CHAPITRE 9

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COMMENTAIRES 

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4.     Il tombe à terre. Il entend une voix lui parler : Shaoul, Shaoul, pourquoi me persécutes-tu ?

 

  • Il tombe à terre. Il entend une voix lui parler : celle du Mashiah.

 

 

  • Shaoul, Shaoul, pourquoi me persécutes-tu : Quelles étaient réellement les motivations de Shaoul ? Était-ce vraiment lechem chamayim ? Était-ce pour flatter le Sanhédrin ? etc…

 

 

 

 

 

 

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5.     Il dit : Qui es-tu, Adôn ? Et lui : Moi, je suis Iéshoua’, que, toi, tu persécutes.

 

Les traductions lambdas sont assez différentes concernant ce verset.

 

Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Yeshoua que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. (Actes 9 :5)

 

 

  • Il dit : Qui es-tu, Adôn : le mot Adon peut être traduit par "Seigneur" ou "Maître" : on l’emploie pour parler d’un grand homme, en l’occurrence, du Mashiah Yeshoua ou du Roi David.  

 

Notre Seigneur David ne le sait pas. (1 Melakhim 1 :11)

 

  • Et lui : Moi, je suis Iéshoua’ : le Nazaréen, Tsadik et Mashiah d’Israël.

 

 

  • que, toi, tu persécutes : au départ, l’Apôtre Shaoul persécutait la Kéhila.

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Mais lève-toi, entre en ville. Il te sera dit ce que tu devras faire.

 

Les traductions lambdas sont assez différentes concernant ce verset.

 

Tremblant et saisi d'effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville et on te dira ce que tu dois faire. (Actes 9 :6)

 

 

  • Mais lève-toi, entre en ville : le Mashiah parle de la ville de Damas.

 

 

  • Il te sera dit ce que tu devras faire : Shaoul va être guidé et totalement pris en charge, c’est le début d’une nouvelle vie pour le futur Apôtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Mais l’Adôn lui dit : Va : il est pour moi un instrument de choix, pour porter mon nom en face des goîm, des rois, et en face des Benéi Israël.

 

 

  • Mais l’Adôn lui dit : Va : il est pour moi un instrument de choix : un serviteur ayant un grand potentiel.

 

COMMENTAIRE N°1

L’Apôtre Shaoul a reçu un message divin particulier comparable à celui de la ‘Hassidout d’aujourd’hui notamment, concernant notre lien avec le Tsadik ; chez Shaoul, il s’agit des termes de la foi, de la justification, de l’Esprit et de la grâce… En effet, par exemple, pour la ‘Hassidout Breslev, les notions de l’attachement au Tsadik sont prioritaires sur les œuvres de la Torah tout comme pour Shaoul.

Voici un exemple des enseignements sur le sujet : Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I) ou encore : On peut ne peut décrire ce mérite qui surpasse tous les mérites. L'essentiel de la grandeur d'un homme, dans ce monde, réside, dans son attachement au Tsadik véritable et dans son rapprochement avec le Tsadik. (Likouté Halakhot Matana 4-8) et dans le même élan : Celui qui n'est pas attaché et proche du vrai Tsadik, tout son service est seulement semblable à celui qui fait des contorsions et imite son prochain, comme un singe à visage humain car il n'y a réellement de service divin que celui qui est accompli grâce au vrai Tsadik. (Si’hot Haran 111).

 

Comme nous pouvons le constater, cet enseignement de s’attacher au Tsadik se retrouve énormément dans ses Écrits et principalement, dans ceux de Yohanan. En revanche, cet enseignement n’était clairement pas connu ou reçu par certaines personnes de l’entourage de Yaakov [certains Ébionites selon les témoignages patristiques] et c’est d’ailleurs, pour cela qu’il naîtra plusieurs tensions dans la communauté Nazaréenne.

Comme l’histoire des Tsadikim l’a prouvé, le fait que Shaoul est pu ouvrir la voie dans ce sens n’est pas mauvais ; l’enseignement de l’attachement au Tsadik étant remis au goût du jour dans le Judaïsme de notre génération, principalement par les enseignements de Rabbi Na’hman de Breslev ayant d’ailleurs déclaré : ma Torah est celle du Mashiah et étant également reconnu par certains, comme le Tsadik de la génération.

