CHAPITRE 17

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COMMENTAIRES 

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18.     Même, quelques philosophes, épicuriens et stoïciens, l’abordent aussi. D’aucuns disent : « Que veut dire ce picoreur de semences ? D’autres : Il paraît être un annonciateur de dieux étrangers. » Oui, il leur annonçait Iéshoua’ et le Relèvement.

 

  • Même, quelques philosophes, épicuriens et stoïciens : les épicuriens et stoïciens représentaient deux différentes façons philosophiques d’appréhender le monde.

 

  • l’abordent aussi : les épicuriens et stoïciens ont souhaité échanger avec l’Apôtre Shaoul.

 

  • D’aucuns disent : Que veut dire ce picoreur de semences : ce vain discoureur.

 

  • D’autres : Il paraît être un annonciateur de dieux étrangers : des forces contraires aux idéologies grecques.

 

COMMENTAIRE N°1

Lorsque le peuple Juif a reçu la Torah, il possédait de grandes pseudo-sagesse. Les erreurs de ceux qui ont servi l'idolâtrie à cette époque provenaient de grandes pseudo-sagesse et philosophies, comme on le sait. Si Israël n'avait pas rejeté de lui-même les pseudo-sagesses, il n'aurait pas reçu la Torah. Ils auraient pu tout nier, ‘hass véchalom. Tout ce que Moshé Rabbénou a fait avec eux ne leur aurait été d'aucune utilité et même tous les signes et merveilles impressionnantes qu'il a accomplies sous leurs yeux ne les auraient pas aidés… Aujourd'hui aussi, il y a des hérétiques qui nient D.ieu sur la base de la folie et de l'erreur de leurs pseudo-sagesse mais Israël est un peuple saint. Ils ont vu la vérité et rejeté les pseudo-sagesses, et ont cru en D.ieu et en son serviteur Moshé. (Shemot 14 :31). Grâce à cela, ils ont reçu la Torah. Ainsi, Onkelos définit une nation stupide et imprudente (Devarim 32 :6) comme une nation qui a reçu la Torah et n'a pas agi sagement. Ils ont reçu la Torah principalement parce qu'ils n'ont pas agi avec sagesse, c'est-à-dire parce qu'ils ont chassé d'eux-mêmes toutes les pseudo-sagesses, comme ci-dessus. (Torah n°123 du Likouté Moharan I)

 

 

  • Oui, il leur annonçait Iéshoua’ et le Relèvement : le Mashiah Yeshoua et la période de Te’hiyat HaMétim.

 

COMMENTAIRE N°2

Une nouvelle fois, le Likouté Moharan nous permet de mieux comprendre les motivations de Shaoul, en leur annonçant la force et la puissance de l’attachement au Tsadik.

L'essentiel et le fondement dont tout dépend, c'est de s'attacher au Tsadik de la génération, et d'accepter ses paroles comme étant la vérité sur tout ce qu'il dira, qu'il s'agisse d'une chose mineure ou important et sans dévier de ses paroles, qu'Hashem préserve, ni à droite ni à gauche ; l'homme doit évacuer de lui toutes les sagesses et de dépouiller de son esprit comme s'il était entièrement dépourvu d'intelligence, à l'exception de ce qu'il reçoit du Tsadik et du Rav de vérité, et tant qu'il reste chez lui un quelconque intellect personnel, l'homme n'est pas complet et il n'est pas attaché au Tsadik. (Torah n°123 du Likouté Moharan I)

 

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23.     Oui, en passant et considérant vos monuments religieux, j’ai trouvé même un autel sur lequel il était écrit : Au Dieu inconnu. Celui que vous servez donc sans le connaître, celui-là, moi, je vous l’annonce.

 

  • Oui, en passant et considérant vos monuments religieux : comme on le sait, les grecs étaient polythéistes et croyaient en plusieurs dieux.

 

  • j’ai trouvé même un autel sur lequel il était écrit : Au Dieu inconnu : l’Apôtre Shaoul va ainsi, utiliser cet autel pour leur présenter Hashem.

 

  • Celui que vous servez donc sans le connaître, celui-là, moi, je vous l’annonce : l’Apôtre Shaoul souhaiter leur présenter la foi Juive, la foi dans la toute-puissance d’Hashem, Créateur du Ciel et de la terre.

