LES FÊTES :ROSH HASHANNA

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LES FÊTES : ROSH HASHANNA

 

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INTRODUCTION

 

Date : 1er et 2 Tishri

 

Le nouvel an Juif est marqué par la fête de Rosh Hashanna. Cette fête est un Yom Tov et dure deux jours en Israël, tout comme en diaspora.

 

Rosh Hashanna est une fête importante puisqu’elle commémore le commencement de la nouvelle année Juive.

 

Elle est aussi appelée « Jour du jugement » (Yom HaDin) ou « Jour du souvenir » (Yom Hazicaron) ou encore « Jour de la sonnerie » (Yom Hateroua) ; elle inaugure également une période « de dix jours de téchouva » (de repentance) laquelle prendra fin le Jour de Yom Kippour.

 

Littéralement, Rosh Hashanna signifie « début de l’année » puisque c’est lors de cette fête que notre jugement déterminera tout ce qui nous arrivera pendant l’année à venir (notamment, au niveau de la parnassa). La fête est ainsi, un (re)commencement pour chacun d’entre nous. En effet, la fête de Rosh Hashanna est le nouvel an Juif mais il est aussi et surtout le jour du jugement de l’humanité entière (Yom HaDin). Ce jour-là, tous les habitants du monde passent devant Hashem comme « des moutons devant le berger », et D.ieu examine les mérites et les fautes de chacun. La tradition Juive nous dit qu’en ce jour, trois Livres sont ouverts devant lui : l’un pour les justes, l’autre pour les moyens et le dernier pour les méchants.

 

 

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LE MOIS D’ELLOUL

Le mois d’Elloul est le dernier mois de l’année Juive.

 

Traditionnellement, il s’agit d’une période d’introspection, soit un bilan des actions et des fautes commises pendant l’année écoulée. Ce bilan est nécessaire pour accueillir les jours solennels que sont Rosh Hashanna et Yom Kippour. Le mois d’Elloul est donc un mois réservé à la téchouva, au repentir. D’ailleurs, chaque jour du mois d’Elloul (excepté le Shabbat) nous sonnons du shofar (corne de bélier) pour encourager les fidèles à la téchouva.

 

Ce mois qui précède la fête est particulièrement propice à l’acceptation de nos prières ; c’est pourquoi, depuis le 1er  Elloul (et plus tard pour les ashkénazes) jusqu’au jour de Yom Kippour, les séfarades se lèvent tôt le matin pour implorer le pardon de D.ieu en récitant les Séli’hot (supplications) à la synagogue avant l’office.

 

En effet, les séfarades ont la coutume de lire les séli'hot dès le premier Elloul (sauf Rosh 'Hodesh et Shabbat). Les ashkénazes eux, les débutent au début de la semaine dans laquelle tombe Rosh Hashana. Si la fête tombe un lundi ou un mardi, ils commencent depuis le début de la semaine précédente.

 

 

 

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LA VEILLE DE LA FÊTE

 

Me’hila : La veille de Rosh Hashanna, nous nous efforçons de résoudre les litiges qui nous opposent à nos proches, à nos amis ou à nos simples connaissances. Nous leur demandons également de nous pardonner pour la peine que nous avons pu leur causer pendant l’année...

 

Hatarat Nedarim (annulation des vœux) : La veille de Rosh Hashanna, nous nous rendons aussi chez un Rabbin pour faire annuler les vœux ou engagements qu’il nous a été impossible de tenir durant l’année.

 

Les hommes ont également pris l’habitude de se couper les cheveux et d’aller au mikvé pour se purifier en l’honneur du jugement. Toute la famille, confiante en la bonté divine, revêt des habits de fête, tout en conservant une certaine sobriété pour ne pas oublier le caractère solennel de ce jour. En effet, comme pour un Shabbat, il est bon de s'apprêter pour ce moment, en se coupant les cheveux, en se taillant la barbe, en se coupant les ongles, en allant au mikvé (si possible), ou en mettant de beaux habits.

 

L’habitude des Juifs est également de se recueillir sur les tombes de nos proches ou des Justes, afin qu’ils implorent la miséricorde d’Hashem en notre faveur. Comme il est connu, les Breslevers ont l’habitude d’aller justement à Ouman, en cette période.

 

Il est souhaitable de se procurer, si possible, un Sidour spécial Rosh Hashanna ; les prières possédant beaucoup d'ajouts, par rapport à celles du Shabbat.

 

 

 

 

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LES BÉNÉDICTIONS DE LA FÊTE

 

Les femmes (ou les hommes, s’il n'y a pas de femmes !) allument les bougies (de préférence qui durent au moins 48 heures, puisqu'il est interdit d'allumer un nouveau feu durant les deux jours) avant l'entrée de la fête, en prononçant au préalable la brakhah suivante :

« Baroukh ata Hashem Élokénou Melekh HaOlam, acher kidéchanou bemitsvotav vetsivanou,

léadliq ner shel Yom Tov »

« Tu es Source de Bénédictions, Hashem notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par ses commandements et qui nous a ordonné d'allumer la bougie du Yom Tov »

 

Puis, le kiddoush sera fait pour introniser la sainteté du jour et le début du repas, ainsi que la brakhah suivante :

 

​« Baroukh ata Hashem Élokénou Melekh HaOlam, chéhé’héyanou, véqiyémanou, véhigi'anou, lizmane hazé »

« Tu es Source de Bénédictions, Hashem notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous a fait exister et arriver jusqu'à ce moment »

 

 

 

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LES MITSVOTS DE LA FÊTE

 

  • ÉCOUTER LE SHOFAR,

 

La mitsva relative à cette fête est celle d'écouter la sonnerie du shofar, et de traiter ce temps comme un Shabbat. On se rapprochera donc d'une synagogue pour pouvoir accomplir parfaitement ces ordonnances, en particulier pour ce qui concerne le shofar.

