CHAPITRE 7

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COMMENTAIRES 

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9.     Et les patriarches jalousèrent Iosseph. Ils le livrèrent à Misraîm. Mais Elohîms était avec lui.

 

 

  • Et les patriarches jalousèrent Iosseph : comme cela est relaté dans le Sefer Béréshit.

 

Ses frères eurent de l'envie contre lui mais son père garda le souvenir de ces choses. (Béréshit 37 :11)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour mieux relier les enseignements de la vie de Yossef HaTsadik au Mashiah Yeshoua, il sera vraiment intéressant d’étudier le Likouté Halakhot de Rabbi Nathan.

 

Chaque génération possède des Tsadikim de vérité. Cependant, il y a une vérité au-dessus des autres vérités car bien évidemment, les Tsadikim ne sont pas tous au même niveau. Et plus la grandeur et le niveau du Tsadik seront élevés, plus son degré de vérité sera assurément important et raffiné. L’important, étant la vérité ; si bien qu’il existe dans chaque génération, un Tsadik authentique incarnant le point de vérité commun à tous les autres Tsadikim. Cependant, les inversions et permutations maléfiques se renforçant, il devient très difficile de savoir où se trouve le vrai Tsadik. Car le plus souvent, le mal s’attaque aux Tsadikim eux-mêmes, insinuant en eux la discorde qui va les opposer au Tsadik de l’ultime vérité, symbole du point d’authenticité où tous les Tsadikim se rejoignent. Il leur semblera alors que ce Tsadik précisément a dévié, ‘hass véchalom, du droit chemin. Et de cela-même provient la querelle qui opposa les tribus à Yossef HaTsadik, au point que Yossef fut vendu comme esclave. Ainsi, de cause à effet, nos pères descendirent en Égypte et là-bas, ils devinrent esclaves. De même, la querelle du Roi Shaoul, qui poursuivit David, sans raison. (…) En effet, le Satan est capable d’introduire dans le cœur des Tsadikim qu’il est un devoir de harceler le Tsadik de vérité jusqu’à attenter à sa vie et qui parmi nous, est plus grand que les saintes tribus d’Israël, les enfants de Yaakov qui s’opposèrent à Yossef et le vendirent comme esclave. Ils regrettèrent leur acte amèrement, par la suite et Yaakov, leur père, les en réprimanda vivement. (Likouté Halakhot de Rabbi Nathan, Paracha Béréshit)

 

Selon le Likouté Halakhot de Rabbi Nathan, il y a une vérité au-dessus des vérités car tous les Tsadikim ne sont pas au même niveau… Par exemple, Yossef HaTsadik étaient au-dessus de tous les autres fils de Yaakov. Or, plus le niveau du Tsadik est élevé, plus les autres Tsadikim lui doivent une totale soumission. À combien de plus fortes raisons, lorsqu’il s’agit du Mashiah… Ainsi, dans un premier temps, il est assez aisé de suivre les paroles de Yeshoua concernant ce sujet ; en effet, notre Rabbi a déclaré être lui-même l’incarnation de la parfaite vérité. 

Yeshoua lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Yohanan 14 :6)

Comme nous l’avons également vu, selon les enseignements de Rabbi Nathan, le Satan cherche à attaquer les dirigeants eux-mêmes, insufflant en eux, la discorde contre le Tsadik, soit le véritable dirigeant d’Israël… Voici donc ce qui est caché dans la terrible dispute opposant Yossef et la génération de Yaakov Avinou !

Par conséquent, Yossef a été vendu comme esclave tout comme Yeshoua fut crucifié comme un renégat… Le sort du Tsadik étant lié au Am Israël, la génération de Yaakov fut contrainte d’être esclave en Égypte. Dans le même élan, le sort du Tsadik étant lié au Am Israël, la génération du Second Temple fut contrainte d’être esclave parmi Edom.

Comme Yeshoua s'en allait, au sortir du Temple, ses talmidim s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. Mais il leur dit : Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. (Matityahou 24 :1-2) 

 

  • Ils le livrèrent à Misraîm : comme cela est également relaté dans le Sefer Béréshit.

 

Au passage des marchands madianites, ils tirèrent et firent remonter Yossef hors de la citerne ; ils le vendirent pour vingt sicles d'argent aux Ismaélites, qui l'emmenèrent en Égypte. (Béréshit 37 :258)

 

Yossef dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s'approchèrent. Il dit : Je suis Yossef, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Égypte. (Béréshit 47 :4)

 

 

  • Mais Elohîms était avec lui : une nouvelle, ceci est aussi relaté dans le Sefer Béréshit.

