CHAPITRE 1

Le chapitre est complet, tous les versets sont disponibles

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COMMENTAIRES 

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1.     Shaoul, un Apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme mais par le Mashiah Yeshoua, aux frères qui sont à Laodicée. 

 

 

  • Shaoul, un Apôtre : comme on le sait, l'Apôtre Shaoul fut choisi par le Rabbi afin de propager l'Évangile du Tsadik dans le monde entier et principalement, parmi les non-Juifs. 

 

  • non de la part des hommes, ni par un homme : cette introduction de l'Apôtre Shaoul est assez similaire avec celle présente dans la Lettre aux Galates comme il est dit :  Shaoul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme mais par le Mashiah Yeshoua et D.ieu le Père, qui l'a ressuscité des morts. (Galates 1 :1) ; de toute évidence, Shaoul souhaite mettre de nouveau, en avance son élection "céleste" expérimentée sur le chemin de Damas. 


 

  • mais par le Mashiah Yeshoua : comme souligné plus haut, le but de Shaoul est de présenter aux Laodicéens et par extension, aux Colossiens, les concepts d'un Évangile reçu depuis l'autre monde [par le Mashiah]. 

 

Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n'ont pas vu mon visage en la chair. (Colossiens 2 :1)
 

  • aux frères qui sont à Laodicée : la ville antique de Laodicée du Lycos en Carie, en Lydie ou en Phrygie était la capitale de la Phrygie en Asie Mineure ; selon certaines sources, ses ruines seraient encore visibles dans l’actuelle Turquie.


 

COMMENTAIRE N°1

 

Dans le cadre de cette courte étude, nous allons essayer de présenter au mieux, toutes les informations nous étant connues à ce jour, concernant cette Lettre aux Laodicéens. Pour cela, il est important de préciser que tous les théologiens chrétiens ou pères de l’église cités ici, ne sont cités qu’à des fins d’arguments ou d’avis historiques mais en aucun cas, nous n’adhérons à leurs vaines interprétations bibliques et anti-nomistes.  

 

Tout commence par cette étrange mention que l’on trouve sous la plume de l’Apôtre Shaoul, dans la Lettre adressée aux Colossiens. En effet, l'Épître aux Colossiens mentionne une Lettre que Shaoul aurait écrite aux Nazaréens de Laodicée.

 

Lorsque cette Lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans la communauté des Laodicéens, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. (Colossiens 4 :16)

 

Pour commencer, voici un commentaire d’une Bible Annotée concernant ce verset : Parmi les hypothèses et de plusieurs autres imaginées pour expliquer ce verset, la plus vraisemblable est que Paul parle d’une Lettre qu’il écrivait aux Laodicéens en même temps que la Lettre aux Colossiens, et qui fut envoyée aussi par Tychique. (Colossiens 4 :7). Les deux communautés où se faisaient sentir les mêmes besoins et qui occupaient également la pensée de l’Apôtre (Colossiens 2 :1) devaient faire échange de ces Lettres. (Bible Annotée, Éditions BAN 1899)
 

Le lien entre ces deux communautés paraît logique et plutôt raisonnable étant donné que la distance séparant la ville de Colosses et de Laodicée n’est que de quelques kilomètres.

 

Comme on le sait, Shaoul, un des dirigeants (Actes 24 :5) de la Kéhila Nazaréenne, a écrit plusieurs Lettres adressées aux diverses communautés ; plusieurs ont survécus et sont incluses dans le canon officiel du "Nouveau Testament" mais on sait que d’autres ont été perdues. À ce sujet, nous rejoignons l’avis du théologien luthérien Bengel : Il n’y a pas de doute que Paul, Pierre et les autres Apôtres ont écrit bien des choses qui aujourd’hui, n’existent plus.

 

Je vous ai écrit dans ma Lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques. (1 Corinthiens 5 :9)

 

Par exemple, cette Lettre de Shaoul aux Corinthiens nous est aujourd’hui, complétement inconnue.

 

Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée. (Colossiens 2 :1)
 

Il est intéressant de constater que certaines Bibles latines occidentales contenaient une petite Épître de Shaoul aux Laodicéens. De nos jours, la plus ancienne copie biblique connue de cette Épître se trouve dans le manuscrit Fulda écrit pour un certain Victor de Capoue vers l’an 546.

 

Malgré tout, cette Épître n’apparaît pas du tout dans les copies grecques de la Bible, ni en syriaque ou dans d'autres versions. Selon plusieurs avis, cette Lettre aurait été rédigé initialement en grec étant donné qu’en la traduisant depuis le latin, nous pouvons y retrouver plusieurs expressions bien connues du langage paulinien. Cependant, cette Épître n'est pas sans controverses étant donné que, comme nous l’avons souligné, il n'y a aucune preuve d'un quelconque texte grec. De plus, le texte a été rejeté dans des temps plus anciens, par Jérôme et d'autres pères de l’église catholique. (Jérôme, Vies d'Hommes Illustres, chap. 5). Par conséquent, beaucoup s’accordent en concluant qu’il est peu probable que ce soit l'Épître mentionnée dans la Lettre aux Colossiens. Étant donc jugée comme apocryphe, cette Lettre est généralement considérée comme une tentative de fournir un document sacré considéré comme perdu.

 

Plusieurs ont également affirmer que cette Lettre aurait été écrite par un hérétique de la secte du grand antisémite nommé Marcion. En effet, ce démon croyait que devait figurer dans le canon biblique, uniquement les Lettres de Shaoul et l'Évangile de Loucas. D’autres informations nous viennent de Tertullien ayant rapporté, vers l’an 155 de l’ère commune, que la Lettre de Laodicée était en fait, adressée aux Éphésiens et que Marcion en avait changé le titre.

 

Dans le même élan, il existe un fragment nommé le Canon Muratorianus ou de Muratori ; voici la traduction qu’en donne le théologien Kaestli : Il circule une Lettre aux Laodicéens, une autre aux Alexandrins, écrites faussement sous le nom de Paul pour défendre l’hérésie de Marcion et beaucoup d’autres Écrits qui ne peuvent être reçus dans l’Église catholique. (Traduction de Kaestli)

 

À ce sujet, il est important de noter que l’Épître aux Laodicéens de Shaoul, traduite dans le cadre de cette étude, ne peut pas être assimilée à celle évoquée par le fragment de Muratori. Pourquoi ? La raison est toute simple : les vingt versets de cette Épître n’ont aucune visée théologique et ne peuvent ainsi, en aucun cas, soutenir les hérésies démoniaques de Marcion. Un examen, même rapide, nous montre qu’il s’agit d’un compost de phrases "pauliniennes" collées les unes aux autres sans véritable souci, au premier abord, de liaisons ou encore de cohérences. En fait, cette Épître n’apporte rien de plus que ce que nous trouvons déjà dans les autres Lettres de Shaoul ; la plupart des spécialistes en théologie s’accordent en concluant que ce n’est qu’une compilation de phrases pieuses mais vides de contenus théologiques.

