CHAPITRE 28

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COMMENTAIRES 

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5.     Il secoue la bête dans le feu, et ne souffre d’aucun mal.

 

 

  • Il secoue la bête dans le feu : comme il est dit : Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. (Marcos 16 :17-18).

 

COMMENTAIRE N°1

 

On peut comparer cette situation avec un passage de la Guémara.

 

Il s'est produit un incident à un endroit où un arvad [un serpent] faisait du mal aux gens. Ils sont venus et ont informé Rabbi Hanina ben Dosa et lui ont demandé de l'aide. Il leur a dit : Montrez-moi le trou de l'arvad et ainsi, ils lui ont montré son trou. Il plaça son talon à l'entrée du trou et l'arvad sortit, le mordit et mourut. Rabbi Hanina ben Dosa plaça l'arvad sur son épaule et l'apporta au Beit Midrash. Il dit à ceux qui y étaient rassemblés : Vous voyez, mes fils, ce n'est pas l'arvad qui tue une personne mais plutôt le péché d'une personne. L'arvad n'a aucun pouvoir sur celui qui est exempt de péché. À ce moment, les Sages ont dit : Malheur à la personne qui a été attaquée par un arvad et malheur à l'arvad qui a été attaqué par Rabbi Hanina ben Dosa ! (Bérakhot 33a)

 

 

  • et ne souffre d’aucun mal : les niveaux de sainteté, atteints grâce à la Torah et au Rouah Hakodesh du Mashiah nous permettent d'obtenir des forces surnaturelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6.     Eux s’attendent à ce qu’il enfle ou qu’il tombe mort, soudain. Ils attendent longtemps. Voyant qu’il ne lui arrive rien d’anormal, ils changent d’avis et disent qu’il est un dieu.

 

 

  • Eux s’attendent à ce qu’il enfle ou qu’il tombe mort, soudain : en effet, l’Apôtre Shaoul s’était fait mordre par une vipère.

 

 

  • Ils attendent longtemps. Voyant qu’il ne lui arrive rien d’anormal : comme il est dit : l’arvad [le serpent] n'a aucun pouvoir sur celui qui est exempt de péché. (Bérakhot 33a) et bien évidemment, cela correspond aux bénédictions annoncées par le Mashiah : Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. (Loucas 10 :19).

 

 

  • ils changent d’avis et disent qu’il est un dieu : nous trouvons dans ce cas précis, une débauche extrême de la culture païenne où certaines personnes, voyant un miracle fait par Shaoul, ont immédiatement commencé à le qualifier de dieu… Un cas est similaire dans le chap. 14 du Livre des Actes comme il est dit : À la vue de ce que Shaoul avait fait, la foule éleva la voix et dit en langue lycaonienne : Les dieux sous une forme humaine sont descendus vers nous. (Actes 14 :11).

 

COMMENTAIRE N°1

Évidemment, Shaoul n'était pas un dieu mais les non-Juifs idolâtres ont immédiatement tiré la conclusion qu'il l’était ; non seulement cela mais ils l’ont aussi identifié comme un dieu avec lequel, ils étaient certainement familiers… Cette tendance des non-Juifs représentant la pensée occidentale gréco-romaine, à interpréter le surnaturel par leurs propres traditions sociétales a fait de Shaoul un dieu vivant. 

 

Or, si c'était leur réaction face à un seul miracle accompli par Shaoul, qu'ont dit les polythéistes concernant un Mashiah ressuscité ? Et nous savons comment ça s'est terminé pour Yeshoua mais la réaction de ces non-Juifs nous permet de mieux comprendre le contexte de l’époque et le voyage de Jérusalem à Rome...

 

Baroukh Hashem, dans notre génération, nous retrouvons un Yeshoua Juif parfaitement homme, des Apôtres Juifs de Jérusalem, d’où ils viennent à juste titre.

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28.     Ainsi, pénétrez-le : ce salut d’Elohîms est envoyé aux goîm ; ils l’entendront, eux ! 