 

L'Éternel fut avec lui et la prospérité l'accompagna ; il habitait dans la maison de son maître, l'Égyptien. (Béréshit 39 :2)

 

L'Eternel fut avec Yossef et il étendit sur lui sa bonté. Il le mit en faveur aux yeux du chef de la prison. (Béréshit 39 :21)

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14.     Iosseph envoya appeler Ia’acob son père et toute sa parenté : soixante-quinze êtres.

 

 

  • Iosseph envoya appeler Ia’acob son père : comme cela est relaté dans la Torah.

 

Hâtez-vous de remonter auprès de mon père et vous lui direz : Ainsi a parlé ton fils Yossef : D.ieu m'a établi Seigneur de toute l’Égypte ; descends vers moi, ne tarde pas ! (…) Racontez à mon père toute ma gloire en Egypte et tout ce que vous avez vu ; et vous ferez descendre ici mon père au plus tôt. (Béréshit 45 :9-13)

 

 

  • et toute sa parenté : soixante-quinze êtres : ce verset contient une erreur, il suffit de le comparer aux différents Livres de la Torah pour le constater.


Les personnes qui vinrent avec Yaakov en Egypte et qui étaient issues de lui, étaient au nombre de soixante-six en tout, sans compter les femmes des fils de Yaakov. Et Yossef avait deux fils qui lui étaient nés en Egypte. Le total des personnes de la famille de Yaakov qui vinrent en Égypte était de soixante-dix. (Béréshit 46 :26-27)


Les personnes issues de Yaakov étaient au nombre de soixante-dix en tout. Yossef était alors en Égypte. (Shemot 1 :5)


Tes pères descendirent en Egypte au nombre de soixante-dix personnes ; et maintenant l'Eternel, ton D.ieu, a fait de toi une multitude pareille aux étoiles des cieux. (Devarim 10 :22)

 

COMMENTAIRE N°1

 

En fait, concernant le nombre de 70 au lieu de 75 dans le Livre des Actes, ce n’est pas forcément une erreur du "Nouveau Testament" mais plutôt de la Septante, la version grecque de la Torah Écrite par nos Sages.

 

Voici un commentaire du Rav Ron Chaya sur le sujet.

 

Les Sages d'Israël ne peuvent pas expliquer pourquoi, dans la version de la Septante, il est écrit 75 car en vérité, ils étaient 70 ; ce nombre 75 est certainement une erreur qui s'y est glissée. (…) Dans le Talmud, au Traité Méguila, il est mentionné toutes les différences qu'il y a entre la Bible massorétique et la traduction de la Septante. Les Sages d'Israël, qui ont traduit la Torah en grec, ont de façon préméditée, traduit certaines parties de la Torah différemment. (Rav Ron Chaya)

 

Les copistes "chrétiens" des Écrits Nazaréens ont simplement recopié l’erreur des Sages.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Ia’acob descendit en Misraîm. Il y mourut lui-même, ainsi que nos pères.

 

 

  • Ia’acob descendit en Misraîm : comme il est écrit :  Voici les noms des fils d'Israël, venus en Égypte avec Yaakov et la famille de chacun d'eux. (Shemot 1 :1) ou encore : Alors Israël vint en Égypte et Yaakov séjourna dans le pays de ‘Ham. (Téhilim 105 :23)

 

COMMENTAIRE N°1

Voici les noms des fils d'Israël. (Shemot 1 :1) 

L'on pourrait s'étonner de la formulation de ce verset car cela aurait été bien plus logique pour Hashem d'écrire : Voici les enfants d'Israël. Or, pourquoi parler de la descente de noms en Égypte ?

En fait, selon les secrets de la Torah, le nom désigne la mission d'un homme dans ce monde et sa nature profonde ; le nom donne une direction, un sens et un but à celui qui le porte. Dans ce cas précis, la Torah veut nous enseigner que malgré le fait que les enfants de Yaakov soient descendus dans le pays le plus immoral de l'époque et le plus enfoncé dans la faute, ils sont demeurés fidèles à leur identité profonde Juive et ont su maintenir une connexion authentique avec Hashem.

