CHAPITRE 3

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COMMENTAIRES 

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1.     Petros et Iohanân montent au sanctuaire pour la prière de la neuvième heure.

  • Petros et Iohanân montent au sanctuaire : au Temple.

 

 

  • pour la prière de la neuvième heure : environ 15h, soit au moment de min’ha pour aller prier et comme on le sait, il est obligatoire pour les hommes Juifs de faire les trois prières quotidiennes, Cha’harit, Min’ha et Arvit.

 

COMMENTAIRE N°1

 

De nos jours, le peuple d'Israël prie au minimum trois fois par jour : le matin [Cha’harit], l'après-midi [min’ha] et le soir [Arvit] ; la téfila existant depuis la Création d'Adam… Pour information, dans le Tanakh, au milieu de tous les Prophètes, nous voyons qu'il existait également déjà des lieux fixes pour la prière, avant l'exil de Babylone. Le Roi David dira par exemple :  Le soir, le matin et à midi, je soupire et je gémis et il entendra ma voix. (Téhilim 55 :17) et au Livre de Daniel de rajouter : Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait et il louait son D.ieu, comme il le faisait auparavant. (Daniel 6 :10) ; la notion exprimée par l’expression "comme il le faisait auparavant" montre donc bien que cette tradition existait bien avant Babylone et cela rejoint ainsi de façon parfaite, les Téhilim du Roi David.

 

Il est important de repréciser l’importance des enseignements du Rambam sur ce sujet car selon lui, tous les hommes ont toujours priaient [hitbodedout] avec seulement leurs propres mots, tous les hommes incluant donc le Roi David, tous les Patriarches et tous les Neviim, etc…

 

Dans les Écrits Nazaréens, il est également dit : Kéfa et Yohanan montaient ensemble au Temple, à l'heure de la prière : c'était la neuvième heure. (Actes 3 :1) ; la neuvième heure correspond à environ 15h, soit le temps du sacrifice quotidien au Temple, au moment de la prière de Min’ha. Il est également fort probable que Cornelius priait au moment de Min’ha comme il est dit : Vers cette neuvième heure, je priai dans ma maison. (Actes 10 :3) ou encore concernant Kéfa, il est aussi enseigné : Kéfa monta sur le toit vers la sixième heure pour prier. (Actes 10 :9). 

 

Par conséquent, il faut savoir que Cha’harit, Min’ha et Arvit sont trois moments clés dans une journée propices, spirituellement, à l’exaucement. Avraham, qui a accompli toute la Torah avant qu'elle ne soit donnée (Béréshit 26 :5) priait également à ces moments et à ce sujet, il est rapporté au nom de Rabbi Yossé ben Rabbi 'Hanina : les prières ont été instituées par les Patriarches. (Bérakhot 26b) ; les Patriarches tous comme les Apôtres en leur temps, avaient donc compris que ces moments étaient spéciaux et dans le même élan, nos Sages ont fixé les prières du Sidour [Livre de prières] sur ce même modèle.

 

Néanmoins, il convient toujours de repréciser que lorsque le peuple d’Israël a reçu la Torah et les commandements par l’intermédiaire de Moshé Rabbénou, il a notamment reçu le commandement de prier. Or, lorsque le peuple d’Israël a reçu l’ordonnance de prier, il n’a reçu aucun Livres de prières accompagnant cette ordonnance, ni le Livre des Psaumes du Roi David, ni le Likouté Téfilot de Rabbi Nathan, ni rien… Alors de quelle prière s’agissait-il ? On parle alors d’une prière [hitbodedout] où l’homme prie D.ieu avec ce qu’il a dans son cœur. Ainsi à cette époque, les enfants d’Israël, depuis Moshé Rabbénou jusqu’à Ezra HaSofer, c’est-à-dire pendant presque mille ans, faisaient tous hitbodedout ! Chacun priait quand il le voulait, le temps qu’il souhaitait, dans sa propre langue maternelle, c’était la prière de l’époque ! Le Rambam, l’un des plus grands décisionnaires l’a lui-même écrit, la prière que D.ieu nous a ordonné est tout simplement celle qui consiste à lui parler. Rabbi Na’hman a dit : Tout le chemin que je vous ai enseigné, c’est le chemin que nos ancêtres ont eux-mêmes traversé. Ceci nous donne déjà un regard complétement différent sur l’origine de la hitbodedout. Aujourd’hui, nous avons les Livres de prière et nous avons l’obligation de réciter la prière du matin, de l’après-midi et celle du soir ; on récite également les Psaumes grâce à D.ieu et toutes autres sortes de prières mais cela ne nous enlève pas l’obligation de réaliser cette heure d’hitbodedout qui concerne bien sûr tous les êtres de la terre car elle concerne les hommes, les femmes, les enfants, les Juifs, les non-Juifs, le monde entier car chaque être humain est le fils du Créateur de l’univers et lorsqu’il le souhaite, il peut lui parler. (Rav Shalom Arush)

 