 

Néanmoins, cette Épître a gagné un certain degré de respect, étant apparu dans plus d’une centaine des premiers exemplaires latins de la Bible et dans de nombreuses Bibles médiévales. En effet, selon Biblia Sacra iuxta vulgatam versionem, il existe des manuscrits latins Vulgate contenant cette Épître datant d’une période entre le 6ème et le 12ème siècle.

 

Bien que la majorité des exégètes s’accorde à lui dénier toute espèce d’importance, voire à moquer sa pauvreté théologique ; certains l’ont bien considéré comme authentique et même canonique.

 

Comme l’ont montré certaines études de J.B. Lightfoot et de Samuel Berger, l’Épître aux Laodicéens se retrouve dans les meilleurs manuscrits de la Vulgate. En outre, celle-ci a été considérée avec un grand respect dans les communautés "chrétiennes" d’Occident et a même connue une grande faveur. Nous en avons un exemple avec un pape du nom de Grégoire le Grand, lorsqu’il écrit : unde Paulus apostolus epistula xv scripserit, sancta tamen ecclesia non amplius quam xiv tenet "alors que Paul a écrit quinze Lettres, la Sainte Église n’en retient que quatorze" …

 

Au 10ème siècle, un abbé du nom d’Aelfric la place après la Lettre pour Philèmôn ; Jean de Salisbury, vers l’an 1165, écrit dans une de ses Lettres que même si l’opinion majoritaire est qu’il existe quatorze Lettres de Shaoul, la quinzième est bien celle ayant été écrite aux Laodicéens ; selon d’autres sources, toutes les Bibles parues en allemand avant la traduction de Luther la contenaient, comme celle d’un certain Jean Mental de Strasbourg (1488) où la Lettre aux Laodicéens est placée entre celles aux Galates et aux Éphésiens ; dans les Bibles tchèques jusqu’au 17ème siècle, elle suit la Lettre aux Colossiens et est positionnée avant la première Épître aux Thessaloniciens ; au 17ème siècle dans certaines écoles luthériennes, on utilisait également l’Épître aux Laodicéens comme un outil pédagogique.

 

Pendant plus de neuf siècles, selon le théologien Lighfoot, cette Épître "plana" au-dessus du canon biblique sans être ni vraiment admise, ni vraiment exclue.

 

Comme on peut le constater, cette Lettre de Laodicée rédigée par Shaoul [ou non] a donc fait couler beaucoup d’encre. Pourquoi n’est-elle pas présente dans le canon actuel du fameux "Nouveau Testament" ? A-t-elle été perdue ? Quelles en sont les implications ? Pourquoi un pseudépigraphe se serait-il donné autant de mal pour écrire une Épître aussi manifestement dépourvue d’intérêt ?

 

Les recommandations de Shaoul dans cette Lettre, ne laissent apparemment pas filtrer de contenu nouveau. En fait, Shaoul se réjouit simplement de l’attitude des Nazaréens (v. 3) qui sont accrochés au Mashiah et qui sont jugés par l’Apôtre, comme persévérants dans ses œuvres ; tous attendant impatiemment la parousie. On retrouve ces notions dans toutes les Épîtres dites "pauliniennes" où finalement, elles caractérisent l’attitude habituelle d’un Nazaréen authentique.

 

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2.     À vous faveur et paix de D.ieu le Père et du Seigneur et du Mashiah Yeshoua ! 


 

  • À vous faveur et paix : ces bénédictions d'introduction sont nécessaires non seulement d'un point de vue spirituel mais également d'un point de vue plus humain étant donné qu'elles disposent favorablement le cœur des Nazaréens au message de Shaoul contenue dans cette Lettre ; le but de l'Apôtre est annoncé de façon précise : celui de bénir et de faire avancer la Kéhila dans la miséricorde et le shalom [disponibles par l'attachement au Tsadik]. 

 

  • de D.ieu le Père : loin d'être un chrétien trinitaire, l'Apôtre Shaoul souhaite mettre en avant le personnage principal et bien évidemment, ce personnage n'est pas "Jésus" mais bien le Maître du monde. En fait, d'un point de vue apostolique, le centre n'est pas le Mashiah mais bien Hashem par l'attachement au Mashiah ; ce sont deux choses complétement différentes. En effet, tout Nazaréen se doit de ne pas perdre de vue, que la source de toutes bénédictions [dont celles du Mashiah lui-même] et de toutes créations spirituelles comme matérielles, est inhérente au Créateur ; en termes plus clairs, Hashem demeure le Créateur de toutes choses et le personnage principal de l'histoire dite "évangélique" tandis que Yeshoua n'est qu'une créature, aussi grande et importante soit-elle. 

 

D.ieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que D.ieu soit tout en tous. (1 Corinthiens 15 :27-28)

 

 

  • et du Seigneur et du Mashiah Yeshoua : comme cela est relaté dans les Évangiles, Rabbi Yeshoua a été élu Roi Messie par Hashem et a par conséquent, reçu l'âme messianique depuis le Kan Tsipor au moment de son immersion dans le Jourdain. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Pour commencer, il est important de savoir que l'âme du Mashiah a précédé la Création du monde car celle-ci existait dans la pensée de D.ieu avant même la Création du soleil, de la lune et des étoiles comme cela est relatée dans le Traité Pessa'him 54a. Selon le Judaïsme, cette âme supérieure, au moment fixé par Hashem, doit descendre dans le corps d’un descendant du Roi David ; ainsi, par cette onction divine, ce Mashiah [ce Oint] accomplira la grande mission de délivrer toute l’humanité.

 

Yeshayahou HaNavi dans ses prophéties, présentes dans le Tanakh, décrit parfaitement l’onction du prétendu Mashiah.

 

Puis un rameau sortira du tronc d'Yichaï et un rejeton naîtra de ses racines. L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. (Yeshayahou 11 :1-2)

   

Comme l'âme d'Adam Harichon, l'âme supérieure du Mashiah est composée de toutes les âmes, elle est aussi connue sous le nom de "néchama klalit" … En effet, l'âme du Mashiah contient les âmes de toutes les générations et celle-ci est capable de leur apporter le plus grand tikoun nécessaire.