Ceux qui se trouvent mentionnés ici étaient dignes d'être désignés par leur nom, puisque chacun était digne de son nom, révélateur du caractère et de la stature personnel de son détenteur. Ces hommes ont été des phares toute leur vie, si bien que leur génération n'a pas pris de mauvaise direction. Toutefois, lorsqu’ils sont morts, même les plus vertueux de leurs enfants n'ont plus eu la même importance aux yeux d'Hashem et de l'homme. (Sforno)

 

COMMENTAIRE N°2

Le Baal HaTourim nous enseigne qu’en prenant les premières et dernières lettres des mots "Israël qui est venu" en hébreu, nous trouvons le mot milah, la circoncision. (Baal HaTourim sur Shemot 1 :1). Le message du Baal HaTourim est de nous faire comprendre que les Israélites sont sortis d’Égypte grâce au mérite de la Brit Mila. Or, ce message est valable pour toutes les générations car selon la Torah, sans la circoncision de la chair et du cœur, il est impossible pour un homme d'atteindre la véritable plénitude spirituelle attendu par le Maître du monde. Ceci est, entre autres, prouvé par Yehezqel ayant prophétisé, selon nos Maîtres, que dans le Troisième Temple, seuls pourront entrer des personnes circoncises de chair et de cœur comme il est écrit : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Aucun étranger, incirconcis de cœur et incirconcis de chair, n'entrera dans mon sanctuaire, aucun des étrangers qui seront au milieu des enfants d'Israël. (Yehezqel 44 :9). Néanmoins, il convient de préciser également que la circoncision de cœur demeure prioritaire aux yeux d’Hashem et de sa Torah comme cela est enseigné par l’Apôtre Shaoul : Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement et la circoncision, c'est celle du cœur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes mais de D.ieu. (Romains 2 :28-29) ou encore : Et c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite mais de la circoncision du Mashiah, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair. (Colossiens 2 :11). Pour sortir complétement d’Égypte et de notre étroitesse spirituelle, il sera donc nécessaire selon tous ces enseignements, de s’attacher au Tsadik incluant forcément la circoncision de notre cœur pour finalement, respecter la mitsva de la Brit Mila "charnelle" au niveau de son prépuce. 

 

 

  • Il y mourut lui-même, ainsi que nos pères : comme il est écrit : Quand je serai couché avec mes pères, tu me transporteras hors de l'Égypte et tu m'enterreras dans leur sépulcre. Yossef répondit : Je ferai selon ta parole. (Béréshit 47 :30) ou encore : Yossef mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là. (Shemot 1 :6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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38.     C’est lui qui était dans la communauté au désert, avec le messager qui lui parla au mont Sinaï et avec nos pères, lui qui accueillit des paroles de vie pour nous les donner.

 

 

  • C’est lui qui était dans la communauté au désert : Stephanos parle Moshé dans le but de le comparer au Mashiah, ayant reçu d’Hashem les paroles de vie.

 

 

  • avec le messager qui lui parla au mont Sinaï : comme on le sait, la Torah a été donnée par l’intermédiaire des anges.

 

 

  • et avec nos pères : nos ancêtres.

 

 

  • lui qui accueillit des paroles de vie pour nous les donner : Stephanos nous parle du don de la Torah.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Le Likouté Amarim décrit avec plus de précisions, l’expérience sinaïtique.

Comme il est écrit : Tu t’es montré de sorte que l’on sache que l’Éternel est D.ieu, il n’est rien d’autre que lui. Tu t’es montré, vraiment ; cette expression doit être comprise dans son sens littéral, ce qui veut dire que D.ieu a été perçu par la vue sensible. Comme il est écrit : et tout le peuple voyait les voix ils voyaient ce qui s’entend ; la révélation Sinaïtique a donc été une expérience sensible et nos Sages d’expliquer : ils regardaient à l’est et entendaient la parole divine émanant et disant : Je suis l’Eternel ton D.ieu et de même, lorsqu’ils se tournaient aux quatre points cardinaux, en haut et en bas, ils entendaient cette voix émanant de toutes les directions et comme expliqué dans les Tikouné Zohar : Il n’y a pas de lieu d’où D.ieu ne leur a pas parlé. Et il en fut ainsi en raison de la révélation de sa volonté, Béni soit-Il, dans les dix Paroles, lesquelles sont la généralité de la Torah, qui est elle-même l’aspect profond de la volonté et de la sagesse de D.ieu. La révélation Sinaïtique, sensible absolument, fut donc bien la révélation éclatante du divin et c’est pourquoi, les Juifs étaient annulés dans leur existence véritablement, comme l’ont dit nos Sages : À chaque parole divine, leur âme pris son envol. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 36)

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46.     Celui-ci trouva chérissement aux yeux d’Elohîms. Il demanda de trouver une tente pour la maison de Ia’acob.