À la lumière de toutes ces explications, il est aisé de comprendre que la hitbodedout a priorité sur les prières liturgiques et au Rav Avraham Ifra’h de préciser : La prière telle qu’elle figure dans nos Livres de prières a été instituée par nos Sages, il s’agit ainsi d’une obligation deRabbanan. A contrario, le Rambam statue que la hitbodedout, le dialogue et la prière avec Hashem dans notre langue natale, est une obligation émanant de la Torah. La pratique de la hitbodedout constitue la véritable supplication à Hashem en ce sens où elle émane de la Torah mais également parce qu’elle revêt une dimension individuelle, contrairement à la prière collective, que nous récitons à titre de peuple et en minyan. (Rav Avraham Ifra’h)

De plus, selon l’angle Nazaréen, si nous n’avons pas encore pris sur nous la mitsva de réciter les prières liturgiques Juives actuelles, il nous faut prier malgré tout au minimum hitbodedout (Matityahou 6 :6) et nous pouvons, selon la Didaké tout comme selon les Évangiles, rajouté le "Notre Père" comme il est dit : Voici comment vous devez prier : Notre Père. (Matityahou 6 :9) et par conséquent, il est aussi important de préciser que le "Notre Père" est une téfila qetsarah, soit une Amida en elle-même mais en version plus courte, comme le permettent certains avis dans la Mishna Bérakhot et la Guémara de Jérusalem en la commentant. En conséquence, selon certains avis Nazaréens, faire la Amida en plus du "Notre Père" pourraient être redondants ; chacun choisira alors ce qui lui est le plus agréable dans sa relation avec Hashem bien qu’il ait une belle kavana de se confirmer aux ordonnances Nazaréennes exclusivement. Pour les sources autorisant la récitation de la Amida en version courte au lieu des 18 bénédictions, nous pourrons nous inspirer des avis de Rabbi Yéhochoua et de Rabbi 'Akiva dans la Mishna Bérakhot 4 :3. Il est fort probable que les Nazaréens recitaient le Notre Père comme Amida, comme en atteste la prescription de la Didaké de le réciter debout trois fois par jour. (Didaké 8 :4). Il s’agit ici évidemment d’une simple manière de faire, un minhag de la communauté Nazaréenne ; l'important étant de garder la structure : louange, bénédiction, remerciement et de reprendre les sujets évoqués dans la Amida complète ; la prière du Mashiah étant un modèle parfait de cette structure. Comment le sait-on ? Car les talmidim de Yeshoua n'ont pas demandé "quoi dire" lorsqu'on prie mais juste ''comment" prier ? Le Rabbi a repris la structure de la Amida et l'a résumée pour enseigner que c'est de cette manière qu'il nous faut prier et pas nécessairement qu'il est obligatoire de reprendre les mêmes mots, bien que ce soit une possibilité…  Bien évidemment, tout comme pour Rabbi Na’hman et le Rambam, la priorité pour le Mashiah étant la hitbodedout selon l’Évangile de Matityahou.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     L’Elohîms d’Abrahâm, l’Elohîms d’Is’hac, l’Elohîms de Ia’acob, l’Elohîms de nos pères a glorifié son serviteur Iéshoua’ que vous, vous avez livré et renié en face de Pilatus, alors qu’il jugeait bon de le renvoyer.

 

 

  • L’Elohîms d’Abrahâm, l’Elohîms d’Is’hac, l’Elohîms de Ia’acob : le D.ieu de tous nos patriarches.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Nos Sages ont enseigné que les patriarches sont le char de D.ieu car tous leurs membres étaient entièrement saints et détachés des sujets de ce monde ; tout au long de leur vie, ils ne servirent de char que pour la volonté divine. La raison pour laquelle les Sages ont désigné spécifiquement les Patriarches comme le char de D.ieu, alors que le corps de chaque Juif constitue un char lorsqu’il accomplit un commandement, est que la soumission des patriarches à la volonté divine était unique dans son étendue, son intensité et sa continuité : tous leurs membres étaient totalement soumis à la volonté divine tout au long de leur vie. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 23)

 

 

  • l’Elohîms de nos pères a glorifié son serviteur Iéshoua’ : le Tsadik a complètement achevé le "service" qu’est la lutte contre le mal de l’âme animale. Il l’a chassé et celui-ci l’a quitté, laissant le siège du mauvais penchant en son cœur vide au-dedans de lui. Ayant achevé cette tâche, le Tsadik se voit par conséquent conférer le titre de "serviteur" de D.ieu. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 15)

 

 

  • que vous vous avez livré et renié : comme on le sait, le Mashiah Yeshoua a été rejeté…

 

 

  • en face de Pilatus, alors qu’il jugeait bon de le renvoyer : cela fait référence aux événements décrits dans l’Évangile de Loucas.

 

Pilatus leur dit pour la troisième fois : Quel mal a-t-il fait ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges. (Loucas 23 :22)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Mais vous, vous avez renié le consacré et le juste, et vous avez demandé qu’un homme, un meurtrier, vous soit accordé par faveur.

 

  • Mais vous, vous avez renié le consacré et le juste : le Saint et le Tsadik.

