CHAPITRE 21

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COMMENTAIRES 

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21.     Or, ils ont entendu dire de toi que tu enseignes à tous les Iehoudîm dispersés parmi les goîm à apostasier Moshè, en leur disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas marcher selon les coutumes.

 

  • Or, ils ont entendu dire : cela fait référence aux Nazaréens soumis aux directives de Beit Shammaï.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comme cela est bien connu, certains de ces proushim, étaient proches de Yaakov et contre l’Apôtre Shaoul. Pour confirmer ces dires, nous pourrons nous inspirer du témoignage historique d’Irénée de Lyon.

Ceux qui sont appelés Ebionites reconnaissent que le monde a été fait par D.ieu mais leurs opinions concernant le Seigneur ne sont pas similaires à  celles des Cérinthiens et des Carpocrates. Ils utilisent l’Evangile de Matthieu seulement et ils rejettent l’Apôtre Paul, en disant qu’il était un Apostat vis-à-vis de la loi. En ce qui concerne les écrits prophétiques, ils tentent de les expliquer soigneusement. Ils pratiquent la circoncision et persévèrent dans les coutumes qui sont en conformité avec la loi, mènent un mode de vie judaïque et révèrent Jérusalem comme la maison de Dieu. (Contre les hérésies I, 26)

Ceux qu’Irénée nomme "les Ébionites" ne diffèrent donc pas de certains Nazaréens de Jérusalem dont le Livre des Actes fait mention dans le chap. 21.

 

Irénée nous apprend aussi qu’ils ne croyaient ni en la divinité de Jésus ni en sa naissance virginale : Vains également sont les Ebionites, eux qui n’accueillent pas en leur âme l’union de Dieu et de l’homme mais qui restent dans le levain de la naissance et qui ne veulent pas comprendre que le Saint Esprit vint en Marie, et que la puissance du Très-Haut la couvrit de son  ombre et que ce qui naquit est Saint et est le Fils du Très Haut, le Père de Tout, qui opéra son Incarnation. (Contre les hérésies V,1)

 

Voici la jeune femme deviendra enceinte et enfantera un fils, comme Théodote l’Ephésien et Aquila Pontique, tous deux des prosélytes juifs l’ont traduit. Les Ebionites, suivant ceux-ci disent qu’il (Jésus) a été engendré de Joseph. (Contre les hérésies IV, 33)

 

Mais d’où l'appellation d’Ebionites provient-elle ? Comme on le verra dans les écrits d’autres pères de l'église, ce terme, qui provient de l’hébreu "Ebion" [pauvre] était utilisé péjorativement par les pères de l’église en référence à la "pauvreté spirituelle" des Juifs, adeptes du mouvement de Jésus.

 

En effet, ne professant pas la doctrine de la divinité du Christ et n’ayant pas rompus avec le Judaïsme, les Ebionites furent ainsi nommés par les Pères de l'Eglise en raison de leur attachement à ce qui constituait au regard des chrétiens des nations la "pauvreté" de la lettre de la loi et de leur christologie pauvre…   

 

Tous ces Nazaréens n’étaient certainement pas contre l’Apôtre Shaoul mais certains n’acceptaient pas autant d’engagement pour les non-Juifs… Comme on le voit, Yaakov HaTsadik, afin de favoriser la bonne entente dans la Kéhila, demanda à Shaoul d’aller prouver son attachement à la Torah, pour calmer les tensions, en allant au Temple. 

 

  • de toi : des enseignements de l’Apôtre Shaoul.  

 

  • que tu enseignes à tous les Iehoudîm dispersés parmi les goîm : en galout, au milieu des non-Juifs.

 

  • à apostasier Moshè : renoncer aux commandements de la Torah… Or, c’était faux et la majorité des chrétiens sont tombés dans le panneau : voici la définition réelle de l’apostasie ; l’apostasie, c’est renoncer aux commandements de la Torah de Moshé !

 

  • en leur disant de ne pas circoncire leurs enfants : l’abolition de la circoncision et bien évidemment, c’était également faux.  