 

  • Celui-ci trouva chérissement aux yeux d’Elohîms : cela fait référence au Roi David.

 

Le Roi David est une personnage central et extrêmement important de la Bible ; il est le Roi qui a succédé au Roi Shaoul, qui a été lui le premier Roi d’Israël.

Voici des événements du Roi David racontés par le Rav Emmanuel Boukobza.

Le Roi Shaoul était issu de la tribu de Binyamin ; sa royauté a été temporaire et était issue du désir du peuple Juif d’être dirigé par un Roi. En effet, à cette époque, le peuple Juif était dirigé par le Prophète Shmouel, d’éminente stature, puisqu’on le comparait à Moshé Rabbénou et à Aharon réunis… Shaoul a été choisi par Hashem pour ses éminentes qualités morales qui le distinguaient du reste du peuple, il a mis en place les structures étatiques et militaires qui ont servi par la suite tous les Rois qui se sont succédé à la tête du Royaume. Cependant, Shaoul a été écarté de la royauté à la suite de la guerre contre Amalek où il avait reçu l’ordre divin d’éliminer physiquement le peuple amalécite, son roi et son bétail. Or, le Roi Shaoul, cédant à la pression populaire épargna le bétail et Agag, le roi amalécite. La conséquence de cette désobéissance fut que le prophète Shmouel informa le Roi Shaoul que la royauté allait lui être prochainement retirée et confiée à un autre membre du peuple Juif, plus méritant. C’est ainsi que quelque temps plus tard, le prophète Shmouel reçut l’ordre d’aller oindre un des fils de Yichaï, à Bethléem. David fut donc oint par le Prophète Shmouel en tant que Roi sur tout le peuple d’Israël. Dès lors le Rouah Hakodesh l’habita. Cependant David n’en éprouva point d’orgueil. À ce propos, il existe un Midrash qui illustre parfaitement cette idée : D.ieu dit au peuple Juif : Mes enfants, je vous aime car même lorsque je vous octroie la grandeur, vous vous faites petits devant moi. J’ai donné la grandeur à David, il a dit : Je suis un vers de terre et non pas un homme, méprisé par mes pairs et dédaigné par mon peuple. (Téhilim 22 :7). Cette grandeur et cette humilité sont tout à fait caractéristiques de la personnalité exceptionnelle du roi David. En butte à l’hostilité de sa famille dès son plus jeune âge et rejeté par la société, il est sacré roi d’Israël à 28 ans ! Il passe de l’ombre à la lumière en un éclair… 

Bien d’autres à sa place auraient été déstabilisés mais David reste égal à lui-même ; il retourne garder les troupeaux de son père à la demande de sa famille… Se produit alors un épisode qui va assurer à David la célébrité et démontrer à tous que l’Esprit de D.ieu l’habite. Le peuple d’Israël était alors en guerre contre les Philistins, habitants de la Philistie. Les deux armées se faisaient face, lorsqu’un géant du camp des Philistins qui mesurait plus de trois mètres et demi vint défier le camp d’Israël par des paroles provocatrices. Ce géant demanda aux Juifs de désigner un de leurs soldats pour venir se battre avec lui en combat singulier. En fonction de l’issue du combat, le sort des deux peuples serait tranché. En cas de victoire de Goliath, les Juifs seraient soumis aux Philistins et deviendraient leurs esclaves et dans le cas inverse, les Philistins seraient soumis aux Juifs. David qui était venu au front sur l’ordre de son père pour apporter des provisions à ses trois grands frères, entend les provocations du philistin et souhaite mettre un terme à cette profanation du Nom divin. Il se présente alors à Shaoul et lui affirme qu’il est en mesure de battre cet impie. Devant les doutes de Shaoul (David était après tout un simple berger et n’avait pas encore démontré ses qualités militaires), David lui répondit que D.ieu lui avait fait comprendre de manière allusive qu’il serait capable un jour de réaliser un grand exploit militaire. En effet, David s’était battu avec un lion et un ours et avait eu le dessus ! Chose impossible normalement… Il s’agissait bien évidemment d’un miracle. Le Roi Shaoul, impressionné par le courage et la détermination de ce jeune homme, ainsi que par sa foi en D.ieu inébranlable, l’autorise à affronter Goliath. David s’élance alors sur le champ de bataille, sans armure et sans arme, si ce n’est un bâton, une petite fronde et cinq pierres lisses qu’il glisse dans son sac de berger. En face de lui, Goliath lourdement armé, recouvert d’une armure de bronze des pieds à la tête, le toise et ne peut manquer de l’interpeller : Suis-je un chien que tu viennes à ma rencontre avec un bâton ? Ce à quoi David lui rétorqua : Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot et moi je viens à toi au nom du D.ieu des armées d’Israël que tu as insulté. La suite est connue. David s’élance à la rencontre du Philistin, sort une de ses pierres de son étui et à l’aide de sa fronde, la catapulte sur le casque de Goliath. La pierre pénètre le casque de Goliath et lui transperce le front. Goliath s’écroule la face contre terre, puis David lui tranche la tête avec sa propre épée. Tous constatent le miracle qu’Hashem a accompli. Seul un homme habité par l’Esprit divin pouvait mériter une telle intervention d’Hashem. Le peuple ne s’y trompe pas et les femmes d’Israël acclament le nouvel héros : Shaoul a vaincu des milliers et David des myriades.