 

COMMENTAIRE N°1

Le terme Tsadik dans son sens véritable ne s’applique qu’à celui qui s’est débarrassé de son mauvais penchant. Mais quiconque n’a pas atteint ce niveau et ne s’est pas libéré de son mauvais penchant, bien que ses mérites soient plus nombreux que ses fautes, n’est pas du tout du niveau et du rang de Tsadik. C’est pourquoi, nos Sages ont dit dans le Midrash : le Saint Béni soit-Il vit que les Tsadikim étaient peu nombreux, se leva et les planta dans chaque génération, c’est-à-dire les répartit. Cette expression : les Tsadikim sont peu nombreux n’est recevable que si le terme de Tsadik désigne un homme s’étant totalement défait de son mauvais penchant. Si le Tsadik n’était que celui dont les bonnes actions prévalent sur les mauvaises, pourquoi nos Sages auraient-ils alors dit que : les Tsadikim sont peu nombreux, quand, pour la grande majorité des Juifs, on compte plus de bonnes actions que de mauvaises ? (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 1) 

 

  • et vous avez demandé qu’un homme, un meurtrier : Bar-Abba.

 

  • vous soit accordé par faveur : cela fait référence aux événements décrits dans l’Évangile de Matityahou.

 

A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que demandait la foule. (Matityahou 27 :15) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Vous avez mis à mort le pionnier de la vie, qu’Elohîms a fait se réveiller d’entre les morts : nous en sommes témoins.

 

 

  • Vous avez mis à mort le pionnier de la vie : au sujet de l’expression contenue dans le verset des Téhilim : Quel est l’homme qui désire la vie ? (Téhilim 34 :13). Rabbi Chnéour Zalman souligne que le moyen d’obtenir la vie est l’attachement au Tsadik. Également selon les termes du verset : l’existence de mon Maître sera liée au faisceau de la vie. (1 Shmouel 25 :29). Or, le Tsadik est l’intermédiaire qui relie à D.ieu et c’est pour cette raison qu’il peut distribuer ce faisceau de vie. (Tanya et commentaires, Iguéret Kodesh, chap. 27) 

 

 

  • qu’Elohîms a fait se réveiller d’entre les morts : cela fait référence au fait qu’Hashem a ressuscité notre Admour Yeshoua. Dans le même élan, la Guémara parle de la potentialité qu’un Mashiah puisse venir du monde des morts ; elle précise même qu’il pourrait s’agir de Daniel ou d’un Tsadik du "calibre" de Daniel comme il est dit : Si le Mashiah est parmi les vivants, c'est une personne comme Yéhouda HaNassi, réputé pour sa sainteté, sa piété et sa connaissance de la Torah. Si le Mashiah est parmi les morts, c'est une personne comme Daniel, l'homme bien-aimé. (Sanhédrin 98b)

 

 

  • nous en sommes témoins : le Mashiah étant apparu aux Apôtres comme il est dit : C'était déjà la troisième fois que Yeshoua se montrait à ses talmidim depuis qu'il était ressuscité des morts. (Yohanan 21 :14) ou encore : Après qu'il eut souffert, il leur apparut vivant et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours et parlant des choses qui concernent le Royaume de D.ieu. (Actes 1 :3).

 

 

 

 

 

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19.     Faites donc retour, revenez, et que vos fautes soient effacées.

 

 

  • Faites donc retour, revenez : cela fait référence au fait de faire téchouva. Dans ce cas précis, l’Apôtre Shimon Kéfa reprend le peuple Juif pour avoir livré le Mashiah à la mort, le but étant désormais de faire téchouva en se liant à lui dans sa résurrection.  

 

 

  • et que vos fautes soient effacées : comme nous l’avons dit, dans ce contexte, la téchouva se rapporte au fait de se lier au Tsadik et Mashiah Yeshoua, puisque Shimon Kéfa s'adresse à un public exclusivement Juif déjà pratiquant en Torah. En fait, cela rejoint ce qu'enseigne Rabbi Na’hman de Breslev lorsqu’il dit qu’un Juif qui étudie et pratique la Torah mais n'est pas lié au Tsadik, son service divin n'a que très peu de valeur, celui-ci a donc besoin de faire téchouva au sein de sa propre vie de Torah.

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21.     Oui, il était nécessaire que le ciel l’accueille jusqu’au temps du rétablissement de tout, comme Elohîms l’a dit par la bouche de ses consacrés en pérennité, les inspirés.
 

 

  • Oui, il était nécessaire que le ciel l’accueille : comme on le sait, Rabbi Yeshoua s’est assis à la droite d’Hashem.

 

Le Mashiah est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de D.ieu et il intercède pour nous ! (Romains 8 :34)

 

  • jusqu’au temps du rétablissement de tout : soit la réparation du monde. Cela peut faire référence au rétablissement [la fin de l’exil] du Royaume d’Israël et également, selon un autre angle, au rétablissement [au tikoun spirituel] des nations.

 

 

  • comme Elohîms l’a dit par la bouche de ses consacrés en pérennité, les inspirés : concernant le rétablissement d’Israël, les prophéties des Neviim sont plutôt claires dans le Tanakh. Concernant les nations, les prophéties sont assez limpides également.

