CHAPITRE 18

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COMMENTAIRES 

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6.     Mais ils résistent et blasphèment. Il secoue ses vêtements et leur dit : Votre sang sur votre tête ! Moi, j’en serai pur. Je m’en irai désormais vers les goîm. 

 

 

  • Mais ils résistent et blasphèment : ces Juifs ont refusé de reconnaître la messianité de Yeshoua et en plus de cela, ils l’ont également insulté. Or, il est enseigné : Celui qui parle contre le Tsadik, c'est réellement comme s’il parlait contre le Saint Béni Soit-Il, il est considéré tel un hérétique. (Si’hot Haran 38)

 

 

  • Il secoue ses vêtements et leur dit : Votre sang sur votre tête ! Moi, j’en serai pur : l’Apôtre Shaoul ayant fait le maximum pour convaincre ces Juifs de la messianité de Yeshoua.

 

 

  • Je m’en irai désormais vers les goîm : les non-Juifs et dans le même élan, Rav Pappa a déclaré : ceci est conforme à l'adage que les gens racontent que lorsque qu’un bœuf court et tombe, que son propriétaire va et engage un cheval à sa place. Bien que le cheval soit un animal de qualité inférieure pour le travail par rapport au bœuf, lorsqu'il n'y a pas de bœuf disponible, un cheval devrait suffire… De même, après le péché du peuple Juif, c'est comme si le Saint Béni soit-Il, avait transféré leur importance aux non-Juifs. (Sanhédrin 98b)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon un commentaire de Rabbi Yonathan ben Ouziel, Yeshayahou HaNavi nous a informé que si le peuple Juif était méritant, il serait capable d'accueillir le Mashiah, qui se révèlerait par la suite au reste du monde. En revanche, si le peuple Juif ne le mérite pas, les non-Juifs s'en apercevront en premier et nous déclareront : Voici ton salut qui vient ! (Propos de la Rabbanite Dévora Fastag)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Il est possible que le Mashiah ben Yossef soit dévoilé au peuple Juif et que c'est ce dernier qui informera les nations du monde de son arrivée. Néanmoins, il existe également une potentialité contraire : le Mashiah se dévoilera d'abord aux nations du monde et ce sont ces derniers qui le diront par la suite au peuple Juif ; voici la raison de ce phénomène : si Israël est méritant, le Mashiah se dévoilera à lui d'abord mais sinon, ce sont les nations qui conduiront sa révélation... Puissions-nous nous renforcer afin que nous n'ayons pas besoin des nations du monde pour nous informer de l'arrivée du Mashiah ! Que D.ieu nous préserve d'une telle humiliation ! (Mikhtav MéEliyahou 4, P300)

 

COMMENTAIRE N°3

 

Le sceptre n'échappera point à Yéhouda, ni l'autorité à sa descendance, jusqu'à l'avènement du Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

 

Voici les commentaires de Rachi :

 

  • Shiloh : c’est le Mashiah car la Royauté lui a été donnée par David. (Béréshit Rabah 99 :8)

 

Selon Rachi, le mot "Shiloh" fait référence au Mashiah. Or, ce qui est extraordinaire, c’est que dans l’hébreu, en prenant les lettres de l'expression "Shiloh, auquel obéiront les peuples" nous trouvons le nom de Yeshoua.  

 

 

Le mot "Shiloh" peut être également traduit par "le Pacifique" : cela nous rappellera le shalom manifesté dans la vie de Yeshoua et toute la générosité qu’il a dévoilée pour le bien d’autrui.

 

À ce stade, il est également intéressant de rappeler que les lettres hébraïques détiennent une valeur numérique mais également un sens. Par exemple, le aleph peut représenter le bœuf, le beith peut représenter la maison ou l’intériorité, etc… Ainsi, dans le nom de Yeshoua, on retrouvera :

 

  • le "yod" : la main de D.ieu.

  • le "shin" une lettre détenant 3 branches : Hashem, Yeshoua et le Rouah Hakodesh.

 

Note importante : malgré l’association de trois acteurs dans le dévoilement de la divinité, nous ne parlons pas du tout de la trinité dans cette étude. Pour mieux appréhender cette association décrite au travers de la lettre shin, il sera nécessaire d’étudier la ‘Hassidout Breslev décrivant de façon parfaite l’unité entre Hashem, le Tsadik et la Shekhina. 