 

  • et de ne pas marcher selon les coutumes : cela fait référence aux lois divines comprises dans le Torah Orale, aux halakhots, etc…

 

 

 

 

 

 

 

 

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25.     À propos des goîm qui adhèrent, nous avons écrit ce dont nous avions jugé bon qu’ils se gardent : des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, de la viande étouffée et de la puterie. 

 

 

  • À propos des goîm qui adhèrent : cela fait référence aux Nazaréens d’origine non-Juive. 

  • nous avons écrit ce dont nous avions jugé : les autorités de la Kéhila Nazaréenne, dont Yaakov était le dirigeant.

 

COMMENTAIRE N°1

 

C’est d’abord par le Livre des Actes que nous sont connues les actions de Yaakov dans les premiers temps de la Kéhila Nazaréenne. Les mentions de ses interventions sont peu nombreuses mais ont donné lieu à de nombreux commentaires, plus ou moins spéculatifs. Cependant, tous les commentateurs s’accordent pour constater que Yaakov HaTsadik occupait un rang très important dans la communauté "mère" de Jérusalem, et ce dès le début… On le voit de façon particulièrement nette à l’occasion, de ce que l’on nomme, le Concile de Jérusalem.

Au début de leur mission, les Apôtres évangélisaient dans le bon du terme, les gens qu’ils fréquentaient habituellement, comme on peut le constater avec Shimon Kéfa et Yohanan qui allaient au Temple. Autre exemple, quand les Apôtres allaient dans une ville, c’était d’abord à la synagogue ; ainsi, le message de la résurrection du Mashiah a donc d’abord été adressé aux Juifs. Or, petit à petit, les Apôtres franchirent les limites du Am Israël afin de s’adresser aussi aux non-Juifs comme le Mashiah l’avait également demandé.  

Allez, faites de toutes les nations des talmidim, les immergeant en mon nom et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. (Matityahou 28 :19-20)

Comme on le sait, le nombre des Nazaréens a rapidement augmenté et surtout, parmi ceux issus du paganisme. Les responsables de la Kéhila, dont Yaakov qui en était le dirigeant, se trouvèrent alors rapidement confrontés à une question urgente : quelle conduite tenir vis-à-vis des non-Juifs, qui souhaitaient se convertir et s’attachaient au Tsadik ? Fallait-il leur imposer de se faire circoncire et de suivre toutes les règles que tout Juif pieux se devait de respecter ?

Ainsi, le vrai problème qui s’est posé n’était pas de savoir si les non-Juifs devaient pratiquer la Torah mais s’ils devaient être circoncis selon la Torah, en vue d’être sauvés pour le Olam Haba [opinion de certains proushim inspirés de Beit Shammaï]. 

Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moshé, vous ne pouvez être sauvés. (Actes 15 :1) 

Dans un discours décisif, l’Apôtre Shimon Kéfa [tout comme Shaoul] défendra l’idée que les non-Juifs sont sauvés par leur attachement au Tsadik et qu’on ne peut leur imposer la circoncision ; néanmoins, c’est le frère de Yeshoua, soit Yaakov HaTsadik qui fera la synthèse de ce Concile et qui prendra la décision finale.

Yaakov apparaît ainsi, comme le médiateur entre Shaoul et certains Nazaréens, plus rigoureux dans l’observance de la Torah. En citant le Prophète Amos, Yaakov replacera ce débat dans l’histoire de l’élection du peuple d’Israël. En effet, le dessein de D.ieu est que toutes les nations viennent à lui et soient rassemblées en lui, au travers de la lumière d’Israël ; pour Yaakov, la conversion des non-Juifs est l’accomplissement de cette prophétie d’Amos. En tant que chef des Nazaréens, Yaakov pense que son rôle est donc de continuer ce qu’a commencé Yeshoua, c’est-à-dire de continuer d’œuvrer pour la réparation d’Israël et du monde.  L’observance de la Torah étant le signe visible de l’appartenance au peuple élu et les différents préceptes étant la voie d’accès privilégiée vers Hashem, Yaakov n’envisage certainement pas que les Nazaréens d’origine non-Juive ne pratiquent pas la Torah ou même la circoncision… Cependant, ne souhaitant pas leur créer de difficultés en raison du contexte compliqué : haine gratuite, Yeshoua crucifié, persécutions, la prophétie du Mashiah concernant la destruction du Temple, etc… Yaakov n’envisage pas de leur imposer directement la brit mila ; il accepte donc les avis de Shaoul et de Shimon Kéfa et les soutiendra dans leur élan pour le Tsadik.