En ce jour, le rejeton d'Yichaï sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui et la gloire sera sa demeure. Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main pour racheter le reste de son peuple, dispersé (…) Il élèvera une bannière pour les nations, il rassemblera les exilés d'Israël et il recueillera les dispersés de Juda, des quatre extrémités de la terre. (Yeshayahou 11 :10-12)

 

Iles, écoutez-moi ! Peuples lointains, soyez attentifs ! (…) Maintenant, l'Éternel parle, lui qui m'a formé dès ma naissance pour être son serviteur, pour ramener à lui Yaakov et Israël encore dispersé car je suis honoré aux yeux de l'Éternel, et mon D.ieu est ma force. Il dit : C'est peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Yaakov et pour ramener les restes d'Israël : Je t'établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre. (Yeshayahou 49 :1-6)

Dans les temps à venir, Yaakov prendra racine, Israël poussera des fleurs et des rejetons et il remplira le monde de ses fruits. (Yeshayahou 27 :6)

 

Alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, afin qu'ils invoquent tous le nom de l'Éternel, pour le servir d'un commun accord. (Tsefania 3 :9)

 

COMMENTAIRE N°1

Pour mieux comprendre ce verset des Écrits Nazaréens, étudions l’histoire du christianisme et des nombreux Réveils en son sein.

Pour commencer, l’histoire nous montre clairement que la condition de l’Église romaine occidentale fut apostate, exactement comme les Apôtres du Mashiah l’avaient prophétisé. Cette apostasie était due en grande partie à la suppression des racines hébraïques de la foi en Yeshoua. 

 

La fondation de la première réforme au sein du christianisme était protestante, elle gagna le cœur de personnes qui avaient acquis la conviction que la seule autorité possible était en réalité, la Bible : c’est elle qui devait être la base de la foi et des doctrines. Ainsi, la Réforme se produisit car les gens commencèrent à fonder leurs convictions sur les Saintes Écritures plutôt que sur les décrets des dirigeants chrétiens. La plupart des vérités, que certains tiennent pour acquises aujourd'hui, étaient inconnus de la plupart des gens, avant que la première Réforme n’ait lieu. Ainsi, il serait plus juste d’appeler la Réforme, le début de la grande restauration… Or, comme nous l’avons vu, le Mashiah ne reviendra pas avant la restauration totale ou le rétablissement de toutes choses.

 

Le rétablissement concernant en priorité, bien évidemment, le rétablissement d’Israël et la fin de l’exil d’Edom mais selon un autre angle, ce rétablissement concerne également le monde non-Juif, le monde des nations. En effet, malgré le terrible chaos instauré par l’Église catholique, il sera vraiment intéressant d’analyser l’évolution des vérités bibliques au sein du christianisme. De même que la délivrance d'Israël s'accomplit au fur et à mesure, de même celle des non-Juifs ; de même, qu'il a fallu 2000 ans pour éliminer le problème de la haine gratuite, de même, il fallait 2000 ans aux non-Juifs pour passer de la mythologie gréco-romaine et des diverses idolâtries polythéistes environnantes, à ce qu'on voit aujourd'hui… Et d’ailleurs, le Temple n’étant toujours là, le problème Juif de la haine gratuite, vieux depuis 2000 ans, est-il vraiment réglé ? Non… alors, on comprendra assez facilement que le monde a encore besoin d’être réparé… Or, soulignons également que les chrétiens d’aujourd’hui ne sont pas non plus les catholiques qui ont brûlé les Juifs au Moyen-Age, à l'Inquisition ou dans les progroms. Ce sont des gens du 21ème siècle, eux aussi victimes de 2000 ans de mensonges chrétiens et dont un certain nombre, en sortent au fur et à mesure.

 

Par conséquent, pour suivre l’avis du Rambam, le mérite du christianisme et de l'islam a été d'affiner spirituellement le monde, afin de le préparer à la délivrance finale car de moult idolâtries avec sacrifices humains, etc… nous sommes passés, en 2000 ans, à des religions plus ou moins monothéistes, tirant leur source direct de la Torah d'Israël. De plus, comme le rappelle le Rambam, par leur biais, le monde entier à entendu parler d'Israël, de la Torah, des commandements, de la notion d’un Messie, de la délivrance finale, du monde futur, de récompenses et châtiments, etc…

 

Ainsi, le Mashiah devant réparer non seulement Israël mais également le monde, a donc "travaillé" dans le monde non-Juif depuis plus de 2000 ans et c’est le secret du verset : Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi. (Yohanan 12 :32). Ceci est également enseigné dans un Midrash, selon le Rav ‘Haïm Dynovisz, que le Mashiah ne vient en réalité, que pour les nations ; le peuple Juif ayant déjà les Maîtres d’Israël pour le guider ou encore au Rav Kook de dire : La vocation de la lumière qui émane d'Israël n'est pas d'absorber ou de détruire les autres religions, comme il n'est pas de la vocation d'Israël de détruire les autres nationalités. Notre objectif consiste plutôt à les parfaire, à les élever et à les purger de leurs impuretés. Alors elles se joindront automatiquement à la racine d'Israël, qui exercera sur elles une influence éclairante. Ces paroles se confirment de jour en jour car comme on le voit, beaucoup de chrétiens se rapprochent du Judaïsme authentique, d’où le grand Réveil dit "messianique" dans le monde.