 

COMMENTAIRE N°2

La notion du mot "instrument" utilisée par Hashem est extrêmement intéressante, nous allons nous inspirer des Téhilim du Roi David pour mieux comprendre ce terme. 

 

Quelle est la grandeur des Téhilim ? Il faut savoir que selon les sources Juives, le Roi David avait coutume d’écrire un Psaume par jour. Dans chacun d’eux, il reprenait les événements de la journée ou d’une période et contait à Hashem ses états d’âme, ses joies, ses chutes, etc… David écrivit ainsi, des milliers de Psaumes qui ne furent pas transmis à la postérité d’Israël ; seules ont été retenues les prières qui concernent tout un chacun, du plus vil au plus méritant. À la lumière de toutes ces révélations, il est donc aisé de comprendre que quelle que fût son sort, bon ou mauvais, le Roi David ne cessait jamais de louer D.ieu. Quel était son secret ? En jouant de la harpe ! Cet instrument émet les sons les plus riches lorsque ses cordes sont parfaitement tendues. Selon le Judaïsme, il est dit que David se sentait être "l’instrumentiste" ou encore "l’instrument" même d’Hashem. Dès lors, ayant atteint le niveau d’instrument d’Hashem, le Roi David comprenait que toutes ses épreuves ne faisaient que rendre cette musique plus belle ; tantôt l’inspiration lui venait et il se mettait à chanter, tantôt il égrenait quelques notes puis l’inspiration venait ensuite. Comme on le sait, c’est le Roi David qui avait trouvé la solution : Avec les Psaumes tout se répare ! Rabbi Na’hman dira une fois : À l’avenir, tout ne reposera que sur les Juifs qui récitent les Psaumes en toute simplicité et quand le Mashiah arrivera, ce seront eux qui placeront la couronne royale sur sa tête.

 

 

  • pour porter mon nom : cela fait référence au nom de Yeshoua, selon la doctrine ‘hassidique de l’attachement au Tsadik.

 

  • en face des goîm, des rois, et en face des Benéi Israël : en termes plus simples, Shaoul devait témoigner de Yeshoua au monde entier.

 

 

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20.     et vite il crie de Iéshoua’, dans les synagogues, qu’il est le fils d’Elohîms.

 

 

  • et vite il crie de Iéshoua’, dans les synagogues : car l’Évangile est une puissance pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec. (Romains 1 :16).

 

 

  • qu’il est le fils d’Elohîms : le Fils d’Hashem est identifié selon la Torah Orale de nos Maîtres comme faisant référence au Mashiah, le concept du "Fils de D.ieu" n’est encore une fois pas chrétien mais bien Juif.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour plus de précisons, voici certains Midrashim de nos Maîtres.

 

Où la Torah fait-elle mention du Mashiah ? Dans le Sefer Shemot comme il est dit : Israël est mon fils, mon premier-né. (Shemot 4 :22) et dans les Téhilim comme il est dit : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui. (Téhilim 2 :7). (Yalqout Chimoni 2 :621)


Dans les temps futurs, D.ieu parera le Mashiah d’une couronne et mettra sur sa tête le casque du salut, et placera sur lui la splendeur et la majesté, il l’ornera de vêtements de gloire et le placera sur une montagne élevée pour parler à Israël. Et de sa propre voix, le Mashiah lui-même annoncera : Ton salut est proche ! Et Israël lui répondra : Qui es-tu ? Et il dira : Je suis Ephraïm. Et Israël demandera : Es-tu celui que D.ieu nomme : Ephraïm mon premier-né, mon fils chéri ? (Yrmeyahou 31 :20) ; le Mashiah répondra par l’affirmative. (Otsar Midrashim, Mashiah, 393)

 

Comme on peut le constater, dans les Midrashim de nos Maîtres, le Mashiah est considéré comme étant le Fils chéri d’Hashem.

 

COMMENTAIRE N°2

De nombreuses fois également dans les Téhilim, le Mashiah est appelé le Fils d’Hashem ; le Talmud dans le Traité Soukka 52a confirme ses propos.