  

Pour obtenir plus de détails sur l'âme noble du Mashiah, nous pourrons nous inspirer du Sefer Béréshit comme il est dit : La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme et l'Esprit de D.ieu se mouvait au-dessus des eaux. (Béréshit 1 :2) et au sujet de ce verset, il est enseigné : L'Esprit de D.ieu plane, c'est l'Esprit du Mashiah comme il est dit : l'Esprit de l'Éternel repose sur lui. (Yeshayahou 11 :2) et quel mérite amène cet Esprit messianique à planer au-dessus des eaux ? C'est le mérite du repentir, comparable aux eaux comme il est dit : Versez votre cœur comme de l'eau devant la face de l'Éternel. (Eikha 2 :19). (Béréshit Rabah, chap. 2)

 

COMMENTAIRE N°2

 

La plupart des informations sur les Juifs "Nazaréens" et d'autres groupes de croyants Juifs en Rabbi Yeshoua comme les Evionim proviennent des pères de l'église romaine, de Flavius Josèphe ou encore d’autres historiens. Or, le mot "Evionim" signifie "les pauvres" ou "les nécessiteux" : certains talmidim de Yeshoua était appelés de cette façon, en plus du terme "Nazaréens" souvent employé. (Actes 24 :5). En effet, pour information, la majorité des Nazaréens/Evionim (termes souvent associés par les historiens) croyaient dans un Yeshoua humain, conception qui horripilait les pères de l'église chrétienne. Autrefois, tout était plus ou moins synonymes, Nazaréens, Evionim, Chrétiens/Messianiques, etc… mais rapidement, les scissions sont arrivées et "chrétien" a désigné de plus en plus, les non-Juifs croyant en Yeshoua et plus tard, les adeptes du christianisme ; le terme "messianique" a plus ou moins disparu tandis qu’au contraire, les termes Nazaréens/Evionim ont toujours désigné les Juifs de Torah attachés au Mashiah. Aujourd'hui, malheureusement, le terme "Nazaréen" est repris un peu n'importe comment… Par exemple, il existe des "Nazaréens" avec leurs propres calendriers, leurs propres conceptions et celles-ci n'ont plus rien à voir avec les véritables Nazaréens de l'époque, etc… Or, les véritables talmidim de Yeshoua étaient orthodoxes dans leurs croyances et leurs pratiques, étant observateurs de la Torah, des mitsvot et faisaient partie intégrante du peuple Juif.

Pour revenir au sujet principal, concernant l’immersion et l'onction de Yeshoua ayant reçu l'âme supérieure du Mashiah, Irénée de Lyon a témoigné au sujet de la foi dite "ébionite" :  selon cette foi, Jésus n'est pas né d'une vierge mais il était le fils de Joseph et de Marie, de la même manière que tous les hommes. Or, il aurait été simplement plus droit et plus sage que tous ; ainsi, au moment de son baptême, le Christ [le Messie] serait descendu sur lui sous la forme d'une colombe. De là, Jésus a proclamé le Père et fait des miracles. (Irénée de Lyon)

 

Comme on peut le constater, la croyance des "Evionim" des "pauvres" Juifs croyants en Yeshoua concernant l'immersion du Rabbi de Natzeret était celle-ci : la candidature du Mashiah fonctionne comme un éveil par le bas, c’est au candidat [au descendant du Roi David] de faire descendre l'âme messianique supérieure par l’intermédiaire de ses mérites… En gros, pour les premiers Juifs Nazaréens/Evionim, le Rabbi de Galil, par ses innombrables mérites et bonnes actions, a fait descendre l’âme messianique depuis Kan Tsippor.

 

Pour compléter ces propos, dans le débat entre Justin et Tryphon le Juif ; Tryphon a témoigné : Il me semble qu'ils [les Nazaréens/Evionim] affirment qu'il [Yeshoua] était d'origine humaine et a été oint comme le Mashiah, ceci est une doctrine beaucoup plus crédible que la vôtre. Nous, les Juifs, nous attendons tous que le Mashiah soit effectivement, un homme d’origine humaine. (Chutes, 74) 

 

Ces interprétations Nazaréennes font écho aux avis des Maîtres d’Israël. En effet, pour comparer, voici la description du Mashiah selon le Ari Zal.

 

Le Mashiah naîtra de l'homme et de la femme comme tout autre être humain. Il sera très juste et accomplira de nombreuses actions méritoires, s'élevant ainsi constamment ; ses efforts l'amèneront finalement à un niveau très élevé d’où il sera capable de recevoir sa Yé’hida, l'âme unique qui a été préparée pour lui avant la Création du monde. Il réalisera alors que c’est lui [le Mashiah] et quelle sera sa mission, et sera doté par le Ciel du pouvoir d'accomplir sa tâche. (Le Ari Zal)

 

Regardons également l’avis du Rav Ron Chaya.

 

L’âme du Mashiah a été créée lorsque toutes les âmes ont été créées, elle a été créée de façon extrêmement parfaite et haute. Elle se trouve actuellement au paradis, dans un endroit du nom de Kan Tsippor, le "nid de l’oiseau" en français. Quand viendra le moment, Hashem choisira quel Tsadik sera le Mashiah et l’âme du Mashiah qui est dans le paradis descendra et s’investira dans son corps ; à ce moment-là, ce Tsadik sera investi de pouvoirs très grands et il accomplira les missions du Mashiah. Or, il est clair que d'autre part, il aura dû acquérir une perfection par son propre travail ; indépendamment de la venue de l’âme du Mashiah qui ne sera pas encore en lui. (Rav Ron Chaya)

 

Concernant le lien avec la palombe ou la colombe (Matityahou 3 :16) selon les différentes traductions, comme nous l’avons déjà dit, il est enseigné dans le Judaïsme que l'âme du Mashiah habite dans un palais céleste appelé Kan Tsippor ; ce lieu est un lieu secret où personne ne peut entrer sauf le Mashiah car c’est dans ce lieu, que l'âme du Mashiah attend que son heure soit venue.

 

Dans le Judaïsme, l'oiseau est également un terme utilisé pour parler de la Shekhina [la Présence divine] qui enveloppera le Mashiah. Également très intéressant, le Or Ha’Haïm explique que l'un des noms du Mashiah est justement Tsippor. (Or Ha’Haïm, Paracha Metzorah)

 

Voici également des enseignements du Zohar.

  

Un palais est connu comme étant "le nid d'oiseau" en raison du Mashiah, qui a son "nid" dans l'arbre le plus élevé du palais. (Zohar II, 8a-9a)

 

Se réveillera le Roi Messie qui sortira du Jardin d’Eden, de l’endroit appelé Kan Tsippor et apparaitra en terre de Galilée. (…)  Tous ceux qui s’engagent dans la Torah se réuniront à lui et seront appelés fils, et ils sont peu dans le monde. Par le mérite des enfants qui peuvent étudier, la force du Mashiah augmentera ; ce sont les poussins dont il est écrit : de jeunes oiseaux ou des œufs sur lesquels est assise la mère. (Zohar, Shemot 7b)

 

La lumière du Mashiah sera d'abord révélée en Galilée. (Zohar 119a)

 

En ce temps-là, Yeshoua vint de Nazareth en Galilée et il fut immergé par Yochanan dans le Jourdain. (Marcos 1 :9)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3.     Je rends grâces au Mashiah dans toutes mes prières, car vous continuez en lui et persévérez dans ses œuvres, dans l'attente de sa promesse au jour du jugement.