 

Nous devrions ainsi, nous attendre à ce qu’une restauration au sein de la chrétienté ait encore lieu. Pourquoi ? Parce que l'histoire de l'Église [Essav] est à mettre en parallèle avec celle d'Israël [de Yaakov]. Elles ont toutes les deux de nombreux points communs… Dès la naissance de la nation d'Israël et durant plusieurs siècles, la gloire d’Hashem demeura à Jérusalem. Or, au bout d’un certain temps, la nation déclina et se divisa… De la même façon, la véritable Kéhila Nazaréenne du Livre des Actes avait un impact important sur le monde (Actes 17 :6) mais tout comme Israël, à un moment donné, elle quitta son premier amour... La masse non-Juive, comparable au Erev Rav, l’a conduite au déclin et à la division. Et quelle division incroyable car comme on le sait, le christianisme est la religion la plus divisée au monde ! Sachant que Yeshoua revient pour une Épouse sans tache et sans ride, que devait-il se produire, par exemple, au sein de l'Église apostate des années 1500 ? Elle avait grand besoin d’une restauration ! Voici ce que j’avance : ce que nous appelons la Réforme fut souverainement provoqué par Hashem dans le but de rafraîchir le monde non-Juif et la vérité biblique Nazaréenne authentique… Ainsi, tous les hommes de la Réforme qui se sont levés contre le catholicisme, bien que toujours chrétiens, contribuèrent au rétablissement d’un certain degré de la vérité. En fait, la plupart des dénominations de l’époque rompirent avec l'Église catholique afin de pouvoir pratiquer de nouvelles vérités dévoilées par Hashem.

 

Au regard de l’histoire, le schéma est assez simpliste : un groupe mis en place par D.ieu, qui n’accomplit plus sa volonté, est mis de côté ; Hashem le remplace par un autre, qu’il va oindre pour accomplir d’autres projets rédempteurs. Par exemple, lorsque les enfants d'Israël, qui vécurent en Égypte, rejetèrent Hashem dans le désert, il les laissa errer pendant 40 années, jusqu’à ce qu'ils meurent tous [excepté Yéhochoua et Calev] ; il leva ensuite leurs enfants pour qu’ils rentrent en Eretz Israël ! Une génération mais pas l’autre… Veuillez noter qu’Hashem met ainsi, fin aux aventures d’un premier groupe qui ne remplit pas [ou plus] ses desseins, pour en soulever un autre. Autre exemple, lorsque Shaoul rejeta l’autorité divine dans son combat contre Amalek, Hashem lui ôta son onction, pour la mettre sur David, qu’il souleva pour être le futur Roi d'Israël… Ainsi, lorsque l'Église romaine a totalement volé le rôle d’émissaire de Yeshoua, pour présenter au monde la véritable foi biblique, Hashem souleva en son sein, des réformateurs pour qu’ils amorcent le processus d’une restauration de la véritable foi biblique. Veuillez noter également que l'Église romaine, celle qui n’a jamais rempli les desseins divins, persécuta ces réformateurs : même un degré de vérité a certain un prix et dans un sens, il faut savoir respecter cela.

 

Ainsi, encore une fois, bien que chrétiens, chaque réformateur a essayé de restaurer une facette de la vérité ; la Réforme s’est donc poursuivit tout au long des générations mais bien évidemment, les choses commencèrent à se gâter : les réformateurs n’arrivèrent pas à se mettre d’accord. Certains pensèrent que d’autres n’étaient pas allés assez loin pour se distancer de l’Église catholique romaine. En fin de compte, comme on le sait, la Réforme aboutit à la formation de nombreuses dénominations… Chaque fois qu’un groupe était en désaccord avec les autorités en place, un nouveau mouvement naissait. Par exemple, au sein de l’Église catholique, Luther ne pouvant plus enseigner le salut par la foi, démarra un nouveau mouvement, appelé le protestantisme. Au fur et à mesure, de plus en plus de groupes se formèrent, chaque fois qu’une nouvelle vérité était redécouverte ; c’est comme cela que sont nés, les baptistes, les calvinistes, les presbytériens, les méthodistes, les premiers adventistes, etc…

 

Avez-vous entendu aussi parler de ce qui est arrivé lors du Réveil d’Azuza Street ? Nombreux furent ceux qui, au sein des principales confessions chrétiennes, rejetèrent l'expérience du "baptême de l'Esprit Saint" car pour beaucoup, cet évènement était diabolique. À contre-courant, d’autres croyants, quant à eux, reçurent ce "baptême de l’Esprit" et purent redécouvrir l’expérience du parler en langues : ils devinrent les Pentecôtistes. Comme on le sait, ces Pentecôtistes donnèrent ensuite naissance aux mouvements charismatiques, etc…

 

On comprend ainsi, au regard de l’histoire de l’Église, que les "anciennes confessions de foi" n’ont jamais été en mesure d’accepter l’enseignement "nouveau" des mouvements naissants. Les choses ont-elles vraiment changé ? La plupart des chrétiens regardent la Réforme comme étant un évènement passé. Or, je ne pense pas que la Réforme soit un événement du passé ! D’après moi, elle est toujours en cours ! En fait, je ne crois pas qu’Hashem puisse s’arrêter dans sa restauration de la vérité tant que l’Église ne soit pas revenue à sa véritable source : le Judaïsme.