Au Mashiah ben David, destiné à être révélé rapidement et de nos jours, le Saint Béni soit-Il lui a dit : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai !  Comme il est écrit : Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui, demande-le-moi et je te donnerai les peuples comme héritage. (Téhilim 2 :7-8). (Soukka 52a)

Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. (Téhilim 2 :7)

 

Autre exemple.

 

D.ieu des armées, reviens donc ! Regarde du haut des cieux et vois ! Considère cette vigne ! Protège ce que ta droite a planté et le fils que tu t'es choisi ! (Téhilim 80 :14-15)

 

Et le sarment que ta droite a planté et le Roi Messie que tu as fait puissant pour toi. (Targoum Téhilim 80 :15-16 dans "The Psalms Targum" selon Edward M. Cook)

 

Comme on peut le constater, le Targoum Téhilim remplace le mot "fils" par "Roi Messie" … Dans le même élan, Ibn Yahya commente également sur ce Téhilim : de façon allégorique, cela fait référence au Mashiah car D.ieu l’a rendu fort physiquement et intellectuellement, afin qu’il puisse fortifier les esprits chancelants du peuple Juif exilé. (Kesuvim : Téhilim p. 350-351, Artscroll)

 

 

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27.     Mais Bar-Naba le prend et l’amène aux envoyés. Il leur raconte comment, sur la route, il a vu l’Adôn et qu’il lui a parlé, et comment, à Damas, il avait parlé courageusement au nom de Iéshoua.

 

 

  • Mais Bar-Naba le prend et l’amène aux envoyés : afin de le présenter aux Apôtres.

 

COMMENTAIRE N°1

Cette épisode correspond certainement à ce passage : Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Kéfa et je demeurai quinze jours chez lui. Mais je ne vis aucun autre des Apôtres, si ce n'est Yaakov, le frère du Seigneur. (Galates 1 :18).

 

  • Il leur raconte comment, sur la route, il a vu l’Adôn et qu’il lui a parlé : Bar-Naba témoigne en faveur de Shaoul.

 

COMMENTAIRE N°2

Comme au temps apostoliques, il existe des Juifs Messianiques [croyants en la messianité de Yeshoua] ne reconnaissant pas le message de Shaoul comme étant un message de Torah, l’accusant au contraire, de l’avoir aboli [tout comme pour Yeshoua]. Certains se demandent alors : Avons-nous une preuve que le Mashiah l'a réellement choisi et envoyé et qu'il ne s'agissait pas, au sujet de la vision de Damas, d'une hallucination, d’un démon ou d'un mensonge pour se donner du crédit ?

 

Or, comme nous l’avons déjà précisé, il faut tout d’abord savoir que l’Apôtre Shaoul a reçu un message divin particulier comparable à celui de la ‘Hassidout d’aujourd’hui notamment, concernant notre lien avec le Tsadik ; chez Shaoul, il s’agit des termes de la foi et de la grâce… En effet, par exemple, pour la ‘Hassidout Breslev, les notions de l’attachement au Tsadik sont prioritaires sur les œuvres de la Torah tout comme pour Shaoul.De plus, au-delà de ce sujet concernant le Tsadik, il est clair que Shaoul n’a jamais aboli la Torah comme il est écrit : Hommes frères, je suis paroush, fils de paroush. (Actes 23 :6) ou encore : sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères. (Actes 28 :17). Ici, le Rabbi de Tarse précise que non seulement il n'a rien fait contre la Torah mais même contre une simple coutume, il n'a pas levé le petit doigt…

 