 

  • Je rends grâces au Mashiah dans toutes mes prières : Shaoul exprimait constamment sa reconnaissance au Mashiah et à ce sujet, il est important de noter que le fait de parler au Tsadik constitue en soi, une réparation de l'alliance comme il est enseigné dans les milieux 'hassidiques Breslev : Il faut multiplier des paroles de sainteté en exprimant des mots pures avec notre bouche et il faut savoir qu’il existe trois façons différentes de les exprimer : la première étant par la hitbodedout, soit le fait de parler avec Hashem ; la seconde est de parler de la crainte du Ciel avec un ami et la troisième consiste à parler avec le Tsadik lui-même [pour les Nazaréens, il s’agit du fait de parler avec le Mashiah ressuscité]. Grâce à ces trois sortes de paroles, Rabbi Nathan nous affirme que le pire des fauteurs peut réparer ses problèmes d’alliance. (Centre Breslev du Rav Avraham Ifra’h)

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

L’expression "Je rends grâce au Mashiah" selon cette traduction basée sur le latin "gratias ago Christo" [recension courte] nous permet de commenter la doctrine de Shaoul en lien plus étroit avec le Tsadik. Or, il est important de préciser ici qu’il existe une autre traduction [recension longue, selon la traduction Migne] de ce verset, celle-ci est tournée différemment et correspond davantage au corpus des Lettres dites pauliniennes.

 

Je rends grâces à D.ieu dans toutes mes prières de ce que vous êtes fermes et persévérants dans les bonnes œuvres, attendant la promesse de D.ieu au jour du jugement. (Laodicéens 1 :3)

 

En effet, toutes les Lettres pauliniennes sont écrites selon cette tournure ; voici plusieurs passages confirmant cette avis.

 

Je rends à mon D.ieu de continuelles actions de grâces à votre sujet. (1 Corinthiens 1 :4) 

 

Je rends d'abord grâces à mon D.ieu par le Mashiah Yeshoua, au sujet de vous tous. (Romains 1 :8)

 

  • car vous continuez en lui : en lien avec les notions Juives de l'attachement au Tsadik. 

 

 

  • et persévérez dans ses œuvres : le but étant pour les Nazaréens, d'imiter le plus possible les œuvres [de Torah] du Rabbi comme il est dit : Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Mashiah. (1 Corinthiens 11 :1) ou encore : Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. (1 Yohanan 2 :6)

 

 

  • dans l'attente de sa promesse au jour du jugement : cela fait référence au retour du Mashiah, lequel a promis qu'il nous offrirait un Olam Haba d'une qualité inimaginable comme il est dit : Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. (Yohanan 14 :2) ou encore : Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. (Révélation 3 :21) et à ce sujet, il est également enseigné dans les milieux ‘hassidiques Breslev : Le Tsadik peut décréter le Gan Eden pour l'un et le Guey-Hinnom pour l'autre. (Tsadik 54)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4.     Or, que les vains discours qui s’insinuent de la part quelques-uns ne vous égarent pas et ne vous éloignent de la vérité de la Bonne Nouvelle que je vous ai prêchée.

 

 

  • Or, que les vains discours qui s’insinuent de la part quelques-uns : et comme on le sait, les ennemis de Shaoul étaient nombreux. Or, concernant cette opposition en particulier, force est de constater qu'il s'agit certainement des faux docteurs ayant provoqué une chute spirituelle parmi la communauté de Colosses. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

L'Apôtre Shaoul a écrit sa Lettre aux Colossiens après avoir été informé de la situation spirituelle de cette communauté par le biais d'Épaphras, un Nazaréen et un grand homme de prière. En effet, Shaoul est intervenu parmi les Colossiens à un moment où des faux docteurs essayaient de combiner des éléments du paganisme, comme le gnosticisme avec de la philosophie et des doctrines Juives, induisant un certain relativisme religieux puisque ces philosophies avaient en elles, une vision soi-disant kasher des chemins de la sainteté. En fait, ces faux docteurs et leurs suiveurs pensaient qu'ils étaient meilleurs que les autres parce qu'ils observaient soigneusement certaines ordonnances extérieures, s'imposaient certaines mortifications et souhaitaient également se rapprocher des anges. (Colossiens 2 :18). Ces pratiques donnaient aux jeunes Nazaréens de Colosses, le sentiment qu'ils se sanctifiaient en accomplissant toutes ces choses. Or, en croyant être proches des anges et des mondes spirituels, certains avaient aussi l'impression de mieux comprendre les mystères de l'univers que les autres membres de la Kéhila. À la suite de ces déviances, Shaoul les reprendra en enseignant que la rédemption n'est possible que par le Tsadik, et que nous devons faire preuve de sagesse et le servir de façon authentique selon la saine doctrine contenue dans la Torah de Moshé.

 

Si vous êtes morts avec le Mashiah aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas ! Préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair. (Colossiens 2 :20 :23)

 

Pour commencer, il est également important de préciser que les faux docteurs de Colosses n’avaient pas rejeté le Mashiah Yeshoua ; autrement, ils n’auraient pas exercé autant d’influence dans la communauté et d’ailleurs, si c’était le cas, Shaoul n’aurait même pas pris la peine de les combattre… Or, comme toute erreur doctrinale nous éloigne du Mashiah ou nous le voile complétement, il faut savoir que les fausses doctrines que ces docteurs prêchaient les avaient déjà selon les dires de Shaoul, séparées du grand Chef spirituel de la Kéhila, dans la communion duquel seul le corps et les membres peuvent posséder la vie et se développer continuellement.

Ces faux docteurs, comme nous l’avons déjà dit, en étaient arriver à s’imaginer que la vraie sainteté était cachée dans le fait de mortifier son corps… En conséquence, ces hommes s’étaient créés non seulement pour eux mais aussi pour les autres, des lois n’ayant rien de commun avec la Torah et au lieu d’obéir simplement au Maître du monde selon la loi Juive, ils s’imposaient de nouvelles observances personnelles, qui, en nourrissant leur propre justice, les éloignaient d’autant plus du Mashiah et des notions d’un salut par miséricorde divine.