 

En effet, pourquoi autant de dénominations ? Pourquoi autant de divisions ? Pourquoi autant de confusion ? Car aucun de ces mouvement n’est allé jusqu’à la Réforme totale, soit le fait de se regreffer [intégralement] sur l’olivier franc : Israël ; tous les mouvements chrétiens demeurent indépendants, via l’olivier sauvage d’Edom. (La Lettre aux Nazaréens de Rome, chap. 11).  En fait, c’est la raison pour laquelle nous vivons toujours cette Réforme : pour nous permettre de nous préparer à recevoir Yeshoua, sans tâches, ni rides… Or, il ne faut pas avoir peur de le dire, toutes les dénominations chrétiennes sont ridées et pleines de tâches : abandon de la Torah, du Shabbat, théologie de la substitution, antisémitisme chrétien, coutumes païennes comme Noël, etc…  

 

Après avoir reçu le renouvellement d'une vérité biblique, beaucoup de réformateurs se sont assis dessus, en pensant être arrivés au bout. Or, l’histoire nous prouve qu’ils se sont trompés ; la finalité, étant le Judaïsme car en réalité, tout le monde le sait, bibliquement, un chrétien n’a jamais existé et le Mashiah Yeshoua ne l’a jamais été.

 

Un des versets les plus étonnants de toute la Bible se trouve dans l’Évangile de Loucas : Alors, il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent les Écritures. (Loucas 24 :45).  Ainsi, pouvez-vous envisager le fait, que dans les derniers jours, le D.ieu d’Israël continue de rétablir une autre vérité ? Une vérité qui n’a pas été encore correctement interprétée depuis la mort des Apôtres ? Notez le fait que dans chaque mouvement, les gens avaient un choix à faire : continuer à suivre leurs traditions ou bien les abandonner, afin d’embrasser quelque chose de nouveau.  À l’époque de Moshé, dans le désert, certains ont manifesté leur désir de retourner en Égypte et ce fut la raison pour laquelle, ils passèrent à côté du plan de D.ieu pour leurs vies…  C’est triste mais dans tous les cas, il est certain que ceux qui n’ont pas eu les oreilles assez souples pour entendre l'Esprit d’Hashem, ont renoncé à des récompenses et à des bénédictions présentes et/ou futures. À combien de plus fortes raisons, ceux qui n’écoutent pas la Torah et qui, sous couvert de grâce et de loi, renoncent ainsi, au véritable bonheur…

 

Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le Royaume des cieux mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. (Matityahou 7 :21-24)

 

La Réforme a-t-elle pris fin ou est-elle toujours en cours ? Si Hashem vous confrontait avec une nouvelle révélation, tel que le Judaïsme Nazaréen authentique, auriez-vous les oreilles pour l’entendre ? Si Hashem vous demander de vous couper de l’olivier sauvage indépendant pour vous regreffer sur l’olivier franc, auriez-vous les oreilles pour entendre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22.     Moshè l’a certes dit : Un inspiré pour vous, semblable à moi, IHVH-Adonaï votre Elohîms le suscitera parmi vos frères. Lui, vous l’entendrez en tout ce qu’il vous dira.

 

 

  • Moshè l’a certes dit : Un inspiré pour vous, semblable à moi : comme il est dit : L'Éternel, ton D.ieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un Prophète comme moi : vous l’écouterez ! (Devarim 18 :15) ou encore : Je leur susciterai du milieu de leurs frères un Prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai. (Devarim 18 :18)  

 

 

  • IHVH-Adonaï votre Elohîms le suscitera parmi vos frères : au sein du peuple Juif.

 

 

  • Lui, vous l’entendrez en tout ce qu’il vous dira : selon l’ordre de Moshé, nous devons obéir en tout point aux directives de ce Tsadik, en l’occurrence du Mashiah comme il est aussi dit : la Torah a été donnée par Moshé, la grâce et la vérité sont venues par le Mashiah Yeshoua. (Yohanan 1 :17)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Voici plusieurs explications du Rambam à ce sujet, dans son Mishné Torah.

 