 

  • le "vav" : le clou, représentant la crucifixion du Mashiah [ben Yossef].

  • le "ayin" : l’œil ou le regard, détenant une guématria de 70 afin de nous montrer qu’au travers du sacrifice de Yeshoua, Hashem a accordé de nombreux bienfaits aux non-Juifs et cela correspond ainsi, au secret du verset cité plus haut : Shiloh, auquel obéiront les peuples. (Béréshit 49 :10)

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12.     Comme Galliôn est le proconsul d’Achaïe, les Iehoudîm se lèvent d’un commun accord contre Paulos.

 

 

  • Comme Galliôn est le proconsul d’Achaïe : selon les sources historiques, Lucius Iunius Gallio Annaeanus [couramment Gallion] était un homme politique du Ier siècle de l'Empire romain. Comme cela est décrit dans les Actes, il fut proconsul d'Achaïe vers l’an 52.

 

COMMENTAIRE N°1

 

L'épisode le plus connu et le plus commenté de la vie de Gallion est sa rencontre avec l’Apôtre Shaoul rapporté dans les Livre des Actes. En effet, alors que Gallion était gouverneur d'Achaïe, le talmid du Mashiah, qui séjournait depuis quelque temps à Corinthe, fut amené devant son tribunal par les Juifs de la cité et par Sosthène, un chef de synagogue.

 

Cet épisode traite principalement de la rivalité entre les Juifs d’autres courants et les premiers Juifs Nazaréens à cette époque.

 

Comme on pourra le constater, Gallion refusa de prendre en compte les accusations portées contre Shaoul.

 

COMMENTAIRE N°2

 

Pour information, le passage du Livre des Actes a retenu l'attention de nombreux historiens sur les origines du mouvement Nazaréen car, grâce à l'inscription de Delphes, nous pouvons avoir un repère assez précis pour établir la chronologie des voyages de l’Apôtre Shaoul.

 

Inscription de Delphes : il s’agit du musée de Delphes, où il est exposé un fragment d'inscription historique portant le nom de Gallion.

 

 

COMMENTAIRE N°3

 

Voici une étude extrêmement intéressante du Rav Emmanuel Boukobza sur les dirigeants politiques et le libre-arbitre.

 

Qu’en est-il du libre-arbitre des dirigeants ?

Au niveau du simple particulier, non seulement le libre-arbitre existe mais encore il constitue la base de toute la Torah. En effet, la récompense des Justes et la punition des pervers qui constituent l’un des treize principes de foi définis par le Rambam impliquent obligatoirement l’existence du libre-arbitre ; si le libre-arbitre n’existait pas, on ne pourrait concevoir que D.ieu récompense les bonnes actions et sanctionne les mauvais comportements.

La liberté qui nous est octroyée par le Créateur de l’univers débouche logiquement sur la responsabilité : nous sommes libres donc nous sommes responsables. Si l’homme n’était qu’un automate programmé, le Créateur de l’univers ne pourrait lui demander des comptes. Cependant en ce qui concerne les dirigeants, il en va autrement… Dans les Proverbes du Roi Shlomo, il est dit : Le cœur du roi est comme un cours d’eau dans la main de D.ieu, partout où Il le souhaite, il le dirige. (Mishlei 21 :1). Pourquoi en est-il ainsi ?

Rabbénou Yona explique que la raison de cette absence de libre-arbitre des dirigeants tient au fait que le peuple dépend entièrement d’eux. En effet, Hashem a donné aux dirigeants droit de vie et de mort sur leurs sujets et nous pouvons ajouter le pouvoir d’influencer notablement leur bien-être économique. Il est patent également de constater que les libertés individuelles vont dépendre dans une large mesure des volontés de la classe dirigeante. Par conséquent, il ressort de là qu’il serait amoral que le bonheur de millions d’individus dépende des caprices d’une caste régnante…

Comment cela se passe-t-il concrètement ?

Le Yalqout Chimoni explique que lorsqu’un individu arrive au pouvoir, son cœur est entre les mains d’Hashem. Si le peuple est méritant, Hashem fera pencher le cœur du roi vers le bien et si le peuple n’est pas méritant, le cœur du roi penchera vers des décisions peu favorables. Quoiqu’il en soit, chaque décision que le roi prend est d’abord promulguée au Ciel. Nous avons un exemple de cette intervention divine dans la Torah. Il est dit au sujet de Pharaon dans le Sefer Shemot : Et moi, j’endurcirai le cœur de Pharaon afin de multiplier mes signes et mes prodiges en terre d’Égypte. (Shemot 7 :3).