 

La majorité des hommes s'imagine que la piété dépend de la lecture répétée des Téhilim, de longues confessions, de jeûnes pénibles, de bains rituels dans la glace et la neige... Or, ce sont là des choses auxquelles ni la raison, ni le savoir ne trouvent de satisfaction (…) et celui qui souhaite approfondir les chemins d’Hashem, verra que la piété ne dépend pas de fadaises crues par les sots qui prétendent être pieux ; elle dépend plutôt d'une volonté véritable de se parfaire et d'une grande sagesse. (Introduction du Messilat Yésharim)

 

À noter que Shaoul ne saurait être accusé d’indulgence envers les envies du corps étant donné que lui-même enseignait en toutes occasions, la mort ou encore le crucifiement du vieil homme. En fait, ce qu’il combat avec tant d’énergie, c’est une fausse spiritualité qui consistait à mépriser le corps à l’extrême et à se sanctifier selon des déductions personnelles, qui, loin de crucifier l’orgueil, lui servent plutôt d’aliment ! Ce n’est que par une communion intime avec le Tsadik et sa Torah que peut se produire en nous, toute la puissance de sa mort et de sa résurrection ; tous les efforts investis en dehors du Tsadik pour se parfaire sont des efforts morts [déconnectés d’Hashem].

 

 

  • ne vous égarent pas et ne vous éloignent : comme il est dit : l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier et de s'abstenir d'aliments que D.ieu a créés. (1 Timotheos 4 :1-3)

 

 

COMMENTAIRE N°2

On pourra également s’inspirer du Talmud pour mieux comprendre les paroles de l’Apôtre Shaoul.

Il est enseigné dans une béraïta que Rabbi Yéhouda a dit : Dans la génération où le fils de David viendra, (…) les gens qui craignent le péché seront méprisés. Et le visage de la génération sera comme le visage d'un chien dans son impudence et dans son impudeur. Et la vérité manquera comme il est dit : La vérité a disparu et celui qui s'éloigne du mal est dépouillé. (Yeshayahou 59 :15). Quel est le sens de la phrase : Et la vérité a disparu ? Les Sages de la salle d'étude de Rav ont dit : Cela nous enseigne que la vérité se divisera en plusieurs troupeaux et s'éloignera. (Sanhédrin 97a)

 

 

  • de la vérité de la Bonne Nouvelle que je vous ai prêchée : selon les concepts similaires aux courants 'hassidiques de notre génération ; en effet, chez Shaoul, les notions 'hassidiques se matérialisent dans les expressions d'une justification par la émouna ou encore d'une forte intimité avec le Rouah du Tsadik. 


 

 

 

 

 

 

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5.     Maintenant, puisse D.ieu faire que ceux qui sont selon moi se dévouent au progrès de la Bonne Nouvelle et à la bonté, œuvres qui sont celles du salut, de la vie éternelle.

 

  • Maintenant, puisse D.ieu faire que ceux qui sont selon moi : en référence aux vrais talmidim de Shaoul, dépendants également de la Kéhila de Jérusalem comme il est dit : En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d'observer les décisions des Apôtres et des Anciens de Jérusalem. (Actes 16 :

 

  • se dévouent au progrès de la Bonne Nouvelle : l'Évangile étant la propagation de la messianité [et de la Torah] de Yeshoua. 

 

  • et à la bonté : l'amour étant pour les Nazaréens tout comme pour Rabbi Akiva, le kéli de toute la Torah comme il est dit : C'est le principe fondamental de la Torah. (Torath Cohanim ; Yéroushalmi, Nedarim 30b)

 

Car toute la Torah est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5 :14)

 

  • œuvres qui sont celles du salut, de la vie éternelle : pour le monde entier comme il est dit : Je les ai menés par les cordes de l’humanité, par les courroies de l’amour. (Hoshéa 11 :4) ; la relation instaurée de cette façon est immuable, comme si une corde reliait, en permanence, le talmid et son Tsadik ; cette corde étant bien plus puissante que la mort. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)


C'est peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Yaakov et pour ramener les restes d'Israël : Je t'établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut [yeshoua] jusqu'aux extrémités de la terre. (Yeshayahou 49 :6)

 
 
 
 

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6.     Ils sont maintenant clairement manifestes, les liens que je souffre pour le Mashiah et desquels je me réjouis vraiment.

 

  • Ils sont maintenant clairement manifestes : les liens, les souffrances et les marques de torture subis par l'Apôtre Shaoul étaient, malheureusement, connues de tous.  

 

  • les liens que je souffre pour le Mashiah : les vrais talmidim de Yeshoua étant lourdement combattus dans les milieux païens, Juifs, religieux ou autres. À ce sujet, il a été enseigné : tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Mashiah Yeshoua seront persécutés. (2 Timotheos 3 :12)

 

  • et desquels je me réjouis vraiment : les Apôtres nous ont toujours enseigné que souffrir pour le nom de Yeshoua était une grâce d'Hashem. Bien que le concept soit plus ou moins compréhensible d'un point de vue de la logique, nous savourerons pleinement chacune de nos souffrances endurées pour le Mashiah dans l'autre monde. 

 



 


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7.     Pour moi, cela débouche sur le salut éternel, grâce aussi à vos prières et à l'œuvre du Rouah Hakodesh, que ce soit pour la vie ou pour la mort.

 

 

  • Pour moi, cela débouche sur le salut éternel : car chacune de nos souffrances est en réalité, un véritable gain ; Shaoul avait une conscience extrêmement élevée non seulement du mérite de croire en Yeshoua mais également de la valeur dans l’autre monde, des souffrances subies en son nom.

 

Car il vous a été fait la grâce, par rapport au Mashiah, non seulement de croire en lui mais encore de souffrir pour lui. (Philippiens 1 :29)

 

 

  • grâce aussi à vos prières : en référence aux téfilot [hitbodedout] des Nazaréens, ayant certainement sauvés de nombreuses fois Shaoul de la mort. 

 

 

  • et à l'œuvre du Rouah Hakodesh : étant donné que le monde est géré par la providence divine. 

 

 

  • que ce soit pour la vie : en continuant d'annoncer l'Évangile. 

 

 

  • ou pour la mort : en laissant de côté mon corps, pour aller rejoindre le Mashiah dans les mondes supérieurs. 


 

 

 

 

 

 

 

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8.     Pour moi, réellement, vivre est dans le Mashiah et mourir une joie.


 

  • Pour moi, réellement, vivre est dans le Mashiah : au sujet de l’expression contenue dans le verset des Téhilim : Quel est l’homme qui désire la vie ? (Téhilim 34 :13) ; Rabbi Chnéour Zalman souligne que le moyen d’obtenir la vie est l’attachement au Tsadik. Également selon les termes du verset : L’existence de mon Maître sera liée au faisceau de la vie. (1 Shmouel 25 :29) ; le Tsadik est l’intermédiaire nous reliant au Maître du monde et c’est pour cette raison qu’il peut distribuer un faisceau de vie. (Tanya et commentaires, Iguéret Kodesh, chap. 27) 

 

 

 

  • et mourir une joie : ailleurs dans les Écrits Nazaréens, Shaoul exprime de façon plus claire ses pensées comme il est dit : Car le Mashiah est ma vie, et la mort m'est un gain. Mais s'il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire ce que je dois préférer. Je suis pressé des deux côtés : j'ai le désir de m'en aller et d'être avec le Mashiah, ce qui de beaucoup est le meilleur mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair.  (Philippiens 1 :21-24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9.     Puisse-t-il aussi vous faire miséricorde, pour que vous ayez le même amour et la même pensée.