Il est clair et explicite dans la Torah que cette Loi est immuable : aucune modification, diminution ou ajout ne peut y être fait, comme il est dit : Tout ce commandement que je vous prescris, observez-le exactement, sans y rien ajouter, sans en retrancher rien ; il est aussi dit : Mais les choses révélées importent à nous et à nos enfants à jamais, mettre en pratique toutes les paroles de cette Doctrine. Tu apprends donc que tous les préceptes de la Torah nous incombent à jamais. De même, il est dit : Elle est un statut éternel pour vos générations et il est aussi dit : Elle n’est pas dans le Ciel. Tu apprends donc qu’un Prophète n’a pas le droit maintenant de faire une innovation dans la Loi Écrite ou Orale ; c’est pourquoi, si un homme, non Juif ou Juif, montre un signe ou un miracle et dit que D.ieu l’a envoyé pour ajouter une mitsva ou retrancher une mitsva, ou pour interpréter un certain commandement autrement que la tradition le rapporte de Moshé, ou dit que les commandements ordonnés au peuple Juif ne sont pas éternels mais sont liés à une certaine époque, c’est un Prophète mensonger car il vient démentir la prophétie de Moshé. (…) En effet, Lui, Béni soit-Il, a ordonné à Moshé, que cette Loi soit immuable pour nous et nos enfants, et D.ieu n’est pas un homme pour mentir. (…) S’il en est ainsi, pourquoi est-il dit dans la Torah : Je leur susciterai un Prophète du milieu de leurs frères, tel que toi ? Quelle est donc la fonction de ce Prophète ? Ce Prophète ne vient pas établir une nouvelle religion mais ordonner de suivre les préceptes de la Torah et mettre en garde le peuple de ne pas transgresser celle-ci, comme dit le dernier d’entre eux : Souvenez-vous de la Torah de Moshé, mon esclave. Et de même, s’il donne un ordre concernant ce qui est facultatif, il incombe de l’écouter et celui qui n’obéit pas est passible de mort par le Ciel, comme il est dit : Et alors, celui qui n’obéira pas aux paroles du Prophète, qu’il énonce en mon Nom, c’est moi qui lui en demanderai compte. (Mishné Torah du Rambam, Yessodei HaTorah, chap. 9)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     Et ce sera, tout être qui n’entendra pas cet inspiré sera exterminé du peuple.

 

 

  • Et ce sera, tout être qui n’entendra pas cet inspiré : cela fait référence au Mashiah, Prophète de l’Éternel tout comme Moshé comme il est dit : Ce qui est arrivé au sujet de Yeshoua le Nazaréen, qui était un Prophète puissant en œuvres et en paroles devant D.ieu et devant tout le peuple, et comment les principaux cohanim et nos magistrats l'on livré pour le faire condamner à mort et l'ont crucifié. (Loucas 24 :19-20)

 

 

  • sera exterminé du peuple : comme il est dit : Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon Nom, c'est moi qui lui en demanderai compte. (Devarim 18 :19)

 

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25.     Vous, vous êtes les fils des inspirés et du pacte qu’Elohîms a tranché près de vos pères, disant à Abrahâm : Tous les clans de la terre se béniront en ta semence.

 

 

  • Vous, vous êtes les fils des inspirés : les descendants physiques et spirituels des grands Neviim d’Israël, comme il est enseigné par nos Maîtres : tous les Juifs sont des Prophètes car ils sont les fils de Prophètes.

 

 

  • et du pacte qu’Elohîms a tranché près de vos pères : cela fait référence principalement aux patriarches.

 

COMMENTAIRE N°1

Les Patriarches étaient véritablement "le char" de D.ieu, ils lui étaient complètement soumis et n’avaient aucune volonté indépendante, comme un char qui n’a pas de volonté propre et est seulement conduit par la volonté de son conducteur. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 18)

 

 

  • disant à Abrahâm : Tous les clans de la terre se béniront en ta semence : comme il est dit : Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :18)

 

COMMENTAIRE N°2

 

D.ieu a fait la promesse au patriarche Avraham qu'il bénirait toutes les nations par l’intermédiaire de ses descendants. Les promesses pour Avraham sont rappelées dans l'alliance abrahamique dont les termes sont mentionnés du chap. 12 au chap. 17 du Sefer Béréshit : les promesses sont celles d'une grande descendance, d’Eretz Israël et d’une bénédiction totale répandue au milieu de toutes les nations. Or, un événement dans la vie d'Avraham est d'une grande importance pour une bonne compréhension de la mission du Mashiah Yeshoua. En effet, dans le Sefer Béréshit au chap. 22, D.ieu demande au patriarche de sacrifier son fils unique : Its’hak, héritier des promesses du Am Israël. Or, lorsque Avraham accepta d'accomplir cette immense sacrifice par obéissance, D.ieu est intervenu et lui a donné un bélier afin qu’il soit sacrifié en remplacement d’Its’hak. Par conséquent, il faut bien saisir le fait que c’est par le mérite de cet acte de sacrifice, soit par la Akéda d’Its’hak qu’Hashem a pleinement béni toutes les nations de la terre ; c’est le secret de l’expression : "Parce que tu as obéis à ma voix" au verset 18 du chap. 22, c’est-à-dire qu’Avraham lui a pleinement obéi en sacrifiant son fils.  

 

L'ange de l'Éternel appela une seconde fois Avraham des cieux et dit : Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel ! Parce que tu as fais cela et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. (Béréshit 22 :15-18)

 

Or, selon nos Maîtres, Its’hak est appelé étrangement appelé "le fils du Mashiah" et selon un angle Nazaréen, le lien est assez parlant : celui de la Akéda… Il est également intéressant de noter que l’Évangile de Matityahou commençant par les expressions "fils de David, fils d'Avraham" (Matityahou 1 :1) nous permet de voir le Mashiah, comme étant le fils souverain de David HaMelekh et comme étant le fils sacrificiel d'Avraham [Akéda Yeshoua] bénissant toutes les nations ! Une facette du lion de Juda [Mashiah ben David] et une facette de l’Agneau immolé [Mashiah ben Yossef] prophétisé par Yeshayahou : Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? (Yeshayahou 53 :6-8).

