ‘Éliôn ­ fils du Suprême : l’expression "Fils de D.ieu" faisant référence au Mashiah comme il est dit : Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon Fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

  • IHVH-Adonaï Elohîms lui donnera : par l’intermédiaire de l’âme du Mashiah, antérieure à la Création du monde.

 

  • le trône de David, son père : comme il est dit : L'Éternel a juré la vérité à David, il n'en reviendra pas ; je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. (Téhilim 132 :11) ou encore : Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. (Yrmeyahou 23 :5).

 

COMMENTAIRE N°3

 

Le sceptre n'échappera point à Yéhouda, ni l'autorité à sa descendance, jusqu'à l'avènement du Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

 

Voici les commentaires de Rachi :

 

  • Shiloh : c’est le Mashiah car la Royauté lui a été donnée par David. (Béréshit Rabah 99 :8)

 

Selon Rachi, le mot "Shiloh" fait référence au Mashiah. Or, ce qui est extraordinaire, c’est que dans l’hébreu, en prenant les lettres de l'expression "Shiloh, auquel obéiront les peuples" nous trouvons le nom de Yeshoua. 

 

 

 

 

 

Le mot "Shiloh" peut être également traduit par "le Pacifique" : cela nous rappellera le shalom manifesté dans la vie de Yeshoua et toute la générosité qu’il a dévoilée pour le bien d’autrui.

 

À ce stade, il est également intéressant de rappeler que les lettres hébraïques détiennent une valeur numérique mais également un sens. Par exemple, le aleph peut représenter le bœuf, le beith peut représenter la maison ou l’intériorité, etc… Ainsi, dans le nom de Yeshoua, on retrouvera :

 

  • le "yod" : la main de D.ieu.

  • le "shin" une lettre détenant 3 branches : Hashem, Yeshoua et le Rouah Hakodesh.

 

Note importante : malgré l’association de trois acteurs dans le dévoilement de la divinité, nous ne parlons pas du tout de la trinité dans cette étude. Pour mieux appréhender cette association décrite au travers de la lettre shin, il sera nécessaire d’étudier la ‘Hassidout Breslev décrivant de façon parfaite l’unité entre Hashem, le Tsadik et la Shekhina. 

 

  • le "vav" : le clou, représentant la crucifixion du Mashiah [ben Yossef].

  • le "ayin" : l’œil ou le regard, détenant une guématria de 70 afin de nous montrer qu’au travers du sacrifice de Yeshoua, Hashem a accordé de nombreux bienfaits aux non-Juifs et cela correspond ainsi, au secret du verset cité plus haut : Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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33.     Il régnera sur la maison de Ia‘acob en pérennité, sans fin à son royaume.

 

 

  • Il régnera sur la maison de Ia‘acob en pérennité : la maison de Yaakov est une expression pour désigner Israël.

 

 

  • sans fin à son royaume : comme il est dit : L'Éternel a juré la vérité à David, il n'en reviendra pas ; je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. (Téhilim 132 :11) ou encore : Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. (Yrmeyahou 23 :5).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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60.     Sa mère répond et dit : Non, mais il sera crié Iohanân.

 

 

  • Sa mère répond : le nom de cette femme était Elishéva. 

 

  • et dit : Non, mais il sera crié Iohanân : dont le nom signifie "D.ieu fait miséricorde" en hébreu.

 

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69.     Il a réveillé pour nous le shophar du salut dans la maison de David, son serviteur.

 

 

  • Il a réveillé pour nous le shophar du salut : lorsqu’il est dit dans cette expression traduite par Chouraqui, le chofar du salut, il ne s’agit pas du son de Chofar habituel tel que nous l’entendons mais de quelque chose de beaucoup plus profond, comme ce "quelque chose" que toute l’humanité a ressenti lorsque Yeshoua est venu dans le monde, au travers de sa vie, de son message, de son ministère, de sa mort, etc… En réalité, le processus de la guéoula a sonné, il y a déjà plus de 2000 ans et c’est à nous, d’en écouter le son !