 

  • Puisse-t-il aussi vous faire miséricorde : le Créateur du monde n'étant que don et bonté. 

 

 

  • pour que vous ayez le même amour : pour le Mashiah Yeshoua ; un amour au point d'annihiler complétement en chacun de nous, l'envie de vivre afin de le rejoindre dans les mondes supérieurs. Or, il est bon de préciser que malgré cette kavana, la vie demeure bien plus importante que la mort. 

 

 

  • et la même pensée : la kavana de Shaoul peut être reliée avec les enseignements 'hassidiques suivants : L’homme aimera le Tsadik d'un amour entier, son âme étant attachée à la sienne au point que grâce à l'amour du Tsadik, il en supprimera même l'amour des femmes selon le sens de : Ton amour pour moi était plus merveilleux, etc. (Torah n°135 du Likouté Moharan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10.     Aussi, bien-aimés, comme vous l’avez entendu quand j’étais présent, ainsi tenez ferme et servez dans la crainte de D.ieu, et cela signifiera pour vous vie éternelle.

 

 

  • Aussi, bien-aimés, comme vous l’avez entendu quand j’étais présent : parmi vous, au milieu des communautés. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Concernant ce verset, il existe une autre traduction [selon la traduction Migne] et celle-ci change littéralement le sens du verset : Ainsi, mes très-chers frères, comme vous avez appris que le Seigneur doit venir, demeurez dans les mêmes sentiments et conduisez-vous dans sa crainte, et vous aurez la vie éternelle. (Laodicéens 1 :10)

 

 

  • ainsi tenez ferme : comme il est dit de la bouche du Mashiah : Par votre persévérance vous sauverez vos âmes. (Loucas 21 :19)

 

 

  • et servez dans la crainte de D.ieu : en respectant les voies du Mashiah, de la Torah de Moshé et la volonté d'Hashem pour chacun d'entre nous [chacun selon son niveau et chacun selon sa place dans la Kéhila]. 

 

 

  • et cela signifiera pour vous vie éternelle : car la finalité de tous Nazaréens authentiques, sera le Olam Haba [grâce au mérite du Tsadik et non selon nos œuvres].

 

 

 

 


 


 

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11.     Car c'est D.ieu qui est à l’œuvre en vous.

 

 

  • Car c'est D.ieu : au travers du Tsadik. 

 

 

  • qui est à l’œuvre en vous : en transformant notre intériorité et en agissant dans nos vies personnelles, par l'intermédiaire du Rouah Hakodesh. 

 

 

COMMENTAIRE N°1

Le Rouah Hakodesh du Mashiah est censé nous conduire au travers du plusieurs chemins : 

  • L’étude de de la Torah,

Voici une clé spirituelle simple mais d’une grande valeur : plus l’ampoule est allumée et plus nous verrons de façon précise ; ainsi, il est aisé de comprendre que plus notre esprit est éclairé et renouvelé, plus nous découvrirons de nombreuses richesses dans la Torah. En l’occurrence, plus nous sommes proches du Tsadik par son Rouah et plus nous comprendrons la volonté d’Hashem. 

En étudiant la Torah, nous devons constamment nous demander : En quoi cet enseignement peut-il s’appliquer à ma vie ? Hashem nous répondra par l’intermédiaire du Rouah Hakodesh, chacun selon son niveau étant donné que l’Esprit "murmure à nos oreilles" ou imprime des pensées et des sentiments dans nos cœurs. 

Hashem nous accorde la révélation de ses voies dans le but d’être imité. (Sota 14a)

Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine mais avec ceux qu'enseigne le Rouah. (1 Corinthiens 2 :13)

 

  • L’hitbodedout,

Un homme n’ayant pas de connexion avec Hashem par la hitbodedout ne pourra non seulement pas prétendre être un talmid du Mashiah mais également se vanter de détenir le Rouah du Tsadik. Tous les Nazaréens authentiques se doivent percevoir la téfila comme un échange obligatoire (Matityahou 6 :6) avec son Père céleste ; parler avec Hashem est une grâce extraordinaire et nous devons tous, en profiter pleinement. Pendant ces moments de grandes intensités, nous devrons rechercher la présence d’Hashem et être en harmonie avec la présence de la Shekhina [le Rouah Hakodesh] car celle-ci nous accordera nombres convictions afin d’avancer dans notre Avoda et dans notre marche spirituelle !

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie Hashem qui est là dans le lieu secret et Hashem, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matityahou 6 :6)

Comme nous l’avons dit, la hitbodedout est un moment privilégié : nous nous adressons au Maître du monde et c’est la clé de toutes réussites spirituelles comme matériels… Si nous n’avons pas accepté la hitbodedout dans nos vies, rien n’est vraiment possible ! En effet, la décision la plus importante de toute notre existence est présente dans ce choix : faire hitbodedout ou non, comme le Mashiah Yeshoua.

 

Rabbi Na’hman de Breslev nous l’a également enseigné, aucun homme ne peut devenir un bon Juif sans une heure d’hitbodedout par jour. (Rav Shalom Arush)

 

  • En faisant de nous des témoins,

 

Mais vous recevrez une puissance, le Rouah Hakodesh survenant sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. (Actes 1 :8)

Le Rouah Hakodesh fait de nous des témoins pour l’annonce de l’Évangile ! En effet, en étant les talmidim de Yeshoua, nous sommes les représentants de D.ieu dans ce monde et nous devons par conséquent, être exemplaires et irréprochables en toutes choses. Nous devons adoptés des comportements en adéquation avec la Torah, afin qu’on ne puisse pas lever le poing contre nous.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau mais on la met sur le chandelier et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. (Matityahou 5 :14-16)

La Torah compare le peuple d’Israël aux étoiles car les étoiles dissipent l'obscurité de la nuit et de même, les talmidim de Yeshoua propagent la vérité en enveloppant le monde d’une luminosité étincelante. Les étoiles guident aussi certains voyageurs dans leurs chemins et de même, nous devons orienter l'humanité vers la guéoula. Nous devons alors marcher sur les traces de notre Tsadik car comme on le sait, le Rouah Hakodesh l’accompagnait constamment ! 