Conclusion de ce Concile, les Nazaréens d’origine non-Juive ont part au salut par l’attachement au Tsadik sans l’acte de la brit mila mais ils devront également, manifester leur appartenance au peuple d’Israël par l’observance de quatre préceptes minimum et aller apprendre sincèrement le reste dans les synagogues chaque Shabbat.

C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des non-Juifs qui se convertissent à D.ieu mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, depuis bien des générations, Moshé a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de Shabbat dans les synagogues. (Actes 15 :19-21)

COMMENTAIRE N°2

Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. (Matityahou 18 :18)

Hashem a conditionné l'ensemble de la Création, de telle sorte qu'elle est tout entière soumise à la Torah et à ses Sages. (Rav Its’hak Zylberstein). Selon cet avis, l'univers tout entier évolue à la lumière des exigences de la halakha décrétées par les Maîtres d’Israël.

 

En effet, lorsqu’un Rabbi comme le fut Yaakov pour la Kéhila Nazaréenne, lie une halakha, Hashem met un "tampon de vérité" dessus et ainsi, les êtres inférieurs et supérieurs, les démons et les anges, les Juifs ou non-Juifs, sont tous soumis à cette loi spirituelle. La nature elle-même se met à évoluer en fonction de cette halakha ! En l’occurrence, nous sommes tous soumis aux décisions du Concile de Jérusalem : celles de Yaakov HaTsadik de Beit Yeshoua, inspiré de Beit Hillel. 

 

La base de la Torah, pour un Nazaréen, sera donc d’abord d’être lié avec le Tsadik Yeshoua [par l’immersion] comme cela est enseigné dans le milieu de la ‘Hassidout : Le rapprochement et l'attachement au Tsadik véritable représentent le fondement de tous les fondements et la racine de toutes les racines, cela surpasse tout. (Torah n°143 du Likouté Moharan I)

 

 

  • bon qu’ils se gardent : du grec "phulasso"…

 

Voici la définition du mot grec "phulasso" :

  • garder, dans le sens de prendre soin de,

  • garder pour soi-même, dans le sens de ne pas violer,

  • s’empêcher toute violation,

  • observer,

  • éviter, fuir de.

Puis il leur dit : Gardez-vous avec soin de toute avarice. (Loucas 12 :15).

 

 

  • des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, de la viande étouffée : de la viande non-kasher.

 

COMMENTAIRE N°3

Un Nazaréen d’origine non-Juive devra se soumettre au "minimum" tranché par notre Maître Yaakov, dont l’ordonnance de la chair étouffée : celle-ci fait référence au sang resté dans le corps de l'animal une fois mort. Ainsi, tout talmid du Mashiah devra donc, dès que cela est en son pouvoir, manger de la viande strictement kasher, qui a été vidée de son sang.

 

Pour information, ceci correspond aux ordonnances de la Didaké.

 

Si donc tu peux porter le joug du Seigneur tout entier, tu seras parfait mais, si tu ne le peux pas, fais ce que tu peux. Quant à la kasherout, porte ce que tu pourras mais abstiens-toi strictement de ce qui a été sacrifié aux idoles car c'est un culte rendu à des dieux morts. (Didaké 6 :1-2)

 

COMMENTAIRE N°4

Pour mieux comprendre les ordonnances de Yaakov HaTsadik, nous pourrons nous inspirer de la Didaké.