 

Au moment du Moussaf (office supplémentaire), nous sonnons 101 fois du shofar, en référence au bélier sacrifié par Avraham à la place d’Its’hak et au couronnement de D.ieu. Et pourquoi ? Car le shofar incite le peuple au repentir et appelle au rassemblement de tous les exilés en Eretz Israël.

 

Et comment appelle-t-on les différentes sonneries du chofar ?

  • teki'a : sonnerie longue et ininterrompue,

  • chevarim : série de trois sons entrecoupés,

  • terou'a : série de neuf sonneries courtes et rapides.

 

Attention, pour information, si Rosh Hashanna coïncide avec Shabbat, on renonce à sonner du shofar afin d’éviter que celui-ci ne soit transporté à la synagogue le jour même.

 

Les femmes n'ont pas l’obligation d’écouter le shofar mais elles reçoivent une récompense si elles accomplissent tout de même cette mitsva.

 

 

  • LE SEDER DE ROSH HASHANNA,

 

Une belle coutume existe au sein du peuple Juif, celui de célébrer un Seder le jour de Rosh Hashanna. Nous aurons dans le Seder :  dattes, haricots blancs, poireaux, blettes, courge, grenade, pomme au miel et une tête de mouton (ou de poisson).

 

 

 

 

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LES DIX JOURS DE TÉCHOUVA

 

Les dix jours de téchouva sont les jours qui s’écoulent entre Rosh Hashanna (1er et 2 Tishri) et Yom Kippour (10 Tishri). Ils sont aussi appelés « les dix jours de repentir » (asséret yemé téchouva) ou « les dix jours redoutables » (yamim noraïm).

 

Pourquoi cette période ? Car la téchouva nous permet de nous laver de nos fautes. En effet, aucune personne n’est jamais « définitivement » condamnée par les fautes qu’elle a pu commettre. Elle pourra toujours se repentir, en regrettant de s’être mal conduite et en décidant de devenir meilleure et c’est la raison pour laquelle, ces jours nous sont accordés.

 

Durant ces dix jours, on ajoute dans la prière du matin, après Yichtaba’h, le Psaume 130. On récite également matin et après-midi (sauf Shabbat) la prière « Avinou Malkénou », et on change aussi certains passages dans la prière de la « Amida » (18 bénédictions).

 

Durant cette période, nous avons également le « Shabbat Chouva » : il a une importance particulière puisqu’il se situe entre Rosh Hashanna et Yom Kippour. Nous lisons à la synagogue une haftara qui parle du repentir, nous encourageant tous à la téchouva.

 

 

 

 

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TSOM GUÉDALIA

 

Date : 3 Tishri.

 

Le lendemain de la fête de Rosh Hashanna, nous jeûnons en souvenir de l’assassinat du gouverneur Juif Guédalia ben A’hikam, que Nevoukadnetsar avait nommé en Eretz Israël après avoir détruit le Premier Temple de Jérusalem et exilé la majorité de la population Juive en Babylonie.

 

Guédalia fut assassiné par un autre juif, Yichmaël ben Netanya.

 

Comme la plupart des autres jeûnes, le jeûne de Guédalia commence à l’aube et se termine au coucher du soleil.

 

 

 

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AUTRES INFOS

  • Pendant les deux jours de Rosh Hashanna, les lois sont les mêmes que celles du Shabbat, excepté le fait qu’il soit permis d’allumer un feu à partir d’une flamme existante. Il est également autorisé de porter à l’extérieur des objets nécessaires à la fête.

 

  • Le jour de Rosh Hashanna, nous ne lisons pas le Hallel, bien que ce soit un jour de fête.

 

  • Selon nos Sages, le premier homme, Adam, est également né le 1er Tishri.

 

  • Afin de mériter un jugement favorable, certains ont l’habitude d’éviter les paroles inutiles en ce jour, de se renforcer dans l’étude de Torah, de lire des Psaumes (Téhilim), etc…

 

  • Au moment de Cha’harit (office du matin) nous sortons deux Sifrei Torah pour inviter 5 personnes à lire. Le premier jour, nous lisons le récit de l’accouchement de Sarah, suivi de la haftara et, le lendemain matin, celui du sacrifice d’Its’hak, suivi lui aussi de la haftara.

 

  • Au moment de Min’ha (office de l’après-midi), on se rend au bord d’un fleuve, d’une rivière ou de n’importe quel cours d’eau afin d’y jeter nos fautes. Nous vidons ainsi nos poches de nos péchés ainsi qu’il est dit : « Et tu rejetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer. » (Mikha 7 :18-19). Ce cérémonial est appelé « tachlikh ».

 

  • Que mange-t-on de particulier le soir de Rosh Hashanna avant le repas ? À la maison, après le kiddoush, on mange une pomme trempé dans du miel en prenant soin de prononcer la bénédiction « boré péri haets ». Nous demandons ainsi, à D.ieu que la nouvelle année soit bonne et douce comme le miel.

 

  • Par quelle formule salue-t-on les gens à Rosh Hashanna ? Nous souhaitons « chana tova » ou bien « lechanah tovah tikatévou ». Après la prière du soir, on se souhaite aussi mutuellement d’être inscrits et scellés pour une bonne année, et dans le Livre de vie.

 

  • Au niveau de la Torah Orale, tout un Traité du Talmud est consacré à cette fête : la Massékhet « Rosh Hashanna »

 

  • Quelles sont les fêtes dites « austères » ? Kippour et Rosh Hashana.

 

  • Comme à chaque fête, la Torah nous demande de penser aux plus démunis pour que tous la vivent dignement.