 

 

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25.     Ceux-ci sont plus nobles que ceux de Thessalonique. Ils accueillent la parole de toute leur ardeur, ils scrutent les Écrits jour après jour, pour savoir s’il en est bien ainsi.

 

  • Ceux-ci sont plus nobles que ceux de Thessalonique : ces Juifs avaient plus de sincérité et étaient bien plus ouverts de cœur et d’esprit…

 

  • Ils accueillent la parole de toute leur ardeur : ces Juifs, baroukh Hashem, furent zélés d’entendre l’Évangile.

 

  • ils scrutent les Écrits jour après jour, pour savoir s’il en est bien ainsi : cette attitude est extraordinaire ; en effet, examiner les Écritures nous permet de nous sanctifier, de mieux comprendre Hashem et de ne pas être crédule concernant les croyances hérétiques. 

 

COMMENTAIRE N°1

Voici plusieurs références du Tanya, principale ouvrage de la ‘Hassidout ‘Habad concernant les bienfaits de l’étude de la Torah en lien avec la Shekhina.


Aussi nos Sages ont-ils dit que même quand un seul Juif est assis et étudie la Thora, la Présence divine repose sur lui. L’étude de la Torah exige que l’on mette de côté ses idées et ses présupposés pour comprendre et accepter la volonté et la sagesse divine. Ainsi, quand un homme étudie la Torah, sa soumission à D.ieu s’exprime de façon extérieure et visible et c’est pourquoi la Présence divine repose sur lui. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 6)  

 

Lorsque un homme est versé dans l’étude de la Torah, alors l’âme divine avec ses deux vêtements intérieurs sont absorbés dans la lumière de D.ieu, le Ein Sof, Béni soit-Il et sont unifiés avec elle dans une parfaite unité. C’est la Shekhina qui repose sur son âme divine, comme l’ont dit nos Sages : même un seul homme qui est assis et étudie la Torah, la Shekhina est avec lui, repose sur lui, c’est-à-dire sur son âme divine et ses facultés de pensée et parole engagées dans cette étude. (Tanya et commentaires, Likouté Amarim, chap. 35)  

 

 

COMMENTAIRE N°2

Voici également plusieurs références rabbiniques concernant les bienfaits de l’étude profonde de la Torah.

L’homme qui se plonge dans la Torah jour et nuit, voyage en elle avec une force toujours croissante ; il mérite que la nuée divine vienne se poser sur le Tabernacle, c’est-à-dire qu’il jouit de la présence de la Shekhina en lui-même ainsi que dans toute la maison d’Israël. (Rav David ‘Hanania Pinto)

La soif d'avancer en Torah multiplie les bénédictions. (Rabbi de Loubavitch)

 

Rabbi Yohanan a dit : Celui qui s'engage dans l'étude de la Torah protège le monde entier, comme il est dit : Et je vous ai couvert à l'ombre de ma main. Et Levi dit : Il avance également la venue de la rédemption, comme il est dit : Et dites à Sion, vous êtes mon peuple. (Sanhédrin 99b)

 

L’Éternel appela Moshé et lui parla de la Tente d’Assignation. (Vayikra 1 :1). La "tente" fait ici allusion à la Torah car il est écrit à propos de Yaakov qu’il était installé dans les tentes (Béréshit 28 :27) à savoir les tentes de Chem et Ever (Béréshit Rabah 63 :10). La "tente" représentant la Torah, la Guémara nous enseigne que l’homme doit se tuer à l’étude (Bérakhot 63b, Shabbat 73b) selon le verset : Si un homme meurt dans une tente. (Bamidbar 19 :14). Oui, l’homme doit investir toutes ses forces dans l’étude de la Torah. (Torath Cohanim 26, 3). (Rabbi David ‘Hanania Pinto)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27.     afin qu’ils cherchent la divinité, si possible, comme à tâtons, et la trouvent. Elle n’est certes pas loin de chacun de nous.

 

  • afin qu’ils cherchent la divinité : tous les hommes ont reçu la pensée de l’éternité et ont en chacun d’eux, un point de vérité ou de connexion leur permettant de chercher et de trouver Hashem.