Pour revenir au sujet de la vision de Damas, l’hallucination n’est vraiment pas envisageable étant donné qu’elle fut acceptée clairement par absolument tous les Apôtres. En effet, l’objection s’impose d’elle-même comme une évidence : Que ferait un homme aux hallucinations dans un Concile de Jérusalem avec le frère de Yeshoua et ses talmidim, remplis du Rouah Hakodesh ? Comment un homme aux hallucinations pourrait-il avoir une quelconque influence pour nécessiter la présence de tout un Concile et exciter l’opposition de plusieurs autres Juifs Messianiques ? (Actes 15 :1-2). Comment un homme aux hallucinations pourrait-il avoir le soutien de Bar-Naba, un homme extrêmement apprécié aux yeux des Apôtres ? (Actes 4 :36). De plus, c’est également ce même Bar-Naba qui s’est porté garant pour Shaoul comme il est dit : Alors Bar-Naba, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les Apôtres et leur raconta comment sur le chemin Shaoul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Yeshoua. (Actes 9 :27) et encore : La main du Seigneur était avec eux et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur. Le bruit en parvint aux oreilles des membres de la Kéhila de Jérusalem et ils envoyèrent Bar-Naba jusqu'à Antioche. Lorsqu'il fut arrivé et qu'il eut vu la grâce de D.ieu, il s'en réjouit et il les exhorta tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur. Car c'était un homme de bien, plein du Rouah Hakodesh et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur. Bar-Naba se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Shaoul et l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de la Kéhila et ils enseignèrent beaucoup de personnes. (Actes 11 :21-26).

Arrêtons-nous un instant avec ces passages car plusieurs points essentiels et clés nous sont présentés : non seulement, Bar-Naba, confirme la vision de Shaoul et l’agrée tout en la confirmant auprès des autres Apôtres mais en plus de cela, Shaoul avait déjà commencé ses prédications dites "pauliniennes" ; par conséquent, ses prédications ne dérangent apparemment ni Bar-Naba puisqu’il va le chercher jusqu’à Tarse mais à ce sujet, il n’y a absolument aucune réprimande des Apôtres lors du Concile ; le débat ne portant que sur la circoncision, la conversion ou encore le rôle du Tsadik dans le cadre de notre justification mais en aucun cas, sur les prédications de Shaoul d’autant plus qu’il enseignait en compagnie de Bar-Naba… Qu’enseignaient-ils ? Ce fameux Bar-Naba aurait-il également aboli la Torah en compagnie de Shaoul ? Si oui, pourquoi ne sont-ils repris à ce sujet lors du Concile ? Et pourquoi Bar-Naba s’il est rempli du Rouah Hakodesh va-t-il chercher Shaoul, un détracteur des lois toraïques ? Au vue de ces multiples références, il est clair qu’il est totalement absurde de considérer Shaoul comme un apostat à la Torah.

 

  • et comment, à Damas, il avait parlé courageusement au nom de Iéshoua : comme il est dit : Shaoul resta quelques jours avec les talmidim qui étaient à Damas. Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Yeshoua est le Fils de D.ieu. Tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et disaient : N'est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom et n'est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux cohanim ? Cependant Shaoul se fortifiait de plus en plus et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Yeshoua est le Mashiah. (Actes 9 :19-22).

 

 

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28.     Il est avec eux à aller et venir à Ieroushalaîm, parlant courageusement pour l’Adôn.

 

 

  • Il est avec eux à aller et venir à Ieroushalaîm : avec les Apôtres, Bar-Naba, Shimon Kéfa et Yaakov.

 

 

  • parlant courageusement pour l’Adôn : pour poursuivre sur le commentaire précédent lié aux anti-pauliniens, comment un homme ayant eu des hallucinations pourrait-il non seulement, convaincre Bar-Naba mais également les Apôtres et marcher avec assurance dans Jérusalem ou encore prêcher ouvertement des délires psychiques ou encore démoniaques ? Il va sans dire que les anti-pauliniens, s’ils rejettent Shaoul doivent également rejeter Bar-Naba et s’ils refusent, doivent tout simplement rejeter absolument une grande partie voire tout le Livre des Actes.

 

Autrement dit, comment un homme ayant le projet d’abolir la Torah pourrait-il marcher librement dans Jérusalem et s’exprimait en toute assurance au nom du Mashiah ? En fait, ce n’est pas le cas puisqu’il est dit :La Kéhila était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s'accroissait par l'assistance du Rouah Hakodesh. (Actes 9 :31). En termes plus simples, les Apôtres dont Yaakov, Shimon Kéfa, etc… étaient en paix avec Shaoul.