Le Malbim ajoute que de la même façon que l’on détourne un cours d’eau au début de son embranchement, ainsi Hashem intervient dans la genèse de la décision du monarque dès le début, puisque des décisions du monarque vont dépendre des choses aussi essentielles que la paix et la guerre.

Le Ralbag précise que les actions et les pensées du roi sont limitées par D.ieu et que finalement le roi est comme un envoyé de D.ieu. Or, ceci provient de la sagesse divine infinie car si le roi avait la faculté de décider librement des affaires du royaume comme il décide librement de ses affaires privées, cela aurait constitué un danger considérable pour le peuple.

Hashem veille sur les destinées de l’humanité en vertu du principe énoncé dans le verset : Car celui qui est dans les hauteurs, au-dessus de ceux qui sont hauts, veille. (Qohelet 5 :8). En effet, Hashem constitue l’autorité suprême, devant laquelle toutes les autres formes d’autorité s’annulent. D’après Rachi, ceux qui sont hauts désigne ici les anges, à savoir les entités les plus élevées au-dessus des hommes, qui sont néanmoins soumises à D.ieu et accomplissent sa volonté. À plus forte raison en est-il des dirigeants humains qui accomplissent la volonté de D.ieu parfois à leur insu, parfois de manière consciente. Avec Pharaon, nous avons un exemple de ces deux cas de figure : une première fois à son insu, comme nous l’avons mentionné plus haut : Et moi, j’endurcirai le cœur de Pharaon. (Shemot 7 :3), chose dont Pharaon n’était absolument pas conscient et qui a permis à Hashem de réaliser ses miracles ; une seconde fois, de manière parfaitement consciente, lorsque Pharaon décida de renvoyer les Juifs de son plein gré, suite à la mort des premiers-nés, obéissant par là à D.ieu qui lui avait intimé l’ordre à plusieurs reprises de renvoyer les enfants d’Israël. d’Egypte, comme il est dit : Renvoie mon peuple afin qu’ils puissent me servir. (Shemot 7 :16).

Ceux qui nous sont donc présentés comme les dirigeants et qu’on appelle pompeusement les "grands" de ce monde, n’ont finalement pas de libre-arbitre et leurs décisions ne leur appartiennent pas. Comme l’explique Rabbénou Yona, ce n’est pas d’eux qu’il faut avoir peur ; c’est Hashem qu’il faut craindre et c’est lui qu’il faut implorer car lui seul peut infléchir le cœur du roi là où il le désire.

Le seul véritable dirigeant, c’est le Créateur de l’univers. Et finalement, qui possède le libre-arbitre ? Les gens du commun, les gens du peuple qui ont en définitive plus de pouvoir que les dirigeants. Et ceci constitue un encouragement considérable pour les simples gens que nous sommes. De chacune de nos décisions, va dépendre le sort de l’humanité entière car comme l’explique le Rambam en se basant sur le traité Kiddoushîn 40b, chacun doit considérer le monde comme une balance en équilibre avec autant de fautes que de mérites. Si on choisit de fauter, ‘hass véchalom, on fait pencher soi-même et le monde entier vers les fautes, alors qu’à l’inverse, si on choisit de ne pas fauter, on fait pencher le monde entier vers les mérites. Il nous revient de comprendre l’importance considérable de chaque Juif et de chacune de nos actions.

En définitive, les dirigeants politiques de ce monde n’ont que les apparences du pouvoir. La réalité du pouvoir appartient au Maître de l’univers, qui dans sa grande bonté en délègue une partie à ses fidèles serviteurs, les Tsadikim. En effet, ces derniers ont reçu d’Hashem le pouvoir incroyable d’infléchir les décisions du Très-Haut, comme l’enseignent nos Sages, en se basant sur le Traité Moed Katan 16b : Le Tsadik décrète et D. accomplit.

Puisse l’exemple des Tsadikim nous inspirer positivement dans nos choix quotidiens et nous faire utiliser notre libre-arbitre à bon escient en nous permettant d’accomplir la volonté du Roi des Rois et du dirigeant Suprême. Amen.