Il fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l'œuvre que D.ieu fait, du commencement jusqu'à la fin. (Qohelet 3 :11)

 

COMMENTAIRE N°1

Nos Sages expliquent que D.ieu est intrinsèquement bon, l'essence de la bonté étant de faire du bien aux autres. D.ieu voulut par conséquent distribuer sa bonté parfaite à ses créatures ; ainsi, il aurait même pu leur offrir comme cadeau gratuit mais pour jouir pleinement du bien, le récipiendaire doit être son propre maître : il doit avoir oeuvré seul à devenir bon, plutôt que de recevoir un cadeau sans efforts. La Création de l'homme impliquait par conséquent, la création d'un système par lequel, il pouvait gagner ses rapports avec D.ieu par ses propres efforts. C'est ce que D.ieu fit en créant un monde de choix, un monde qui offre de nombreuses occasions de poursuivre le bien authentique, parallèlement à des alternatives qui l'en dissuadent.

 

L'homme est placé dans ce monde pour une période de travail déterminée, au cours de laquelle il doit s'efforcer de se développer dans toute la mesure du possible, tout en évitant tout ce qui est susceptible de le détourner de sa mission. En relevant le défi, il gagne son attachement à D.ieu grâce à ses propres efforts et peut alors jouir du plaisir de la bonté divine qui lui est accordé comme récompense.

 

Notre monde est donc celui du choix ! Entre les voies qui rapprochent de D.ieu et celles qui l'en séparent, nous sommes entièrement libres de choisir… Bien qu'en fait, D.ieu se trouve partout, le monde est conçu de telle façon que la divinité n'est révélée que dans certaines conditions. Si la voie du bien était parfaitement claire et évidente, il n'y aurait pas de défis à proprement parler… Pour nous fournir vraiment un défi, le monde a trouvé plusieurs moyens de nous dissimuler la divinité car comme on le sait, les voies qui conduisent l'homme à se séparer de D.ieu sont nombreuses. Or, les voies de la divinité sont révélées dans la Torah et enseignées par les grands Sages et Tsadikim de toutes les générations. Ce sont des hommes dont la dévotion à la Torah était si totale qu'ils l'ont incarnée dans leur vie, d’où le titre de "Torah incarné" utilisé dans l’Évangile de Yohanan pour le Mashiah Yeshoua. D'autre part, on trouve dans le monde toutes sortes d'autres idéologies, représentées par toute une série de domaines variés que la religion, la politique, l'éducation, la culture, les divertissements populaires ou encore les sports, qui tendent généralement à éloigner l’homme de la Torah et des mitsvot. Leur attrait est souvent très puissant mais il ne sont pas en mesure de conduire l'âme à son but ultime de bonté et de pureté. Ainsi, dans ce monde, l'homme est appelé à affronter une suite ininterrompue de tentations. Le mal a le pouvoir de nous tromper et transformer les impasses en options grandement désirables. Dans ce monde du choix, celui qui veut accéder à la divinité doit avoir constamment à l'esprit, le but essentiel de sa vie.

 

L'un des objectifs de nos prières quotidiennes et d'un grand nombre de mitsvot est justement de nous rappeler la vraie nature de ce monde et le but ultime de notre vie, pour que nous ayons constamment l'œil fixé sur la mission qui nous incombe d'accomplir. Par exemple, à la fin de chaque semaine, nous célébrons le Shabbat pour nous rappeler que le monde est une créature divine ; à chacun de choisir son chemin.

 

Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la Torah de l'Éternel et qui la médite jour et nuit ! (…) L'Éternel connaît la voie des justes et la voie des pécheurs mène à la ruine. (Téhilim 1 :1-6)

 

 

  • si possible, comme à tâtons, et la trouvent : en effet, chercher D.ieu, c’est tâtonner car cela nous demande de nombreux efforts et une grande sincérité.

Vous me chercherez et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. (Yrmeyahou 29 :3)

 

  • Elle n’est certes pas loin de chacun de nous : Hashem n’est jamais vraiment loin des hommes, désirant qu’il puissent tous être sauvés. 

 

COMMENTAIRE N°2

Une étude intéressante est rapportée par le Rav Chalom Guenoun, celle-ci pourra être ajoutée à nos commentaires afin de mieux comprendre l’impact de la providence divine qui guide et surveille chacun des pas de l’homme. Comme l’Apôtre Shaoul l’a dit, la divinité n’est jamais très loin…

Dans le cadre d’une étude visant à démasquer les comportements douteux de certains aide- soignants, une caméra fut cachée dans la chambre de quelques patients. Dans l’un des cas, le malade s’était endormi sur son lit, le téléphone à côté de son oreiller. Lorsque l’aide-soignant pénétra dans la pièce, il remarqua le téléphone dernier cri posé là, sans surveillance… D’un rapide mouvement, il le fit glisser dans sa blouse et le tour était joué ! Des comportements de ce type, il y en a des milliers par jour, si ce n’est plus… D’après vous, si ces personnes se savaient observées, agiraient-elles de la sorte ?