Cette grande victoire de David lui vaut l’admiration populaire mais va susciter à son égard une grande jalousie du Roi Shaoul. Ce dernier va poursuivre et persécuter David dans toute une série d’épisodes dramatiques où David échappe de peu à la mort…

Avant d’être reconnu comme Roi d’Israël et de régner effectivement sur son peuple, David devra traverser de nombreuses épreuves. Ce parcours peu commun, où se succèdent avec une grande intensité gloire et adversité, est très caractéristique de la personnalité exceptionnelle du Roi David. Les nombreux Psaumes qu’il a composés reflètent dans leur diversité les sentiments intenses éprouvés par ce grand homme, à la fois Prophète, guerrier et poète.

Après 40 ans d’un règne glorieux, à l’âge de 70 ans, le Roi David dut faire face à la révolte de son troisième fils Avchalom. Ce dernier manœuvra pour s’attirer la sympathie du peuple et lui faire sous-entendre que la justice royale n’était pas équitable. Il réussit à attirer avec lui deux cents notables d’Israël et les amener à ‘Hévron, où il se fit couronner roi d’Israël. Le Roi David, en apprenant cette nouvelle, décida de quitter Jérusalem, capitale du royaume, pour éviter qu’Avchalom ne s’en prenne aux habitants de la ville. Avchalom s’installa donc dans le palais royal et continua à mener la révolte. La vie de David était en grand danger d’autant plus qu’A’hitofel, proche conseiller du Roi David avait trahi et rejoint le camp d’Avchalom. Il poussa Avchalom à éliminer physiquement son père, pour empêcher de fait toute réconciliation entre les deux parties.

Dans sa fuite avec ses fidèles et ses hommes de guerre, le Roi David arriva à un endroit nommé Ba’hourim, duquel surgit inopinément Chimi ben Guéra, dirigeant du Sanhédrin et membre de la famille de Shaoul. Chim’i Ben Guéra insulta gravement le Roi David, lui reprochant de s’être accaparé la Royauté au détriment de Shaoul ; ce qui était bien évidemment un mensonge éhonté, puisque la Royauté avait été retirée à Shaoul par D.ieu lui-même, à la suite de sa désobéissance dans le cadre de la guerre contre Amalek. Avichaï ben Tsrouya, l’un des généraux importants du Roi David et l’un de ses hommes les plus fidèles proposa immédiatement au roi d’exécuter Chimi ben Guéra. Ce à quoi le roi David répondit : Il profère des insultes de la sorte car D.ieu lui a dit : Maudis David. Epargnez-le et laissez-le proférer des insultes, car c’est D.ieu qui le veut. En épargnant la vie de Chimi ben Guéra, le Roi David a fait preuve de magnanimité et de mansuétude non seulement envers un homme mais encore envers tout le peuple Juif. En effet, le Roi Shaoul avait laissé la vie sauve à Agag, roi d’Amalek, une nuit entière, outrepassant ainsi l’ordre divin, avant que le Prophète Shmouel ne l’exécute le lendemain. De ce fait, Agag put engendrer un fils duquel sera issu, des centaines d’années plus tard, Haman HaAgagui, qui tentera d’exterminer la totalité du peuple Juif. Or, qui fera face à la menace d’extermination du peuple Juif ? Précisément Mordékhaï HaYéhoudi qui était le fils de Yaïr, lui-même fils de Kich, lui-même fils de Chimi, issu de la tribu de Binyamin. Mordékhaï était donc un descendant de Chimi ben Guéra (Méguila Esther). Cette mansuétude du Roi David trouva ainsi grâce aux yeux d’Hashem, puisqu’Hashem organisa le sauvetage du peuple Juif par l’intermédiaire de Mordékhaï HaYéhoudi, descendant de Chimi Ben Guéra.