 

  • les Iehoudîm se lèvent d’un commun accord contre Paulos : lui accusant faussement d’abolir la Torah et de prêcher une nouvelle doctrine…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13.     Ils le conduisent devant le tribunal et disent : Celui-ci persuade les hommes de servir Elohîms contre la Tora. 

 

 

  • Ils le conduisent devant le tribunal et disent : comme nous l’avons dit dans le commentaire précédent, alors que Gallion était gouverneur d'Achaïe, l’Apôtre Shaoul, qui séjournait depuis quelque temps à Corinthe, fut amené devant son tribunal par les Juifs de la cité et par Sosthène, un chef de synagogue.

 

 

  • Celui-ci persuade les hommes de servir Elohîms contre la Tora : ayant de nombreux opposants, l’Apôtre est une nouvelle fois, accuser d’abolir la Torah ; la plupart ne reconnaissant pas l’autorité de ses enseignements ‘hassidiques.

 

COMMENTAIRE N°1

 

Comme on pourra le constater, Gallion refusa de prendre en compte les accusations portées contre Shaoul. Or, le Yalqout Chimoni nous enseigne que lorsqu’un individu arrive au pouvoir, son cœur est entre les mains d’Hashem. Si le peuple est méritant, Hashem fera pencher le cœur du roi vers le bien et si le peuple n’est pas méritant, le cœur du roi penchera vers des décisions peu favorables. Quoiqu’il en soit, chaque décision que le roi prend est d’abord promulguée au Ciel et ainsi, il est aisé de comprendre à la lumière de cet enseignement qu’Hashem a accordé sa miséricorde à l’Apôtre Shaoul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14.     Paulos va ouvrir la bouche, mais Galliôn dit aux Iehoudîm : Si c’était à propos d’un délit ou d’un crime grave, Iehoudîm, je vous accepterais, comme de juste.

 

 

  • Paulos va ouvrir la bouche, mais Galliôn dit aux Iehoudîm : Shaoul voulait reprendre fermement les fausses accusations de ces détracteurs, n’ayant jamais aboli la Torah comme il est rapporté par ailleurs :  Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères, j'ai été mis en prison à Jérusalem et livré de là entre les mains des Romains. (Actes 28 :17).

 

 

  • Si c’était à propos d’un délit ou d’un crime grave, Iehoudîm : Gallion n’a pas souhaité rentrer dans le conflit étant donné qu’il s’agissait simplement d’une controverse entre Juifs.

 

 

  • je vous accepterais, comme de juste : comme nous l’avons dit, pour Gallion, il ne s’agissait pas d’une affaire importante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Mais c’est une question de paroles, de noms, et d’une tora qui est la vôtre. Voyez vous-mêmes. Je ne veux pas être juge en cela. 

 

 

  • Mais c’est une question de paroles, de noms : de diverses interprétation de la Torah.  

 

 

  • et d’une tora qui est la vôtre : cet épisode traite principalement de la rivalité entre les Juifs d’autres courants et les premiers Juifs Nazaréens à cette époque. 

 

 

  • Voyez vous-mêmes. Je ne veux pas être juge en cela : en conséquence, Gallion n’a pas cherché à s’en mêler, dans tous les cas, que pouvait-il bien faire ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16.     Et il les renvoie du tribunal.

 

 

  • Et il : Gallion, proconsul d’Achaïe. (Actes 18 :12).

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon les sources historiques, Lucius Iunius Gallio Annaeanus [couramment Gallion] était un homme politique du Ier siècle de l'Empire romain.

 

Comme cela est décrit dans les Actes, il fut proconsul d'Achaïe vers l’an 52.

 

 

  • les renvoie du tribunal : Gallion refusa de prendre en compte les accusations portées contre Shaoul.

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Alors tous s’emparent de Sôsthenès, le chef de la synagogue, et le battent en face du tribunal. De cela non plus Galliôn ne se soucie pas.

 

  • Alors tous s’emparent de Sôsthenès, le chef de la synagogue : étonnement, un autre manuscrit contient l’expression "tous les non-Juifs" et ainsi, selon cette précision, il faudrait comprendre le mot "tous" par toute la foule païenne qui haïs­sait les Juifs et leurs controverses. Selon certains, il serait dif­fi­cile d’ad­mettre, que les Juifs eux-mêmes se se­raient ven­gés de leur dé­con­ve­nue en mal­trai­tant le chef de leur sy­na­gogue, parce qu’ils le sa­vaient fa­vo­rable à Shaoul. Or, cette explication paraît pourtant, plutôt logique… Certains théologiens chrétiens estiment que Sosthènes était en tête de cette opposition Juive contre Shaoul, et qu’il avait eu pour rôle d’être le porte-parole de­vant le pro­con­sul ; d’autres théologiens chrétiens le consi­dèrent comme le même Sos­thènes que l’Apôtre Shaoul nomme un frère (1 Corinthiens 1 :1) et qui au­rait adhéré au Tsadik par la suite. Comme on peut le constater, les avis sont partagés concernant ce personnage.