Nous constatons que le comportement des individus diffère radicalement, suivant qu’ils se savent ou non observés. Le problème commence lorsque l’homme soumet son comportement uniquement à son propre jugement. Or, selon la Torah, l’homme est toujours soumis au regard de D.ieu, que ce soit dans le huis clos de sa chambre ou dans un bruyant marché aux puces. Un regard est toujours posé sur lui, considérant ses bonnes actions. Que ce soit lorsqu’il ramasse la pièce tombée de la poche d’un passant au coin de la rue ou lorsque, dans sa maison, il arrange la tringle du rideau pour éviter que le soleil ne réveille sa femme de bonne heure, quelqu’un observe son acte.

Chacun des actes de l’homme a de la valeur aux yeux de D.ieu. Lorsque l’homme intègre en lui le concept de la Providence, il change… La crainte du Ciel l’enveloppe et le suit partout. C’est un homme en qui l’on peut se fier : même seul, il ne faillira pas à ses obligations.

Comment D.ieu dans son infinie grandeur s’intéresse à nous ? 

Dans le livre du Khouzari, le roi des Khazars attaque un Sage Juif avec qui il débat sur les fondements de la foi, sur la question suivante : Comment pouvez-vous croire, vous les Juifs, que D.ieu infiniment grand, s’intéresse à notre comportement ? En d’autres mots, le roi des Khazars avançait l’argument des philosophes grecques : il n’est pas convenable de prêter à D.ieu des intentions futiles. Créer l’univers est tout à son honneur mais dire qu’il s’intéresse aux hommes, c’est le rabaisser…Et pourtant, la Torah le dit clairement : L’Eternel est élevé au-dessus de tous les peuples, sa gloire dépasse les Cieux. Qui, comme l’Eternel, notre D.ieu, réside dans les hauteurs, abaisse ses regards sur le Ciel et sur la terre ?  (Téhilim 113)

Essayons de comprendre l’erreur des philosophes grecs. Nous savons que nous sommes créés dans un espace-temps, à l’intérieur d’un univers qui n’a pas toujours été là. Si grand soit l’univers, il a forcément eu point de départ : celui-ci est appelé le fameux Big-Bang. L’univers est donc le produit d’une Création…. Or, pour créer la matière et ses limites, il faut être affranchi des contingences de celles-ci, c’est-à-dire être illimité. Être affranchi de la matière signifie aussi être affranchi des lois du temps qui sont dépendantes de la matière, ce qui veut dire que D.ieu est infini et omniprésent, en tout temps et en tous lieux. Lorsque nous abordons le concept de l’infini, les notions de "grand" ou "petit" n’ont pas de sens. Pour D.ieu, rien n’est "grand" ni "petit" …

Pour illustrer la notion, imaginez deux coureurs se livrant une bataille sans merci, sur une piste… infinie. Dira-t-on que celui qui a devancé son ami de cent mètres à réellement pris l’avantage ? Absolument pas car ils sont tous deux au même point, concernant la piste infinie sur laquelle ils se trouvent. Il en va de même pour le Saint Béni soit-Il : l’immensité de l’univers n’est pas plus proche de lui, que la petitesse humaine ! Au contraire, ce serait abaisser sa grandeur incommensurable, que de concevoir une quelconque proximité.

Le Rav Saadia Gaon dit que c’est justement de par son caractère absolu et infini que D.ieu est totalement présent dans nos vies avec une minutie extrême.

Cette notion, une fois intégrée, est la garante le salut de l’homme. L’homme n’est jamais seul. Quelqu’un comptabilise toutes ses bonnes actions, guide ses pas, veille sur lui. Aucune des inconnues de son existence n’entrave sa sérénité car il sait que D.ieu est bienveillant envers lui et que rien n’échappe à Son regard.

Puisse Hashem ouvrir nos cœurs afin que nous sachions que nous ne sommes pas seuls…