 

  • Il demanda de trouver une tente pour la maison de Ia’acob : cela fait référence au Temple.

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56.     Il dit : Voici, je contemple les ciels ouverts, et le fils de l’homme debout à la droite d’Elohîms. 

 

 

  • Il dit : Voici, je contemple les ciels ouverts : Stephanos, approchant la mort témoigne d’une vision extrêmement puissante et révélatrice de la suprématie du Mashiah Yeshoua, ressuscité d’entre les morts.

 

COMMENTAIRE N°1

Cette affirmation de Stephanos [Étienne en français] confirme une pensée du Talmud. En effet, la Guémara parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel. 

Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

Un lien avec cette Guémara pourra être retrouvée dans les Évangiles, étonnamment par le Mashiah lui-même.

Le Cohen Gadol se leva et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Yeshoua garda le silence. Et le Cohen Gadol, prenant la parole, lui dit : Je t'adjure, par le D.ieu vivant, de nous dire si tu es le Mashiah, le Fils de D.ieu. Yeshoua lui répondit : Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de D.ieu et venant sur les nuées du ciel. Alors le Cohen Gadol déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d'entendre son blasphème. Que vous en semble ? (Matityahou 26 :62-65)

En effet, Yeshoua étant Mashiah s’est associé lui-même aux prophéties [chap. 7] du Livre de Daniel. Clairement, Yeshoua savait qu’il allait mourir mais cela ne l’a pas empêché de déclarer d’une certaine façon : Même si vous me tuez, comme vous le savez, on enseigne qu’un Mashiah, appelé Daniel, se réveillera d’entre les morts et selon la prophétie, on me reverra sur les nuées du ciel…

Lorsque la Guémara parle de Daniel, on pourrait ainsi comprendre qu’elle parle, par l’intermédiaire d’un code [le Mashiah dont parle Daniel] :  le Fils de l’homme [Yeshoua] viendra [d’entre les morts] pour recevoir une domination éternelle !

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

Caïapha étant Cohen Gadol et surtout un Juif sadducéen, n’a pas supporter cette révélation et a fait exécuter Yeshoua. De plus, les tzedoukim [sadducéens] ne croyaient pas à la résurrection des morts alors encore bien moins, à un Mashiah relevé d’entre les morts… 

Les tzedoukim disent qu'il n'y a point de résurrection et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les proushim affirment les deux choses. (Actes 23 :8)

 

Ceci confirme également les enseignements du Rabbi : "tsadikim nikraïm haïm bémitatam" les tsadikim sont appelés vivants même dans leur mort…

Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que D.ieu vous a dit : Je suis le D.ieu d'Avraham, le D.ieu d'Its’hak et le D.ieu de Yaakov ? D.ieu n'est pas D.ieu des morts mais des vivants. La foule, qui écoutait, fut frappée de l'enseignement de Yeshoua. (Matityahou 22 :31-32)

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. (Shir Hashirim 2 :9). Comme cette gazelle qui apparaît, est révélée, retourne et disparaît ; le premier rédempteur est apparu et a disparu. Rabbi Bérakhyaha a dit au nom de Rabbi Lévi : Comme le premier rédempteur, sera le dernier rédempteur. Le premier rédempteur est Moshé, qui s'est révélé à eux, est retourné et s'est caché d’eux. (Bamidbar Rabah 11 :2)

Sa royauté sera jetée pour un temps, comme le premier rédempteur, le dernier rédempteur [le Mashiah] sera caché, puis reviendra et sera révélé. (Yalqout Chimoni Ruth 2 :603)