Quant à la kasherout, porte ce que tu pourras mais abstiens-toi strictement de ce qui a été sacrifié aux idoles car c'est un culte rendu à des dieux morts. (Didaké 6 :2)

Pour information, au niveau de la kasherout, en plus de manger de la viande strictement kasher, les Juifs ne mélangent pas le lait et la viande.  En effet, la Torah interdit qu’ils soient cuits ensemble.

Cette mitsva est relatée par 3 fois dans toute la Torah.

Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère. (Shemot 23 :19)

Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère. (Shemot 34 :26)

Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère. (Devarim 14 :21)

Les Maîtres commentent dans la Guémara ’Houlin 114a : Une fois pour l’interdiction qu’ils soient cuits ensemble ; une fois pour l’interdiction qu’ils soient consommables ensemble et une fois pour l’interdiction de tirer un profit de ce mélange.

Néanmoins, selon une approche littéral, la Torah parle plutôt d’un chevreau cuit dans le lait maternel. Comment pouvons-nous alors comprendre l’interdiction d’un mélange entre la viande et le lait ?

Nous l’apprenons par la Torah Orale, les Maîtres d’Israël nous ont interdit de cuire et/ou de consommer de la viande et du lait ensemble, comme cela est relaté dans le Choul’han Aroukh : il est interdit, par décret rabbinique, de mélanger la viande et le lait.

Le Rambam compte également cet interdit comme l’un des 365 commandements négatifs de toute la Torah.

 

Quelles sont les raisons du telle mitsva ?

Généralement, toutes les explications données concernant cet interdit ne sont pas claires et suffisantes car ce commandement fait partie des ’houkim, des lois irrationnelles de la Torah comme le commandement de la vache rousse… Les Maîtres d’Israël ont également enseigné que ce sera seulement dans les temps futurs, qu’Hashem dévoilera au Am Israël les raisons de ce commandement. En effet, comme nous l’avons dit, l'interdiction de cuire en même temps le lait et la viande est considéré comme un ‘hok, une loi complétement dénuée de sens.

Malgré tout, certains ont tenté d’apporter plusieurs explications.  

Le lait est la représentation de la vie car celui-ci permet de nourrir les créatures fraîchement naissantes. Au contraire, la viande paraît être la représentation de la mort car celle-ci était vivante et maintenant, elle est morte… En soi, nous ne pouvons donc pas mélanger la vie et la mort, comme on ne peut pas mélanger la sainteté et le péché. La mort [ou le péché] doit disparaître totalement de nos vies sanctifiés !

À un niveau plus profond, chaque élément matériel détient une source spirituelle lui permettant d'exister. Par exemple, la viande provient d’une source d'énergie "morte" car il est obligatoire d’abattre un animal avant d’en consommer la viande ; en revanche, le lait provient de l'énergie "vie" et effectivement, on peut constater qu’il s’agit de la nourriture vitale de tous nouveau-nés et nul besoin d’abattre quoi que ce soit….  Ainsi, selon cette brève explication, mélanger ces deux aliments "court-circuiterait" les mondes spirituels. On comprendra donc aisément, comme nous l’avons dit plus haut, que ce commandement n’est pas compréhensible pour l’homme ; il s’agit simplement de la volonté parfaite et bienveillante d’Hashem à laquelle, il nous faut se soumettre.

Rabbénou Bayé écrit également que la viande et le lait cuits ensemble ont pour propriété d’obstruer le cœur de l’homme. D.ieu souhaitait donc qu’Israël n’est pas le cœur obstrué par ces aliments interdits ; au contraire, Hashem souhaitait voir le peuple méditer sur les voies de la Torah avec un corps sain, étant au maximum de leurs capacités.

Il prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu'on avait apprêté et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l'arbre. Et ils mangèrent. (Béréshit 18 :8)

 

Selon le Sefer Béréshit, Avraham Avinou aurait-t-il prit à contrepied tout cet enseignement en mélangeant du lait et du veau ? Pour commencer, à ce moment précis, la Torah n’avait pas encore été donnée au Har Sinaï ; ainsi, il n’était pas interdit comme aujourd’hui, de mélanger de la viande et du lait. En effet, sans ce principe, les patriarches auraient commis un bon nombre d’actions contraires aux voies de la Torah…

Par exemple :

  • Yaakov Avinou s’est marié avec deux sœurs.