L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une Bonne Nouvelle aux pauvres, il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. (Loucas 4 :18-19)

Il m’a oint pour : l’onction du Rouah Hakodesh nous permet de nous affranchir de nos limites et de notre étroitesse ! Le témoignage de l’Évangile du Mashiah est une grâce et un honneur pour chacun d’entre nous. Notre Tsadik et Rabbi Yeshoua nous a tout donné, il nous a reconciliés avec Hashem et nous a légué le Rouah Hakodesh pour nous prêter assistance ; alors donnons-nous au maximum !

La Kéhila était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur et elle s'accroissait par l'assistance du Rouah Hakodesh. (Actes 9 :31)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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12.     Quoique vous fassiez, faites-le résolument.

 

 

  • Quoique vous fassiez : pour Hashem, pour glorifier le nom du Mashiah, pour propager l'Évangile, pour la Kéhila, pour l'accomplissement des mitsvot, etc.… la liste peut être élargie en fonction de chacun. 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Concernant ce verset, il existe une autre traduction [selon la traduction Migne] et celle-ci change littéralement le sens du verset : Faites donc tout ce que vous faites sans péché et pratiquez toujours ce qui est plus parfait. (Laodicéens 1 :12)

 

 

  • faites-le résolument : avec confiance et pourquoi ? Car le Tsadik est avec nous constamment comme il est dit : Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. (Matityahou 28 :20)


 

 

 

 

 

 

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13.     Enfin, bien-aimés, réjouissez-vous dans le Mashiah et méfiez-vous de ceux qui sont riches de manière impure !

 

 

  • Enfin, bien-aimés : les propos de Shaoul sont comparables avec ceux des autres Apôtres et témoignent de façon parfaite de l'amour présent au sein de la Kéhila originelle comme il est dit : C'est pourquoi, bien-aimés. (2 Kéfa 3 :14) ou encore : Bien-aimés, si D.ieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. (1 Yohanan 4 :11) ou encore : Mais vous, bien-aimés ! (Yéhouda 1 :17)

 

 

  • réjouissez-vous dans le Mashiah : et Rabbi Na'hman de Breslev n'a-t-il pas crié au monde entier : MITSVA GEDOLA LEIOT BE SIM'HA TAMID ! comme il est enseigné dans le Likouté Etsot : C'est une grande mitsva d'être toujours joyeux et ainsi, nous devons beaucoup nous renforcer et nous éloigner le plus possible de la tristesse et de l'anxiété. La sim’ha est le remède à tous les maux étant donné que toutes les maladies ne viennent que par la tristesse et la mélancolie ; nous devons aussi savoir qu’il nous faut trouver toutes sortes de stratagèmes afin de nous réjouir, même sous formes de bouffonneries. (Likouté Etsot, Sim’ha 30)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Afin de mieux servir Hashem besim’ha dans le Mashiah, nous pourrons réciter avec une grande kavana les téfilots de Rabbi Nathan de Breslev.

 

Aide-moi dans ta bonté à avoir de la joie et de l'allégresse en toi. Ô Éternel, que je parvienne à me réjouir dans la sainteté et je mériterai d'être toujours dans la joie car c'est par miséricorde que tu m'as permis de faire partie de la descendance d'Israël, de tes serviteurs pour m'approcher de ton service, de me joindre à ceux qui te craignent, à tes fervents intègres et à tes Tsadikim véritables. Ainsi, le verset suivant m'adviendra : Je me réjouirai en l'Éternel, mon âme exultera en D.ieu car il m'a revêtu des vêtements du salut, il m'a enveloppé du vêtement de justice. (Likouté Téfilot de Rabbi Nathan de Breslev, 25)

 

Aide-moi afin que ma voie devienne pure et je mériterai ainsi, de glorifier l'Éternel avec ma richesse et ma bouche. Sois à mes côtés afin que je puisse toujours te servir dans la joie, dans les chants, les louanges, les saintes mélodies et je jouerai de la musique chaque jour de ma vie dans la maison de l'Éternel. Je mériterai que la voie de mon chant devienne très limpide, au point que par la seule mélodie que nous chantons et entonnons devant toi, tu puisses voir nos angoisses parmi notre peuple et que tu considères notre misère et notre détresse. Ainsi, tu regarderas et observeras par ta clémence quelle est la nation qui nous oppresse et tu nous délivreras de sa main. Tu réaliseras en notre faveur ce qui est écrit : L'Éternel a vu leur oppression lorsqu'il a entendu leurs plaintes. (Likouté Téfilot de Rabbi Nathan de Breslev, 27)

 

 

  • et méfiez-vous de ceux qui sont riches de manière impure : en référence aux profiteurs, aux gens malhonnêtes, cupides ou avides de gains et à ce sujet, il est également enseigné dans la Didaké : Malheur à celui qui reçoit : si quelqu'un reçoit parce qu'il a besoin, il sera sans reproche. Mais, s'il n'a pas besoin, il rendra compte pourquoi il a reçu et dans quel but. Jeté en prison, il sera examiné sur ce qu'il a fait et il ne sera pas relâché jusqu'à ce qu'il ait restitué le dernier quadrant. (Didaké 1 :10-11)

 

COMMENTAIRE N°2

 

Concernant ce verset, il existe une autre traduction [selon la traduction Migne] et celle-ci change littéralement le sens du verset : Mes très chers frères, réjouissez-vous-en notre Seigneur et Mashiah Yeshoua, et évitez tout gain sordide. (Laodicéens 1 :13)

 

 


 

 

 

 

 

 

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14.     Que toutes vos suppliques devant D.ieu soient faites ouvertement et soyez solides dans l’Esprit du Mashiah. 

 

  • Que toutes vos suppliques devant D.ieu : en lien avec nos moments personnels d'hitbodedout. 

 

  • soient faites ouvertement : de façon libre et ouverte étant donné que nous avons les pleins accès en Yeshoua comme il est dit : Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. (Colossiens 2 :10)

 

 

COMMENTAIRE N°1

 

Concernant ce verset, il existe une autre traduction [selon la traduction Migne] et celle-ci change littéralement le sens du verset : Adressez à D.ieu toutes vos demandes. Demeurez fermes dans les sentiments que vous avez du Mashiah Yeshoua. (Laodicéens 1 :14)

 

 

  • et soyez solides dans l’Esprit du Mashiah : selon les notions 'hassidiques actuelles de l'attachement au Tsadik comme il est dit : L’Esprit du Tsadik se trouve véritablement en nous car il observe ses enfants, ceux qu’il a formés de ses mains, près de lui et ceux-ci sanctifient le Nom béni, proclament sa grandeur et sa sainteté. C’est ce que nous faisons en suivant le chemin de droiture qu’il nous a tracé, par ses voies, en marchant sur ses traces pour l’éternité et à jamais. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)

 

 

COMMENTAIRE N°2

 

Continuons dans les enseignements du Tanya.