Dans nos actions et dans nos prières, nous aidons Mashiah ben Yossef et en agissant ainsi de toutes nos forces, lorsque l'éveil vient d'en bas, nous réaliserons l'unité de Mashiah ben Yossef et de Mashiah ben David qui sont l'arbre de Yossef et l'arbre de Yéhouda. Au début, ils seront entre vos mains individuellement, puis ils seront unis dans ma main… L'unité des deux est le fondement de l'unité du Saint Béni soit-Il et la Shekhina, ainsi ce sera l'achèvement de la rédemption. (Yehezqel 37 :19). (…) La rédemption entière dépend de l'unification des deux morceaux de bois : le bois de Yossef et le bois de Yéhouda. Ce sont les deux Messies : Mashiah ben Yossef et Mashiah ben David ; au début, lorsque la rédemption commencera naturellement d'en bas, ce seront des individus séparés dans votre main mais ensuite, ils deviendront un dans ma main. (Yehezqel 37 :19). La main de D.ieu signifie, miraculeusement, à l'aide des nuées du ciel. (…) Les yeux du Seigneur ton D.ieu sont toujours là-dessus, du début de l'année jusqu'à la fin de l’année. (Devarim 11 :12) ; le mot "yeux" au pluriel fait référence aux deux meshi’him. Le début de l'année fait référence au Mashiah ben Yossef, la qualité du din et la fin de l'année fait référence au mois de la miséricorde, au Mashiah ben David, la qualité du ‘hessed. (…) Je susciterai un germe juste de David. (Yrmeyahou 23 :6). Un germe juste fait référence au premier Mashiah : le Mashiah ben Yossef. Comme le trône de David, comme expliqué ci-dessus, il prépare la voie au Mashiah ben David. Nous sommes obligés de prier (…) par conséquent, nous nous concentrons dans la Amida car on trouve les mentions de : "la pousse de David" et "élevez la corne du salut [keren Yeshoua]"… Tout ceci est révélé dans le mystère de l’expression "les cornes d'un bœuf [Yossef]"… À la fin de la bénédiction, il est donc dit : "matsmia’h keren yeshoua" qui, en guématria, équivaut à 741 soit la guématria de "Mashiah ben Ephraïm [Yossef]"…  (Enseignements du Kol HaTor)

Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours ; l’œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. (Yeshayahou 53 :10)

Dans le Gan Eden, un palais est appelé le "palais des fils de la maladie" ... Le Messie entre dans ce palais et rassemble chaque douleur et chaque châtiment d'Israël. Tout cela vient reposer sur lui et s'il ne les avait pas pris sur lui-même, aucun homme n'aurait été capable de porter les châtiments d'Israël pour la transgression de la Torah car il est écrit : Certainement ce sont nos maladies qu'il a portées. (Yeshayahou 53 :4). (Zohar II, 212a)

 

À propos du Mashiah, la Guémara demande : Quel est son nom ? (…) Son nom est le lépreux (…) ainsi qu'il est dit : Certes, ce sont nos maladies qu'il a portées et nos souffrances qu'il a subies et nous le considérions comme un lépreux, frappé par D.ieu, humilié. (Yeshayahou 53 :4). (Sanhédrin 98b)

 

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (Zekharia 12 :10)

Ce verset du Livre de Zekharia fait référence au Mashiah, comme cela est rapporté par un avis du Talmud.

Le pays sera dans le deuil, chaque famille séparément. Pourquoi sont-ils dans le deuil ? (…) L'un dit que cela se rapporte au Mashiah ben Yossef qui sera tué. (Soukkah 52a)

Mashiah ben Yossef : bien évidemment, il s’agit ici de Yeshoua ben Yossef.

Le Mashiah fut donc retranché mais non pour lui-même car comme on le sait, Rabbi Yeshoua n’avait commis aucune faute ; il s’est livré à la mort en faveur des autres mais baroukh Hashem, nous le reverrons bientôt…

Voici, votre maison vous sera laissée déserte car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Baroukh Haba Beshem Adonaï ! (Matityahou 23 :38-39)

 

 

  • et le fils de l’homme : cela fait référence au Mashiah, selon la description du Livre de Daniel.

 

Je regardai pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7 :9-14)

 

 

  • debout à la droite d’Elohîms : et ailleurs, il est aussi enseigné : Le Mashiah est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de D.ieu et il intercède pour nous ! (Romains 8 :34) ou encore : Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel Cohen Gadol, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux. (Hébreux 8 :1)

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59.     Ils lapident Stephanos qui invoque et dit : Adôn Iéshoua’, reçois mon souffle.