 

"Christ" est le mot grec équivalent au mot "Mashiah" en hébreu. En français, on l'appellerait tout simplement l'Oint : celui ayant reçu l’onction ou celui ayant été désigné, pour accomplir une mission bien précise. En effet, dans le Tanakh, oindre avec de l'huile était le signe qu’Hashem "mettait de côté" un serviteur pour un rôle particulier. Par exemple, on oignait un serviteur de D.ieu pour la fonction de sacrificateur, de Navi ou encore de Roi. Le titre de "Mashiah" sur Yeshoua signifie qu’Hashem l’a envoyé dans le monde pour être le Roi et le Sauveur de toute l’humanité. En effet, le nom de Yeshoua est le nom donné au Mashiah par Hashem lui-même car ce nom signifie "Yah sauve" ou encore "le salut" ! Beaucoup de Juifs croyaient qu’Hashem avait envoyé Yeshoua pour délivrer Israël de l’occupation romaine et pour régner, par la suite, comme le Roi du monde. Or, ce plan n’a pas pu avoir lieu car Yeshoua n’a pas été reconnu comme le Mashiah par certains (pas tous) dirigeants corrompus du Am Israël ! Par un refus d’être considéré comme le Mashiah ben David, Yeshoua a été "résigné" dans la magnifique mission d’être le Mashiah ben Yossef, soit le Sauveur venu expier les péchés du monde entier… En effet, Rabbi Yeshoua de Natzeret a revêtu de la mission codé par l’expression "ben Avraham" [Mashiah ben Yossef/Mashiah ben Ephraïm dans d’autres codes Juifs] et a apporté la délivrance sur tous péchés, toutes maladies, toutes malédictions, etc…

 

En effet, Hashem s'est servi du sacrifice d’Avraham pour nous montrer plusieurs choses : le rachat du peuple de D.ieu nécessiterait le sacrifice d’un substitut, soit le sacrifice d’un descendant direct d'Avraham [comme ce fut le cas pour Its’hak]. Or, lorsque Yeshoua est monté sur la montagne de Golgotha, aucun bélier n’aurait pu le remplacer ; la raison en est qu’Hashem a aussi envoyé le Mashiah pour être "l'Agneau de D.ieu" afin de bénir pleinement toute l’humanité, Juifs et non-Juifs… En refusant de le reconnaître comme le Mashiah, certains Juifs n'avaient pas compris ce qu’il venait d’engendrer : Yeshoua viendra une fois comme le fils d'Avraham pour mourir en sacrifice [Akéda Its’hak/Yeshoua] et il reviendra comme Mashiah ben David pour régner sur toute l’humanité. 

 

Voici le plan d’Hashem incorporant les Juifs et les non-Juifs. De toute façon, même dans le Judaïsme traditionnel, le rôle du Mashiah s’étendra sur toute l’humanité ; ainsi, voici comment la bénédiction et la promesse d’Hashem pour Avraham s’est aussi révélée lors du premier dévoilement de Yeshoua.

 

Au travers du Tsadik, se réaliseront donc les deux promesses du Tanakh, une d’un point de vue davidique et une autre d’un point de vue abrahamique. Yeshoua a donc reçu cette autorité d’Hashem pour ramener l'ordre et la perfection dans toute la Création. Le monde déchu, présent dans la vie d’un Juif et d’un non-Juif, pourra ainsi, être pleinement restauré par l’intermédiaire de notre émouna dans le Mashiah.

 

Or, dans nos vies personnelles, c'est effectivement par la foi qu’on le reçoit en tant que ben Avraham, en tant que Sauveur mais une fois qu’on a la certitude qu’Hashem nous a justifiés et rachetés en Yeshoua, le Mashiah doit aussi régner dans notre vie ! En effet, le but est de le couronner Roi du monde, la facette du Sauveur n’est pas suffisante ; les chrétiens ont d’ailleurs, idolâtré cette facette du Mashiah ben Yossef mais le monde continue de ne pas être réparé ! Beaucoup de "sauvés" et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! Beaucoup de "chrétiens" (religion n°1) et pourtant le Mashiah n’est pas encore revenu ! L’important n’est donc pas de prêcher le salut mais plutôt le Royaume car celui-ci engendre, lui-même, le salut !

 

Allez, prêchez et dites : Le Royaume des cieux est proche. (Matityahou 10 :7)

 

Le Mashiah est donc le fils d’Avraham, issu du peuple de l’alliance et par conséquent, le fils de la promesse. En lui, toutes les nations peuvent s’attacher au Maître du monde et devenir, par la émouna, fils d’Avraham ; c’était aussi la pensée de l’Apôtre Shaoul.

 

Or les promesses ont été faites à Avraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, le Mashiah. (Galates 3 :16)

 

Yeshoua est notre Roi. Yeshoua est ressuscité. Allons vers lui et soumettons-lui notre vie, notre temps, notre argent et la totalité de notre cœur. Aucun sacrifice n'est trop grand envers celui qui s'est sacrifié pour nous ! Ne vivons plus pour nous-mêmes mais vivons pour lui !