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Shaoul, appelé à être Apôtre du Mashiah Yeshoua par la volonté de D.ieu et le frère Sosthènes. (1 Corinthiens 1 :1)

 

Si la mention de Sosthènes est en tête de cette Lettre, cela pourrait bien indiquer que celui-ci avait un lien particulier avec les Nazaréens de Corinthe ; par conséquent, on pourrait alors se demander s'il ne s'agirait pas du Sosthènes, le chef de la synagogue de cette ville (Actes 18 :17) qui dans ce cas, aurait pleinement adhéré au Mashiah entre l'incident rapporté dans le Livre des Actes et la rédaction de cette Lettre. Or, un nom aussi fréquent à cette époque pouvait bien se rencontrer plusieurs fois dans la région d'une cité grecque cosmopolite comme l'était Corinthe ; en conséquence, il pourrait tout simplement aussi s’agir d’un frère Nazaréen.

 

 

  • et le battent en face du tribunal : certains Juifs de Corinthe s'étant saisis de l’Apôtre Shaoul, le menèrent au tribunal de Gallion et l'accusèrent de vouloir introduire parmi eux une nouvelle manière d'adorer D.ieu, n’étant pas en accord avec les enseignements ‘hassidiques de Shaoul. Or, le proconsul les renvoya en disant qu'il n'entrerait point dans ces contestations, qui ne regardaient que les Juifs et leur Torah. En conséquence, plusieurs personnes se saisirent de Sosthènes, le chef de la synagogue et commencèrent à le battre devant son tribunal, sans que Gallion s'en mît en peine…

 

COMMENTAIRE N°2

 

Certains théologiens chrétiens rapportent également que Sosthènes, était un ami, un sympathisant ou encore un talmid de l’Apôtre Shaoul et que les Juifs, se voyant rebutés par Gallion, déchargèrent leur mauvaise humeur sur lui. Comme nous l’avons vu, ces théologiens veulent aussi que ce soit le même Sosthènes dont le nom se lit avec celui de Shaoul dans la Lettre aux Corinthiens, écrite à Éphèse selon certains historiens vers l'an 56 de l'ère commune, soit trois ans après ce qui était arrivé à Corinthe.

 

Néanmoins, ce sentiment n'a pas toujours été commun dans les communautés chrétiennes, puisque du temps d'Eusèbe de Césarée, un père de l’empire catholique, on rapportait que Sosthènes était un des soixante et dix talmidim du Mashiah présentés dans le chap. 10 de l’Évangile de Loucas. Par conséquent, le Sosthènes présenté dans le Lettre aux Corinthiens ne pouvait pas donc être le chef de la synagogue de Corinthe… Comme on peut une nouvelle fois le constater, les avis sont partagés sur le personnage.

 

 

  • De cela non plus Galliôn ne se soucie pas : Gallion n’a pas souhaité rentrer dans le conflit étant donné qu’il s’agissait simplement d’une controverse toraïque entre Juifs. Comme nous l’avons dit dans les commentaires précédents, pour Gallion, il ne s’agissait pas d’une affaire importante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23.     Il demeure là quelque temps, puis il sort et passe au pays des Galates et en Phrygie, où il fortifie tous les adeptes.

 

 

  • Il demeure là quelque temps, puis il sort et passe au pays des Galates : la Galatie est aussi une région d'Anatolie [autour de l'actuelle ville d’Ankara en Turquie] dont le nom vient d'un peuple celte ancien, appelé les Galates.

 

 

  • et en Phrygie : la Phrygie est un ancien pays d'Asie Mineure, situé entre la Lydie et la Cappadoce, sur la partie occidentale du plateau anatolien, soit de l’actuelle Turquie dans un langage plus moderne.

 

 

  • où il fortifie tous les adeptes : plusieurs communautés Nazaréennes étaient présentes dans ces différentes régions.

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