  • Amram, le père de Moshé Rabbénou, s’est marié avec Yo’heved, sa tante.

 

Toutes ces actions ont eu lieu avant le don de la Torah, elles n’étaient donc pas encore formellement interdites… Si la Torah avait déjà été donnée, Moshé aurait dû être considéré comme un mamzer, ‘hass véchalom.

Néanmoins, concernant ce passage avec Avraham, plusieurs avis sont exposés, dont celui qui commente qu’Avraham a d’abord amené le beurre et le lait puis la viande ; ainsi, ils n’ont pas mangé les deux aliments ensemble mais séparément, comme cela est prôné par la halakha et effectivement, la Torah parle bien de crème et de lait avant l’apparition du veau. Selon cette interprétation, Avraham n’a donc pas transgressé l’interdit de cuire et/ou de consommer la viande et le lait ensemble car comme on le sait, question pratique, le Rav ‘Hisda a enseigné que si on a mangé de la viande, il nous est interdit de manger des produits lactés ; en revanche, si on a mangé des produits lactés, il nous est permis de manger de la viande. (‘Houlin 105a)

Certaines communautés ashkénazes attendent alors 3 heures pour consommer des produits lactés après avoir mangé de la viande, d’autres 4h et les séfarades 6 heures. Maintenant, pour les Nazaréens d’origine non-Juive, comme cela est rapporté dans la Didaké : quant à la kasherout, porte ce que tu pourras. (Didaké 6 :2)

 

 

  • et de la puterie : du grec "porneia"…

 

Voici la définition du mot grec "porneia" :

  • la pornographie : la représentation de choses, de comportements obscènes dans le domaines cinématographique, littéraire ou autres domaines artistiques,

  • toutes formes d’obscénités,

  • fornication : relations sexuelles en dehors du mariage…

  • relations sexuelles avec un proche parent, selon le Sefer Vayikra chap. 18 …

  • relations sexuelles avec un divorcé, selon l’Évangile de Marcos chap. 11… 

  • impudicité : absence exagérée de discrétion et de pudeur,

  • infidélité : violation du devoir de fidélité entre époux, qui peut constituer une cause de divorce ou de séparation,

  • prostitution : le fait de livrer son corps aux plaisirs sexuels d'autrui pour de l'argent et d'en faire métier,

  • adultère : fait d'avoir volontairement des rapports sexuels avec une personne autre que son conjoint,

  • l’homosexualité : attirance sexuelle pour les personnes du même sexe,

  • la zoophilie : rapports sexuels d'un être humain avec un animal,

  • au sens métaphorique, le terme parle aussi du culte des idoles, de la souillure de l'idolâtrie, provenant d’une consommation de sacrifices offerts aux idoles.

Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. (1 Corinthiens 6 :18)

 

Voici également la définition du mot dérivé en grec "porneuo" :

  • prostituer son corps en vue de la convoitise d'un autre…

  • se livrer à l'impudicité,

  • se livrer à une relation sexuelle illicite [en dehors du mariage] …

  • au sens métaphorique, être adonné à l'idolâtrie ou le fait de permettre à quelqu’un de nous conduire à l'idolâtrie.

Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-quatre mille en un seul jour. (1 Corinthiens 10 :8)

Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Izevel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. (Révélation 2 :20)

En plus, voici la définition du mot grec d’origine "porne" :

  • une femme prostituée qui vend son corps pour un usage sexuel,

  • une femme satisfaite d'une relation sexuelle illicite, pour le gain ou pour la luxure,

  • au sens métaphorique, pour parler d’une idolâtre ou de "Bavel" c'est-à-dire Rome, le siège principal de l'idolâtrie essavique [le catholicisme au nom de Jésus-Christ].

Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Mashiah ? Prendrai-je donc les membres du Mashiah, pour en faire les membres d'une prostituée ? (1 Corinthiens 6 :15)

Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. (Révélation 17 :5)

Pour finir, voici la définition d’un autre mot grec d’origine "pornos" :

  • un homme qui prostitue son corps et le loue en vue de la convoitise d'un autre,

  • un homme qui se complaît dans la relation sexuelle illicite,

  • fornication : relations sexuelles en dehors du mariage…

  • impudicité : absence exagérée de discrétion et de pudeur.

Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! (Révélation 22 :15)

 

COMMENTAIRE N°5

Les Sages ont dit que l’homme est très attiré par le vol et les relations sexuelles interdites. Tu ne trouveras aucune société, quelle que soit l’époque, dans laquelle des individus ne s’adonnent pas à ces pratiques. Les Sages ont ajouté : La majorité faute par le vol, la minorité faute par les relations interdites et tout le monde faute par la mauvaise langue de manière infinitésimale. C’est pour cela qu’il convient à l’homme de se contenir à ce sujet et de s’habituer à vivre dans une sainteté redoublé, d’avoir des pensées saines et un esprit ajusté afin de s’en prémunir. (Mishné Torah du Rambam, Hilkhot Issourei Biah, chap. 22)

 

COMMENTAIRE N°6

 

Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux, je hais la conduite des pécheurs ; elle ne s'attachera pas à moi. (Téhilim 101 :3)

Le mot "porneia" est liée au concept moderne de la pornographie : vidéos, images ou écrits érotiques créés pour provoquer une excitation sexuelle.  Dans notre génération, la pornographie est partout... Il y a quelques années, il était difficile d’avoir du matériel pornographique mais maintenant, un simple clic de souris ou une touche de télécommande sont largement suffisants pour avoir accès à toute cette débauche… En effet, la débauche sexuelle est de plus en plus accentuée avec l’évolution de notre société. Nous avons corrompu la sexualité plus que tout autre domaine de la vie ! La grande majorité des recherches sur le web tournent autour de la pornographie et pour certains, c’est un mode de vie et une routine quotidienne…

Étant un fléau mondial, il est donc facile de tomber dans la faute de l'impureté sexuelle dénoncée dans les Écrits Nazaréens.

Que l'impudicité, qu'aucune espèce d'impureté et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous. (…) Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou cupide ; c'est-à-dire, idolâtre, n'a d'héritage dans le Royaume du Mashiah et de D.ieu. (Éphésiens 5 :3-5)

Partout où tu trouves de l’immoralité sexuelle ou de l’idolâtrie, une catastrophe générale s’abat sur le monde, détruisant indistinctement bons et mauvais. (Béréshit Rabah 26 :5)

Quand des pays, des régions, des villes entières sont contre la Torah, cela déclenche forcément des effusions de négativité : nous sommes liés avec ce monde et nos actions dans le bien comme dans le mal ont un impact sur la Création. En effet, nous avons de grandes forces : nous pouvons construire le monde ou, ‘hass véchalom, le détruire…

Il existe des fautes qui engagent un processus de destruction et parmi elles, on trouve les fautes sexuelles, comme il est dit : D.ieu déteste la débauche. (Sanhédrin 106a)

Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. (1 Corinthiens 6 :18)

Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme et que chaque femme ait son mari. (1 Corinthiens 7 :2)

L’expression de l’amour entre époux a malheureusement été remplacée par la convoitise, par une vie débridée et par une débauche insatiable. On retrouvera cette impudicité extrême dans la génération qui a précédé le déluge...

D.ieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. (Béréshit 6 :12)

Rabbi Yohanan a enseigné : cette génération accouplait les animaux domestiques avec les animaux sauvages, les animaux sauvages avec les animaux domestiques ; tous avec l'homme et l'homme avec tous. (Torah Témima, Béréshit 6 :12)

Ce qui arriva du temps de Noa’h arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. (Matityahou 24 :37)

Dans notre génération, la pornographie présente plusieurs formes d’impudicité à l’extrême comme les actes homosexuels, les orgies, etc… La délectation de tels spectacles est une abomination pour D.ieu.

Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le Royaume de D.ieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le Royaume de D.ieu. (1Corinthiens 6 :9-10)

 

Je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans le cœur. (Matityahou 5 :28)

La pornographie est une catastrophe qui détient une vision faussée de la réalité de la vie et de la sexualité. Elle présente, généralement, la femme comme une esclave sexuelle impatiente de répondre aux moindres désirs de l'homme et elle induit ainsi, des rapports faussés entre l'homme et la femme. En réduisant l'acte sexuel aux relations bestiales ayant pour but l'excitation et la satisfaction, la pornographie ôte aux rapports intimes, la dimension divine et saine de l’amour entre deux époux. La pornographie est donc un fléau qui frappe mais qui en plus, engendre également une dépendance destructrice car elle nous pousse à être esclave de la corruption et de davantage de perversité ! Tout comme l’addiction pousse les toxicomanes à consommer de plus en plus, la pornographie entraîne celui qui la consomme de plus en plus loin dans la dépendance sexuelle et vers des fantasmes de plus en plus lointains… Il est évident qu’il est également interdit d’être dans un état de dépendance pour une chose contraire aux chemins de la Torah d’Israël.

Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. (2 Kéfa 2 :19)

Maintenant, il est aussi évident que contrôler des envies puissantes et soudaines est un défi extrêmement grand, alors encourageons-nous car notre génération est la pire mais également la plus méritante : aucun de tous les grands hommes de Torah n’ont connu une telle abomination ; notre génération représentant la débauche sexuelle poussée dans le cas le plus extrême… Notons également qu’un désir ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais, il faudra donc faire attention de ne pas nous retrouver submergés par des sentiments de culpabilité en raison de nos chutes. Il est plus important d'essayer de mettre tout notre cœur dans le but de nous améliorer et de devenir des meilleures personnes : celui qui combat, malgré les chutes incessantes et qui gagne la pornographie est un héros aux yeux d’Hashem. 

Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine et D.ieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. (1 Corinthiens 10 :13)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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40.     Il le lui permet. Paulos, debout sur les marches, fait signe de la main à la foule. C’est un grand silence. Il s’adresse à eux en langue hébraïque et dit.

 

  • Il le lui permet. Paulos, debout sur les marches, fait signe de la main à la foule : afin qu’elle puisse l’écouter et être attentive…   

 

  • C’est un grand silence. Il s’adresse à eux en langue hébraïque et dit : l’Apôtre Shaoul, étant Juif et non chrétien, parlait couramment l’hébreu et bien évidement, souhaité confesser une foi Juive authentique en la messianité de Yeshoua parmi les siens.   

 

COMMENTAIRE N°1

L'hébreu, également appelé le lachon hakodesh, littéralement la langue sacrée, est l'idiome parlé par le peuple d'Israël, le dialecte dans lequel Hashem a donné la Torah à Moshé ; ainsi que celui par lequel, il a créé le monde.

Au début de la Création, tous les hommes parlaient l'hébreu, puisqu'il est écrit : toute la Terre parlait une seule langue (Béréshit 11 :1) jusqu'à l’événement de la tour de Babel. En effet, à ce moment-là, Hashem, afin de briser l'union malsaine des hommes, fragmenta le lachon hakodesh en plusieurs langues.

Seul Avraham et sa descendance, Israël, la préservèrent et la parlèrent au cours du temps.

 

COMMENTAIRE N°2

Le lachon hakodesh possède une puissance spirituelle qui lui est intrinsèque, donnant plus de poids à l'étude de Torah et aux téfilot.

À ce sujet, les membres de la Grande Assemblée, dont faisaient partis les Neviim Zekharia, Daniel, Malakhi, etc… ont composé une partie des prières du Siddour (le livre de prière Juif) en agençant certains mots et lettres hébraïques de telle sorte que les paroles prononcées soient capables de propulser les demandes de celui qui les formule dans les mondes supérieurs !