 

 

  • Ainsi, pénétrez-le : ce salut d’Elohîms : cela fait référence au Mashiah Yeshoua, dont le nom en hébreu signifie, le salut.  

 

 

  • est envoyé aux goîm ; ils l’entendront, eux : comme l’a prophétisé l’Apôtre Shaoul, le nom du Mashiah fut dévoilé aux nations et en lui, les non-Juifs ont trouvé la rédemption et le salut. Dans le même élan, Rabbi Moshé Valle a déclaré : Yeshu [Jésus] a été envoyé pour apporter le salut aux autres nations, c'est pourquoi les non-Juifs ne l'ont jamais lâché.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon un commentaire de Rabbi Yonathan ben Ouziel, Yeshayahou HaNavi nous a informé que si le peuple Juif était méritant, il serait capable d'accueillir le Mashiah, qui se révèlerait par la suite au reste du monde. En revanche, si le peuple Juif ne le mérite pas, les non-Juifs s'en apercevront en premier et nous déclareront : Voici ton salut qui vient ! (Propos de la Rabbanite Dévora Fastag)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Il est possible que le Mashiah ben Yossef soit dévoilé au peuple Juif et que c'est ce dernier qui informera les nations du monde de son arrivée. Néanmoins, il existe également une potentialité contraire : le Mashiah se dévoilera d'abord aux nations du monde et ce sont ces derniers qui le diront par la suite au peuple Juif ; voici la raison de ce phénomène : si Israël est méritant, le Mashiah se dévoilera à lui d'abord mais sinon, ce sont les nations qui conduiront sa révélation... Puissions-nous nous renforcer afin que nous n'ayons pas besoin des nations du monde pour nous informer de l'arrivée du Mashiah ! Que D.ieu nous préserve d'une telle humiliation ! (Mikhtav MéEliyahou 4, P300)

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Le sceptre n'échappera point à Yéhouda, ni l'autorité à sa descendance, jusqu'à l'avènement du Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

 

Voici les commentaires de Rachi :

 

  • Shiloh : c’est le Mashiah car la Royauté lui a été donnée par David. (Béréshit Rabah 99 :8)

 

Selon Rachi, le mot "Shiloh" fait référence au Mashiah. Or, ce qui est extraordinaire, c’est que dans l’hébreu, en prenant les lettres de l'expression "Shiloh, auquel obéiront les peuples" nous trouvons le nom de Yeshoua.  

 

 

Le mot "Shiloh" peut être également traduit par "le Pacifique" : cela nous rappellera le shalom manifesté dans la vie de Yeshoua et toute la générosité qu’il a dévoilée pour le bien d’autrui.

 

À ce stade, il est également intéressant de rappeler que les lettres hébraïques détiennent une valeur numérique mais également un sens. Par exemple, le aleph peut représenter le bœuf, le beith peut représenter la maison ou l’intériorité, etc… Ainsi, dans le nom de Yeshoua, on retrouvera :

 

  • le "yod" : la main de D.ieu.

  • le "shin" une lettre détenant 3 branches : Hashem, Yeshoua et le Rouah Hakodesh.

 

Note importante : malgré l’association de trois acteurs dans le dévoilement de la divinité, nous ne parlons pas du tout de la trinité dans cette étude. Pour mieux appréhender cette association décrite au travers de la lettre shin, il sera nécessaire d’étudier la ‘Hassidout Breslev décrivant de façon parfaite l’unité entre Hashem, le Tsadik et la Shekhina. 

 

  • le "vav" : le clou, représentant la crucifixion du Mashiah [ben Yossef].

  • le "ayin" : l’œil ou le regard, détenant une guématria de 70 afin de nous montrer qu’au travers du sacrifice de Yeshoua, Hashem a accordé de nombreux bienfaits aux non-Juifs et cela correspond ainsi, au secret du verset cité plus haut : Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

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