 

 

  • Ils lapident Stephanos qui invoque et dit : Adôn Iéshoua’ : le Mashiah étant notre avocat, notre intercesseur auprès d’Hashem.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Dans ce passouk, nous voyons que Stephanos s’adresse au Mashiah ressuscité. La question s’impose donc d’elle-même : est-il possible de prier Yeshoua ? Pourquoi Stephanos n’a-t-il pas parlé directement à Hashem ? En effet, la plupart des croyants en la divinité de Yeshoua voient dans ce verset, une preuve pour justifier leurs croyances ; si Stephanos parle à Yeshoua, il nous est donc possible de le prier...  Or, l’argument ne tient pas car  bien que, dans les traductions françaises du Livre des Actes, il soit dit que Stephanos, juste avant de mourir, a prié et a dit "Seigneur Yeshoua, reçois mon esprit" ; le véritable terme traduit par "prier" est le mot grec "epikaleomai" qui apparaît également dans le Livre des Actes au chap. 25, où nous lisons que l’Apôtre Shaoul, lors de son jugement, dit : J'en appelle [epikaleomai] à César (Actes 25 :11) ou au chap. 2, lorsque c’est écrit que quiconque invoquera [epikaleomai] le nom du Seigneur sera sauvé.

 

Ainsi, on peut comprendre aisément, que Stephanos n’a pas prié Yeshoua mais l’a appelé et/ou l’a invoqué, comme le traduit Chouraqui, dans l’idée d’invoquer son mérite auprès d’Hashem. Il en est de même lorsque Shaoul, dans ses Lettres, parle d’invoquer le nom du Seigneur Yeshoua : il ne s’agit ni de prier Yeshoua et/ou de l’adorer comme D.ieu le Père mais simplement de faire appel à lui.

 

Les enseignements Juifs nous permettent de mieux comprendre la position de Stephanos. En ce sens, la pratique Nazaréenne de faire appel au Mashiah n’est que l’expression de la conviction que Yeshoua est vivant et actif afin d’intercéder pour nous auprès d’Hashem et non qu’il est D.ieu le Père incarné. 

 

Comme nous l’avons déjà dit, Rabbi Yeshoua lui-même n’a jamais demandé à ses talmidim de le prier ou de lui rendre un culte ; au contraire, il leur a demandé de s’adresser, dans leurs prières, au Père qui est dans les cieux. (Matityahou 6 :9).  Dans l’Évangile de Yohanan, il est également enseigné que la prière est adressée à D.ieu au nom de Yeshoua ; ce qui concorde avec la pratique Juive qui consiste à mentionner, dans les demandes faites à D.ieu, les noms ou les mérites des Tsadikim afin d’être exaucés.

 

 

  • reçois mon souffle : cette expression fut également utilisée par le Mashiah Yeshoua au moment où il expira…

 

Yeshoua s'écria d'une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et en disant ces paroles, il expira. (Loucas 23 :46)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Cette expression fut également reprise par le Rav Its’hak Lichtenstein, un Rabbin qui avait reconnu Yeshoua comme étant le Mashiah d’Israël.

 

Chers frères Juifs : j’ai été jeune et maintenant je suis vieux. J’ai atteint l’âge de quatre-vingts ans, âge dont le psalmiste parle (Ps. 90 : 10) comme étant la dernière période de la vie humaine sur terre. Alors que les gens de mon âge récoltent avec joie les fruits de leurs labeurs, moi je suis seul, presque abandonné, parce que j’ai élevé la voix en avertissement : Reviens, ô Israël, reviens vers le Seigneur ton D.ieu car tu as trébuché à cause de ton iniquité. Munis-toi de paroles de repentir et reviens vers le Seigneur. (Hoshéa 14 :2-3). Moi, Rav honoré pendant presque quarante ans, je suis maintenant dans ma vieillesse traité par mes amis comme si j’étais possédé d’un esprit mauvais (Yohanan 10 : 20) et par mes ennemis comme un proscrit. Je deviens le souffre-douleur des moqueurs qui me montrent du doigt. Mais tant que je vis, je veux me tenir sur ma tour de guet, bien que je puisse y être tout seul. Je veux écouter les paroles de D.ieu et scruter le temps où il reviendra vers Sion dans sa miséricorde, où Israël remplira le monde de son joyeux cri : Hoshanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hoshanna au plus haut des cieux ! Sans qu’on s’y attende, il tomba malade et ne fut alité que peu de temps. Comme il se rendait compte que sa fin approchait, il dit, en présence de sa femme et de l’infirmière : Présentez mes remerciements et mes salutations les plus chaleureux à mes frères et amis et à mes enfants... Bonsoir, mes ennemis, vous ne pouvez plus me faire de mal. Nous avons un seul D.ieu et un seul Père, nous qui sommes appelés ses enfants dans le ciel et sur la terre, et un seul Mashiah : Yeshoua qui a donné sa vie pour le salut des humains. Dans tes mains, je remets mon esprit. (Rav Its’hak Lichtenstein)