 

C’est là ce qu’enseigne le Saint Zohar : Le Tsadik qui décède est présent dans tous les mondes plus que de son vivant, ce qui veut dire qu’également dans ce monde de l’action, il est encore plus présent. En effet, son action se développe et elle s’élargit considérablement, grâce à la lumière plantée par le Tsadik. Et, pour ce qui est des préoccupations terrestres, le Saint Zohar établit clairement que les Tsadikim protègent le monde, après leur mort, bien plus que de leur vivant car sans leurs prières dans l’autre monde, celui-ci ne se maintiendrait pas même un seul instant… On sait, en effet, que la vie du Tsadik n’est pas physique mais morale. Elle est foi, crainte et amour. Lorsque le Tsadik vit sur la terre, ces trois sentiments s’introduisent dans un réceptacle et dans un vêtement, en un lieu physique parce que l’âme est liée à son corps. Ses disciples n’en reçoivent donc qu’un reflet, qu’un éclat brillant à l’extérieur du réceptacle, grâce à ses pensées et à ses paroles saintes. C’est la raison pour laquelle, disent nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, que le disciple ne perçoit pas pleinement la compréhension du Maître…Après son décès, en revanche, son âme de vie demeure dans la tombe et elle se sépare de son Esprit englobant alors ces trois sentiments, qui s’élèvent vers le Gan Eden. Dès lors, quiconque est proche de lui peut recevoir également une partie de cet Esprit qui, se trouvant dans le Gan Eden, n’est plus limité par un réceptacle ou bien par le lieu physique. (…) Il est très aisé, pour les disciples, de recevoir leur part de l’Esprit profond du Maître, c’est-à-dire de sa foi, de sa crainte et de son amour par lesquels, il servit D.ieu, sans se contenter de leur reflet, éclairant hors du réceptacle. En effet, cet Esprit profond connaît des élévations successives, jusqu’à s’inclure en l’âme proprement dite, la néchama, qui se trouve dans le Gan Eden supérieur, dans les mondes spirituels. (Tanya et commentaires, Iguéret Hakodesh, chap. 27)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.     Les choses qui sont saines, vraies, vertueuses, justes et aimables, celles-là pratiquez-les ! 

 

  • Les choses qui sont saines : pour votre âme ou encore, pour votre corps. 

 

 

  • vraies : authentiques et empreintes de sincérité. 

 

 

  • vertueuses : en référence au chemin de la pureté, de l'amélioration des middot et de la pudeur.

 

 

  • justes : selon les voies de la Torah de Moshé. 

 

 

  • et aimables : en référence au 'hessed envers autrui, aux œuvres dignes d'être appréciées et aimées par Hashem ou encore par notre entourage. 

  • celles-là pratiquez-les : comme il est dit : Vous laissez ce qui est le plus important dans la Torah, la justice, la miséricorde et la fidélité : c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. (Matityahou 23 :23) ; l’objectif étant principalement, l’amour pour Hashem et son prochain. 

     

 


 


 

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16.     Ce que vous avez entendu et accepté, gardez-le dans votre cœur et vous serez paisibles.
 

 

  • Ce que vous avez entendu et accepté : en référence aux paroles du Tsadik et de ses talmidim.  

 

 

  • gardez-le dans votre cœur : les paroles [apostoliques] de vérité doivent être gravées dans le cœur des Nazaréens selon le principe de la Brit Hadasha comme il est dit : Je mettrai ma Torah au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur cœur. (Yrmeyahou 31 :33)

 

 

  • et vous serez paisibles : et ainsi, vous ne serez pas troublés par des faux docteurs ou par des conflits intérieurs comme il est dit : Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse et celui qui croit en elle ne sera point confus. (1 Kéfa 2 :6)
     


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17.     Saluez tous les frères. 

 

  • Saluez : selon l'amour d'un Maître vrai et authentique.  

 

 

  • tous les frères : en référence aux Nazaréens de la communauté de Laodicée et par extension, aux Colossiens ou autres.

 


COMMENTAIRE N°1

 

Concernant ce verset, il existe également une autre traduction : Saluez tous les frères d’un saint baiser. (Laodicéens 1 :17) et à ce sujet, il est enseigné par Shimon Kéfa : Saluez-vous les uns les autres par un baiser d'affection. Que la paix soit avec vous tous qui êtes dans le Mashiah ! (1 Kéfa 5 :14)

 

Plusieurs autres Lettres pauliniennes sont écrites selon cette tournure ; voici plusieurs passages confirmant cette traduction.

 

Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. (Romains 16 :16)

 

Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. (1 Corinthiens 16 :20)

 

Saluez tous les frères par un saint baiser. (1 Thessaloniciens 5 :26)

 

 

 


 


 


 

 

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18.     Les saints vous saluent. 
 

 

  • Les saints : en référence aux Nazaréens, sanctifiés et justifiés par le mérite de leur émouna en Yeshoua. 

 

Vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous avez été justifiés au nom du Seigneur et Mashiah Yeshoua, et par l'Esprit de notre D.ieu. (1 Corinthiens 6 :11)

 

  • vous saluent : avec amour comme il est dit : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. (Yohanan 13 :34)  
     


 


 

 

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19.     Que la faveur du Seigneur Yeshoua soit avec votre esprit !

 

  • Que la faveur du Seigneur Yeshoua : tout comme celle d'Hashem, la miséricorde du Rabbi est infinie ; le Tsadik nous ayant justifiés, et étant capables de transformer nos fautes en mérites et nos descentes en ascensions spirituelles. 

 

  • soit avec votre esprit : et selon les enseignements 'hassidiques Breslev, nous devons arriver au niveau selon lequel, nous devons avoir pleinement conscience que chacune de nos respirations est dépendance du souffle du Tsadik ! (Rav Avraham Ifra’h) 

     



 

 

 

 

 

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20.     Faites que la Lettre aux Colossiens vous soit lue. 

 

  • Faites que la Lettre aux Colossiens : en lien avec la communauté Nazaréenne de Colosses ; comme on le sait, cette Lettre fait partie intégrante du canon biblique officiel.

 

  • vous soit lue : les différentes versions de cette Lettre aux Laodicéens précisent : Faites lire cette Lettre aux Colossiens, et lisez celle qui est adressée aux Colossiens. (Laodicéens 1 :20) et dans les autres Écrits Nazaréens, il est également dit : Lorsque cette Lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans la communauté des Laodicéens, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. (Colossiens 4 :16)

 

COMMENTAIRE N°1

 

Selon certaines sources, plusieurs manuscrits de cette Lettre se termineraient de cette façon : Que D.ieu, le Père de notre Seigneur et Mashiah Yeshoua, vous garde pur dans le Mashiah Yeshoua à qui soit l’honneur et la gloire pour les siècles et les siècles.