 

 

  • dans la maison de David, son serviteur : comme on le sait, si Yeshoua n’était pas le descendant de David, il n’aurait jamais pu être le Mashiah et il n’aurait même pas pu prétendre être candidat à la messianité comme il est dit : L'Éternel a juré la vérité à David, il n'en reviendra pas ; je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. (Téhilim 132 :11) ou encore : Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en Roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. (Yrmeyahou 23 :5).

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comme on le sait et comme l’enseigne Rabbi Na’hman dans le ‘Hayé Moharan, Rabbi Yeshoua de Natzeret, incluait en lui, la dimension du Mashiah ben Yossef et du Mashiah ben David [deux venues pour deux dévoilements différents]. Dans ce cas précis, cette expression utilisé par Loucas fait référence au second dévoilement de "ben David" du Mashiah : il s’agit du but ultime de la révélation messianique.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Yeshoua criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! (Matityahou 21 :9)

 

Plusieurs fois dans les Écrits Nazaréens, nous entendons également les foules s’écriaient "Hosanna au Fils de David" et effectivement pour la plupart des gens, cette expression n’est pas tellement importante mais celle-ci est pourtant, porteuse d’un sens extrêmement fort d’un point de vue Juif ! Le titre "Fils de David" figure dans les prophéties du Tanakh pour désigner le Mashiah promis.

 

Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles et j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. (…) Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. Nathan rapporta à David toutes ces paroles et toute cette vision. (2 Shmouel 7 :12-16)

 

Question simple, comment Yeshoua peut-il être le Mashiah et le "Fils de David" alors qu’ils n’ont pas du tout vécu à la même époque ? La réponse est très simple, il faut tout simplement comprendre que Yeshoua est l’accomplissement de la prophétie concernant le trône davidique ; c’était la pensée des Apôtres dont celle de Matityahou lorsqu’il a écrit : Généalogie du Mashiah Yeshoua, fils de David, fils d'Avraham. (Matityahou 1 :1). En effet, la généalogie donné dans l’Évangile de Matityahou nous prouve que les Apôtres croyaient clairement qu’Hashem avait enfanté Yeshoua comme Mashiah, en tant qu’humain, étant descendant direct de David HaMelekh au travers de Yossef.

 

Comme pouvons également le voir dans d’autres récits, Rabbi Yeshoua est également appelé "Seigneur, Fils de David" par des hommes et des femmes, cherchant la miséricorde divine ou la guérison, comme la femme dont la fille était tourmentée par un démon.

 

Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. (Matityahou 15 :22)

 

Note importante : la femme cananéenne n’est pas une Juive mais elle est ici, la représentation de toutes les nations, de tous les non-Juifs recevant la guérison par l’intermédiaire du Mashiah ben David.  

 

Le titre "ben David" qu’ils lui attribuent tous témoignent de leur foi en lui ; en l’appelant de cette façon, ces Juifs affirment qu’ils voient en Yeshoua, le Mashiah attendu par le Am Israël et comme nous pouvons le voir, cette reconnaissance leur apporte la pleine guérison !

 

D’ailleurs, lorsqu’ils entendaient le peuple appeler "fils de David" Yeshoua, certains religieux corrompus comprenaient également la signification de ce titre mais contrairement au peuple, ils étaient tellement aveuglés par leur orgueil, qu’ils ne pouvaient même pas reconnaître leur Roi en face d’eux... Quelle tristesse ! Alors, lorsqu’ils ont entendu le peuple acclamer Yeshoua comme Mashiah ben David, ils ont comploté de le faire périr… En effet, plus d’une fois, Rabbi Yeshoua allait être couronné comme le Melekh HaMashiah par le peuple mais les dirigeants de l’époque en ont décidé autrement ! 

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